Mis à jour le 18 février 2019

Les rues d'Issy

L'histoire des rues, en un clin d’œil.

A

La rue commence à la limite de Vanves et se termine place d'Alembert. Elle est située dans le quartier Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort. Elle mesure 350 mètres de long.

Elle a été percée au début du 19ème siècle dans sa partie la plus ancienne (du côté de Vanves), qui à l’origine est un tronçon de la rue du Chevalier de la Barre. Sa partie centrale a, elle, été tracée lors de la création de la « Cité d’Habitations à Bon Marché » (aujourd’hui résidence de l’Abbé Derry) et des travaux d’urbanisme qui y étaient liés, commencés en 1949. Enfin la dernière partie (à l’est), qui permettait de rejoindre la place d’Alembert, n’est réalisée qu’entre 1960 et 1962.

Elle portait initialement le nom de rue du Chevalier de la Barre dans sa partie entre l’actuelle rue Georges-Marcel Burgun et Vanves.

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 30 août 1949.

Ce nom a été choisi en hommage à l'Abbé Roger Derry (1900 - 1943), résistant, mort pour la France, ancien séminariste au Séminaire de Saint-Sulpice.

Né dans l'Orne, Roger Derry devient un fervent militant du mouvement de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne. A l'issue de sa formation religieuse - qui l'amène à connaître le Séminaire Saint-Sulpice d'Issy-les-Moulineaux - il devient prêtre en 1930. Il est nommé Directeur du Bon Conseil, institution dont les activités sont éducatives, sportives et culturelles. Mobilisé pendant la guerre, il revient à Paris après l'armistice de 1940. Il entre alors dans la Résistance, mais il est trahi, et arrêté le 9 octobre 1941. Il est emprisonné à Fresnes, puis transféré en Allemagne. Il est jugé et condamné à mort le 4 septembre 1943. Sa demande de grâce étant rejetée, il est décapité à Düsseldorf le 15 octobre 1943.

Le nom a également été donné au Parc adjacent, que la rue dessert.

La rue dessert l’école Jean de la Fontaine (n° 13 - 17), la Maison du Quartier des Hauts d’Issy
(au n° 16), la ludothèque (au n° 18).

Elle a été percée en 1863, pour relier directement la place de l’église, centre de l’ancien bourg, au secteur du plateau, « en évitant un coude par la rue de Chevreuse et le chemin des Monts [actuelles rues Jules Guesde et d’Alembert] » (Délibération du Conseil municipal du 7 novembre 1863).

Elle fut initialement désignée sous le nom de rue de l'Église (aucune des voies voisines n’ayant encore pris ce nom), appellation qui fut officialisée par une délibération du Conseil municipal du 9 septembre 1871.

Le nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

Le nom a été choisi en hommage à l'Abbé Grégoire (1750-1831), prêtre constitutionnel et homme politique de l’époque révolutionnaire.

Ordonné prêtre en 1775, Henri Grégoire est élu député aux États Généraux de 1789 et fait partie des premiers membres du bas clergé à rejoindre les députés du Tiers État.
Il est aussi le premier prêtre à prêter serment à la Constitution Civile du Clergé, et le 16 février 1791 il devient évêque constitutionnel de Blois.
Il est élu à la Convention. Partisan farouche de l’égalité, il fait reconnaître dès septembre 1791 le principe de l'égalité civile des Juifs et des Protestants. Il défend les Noirs des colonies – en majorité des esclaves – et contribue à faire voter le décret sur l’abolition de l’esclavage. Il œuvre également en faveur de l'instruction et est à l'origine du Conservatoire des Arts et Métiers.
Après la Révolution, il est membre du Conseil des Cinq Cents, puis du Corps Législatif, et du Sénat. Ouvertement républicain, il s’oppose à l’Empire. Il retrouve un siège de député en 1819, mais la même année il est frappé d’indignité nationale.
Ses cendres ont été transférées au Panthéon le 12 décembre 1989, à l'occasion des fêtes du bicentenaire de la Révolution française.

La rue dessert la Chapelle Notre-Dame Protectrice des Enfants, construite en 1933 dans l'enceinte du groupe scolaire Sainte-Clotilde / Pierre de Luxembourg.

La rue commence rue du Gouverneur Général F. Éboué et se termine rue d’Estienne d’Orves. Elle est située dans le quartier Centre Ville / Corentin Celton – Les Varennes. Elle mesure 144 m de long.

Elle a été percée vers 1900, par le Comptoir Central de Crédit d’Edouard Naud dans le cadre de ses opérations d'investissement imobilier.

Elle lui appartenait encore une dizaine d’années plus tard. Elle resta voie privée jusqu’en 1930.

