Tribune de la majorité municipale
Tribune de février 2026
Former au traitement de l’information est un enjeu de société
Chers Isséens,
Dans le Point d’Appui du mois de janvier, l’un des groupes d’opposition, dont il est charitable de taire le nom, a prétendu, dans sa tribune, que les immeubles SOHP de la résidence Séverine « allaient être détruits pour de nouvelles constructions ». Or, c’est absolument faux : aucun projet de démolition de cette résidence n’est envisagé par notre municipalité ou par le bailleur Seine Ouest Habitat et Patrimoine (SOHP).
Cette honteuse manipulation, animée sans doute par des arrières pensés électorales, nous rappelle que la formation au traitement de l’information revêt un enjeu civique et démocratique.
Ces dernières décennies, l’apparition d’internet et des téléphones portables, la multiplication des médias et le développement des réseaux sociaux ont accru considérablement la quantité d’informations produites et partagées. Dans l’histoire de l’humanité, jamais l’information n’a été si abondante, si variée et si accessible. Cette réalité contemporaine est positive à bien des égards. Mais elle présente aussi des menaces sérieuses, avec notamment la propagation des fake news (informations fausses) et des deepfake (contenus vidéos ou audios créés ou modifiés par l’intelligence artificielle).
Pour endiguer ces phénomènes, la ville d’Issy-les-Moulineaux mène depuis plusieurs années une politique volontariste en matière d’éducation aux médias. Notre but : aiguiser l’esprit critique des Isséens en favorisant une consommation de l’information plus consciente, fondée sur l’analyse critique plutôt que sur la réaction immédiate. Cette politique repose sur trois piliers complémentaires.
Premièrement, l’action éducative auprès des scolaires. Chaque année, entre mars et avril, notre commune participe au dispositif national de la semaine de la presse et des médias à l’école. Dans ce cadre, des journalistes et des représentants du Press Club de France, dont le siège est à Issy, interviennent auprès d’élèves de CM1 et de CM2 pour leur expliquer les ressorts de fabrication de l‘information, le rôle des rédactions, la diversité des formats et la hiérarchie des sources.
Deuxièmement, l’organisation de temps de débats ouverts au public. En partenariat avec des acteurs du monde médiatique, notre commune propose régulièrement des conférences citoyennes dédiées au rôle des médias dans la construction de l’opinion publique, aux logiques économiques et éditoriales de l’information, ou encore à l’impact des réseaux sociaux. Ces réunions publiques visent à donner des repères concrets aux citoyens afin de leur permettre d‘analyser les informations quotidiennes et d’exercer leur capacité de jugement.
Troisièmement, le développement d’un écosystème médiatique. Outre le Press Club de France, déjà cité, notre ville, souvent surnommée « Media Land » accueille plusieurs acteurs majeurs de l’audiovisuel et de l’information : Canal+, France Médias Monde, Arte, T18,Eurosport… Cette concentration de professionnels de l’information facilite l’organisation de rencontres directes avec des journalistes et enrichit les actions pédagogiques que nous menons localement.
Tous les coups étant manifestement permis et à défaut de pouvoir critiquer la gestion de notre ville, le même groupe d’opposition n’hésite pas exploiter dans sa tribune un jugement du tribunal administratif de Pontoise en date du 13 janvier 2026, concernant la protection fonctionnelle accordée au maire dans le cadre de plaintes qui ont été déposées contre lui, rappelant que pendant ce temps les deux plaignants se morfondent dans leur malheur… La tribune omet délibérément de rappeler que les deux plaignants en question ont perdu leur procès en harcèlement devant ce même tribunal et que ce dernier a annulé la délibération litigieuse uniquement sur un motif de temporalité et non sur sa légitimité, la plainte déposée n’ayant pas encore fait l’objet de poursuites pénales au moment du vote de la protection fonctionnelle. Et, contrairement à ce qui est encore mensongèrement affirmé, cette protection n’a jamais été mise en œuvre, aucun frais d’avocat n’a été engagé en exécution et monsieur le Maire ne fait l’objet d’aucune poursuite pénale. A vouloir absolument salir la notoriété des personnes, on ne se grandit pas.
Avec notre fidèle dévouement,
La Majorité municipale.