Mis à jour le 8 mars 2019

Tribune de l'opposition municipale PS et Front Démocrate-UDE

Tribune parue dans Point d’Appui n°533 – mai 2019.

Tribune de mai 2019

Et si nous parlions de l’Europe

 

À la sortie de la seconde guerre mondiale, les pères fondateurs de l’Europe contraints par les évènements avaient pour ambition d’en faire un continent de paix et de prospérité économique. Plus de soixante années plus tard, où en est-on de cette promesse ?

Dans l’Union Européenne, d’aujourd’hui construite autour des 28 états membres et de 512 millions d’habitants, on peut estimer que globalement le projet initial a été tenu.

Mais pourtant cet idéal européen, ce sentiment d’appartenance à une ambition européenne commune, le souhait de construire une union politique et économique forte que sont-ils devenus ?

La perspective du prochain scrutin le 26 mai, peut être l’occasion de repenser le pacte fondateur et de refonder une nouvelle forme de projet européen. Il devrait être à l’image du XXIe siècle, ce nouvel idéal aurait encore comme objectifs premiers la paix et la prospérité européennes, mais il devrait aussi reposer sur de véritables engagements autour de l’Ecologie, de la Démocratie et du progrès Social.

Partager l’écologie parce qu’elle est la condition immédiate de notre survie face au choc climatique et à la destruction de la biodiversité, de même qu’elle constitue un immense réservoir d’innovations propres à redonner confiance dans une économie solidaire et collaborative, à instaurer le contrat social qui liera les Européens.

Rénover la démocratie, parce qu’elle est la condition nécessaire de la réussite, par l’adhésion et l’implication des citoyens, à l’échelle de l’ensemble des territoires qui composent notre continent.

Instituer enfin un véritable pacte social spécifique à l’Union européenne, qui clarifierait les conditions d’emploi, l’accès au travail, la protection
sociale… et harmoniserait les législations sociales.

À l’échelle de notre commune, le projet européen a aussi sa place et peut faire l’objet d’un élan constructif. Ce sont sans doute les jumelages, les voyages, les échanges linguistiques proposés par la ville qui peuvent ainsi permettre de resserrer les liens avec d’autres communes européennes, avec nos amis européens toutes générations confondues.

 

Thomas Puijalon, Kathy Similowski, Vivien Julhes, Patrick Auffret (PS) et Fabienne Gambiez (UDE Front Démocrate)

 

Tribune de juin 2019

Repenser le Grand Paris

La loi a créé la Métropole du Grand Paris (MGP). Avec la MGP de nouvelles habitudes sont nées. Enfin, l’agglomération parisienne se dote d'une vision propre à une échelle assez vaste pour englober les communes proches de Paris. C'est l'échelle également de la nouvelle ligne de métro n°15 construite par la Société du Grand Paris dont deux stations vont desservir Issy.

Pourtant, mal franco-français, nous avons empilé les structures sans simplifier. Le Grand Paris est une sorte de mini-région qui s'ajoute aux autres strates sans simplifier : Région Île-de-France, Départements, Métropole du Grand Paris, Société du Grand Paris, Etablissements Publics territoriaux (dont GPSO), Arrondissements parisiens, communes... Sans oublier les divers syndicats SYCTOM (déchets domestiques), SEDIF (eau), SIAAP (assainissement), SIPPEREC (énergie et numérique)... Autant de lieux où la décision publique locale se dissout ou se partage.

Force est de constater, depuis 2016, que la MGP a été mal pensée, fruit d’un compromis pour préserver le pouvoir des maires. La MGP a dilué Paris au milieu des autres communes au lieu de l’élargir, comme c'est le cas dans le Grand Londres. Qui fait quoi aujourd'hui ? Nous passons notre temps, en Conseil municipal à voter des délibérations qui font le va-et-vient entre la Métropole et l’établissement public GPSO.
Le faible poids de la métropole se voit en un exemple : la difficulté à gérer et à aménager correctement la frontière entre Paris et Issy. Les
portes de Paris sont sales, le bitume troué, le paysage est laissé à l’abandon. Cette continuité urbaine est à repenser totalement. La politique de circulation routière – notamment pour les berges de Seine – doit s'inventer au niveau de la métropole et non Paris uniquement.

Dans les années qui viennent, il faudra donner une impulsion claire. Nous pensons que Paris est le centre de cette Métropole, elle en assure le rayonnement international. La démarche à inventer est simple : il faut élargir Paris en intégrant progressivement les villes de la Métropole dans la Ville de Paris. À terme, Métropole et Ville de Paris doivent se confondre, en conservant une gouvernance de projet à l’échelle de la métropole et une gouvernance de proximité à l’échelle des anciennes communes. Il faut être audacieux, audacieux au service des habitants.

 

Thomas Puijalon, Kathy Similowski, Vivien Julhes, Patrick Auffret (PS) et Fabienne Gambiez (UDE Front Démocrate)