Son nom lui a été donné par le Comptoir Central de Crédit qui l’a créée.

Le nom fait référence aux plantations de la rue.

Le nom a également été donné à l'école maternelle qu’elle dessert au n° 3.

Il commence avenue Pasteur et se termine en impasse devant la gare d’Issy.Il est situé dans le quartier Val de Seine / Les Arches.Il mesure 100 mètres de long.

Il a été tracé vers 1901 à l’occasion de la construction de la ligne de chemin de fer Invalides Versailles (actuelle ligne C du RER). Celle-ci prend à cet endroit la forme d’un viaduc, en contrebas duquel le chemin est situé.

Son nom lui a été donné dès sa création.

Ce nom fait par définition référence à la gare d’Issy auquel il conduit.

Cette gaRe est située sur la ligne qui dessert Versailles Rive gauche, en passant par Viroflay. La création de cette ligne avait été décidée pour renforcer la ligne Paris Montparnasse Versailles. Programmée dès 1897, elle devait à l'origine être ouverte pour l'Exposition Universelle de 1900.

En fait, la mise en service n'intervint que cinq ans plus tard. En effet, la réalisation de la ligne posa de nombreux problèmes techniques, dus à la composition des sols (argile, sable…), à la présence de multiples carrières et à la nécessité de gérer l’élévation progressive de la pente pour atteindre Meudon Val Fleury.

La gare elle-même n’est achevée qu’en 1901. Elle est à l’origine baptisée « Issy Ville » ; mais le quartier qu’elle dessert est d’abord celui des Moulineaux.

Architecturalement, le bâtiment d’origine est doté d’un toit en terrasse, de murs en bossages continus et de baies en plein cintre, qui font manifestement référence au style classique. Il évoque quelque peu la gare des Invalides, voire de manière plus générale Versailles, l’autre terminus…
Ce traitement soigné n’est pas exceptionnel sur cette ligne : d’après le numéro de l’Illustration du 29 juin 1901, « les stations ont une élégance et un confortable auxquels les compagnies ne nous ont pas encore beaucoup accoutumés. Sortant de l’ordonnance banale et uniforme des types administratifs, elles offrent une architecture en rapport avec la nature du site ou avec les souvenirs qu’il évoque. »

L’édifice sera remplacé par la gare actuelle en 1971–1972.

Le nom de « gare » a également été donné à une rue située entre les rues Aristide Briand et Jean-Jacques Rousseau. La gare concernée est alors la gare des Moulineaux sur l’ancienne ligne Puteaux–Champ de Mars, devenue le tram Val de Seine. 

La rue commence rue Danton et se termine boulevard Gallieni. Elle est située dans le quartier: Centre Ville / Corentin Celton – Les Varennes.Elle mesure 170 mètres de long.

Elle est ouverte, comme la rue Anatole France voisine (voir notice), vers 1913 par le propriétaire d’un terrain situé entre les actuels Boulevard Gallieni et rues Hoche et Danton. Elle est classée voie communale peu de temps après.

Elle a pu être désignée à l’origine sous le nom de Sédillon (nom du propriétaire du terrain).

Son nom actuel lui a été attribué officiellement par une délibération du Conseil Municipal du 26 février 1928.

Ce nom a été choisi en hommage à Adolphe Chérioux, bienfaiteur communal.

Adolphe Chérioux est né le 18 mai 1857 à Vaugirard. De 1894 à sa mort en 1934, il est membre, puis président du Conseil Municipal du 15ème Arrondissement. Il est également Conseiller Général de la Seine. Il multiplie les actions en faveur de l’instruction et de l’enfance (fondation de l’orphelinat départemental de Vitry-sur-Seine, par exemple). En tant que Président de la 3ème Commission à l’Hôtel de Ville, il fait œuvre d’urbaniste, dont les réalisations principales dans son arrondissement sont l’établissement de la ligne de métro jusqu’à la Porte de Versailles et l’arasement des fortifications. Il décède le 10 septembre 1934 à Paris. A titre de reconnaissance, le XVème arrondissement de Paris a donné son nom à une de ses places.

La rue dessert (aux n° 3 - 5 et au n° 18) deux groupes d’immeubles à l’architecture caractéristique de l’époque de leur construction (fin des années 1920 / début des années 1930).

La place s’ouvre au carrefour des rues Jules Guesde, d'Alembert et de l’Abbe Derry.Elle est située dans le quartier Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort.

Elle a été formée après le déplacement – de 1864 à 1882 – du cimetière, alors situé à l’angle des rues Jules Guesde et d’Alembert et transféré à son emplacement actuel.

Son nom actuel lui a été donné vers 1920 – 1925.

Le nom fait référence à la rue d’Alembert, dont elle constitue une extrémité (voir notice).

