Mis à jour le 21 décembre 2021

Action #11 J'organise des événements écoresponsables

Le secteur de l'événementiel produits de nombreux déchets et est vecteur de pollutions diverses. Grâce à des pratiques responsables, il est toutefois possible d'organiser des événements plus propres !

# PenserGlobal : des événements très consommateurs de ressources

Au vu du caractère éphémère de l’événementiel, ce secteur est à l’origine d’une concentration de personnes, de matériel et d’énergie au même endroit qui n’est pas sans conséquences sur l’environnement. Selon l’Ademe, une manifestation moyenne rassemblant 5 000 personnes serait à l’origine de la production de 2,5 tonnes de déchets, d’une consommation de 1 000 kWh et de 500 kg de papier (Zero Waste France). Toutefois, il existe des solutions. A titre d’exemple, le festival Rock en Seine a mis en place des gobelets consignés en 2006, ce qui a permis d’économiser 4 à 5 tonnes de plastique chaque année. 

AgirLocal : vers des événements écoresponsables

Une restauration plus écoresponsable 

1. Je privilégie l’utilisation de l’eau du robinet, avec la mise en libre-service de carafes et d’une fontaine. 

2. Je choisis des couverts durables plutôt que jetables : 

  • De la vaisselle 

  • Des serviettes en tissu 

  • Un service de consigne

3. Je respecte le calendrier saisonnier pour le choix des aliments, et je propose un menu végétarien/végan. 

4. Pour éviter le gaspillage alimentaire, j’anticipe les quantités, et je fais don des restes à des associations  

5. Pour gérer les biodéchets, je peux mettre en place une poubelle spéciale, ou faire appel à un prestataire pour composter la matière organique  

 

Je valorise des achats plus respectueux de l’environnement 

6. J’achète en vrac et en grandes quantité pour éviter les emballages et les « monodoses ». 

7. Je privilégie une décoration d’occasion et la location de matériel plutôt que l’achat. Je peux également m’inspirer des techniques d’upcycling !  

8. Pour une décoration végétale, je préfère des plantes et fleurs cultivées en France, louées localement. 

 

Je mets en place une logistique zéro déchet 

9. Je récupère tout ce qui pourrait être réutilisé à la fin de l’événement, avec des bacs de récupération, ou grâce à la consigne  

10. Je sensibilise les invités et les intervenants au tri sélectif, grâce à la mise en place de points de tri installés à des endroits « stratégiques » comme les buffets  

11. J’utilise des équipements basse-consommation, comme les LED 

12. Je propose des activités qui ne génèrent pas de déchets, comme des jeux sportifs ou des ateliers d’upcycling 

 

Je privilégie des transports plus propres 

  

13. Je favorise le co-voiturage avec des avantages comme un « parking VIP », et à l’aide d’un site permettant aux différents acteurs de mieux s’organiser 

14. J’offre des tickets de transports en commun 

15. J’instaure une tarification préférentielle pour tous les participants utilisant des transports collectifs, responsables et propres  

 

J’adopte une politique de communication plus propre 

16. Je limite les goodies, en privilégiant par exemple des alternatives dématérialisées, des photos, des coupons, etc. 

17. J’adapte les supports de communication : 

  • Je mixe supports physiques et le digital, car ce-dernier reste gourmand en énergie 

  • Pour des supports physiques, je privilégie du papier éco-imprimé, et je préfère les grandes affiches aux flyers 

  • Lors de la conception, je réfléchis à une manière de réutiliser les supports ultérieurement, uniquement en changeant la date par exemple 

1. Concernant le ravitaillement en eau, je mets en place une rampe ou citerne à eau et j'invite les participants à venir avec leurs gourdes. 

2. Je mets en place un système de consigne, comme les éco-cups. 

3. Pour remplacer les barres de céréales et gels énergétiques suremballés, je propose des fruits secs et gâteaux en vrac tout aussi nutritifs. 

4. J’opte pour des dossards et puces réutilisables : Il est possible d’acheter ou louer des puces qui s’attachent aux lacets. Pour s’assurer de les récupérer en fin d’événement, je prévois un système d’échange : la puce contre le ravitaillement ou une caution.  

5. Si je souhaite conserver les dossards, je prévois des bacs de tri spécifiques à l’arrivée ou à la sortie pour les récupérer. Les bénévoles pourront trier le papier et les puces et faire en sorte qu’ils soient revalorisés.  

6. Je ne distribue plus systématiquement de tenues neuves : la tenue devient optionnelle à l’inscription (ou un tarif préférentiel est accordé aux personnes qui ne choisissent pas la tenue). La différence peut aussi être reversée à une association partenaire.  

7. Je demande à mes fournisseurs de retirer les emballages plastique autour des t-shirts.  

8. Je mutualise ou loue le matériel de balisage, et j’évite la peinture en bombe peu respectueuse de l’environnement.  

9. Plutôt que d’offrir des médailles et autres récompenses matérielles, je propose des expériences mémorables : échauffements sponsorisés, massages, photos souvenir en ligne, abonnement dans une salle de sport...  

10. J’adapte le règlement à mon événement : les participants sont par exemple obligés de signer une charte interdisant l’abandon de déchets sur le parcours de la course, sous peine de pénalité.  

 

Retrouvez tous les conseils dans le Guide de Zéro Waste France “Mon événement sportif zéro déchet” 

Pour aller plus loin