Mis à jour le 20 février 2019

Assurer un développement plus durable de la Ville

La Smart City, c’est aussi, et peut être surtout, le numérique mis au service de la lutte contre le changement climatique.

Répondre aux défis de la Ville de demain, c’est d’abord l’adapter aux enjeux de la lutte contre le changement climatique.

Au premier rang desquels, l’optimisation des consommations énergétiques et la réduction de la pollution atmosphérique. C’est tout l’intérêt des Smart Grids, ces réseaux intelligents de gestion de l’électricité. Premier smart grid français mis en place à l’échelle d’un quartier, en 2012, IssyGrid est opérationnel, à échelle réelle. IssyGrid comprend environ 1 000 logements connectés, dont les trois quarts au Fort d’Issy, soit un total de 2 200 habitants. Il pilote également 4 immeubles de bureaux, concernant plus de 5 000 employés et l’Ecole de Formation du Barreau de Paris (EFB) et ses 1 700 étudiants.

Le smart grid fera partie du quotidien des habitants du futur troisième éco-quartier du Cœur de Ville. Véritable « quartier-nature », entièrement piéton, « Cœur de Ville » verra cohabiter les logements, les bureaux et les activités de commerce au sein du parc urbain de 13 000 m². Première en France, il fera l’objet d’une certification WELL® à l’échelle du quartier pour récompenser la démarche santé et bien-être du projet. Afin d’améliorer le bilan carbone de la construction et favoriser l’économie circulaire, il sera fait usage de matériaux recyclés dans les bâtiments et pour le mobilier urbain. 

Le projet IssyGrid a parfaitement bien illustré la nécessité d’une plus grande coopération entre les acteurs publics et privés, autre volet essentiel de la Smart City. Le consortium d’une dizaine de grandes entreprises (Alstom, Bouygues Energies et Services, Bouygues Telecom, EDF, ERDF, Microsoft, Schneider Electric, Sopra-Steria et Total).

C’est ce qui a inspiré les participants d’un autre projet, So Mobility, dont l’objectif est d’identifier des solutions numérique pour fluidifier les déplacements en milieu urbain. Avec Bouygues Immobilier, Cisco, Colas, Transdev et la Caisse des Dépôts, il s’agit de sensibiliser tous ceux qui peuvent agir concrètement, à l’échelon national ou régional, pour améliorer la situation. En faisant la démonstration que le concept de smart city appliqué, par exemple, à la mobilité urbaine peut améliorer, très concrètement, la vie quotidienne de des habitants et salariés. Derrière le projet So Mobility, des dizaines d’autres acteurs intéressés par le sujet se sont rassemblés : des collectivités territoriales, des grandes entreprises comme La Poste, avec qui nous travaillons sur le futur des livraisons à domicile, le monde académique avec l’ISEP, l’Ecole des Ponts, les pôles de compétitivité, mais aussi de très nombreuses start-up.

Ils ont pu ensemble identifier plusieurs axes de développement pour

  • réduire les embouteillages grâce au big data ;
  • faciliter le stationnement, dont la recherche représente 20 à 30% du flux de circulation dans nos métropoles, avec le développement du parking partagé au sein de résidences de logements ou d’entreprises, ou la pose de capteurs sur voirie pour identifier les places disponibles sur smartphone ;
  • développer l’information multimodale pour changer les comportements grâce à une information personnalisée et géolocalisée en temps réel
  • et anticiper les nouveaux modes de déplacements comme l’autopartage entre particuliers, le covoiturage en milieu urbain, ou l’expérimentation de véhicules autonomes.

Les expérimentations menées (tests d’une navette autonome dans le parc de l’ile Saint-Germain, pose de capteurs sur des places de stationnement en voirie, publication des places disponibles en voirie et dans les parkings Indigo sur le portail Open Data d’Issy, sensibilisation des entreprises au covoiturage, etc.) ont permis de démontrer l’utilité des services numériques dans ce domaine aussi.

Développer une énergie propre et responsable

La réduction des émissions de gaz à effet de serre tient une place prépondérante dans la lutte contre le changement climatique. Depuis 2017, la valeur des émissions est en baisse de 1,7 % dans les structures municipales, alors que le parc bâti a augmenté de 8,16 % entre 2012 et 2017. Les travaux de réhabilitation des bâtiments permettront de réduire encore les consommations énergétiques (et donc les émissions) comme c’est déjà le cas d’une manière significative pour le Centre Administratif Municipal*.

Les actions en faveur de la réduction des gaz à effet de serre sont multiples. Concernant les déplacements professionnels des agents municipaux, la baisse est spectaculaire avec des consommations énergétiques (essence, gazole, électricité) qui ont baissé de 30,9 % entre 2012 et 2017, et les émissions de gaz à effet de serre qui ont baissé de 33,1 % sur la même période.

Cette baisse s’explique par l’introduction de véhicules électriques sur la période, passant de 1 à 17. Là encore, les efforts se poursuivent puisque le
nouveau contrat de location que signera la Ville cette année permettra de porter le taux de véhicules électriques à 82 % (contre 35 % actuellement).

Du smart grid pour gérer plus efficacement nos consommations énergétiques

La question d’une consommation durable de l’énergie anime la Ville depuis de nombreuses années. Le projet IssyGrid, premier réseau énergétique intelligent (un « smart grid »), a concerné 2 000 logements connectés, représentant un total de 5 000 habitants, 4 immeubles de bureaux, soit plus de 160 000 m² pour 10 000 employés, et était connecté à l’École de Formation du Barreau de Paris (EFB), soit 8 500 m² et 1 700 étudiants et permis de progresser significativement sur la voie d’une gestion plus efficace des productions locales d’énergie.

* Le Centre Administratif Municipal a entamé sa réhabilitation en 2016, ce qui a permis d’améliorer la performance énergétique du site, au travers d’une isolation des façades et des toitures, du changement des fenêtres et de la modernisation du système de chauffage et de ventilation. Chaque hiver, 10 % de consommations électriques sont ainsi économisés grâce aux travaux réalisés.