La place est bordée par le Centre des Impôts (à l’angle des rues Jules Guesde et d’Alembert).

La rue commence place d'Alembert et se termine place du Onze Novembre 1918. Elle est située dans le quartier Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort. Elle mesure 203 mètres de long.

Elle existait sans doute dès le Moyen Âge. A l’origine, elle formait en effet une partie de l’ancien chemin des Monts qui rejoignait le territoire de Clamart. Au cours du 19ème siècle, elle a été considérablement élargie, passant de 3 mètres à 6 mètres (suite à une délibération du Conseil municipal du 10 février 1836), puis à 12 mètres (suite à une délibération du Conseil municipal du 18 mai 1879). L’ouverture de la rue de l’Abbé Grégoire en 1863 lui a néanmoins fait perdre un peu de son utilité et de son importance.

Elle portait initialement le nom de chemin des Monts (avec les actuelles rues Pierre Brossolette et de l’Egalité situées dans son prolongement). En 1878, elle reçut en propre l’appellation de rue du Champ Cerisier (du nom d’un ancien lieu-dit voisin).

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

Le nom a été choisi en hommage à Jean d’Alembert (1717-1783), mathématicien et philosophe, collaborateur de l’Encyclopédie.

Jean le Rond d'Alembert naît le 16 novembre 1717 à Paris. Enfant illégitime de la marquise Claudine Guérin de Tencin et du chevalier Louis Camus Destouche, il est abandonné par sa mère sur les marches de la chapelle Saint-Jean-le-Rond. Comme le veut la coutume, il est nommé du nom du saint protecteur de la chapelle et devient Jean le Rond. Le chevalier Destouches veille secrètement à son éducation en lui accordant une pension. À douze ans, il entre au collège des Quatre Nations. Il devient avocat en 1738. Finalement, il s'intéresse à la médecine et aux mathématiques. Il s'était d'abord inscrit sous le nom de Daremberg, puis il le change en d'Alembert. En 1739, il présente son premier travail en mathématiques sur des erreurs qu'il avait décelées dans l'analyse démontrée de Charles René Reynaud. Il étudie au collège des sciences en 1741 à l'âge de 24 ans. Deux ans plus tard, il publie le Traité de dynamique dans lequel il expose le résultat de ses recherches sur la quantité de mouvement. En 1746, d’Alembert va collaborer au projet de l'encyclopédie. L'année suivante, Diderot et d'Alembert prennent la direction du projet. En 1751, après cinq ans de travail, paraît le premier tome de l'encyclopédie : l'Encyclopédie. En 1757, d'Alembert et Diderot se fâchent et d'Alembert quitte le projet. Il entre à l'Académie des sciences à 23 ans. En 1754, d'Alembert est élu à l'Académie française, dont il devient secrétaire perpétuel le 9 avril 1772. Il meurt le 29 octobre 1783.

Le nom a également été donné à la place d’Alembert voisine.

Le mail commence avenue du Bas Meudon et se termine rue Pierre Poli. Il est situé dans le quartier La Ferme / Les Iles. Il mesure 50 mètres de long.

Il a été percé en 1991-1992, dans le cadre des opérations de rénovation du quartier (ZAC Chabanne).

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 20 février 1990.

Le nom a été choisi en souvenir d'Alfred Boucher (1850-1934), sculpteur, propriétaire d’une maison dans l’Île Saint-Germain.

Alfred Boucher naît le 23 septembre 1850 à Bouy-sur-Orvin. Ses parents travaillent chez le sculpteur Marius Ramus (1805 - 1888) venu s'installer à Nogent-sur-Seine. Les dons artistiques du jeune Alfred sont très vite reconnus par Ramus qui donne au jeune garçon ses premières bases d'éducation artistique. Boucher est ainsi associé par Ramus aux travaux de décoration du théâtre alors en construction de Nogent. Il intègre l'école des Beaux Arts en 1869, mais il est recalé deux fois au concours du prix de Rome. Les talents de portraitiste de Boucher sont reconnus et son succès au Salon lui permet de décrocher ses premières commandes d'état.

Boucher réalise le buste de personnalités politiques et notamment celui du président de la République. Son œuvre lui a valu le Grand Prix de sculpture de l'Exposition Universelle de 1900.

BouchEr participe à la sculpture décorative de l'Hôtel de Ville de Paris, et réalise des œuvres qui témoignent du monde du travail. Boucher travaille aussi à l'ornement de monuments décoratifs et innovera à la fin de sa vie en utilisant un nouveau matériau en sculpture : le ciment de fer.

Boucher est également considéré comme le premier maître de Camille Claudel à laquelle il professe son enseignement jusqu'en 1883, avant de demander à son ami Rodin de le remplacer dans cette tâche.

