Mis à jour le 8 mars 2019

Tribune de l'opposition municipale PS et Front Démocrate-UDE

Tribune parue dans Point d’Appui.

Tribune de décembre 2019

Des arbres et des piquets…

Depuis quelques semaines, on voit fleurir dans la ville des petits piquets sur les emplacements d’arbres abattus avec une pancarte annonçant la plantation prochaine d’un arbre à cet endroit. Ce sont ainsi des dizaines d’affichettes qui fleurissent la ville, peut-être une centaine.

En y regardant de plus près, on s’aperçoit que certains arbres sont manquants, abattus ou arrachés depuis 1, 2, voire 5 ans ! Et soudain la ville et GPSO se préoccupent de remplacer ces arbres, prochainement… La ficelle est un peu grosse si près des élections de mars prochain. Elle permettra d’afficher un nombre d’arbres plantés conséquent et visible immédiatement par toute la population.

Pourquoi avoir attendu parfois 5 ans pour remplacer ces arbres ? On nous dira qu’il fallait un marché public… GPSO a la dimension pour avoir ses propres serres, gérer les essences diverses et passer des marchés qui s’étalent dans le temps et permettent de remplacer les arbres au fur et à mesure.

Au-delà de la gestion du remplacement de ces arbres, c’est une conception de la transition écologique qui se manifeste dans notre ville : l’arbre est un objet décoratif et non l’instrument d’une politique écologique au service de la population.

De nombreux arbres adultes ont été coupés et arrachés ces dernières années (quai de Stalingrad, rue des Acacias, devant la médiathèque…). Ils sont remplacés par des plants jeunes qui n’ont aucune ombre portée et aucune efficacité pour lutter contre le réchauffement climatique. Les frondaisons dans certaines rues sont taillées en cube ce qui limite la capacité de l’arbre à monter au-delà du 1er étage et de porter une ombre sur le ruban de bitume qui compose la voirie.
Le réchauffement climatique impose une transformation réelle et rapide de notre manière de concevoir les villes. L’arbre est un élément pour lutter contre le réchauffement. En période de canicule, une canopée fait chuter de 6°C la température au sol. La végétation retient l’humidité et la disperse la nuit ce qui fait retomber la température. Elle canalise et absorbe aussi les précipitations – ce qui aurait pu faire économiser aux finances publiques l’immense réservoir construit derrière le Palais des
Sports.

Notre ville, vous êtes nombreux à nous le dire, est dense, très dense et trop minérale.

 

 

 

 

 

Thomas Puijalon, Kathy Similowski, Vivien Julhes, Patrick Auffret (PS) et Fabienne Gambiez (UDE Front Démocrate)