Dans les premières années du 20ème siècle, séduit par le site de l’île Saint-Germain, il acquiert une maison à l’extrémité aval de l’île, alors appelée à devenir un quartier résidentiel.

L’allée Alfred Nakache a été inaugurée en 2018, en présence du Grand Rabbin de France Haïm Korsia. Elle est située entre la piscine Alfred Sevestre et la synagogue Les Portes de la Paix.

Surnommé « Artem », Alfred Nakache est aussi connu sous le surnom de « nageur d'Auschwitz ».
Né le 18 novembre 1915 à Constantine (Algérie) et décédé le 4 août 1983 à Cerbère (Pyrénées- Orientales), Alfred Nakache est le cadet d'une famille juive. En 1933, alors interne au prestigieux lycée parisien Janson de Sailly, il y obtient la 2e partie de son baccalauréat. Membre du Racing Club de France et du Club Nautique de Paris, en 1935, il devient champion de France du 100 mètres, titre qu’il conservera jusqu’aux Jeux Olympiques de 1936 à Berlin où il termine quatrième lors du relais du 4 x 200 mètres.
Intéressé par l’enseignement, il intègre par la suite l’École Normale Supérieure d’Éducation Physique (ENSEP).
Déporté à Auschwitz, en janvier 1944, il y perd sa femme et sa fille. Aidé par une constitution physique exceptionnelle, notamment lors d’une marche de la mort au cours de l’hiver 1944-1945 (au cours de laquelle les survivants des camps d’extermination sont menés dans des camps d’internement), Alfred Nakache survit jusqu'à la libération du camp de Buchenwald le 27 janvier 1945, malgré des brimades et des vexations imposées par les « SS » qui le forcent à descendre régulièrement dans l’eau glacée pour éprouver sa force.

À l’issue de la guerre, il reprend la natation dès 1946. Une nouvelle fois champion de France, il participe au record du monde du 3 X 100 mètres 3 nages puis participe aux JO de Londres de 1948.
Il meurt le 4 août 1983, à la suite d'un malaise alors qu’il nageait dans le port de Cerbère, effectuant son kilomètre quotidien de natation.
L’État d’Israël lui décerne à titre posthume en 1993 le Trophée du Grand exemple, Temple de renommée des sportifs internationaux juifs (Netanya).

La rue commence Rue Danton et se termine Boulevard Gallieni. Elle est située dans le quartier Centre Ville / Corentin Celton – Les Varennes.Elle mesure 127 mètres de long.

Elle est ouverte, comme la rue Adolphe Chérioux voisine (voir notice), vers 1913 par le propriétaire d’un terrain situé entre les actuels Boulevard Gallieni et rues Hoche et Danton.

Elle a pu être désignée à l’origine sous le nom de Sédillon (nom du propriétaire du terrain).

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 26 février 1928.

Le nom a été choisi en hommage à Anatole France (1844-1924), écrivain, Prix Nobel de littérature en 1921.

Jacques Anatole François Thibault dit Anatole France, naît le 16 avril 1844 à Paris. Il est bibliothécaire au Sénat , En 1888, il rencontre Madame Arman de Caillavet, qui tient un célèbre salon littéraire, avec qui il engage une liaison qui durera jusqu'à la mort de celle-ci en 1910. Il est élu le 23 janvier 1896 à l'Académie française. Il est reçu le 24 décembre 1896. Anatole France rejoignit Emile Zola dans l'affaire Dreyfus ; au lendemain de la publication de « J'accuse », il signe la pétition demandant la révision du procès. Il rend même sa Légion d'Honneur. Il participe à la fondation de la Ligue des Droits de l'Homme. Il s'engage pour la séparation de l'Eglise et de l'État, pour les droits syndicaux, contre les bagnes militaires... Il collaborera à l'Humanité. Il se présente aux élections législatives de 1914. Pour son 80ème anniversaire, le 24 mai 1924, il assiste à une manifestation publique donnée en son honneur au Trocadéro. Il meurt le 12 octobre 1924 à Saint-Cyr-sur-Loire.

Ce nom a également été donné au groupe scolaire situé aujourd’hui boulevard Rodin (n°1).

La rue dessert au n° 13 « Les Maisons Saines - Cité Simon Lehmann », un ensemble de bâtiments – également accessible par le n° 18 de la rue Adolphe Chérioux - réalisé en 1930 et caractéristique des constructions sociales de cette époque.

La rue commence place du Maréchal de Lattre de Tassigny et se termine place du Huit Mai 1945.Elle est située dans le quartier Centre Ville / Corentin Celton – Les Varennes.Elle mesure 283 mètres de long.

Elle a été tracée en 1871-1872 dans le parc du château, par le Comptoir Central de Crédit, dans le cadre de ses projets d’investissement immobilier. Elle a été acceptée dans la voirie communale par délibération du Conseil municipal du 10 août 1873.

Elle prit initialement le nom de rue Naud, du nom d’un ancien Maire d'Issy-les-Moulineaux (de 1871 à 1878) par délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1877.

Le nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

Le nom a été choisi en hommage à André Chénier (1762-1794), écrivain de la période révolutionnaire.

La rue commence boulevard Rodin et se termine à la limite de Clamart. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort. Elle mesure 180 m de long.

Elle a été percée vers 1925, dans le cadre de l’aménagement du « Lotissement Courbarien ». Elle est restée une voie privée jusqu’en 1954. C'est en bordure de cette rue que le 1er juin 1961, eut lieu un effondrement de carrières souterraines qui entraîna la destruction d'une quarantaine de maisons et provoqua la mort de 22 personnes.

Son nom lui a été donné par l’association syndicale des propriétaires du « Lotissement Courbarien », constituée le 3 avril 1932.

Le nom a été choisi en souvenir d’Antoine Courbarien, ancien propriétaire des terrains.

Habitant de Clamart, Antoine Courbarien était propriétaire à Vanves d’une briqueterie.

Il aurait cédé à ses employés des parcelles, situées notamment sentier des Etroites, dont les maisons étaient précisément bâties avec des briques issues de sa fabrique.

La rue dessert le Parc municipal des Sports - Tennis-Club (au n° 7 – 9).

La rue commence place Jules Gévelot et se termine place Léon Blum. Elle est située dans les quartiers Val de Seine / Les Arches / La Ferme / Les Iles. Elle mesure 530 mètres de long.

Elle a été ouverte entre 1869 et 1872, comme l’ensemble du Chemin de Grande Communication n° 2, dont elle faisait partie avec l’avenue Pasteur et le boulevard Rodin. Le projet prévoyait que « ce chemin au débouché des ponts d’Issy-Billancourt se diriger(ait) obliquement sur Issy en traversant la plaine ». L’objectif était de rompre l’isolement des vastes terrains acquis par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud aux Moulineaux et dans l’Île Saint-Germain.

Elle prit initialement le nom de rue de Boulogne.

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 12 mars 1932.

Le nom a été choisi en hommage à Aristide Briand (1862-1932) homme d’état, prix Nobel de la Paix en 1926.

Aristide Briand  naît le 28 mars 1862 à Nantes. Avocat de formation, Député de Saint-Etienne de 1902 à 1919, député de la Loire inférieure de 1919 à 1932, c’est un élément majeur du groupe des socialistes indépendants. Il est onze fois président du Conseil (l'équivalent du Premier Ministre sous la troisième République) vingt fois ministre. Il est le rapporteur de la célèbre loi de séparation de l'Église et de l'État de juillet 1905, et il a été également en charge de son application. Il cherche par la suite à mener une politique d'apaisement vis à vis des catholiques et recherche la paix sociale, notamment à travers une politique de compromis. En janvier 1913, il dépose un projet de loi qui porte à 3 ans la durée du service militaire. A partir de 1921, il veut développer une politique portée vers la détente internationale, le rapprochement franco-allemand, et la sécurité collective. Il veut mettre la guerre « hors la loi », ce qui lui vaut le prix Nobel de la Paix en 1926. En proposant en 1929 à la tribune de la Société des Nations, de créer « une sorte de lien fédéral entre pays d'Europe », Briand a pu contribuer d'une certaine façon à la naissance de l'Europe, même si à l'époque ce projet a été vite abandonné… Il est battu par Paul Doumer à l'élection présidentielle du 13 juin 1931 et se retire de la vie politique en janvier 1932. Il meurt le 7 mars 1932 à Paris.

 

La rue dessert l’école maternelle Paul Bert (au n° 18), l’école élémentaire Paul Bert (au n° 27) et le collège Victor Hugo (au n° 26).

Le sentier commence boulevard Rodin et se termine à la gare d'Issy Ville (RER).Il est situé dans le quartier Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort. ll mesure 30 mètres de long.

Il a été percé en 1877. Devenu vingt ans plus tard la propriété de la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest à l’occasion de l’édification de la gare d'Issy Ville, il a finalement été rendu à la commune le 8 avril 1904. Aujourd’hui, il est constitué par un escalier de 71 marches.

Son nom lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1877.

Le nom fait référence à une « salle d’asile » située à cet emplacement.

Cette « salle d’asile » pour enfants était rattachée au groupe scolaire des Moulineaux. En effet au 19ème siècle, le mot « asile » pouvait désigner une garderie d'enfants, ou une crèche, voire une école maternelle.

Elle disparut en 1897, lors de l’édification de la gare d'Issy Ville (sur la ligne Invalides – Versailles, actuelle ligne C du RER).

Le sentier dessert la gare d'Issy Ville.

La rue commence place du Maréchal de Lattre de Tassigny et se termine place du 11/01/1918. Elle mesure 305 mètres de long.

Elle a été tracée à une époque indéterminée, sans doute entre le 13ème et le 16ème siècle.

B

La place s’ouvre au carrefour de l'avenue de la Paix et des rues de l'Égalité et Pierre Brossolette.Elle est située dans le quartier Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort.

Elle s’est formée lors de l’ouverture de l’avenue de la Paix en 1928.

 

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 29 avril 1987. L’inauguration a eu lieu le 21 juin suivant.

Le nom a été choisi en hommage au Bachaga Boualam (1906-1982), Vice Président de l'Assemblée Nationale de 1958 à 1962.

Bachaga Boualam naît le 6 octobre 1906 près de Constantine. Il est ensuite placé à l’école des enfants de troupe de Saint-Hippolyte du fort et à Montreuil sur Mer. En 1924, il s’engage au 1er Régiment de Tirailleurs Algériens à Blida. Il reste vingt-et-un ans dans les rangs de l'Armée française d'où il sort avec le grade de capitaine de réserve en 1946. Pendant la guerre d'Algérie, il s'est résolument placé du côté de la France. En 1946, il est nommé Caïd des services civils. Il est élu député d’Orléansville en 1958, et devient vice président de l’Assemblée nationale. Il est Maire et Conseiller général de 1959 à 1962 date à laquelle il est rapatrié près d’Arles.

A la fin de la guerre d'Algérie, il se bat contre ceux qui lui contestent le droit à la nationalité française. Il considère pourtant avoir mérité et gagné le titre de français à part entière par le loyalisme et les sacrifices dont il avait fait preuve. De nombreux membres de sa famille sont titulaires de la Légion d'Honneur et de multiples autres décorations. Il rédige de nombreux ouvrages (dont « mon pays, la France ») pour témoigner de la situation de ses compatriotes et de lui-même. Il meurt le 6 février 1982.

La place dessert une entrée du Parc Henri Barbusse.

La rue commence à la limite de Paris et se termine entre la rue Camille Desmoulins et la rue H. Farman. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure 260 m de long.

Elle existe sans doute depuis le 15ème/16ème siècle. Elle formait en effet l’extrémité nord de l’actuelle rue Victor Hugo, avant que celle-ci ne soit divisée en deux par la création du champ de manœuvres militaires (aujourd’hui l’héliport).

Elle a dans le passé porté les mêmes noms que la rue Victor Hugo : « rue de la Reine » aux 18ème et 19ème siècles (jusqu’en 1885), et, de façon moins certaine, « rue du Celleur » (ou « du Cellier ») et « voie de Vaudétard » auparavant.

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 2 mai 1895.

Le nom a été choisi en hommage à Joseph Bara (1779 - 1793), jeune héros de l’époque révolutionnaire.

Joseph Bara naît le 7 décembre 1793 à Palaiseau. C’était un jeune soldat engagé volontaire au 8ème régiment des Hussards comme tambour dans les troupes républicaines combattant en Vendée. Sa mort héroïque à 14 ans a largement contribué à sa légende. Alors qu'il était pris dans une embuscade à Cholet par des Vendéens qui voulaient le forcer à crier « vive le Roi », il aurait préféré mourir en criant « Vive la République».

Cette mort a inspiré au peintre David une célèbre toile et au sculpteur David d’Angers une statue en marbre qu’il exposa au Salon de 1829.
La réalité semble avoir été un peu différente puisque Bara se serait en fait écrié « Va te faire foutre, brigand ! » avant de succomber sous les balles des royalistes. En tout état de cause, l'histoire de ce jeune soldat républicain fut exaltée par Maximilien Robespierre à la tribune de la Convention. Le corps de Bara fut alors transféré au Panthéon et le jeune homme devint l'incarnation du héros révolutionnaire, prêt à mourir pour la République.

La rue commence avenue de la Paix et se termine rue du Chemin Vert.Elle est située dans le quartier Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 322 mètres de long.

Elle a été tracée, sous la forme d’un simple chemin, dès le 17ème siècle, sinon le Moyen-Âge. En 1873, elle adopte un nouveau tracé pour atteindre la gare de Clamart, tandis que sa largeur passe de 2 mètres à 12 mètres entre le début et la fin du 19ème siècle.

Elle porta au 19ème siècle le nom de sentier de Clamart, puis de rue des Haydamilles (du nom de l’ancien chemin dont elle avait fait partie).

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894. (A cette date, il englobe également l’actuelle rue Gabriel Péri dans sa majeure partie, au sud de l’actuelle place des Tilleuls).

Le nom a été choisi en hommage à Armand Barbès (1809-1870), homme politique républicain.

Armand Barbès naît à Pointe-à-Pitre en 1809. Il s'installe à Paris en 1830 et il fait des études de droit. Il participe à l'insurrection d'avril 1834 contre la monarchie ce qui lui vaut d'être arrêté et emprisonné 6 mois. Il devient une figure de l'opposition démocrate, et ses multiples conspirations lui valent d'être régulièrement mis en prison. Le 12 mai 1839, lors d'une émeute contre Louis Philippe, il est blessé, de nouveau arrêté, et condamné à mort. Cette sentence est transformée en condamnation à la réclusion perpétuelle.

A la révolution de février 1848 qui voit l'abdication de Louis Philippe et la proclamation de la IIème République, Barbès est libéré. Elu député à l'assemblée constituante, il devient un des grands chefs républicains et tente de constituer un gouvernement révolutionnaire lors des troubles de mai 1848. A la suite de son échec, il sera de nouveau condamné à la réclusion perpétuelle en 1849. Il est gracié en 1854 par Napoléon III, refuse cette grâce, et est libéré contre sa volonté. Il s'exile la même année aux Pays Bas où il est mort (1870).

La rue commence boulevard des Îles et se termine place Saint-Germain.Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles.Elle mesure 706 mètres de long.

Elle a été percée vers 1875 par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud, à qui elle appartenait encore au début du 20ème siècle. Elle est dès cette époque conçue comme un des axes majeurs de l’île, avec une largeur d’un minimum de 12 mètres.

Son nom lui a été attribué par le Comptoir Central de Crédit, qui l’a créée.

Le nom fait référence à un quartier voisin de Meudon.

Le Bas Meudon est, comme son nom l’indique suffisamment, situé dans la partie basse de Meudon, au pied de la route des Gardes.
Toute son histoire a été dominée par la présence de la Seine qui en son temps, a généré dans les environs une importante population de pêcheurs et de blanchisseurs.
Au 19ème siècle, l’endroit était aussi connu pour ses guinguettes.
Il est encore aujourd’hui particulièrement marqué par les activités industrielles qu’il a abritées dès le 18ème siècle (carrières et verrerie), et surtout plus tard au 20ème siècle (les usines Renault).

Il commence quai du Président Roosevelt et se termine à la limite de Meudon.Il est situé dans les quartiers Val de Seine / Les Arches / La Ferme / Les Iles. Il mesure 1,8 km de long.

Il a été tracé dès que les bords du fleuve, à l’origine marécageux, se sont stabilisés, sans doute dès la période médiévale. C’est donc l'une des plus anciennes voies de circulation de la commune.

Il s’est d’abord appelé (comme l’actuelle rue Camille Desmoulins qu’il prolongeait) « Grand chemin de Sèvres », ou « des Charbonniers » au 17ème siècle. Au 19ème siècle, s’y ajoutent les dénominations plus éphémères de « Chemin des Bœufs », puis de « Chemin de Grenelle à Meudon ». Par la suite, deux délibérations du Conseil municipal le baptisent successivement « Quai des Moulineaux » (le 23 décembre 1877) et « Quai d’Issy » (le 29 août 1895). Enfin il prend le nom de « Quai de Stalingrad » à la suite d’une délibération du Conseil municipal du 23 juillet 1945.

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 2 février 2006.

Ce nom fait référence à la bataille de Stalingrad, bataille décisive de la Seconde Guerre Mondiale (septembre 1942 - février 1943).

Après l'invasion de l'URSS en 1941, les armées allemandes foncent à travers le pays. Elles sont arrêtées par « le Général Hiver » russe et la résistance - qui s'organise progressivement - des forces soviétiques. En août 1942, la VIème armée allemande, commandée par le maréchal von Paulus, force le passage du fleuve Don et atteint Stalingrad.
La prise de cette ville industrielle constitue un objectif assigné par Hitler en raison de l'ouverture à la route au pétrole qu'elle offre, et du fait de l'impact psychologique majeur que représenterait la perte de la ville pour Staline et le peuple soviétique. La bataille va se faire sous forme de combats de rue, dans la ville mise en ruines par les multiples bombardements allemands. En octobre 1942, les Allemands occupent la majeure partie de la ville. Mais le 19 novembre, les Soviétiques engagent une vaste contre offensive. Ils finissent par encercler les armées de von Paulus. Celles-ci ayant reçu l'interdiction de se rendre, vont devoir elles aussi, et comme les Soviétiques quelques semaines plus tôt, se défendre maison par maison. Le 31 janvier 1943, les troupes de Von Paulus doivent cependant capituler. La défaite des Allemands à Stalingrad constitue par ses conséquences l'un des principaux tournants de la guerre.

La rue commence Chemin latéral et se termine rue Jules Ferry. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches.Elle mesure 160 mètres de long.

La rue a été ouverte au début des années 2000 dans le périmètre de la ZAC (Zone d'Aménagement Concerté) des Bords de Seine. C'est une voix piétonne.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 4 avril 2002.

Le nom a été choisi pour rappeler la présence dans le passé de bateaux-lavoirs sur les bords de Seine voisins.

Les bateaux-lavoirs étaient un type de bateau très fréquent dans le petit bras de Seine à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle. 

A la même époque les rives accueillaient également les établissements de bains, alors fort à la mode, construits sur de longs bateaux, tels les Bains Deligny, qui venaient mouiller l’hiver dans les eaux tranquilles du petit bras de Seine.

La voie commence rue Baudin et se termine en impasse. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 84 mètres de long.

Elle a été percée au début du 20ème siècle. 

Son nom lui a été donné par l’association syndicale des propriétaires dite « impasse Baudin ».

Le nom fait référence à la rue Baudin où l’impasse commence (voir notice).

La rue commence rue du Moulin de Pierre et se termine avenue du Général de Gaulle. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.Elle mesure 270 mètres de long.

Elle a été percée à une date indéterminée antérieure au 19ème siècle. Ce n’est alors q’un sentier dont la largeur ne dépasse pas 2 mètres. Puis « les propriétaires riverains ont, d’un commun accord, porté à 8 mètres la largeur de cette voie qui devient une véritable rue […] par laquelle la circulation en voiture sera établie » (séance du conseil municipal du 21 mai 1859). A la fin du 19ème siècle, la mairie prévoit d’y installer l’éclairage au gaz.

Elle portait anciennement le nom de rue des Pensards (du nom du lieu-dit voisin).

Le nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

Le nom a été choisi en hommage à Victor Baudin (1811 - 1851), député républicain.

Jean Baptiste Alphonse Victor Baudin est chirurgien militaire en Algérie et lorsqu'il quitte l'armée, il exerce son activité à Paris près des plus pauvres. Il s'engage dans la politique à l'occasion de la Révolution de 1848 et devient Député en mai 1849. Le 3 décembre 1851, il s'oppose au Coup d'Etat de Louis Napoléon Bonaparte. Baudin fait partie du comité de résistance organisé par les représentants républicains et fait édifier une barricade dans le Faubourg Saint-Antoine.
Baudin devint célèbre pour ses derniers mots : alors qu'un ouvrier lui demandait « Croyez vous que nous allons nous faire tuer pour vous conserver vos vingt cinq francs par jour (d'indemnités de parlementaire) ? », il répondit : « Vous allez voir comment on meurt pour vingt cinq francs !». Il est mortellement frappé quelques instants plus tard à l'angle de la rue Sainte-Marguerite (devenue rue Trousseau) et de la rue de Cotte.
Sa mort et les conditions de celle-ci n'ont pas peu contribué à faire de Baudin un martyr de la cause républicaine, particulièrement au travers des livres scolaires de la IIIème République. Baudin est ainsi devenu un symbole de la lutte contre le régime impérial de Napoléon III. Il est inhumé au Panthéon en 1889.

La rue commence place du Souvenir Français et se termine rue Ferdinand Buisson.Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.Elle mesure 348 mètres de long.

Elle a été ouverte fin 1927 dans le cadre de l’aménagement de la zone du Fort.

Elle prit provisoirement le nom de « rue n° 9 » lors de l’aménagement de la zone. À l’origine, la première partie, au nord de l’intersection avec la rue Verdi, s’est appelée «rue des Monts Fleuris».

Le nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 30 novembre 1930.

Le nom a été choisi en souvenir de Benoît Malon (1841 - 1893), homme politique français.

Benoît Malon naît le 23 juin 1841 à Précieux (Loire), près de Montbrison, dans une famille de paysans. Autodidacte, il arrive à Paris en 1863 où il est employé comme ouvrier dans une entreprise de teinture. Il est vite attiré par la politique sous l’influence de Camélinat, et il devient membre de l'Association Internationale des Travailleurs (« l’Internationale ») dont il est un des cadres. Après la guerre de 1870, il rejoint les rangs de la Commune et devient député de la Seine et adjoint au Maire du 17èmearrondissement de Paris, dans le quartier des Batignolles. L'échec de la Commune l'oblige à s'exiler en Suisse et en Italie. A cette époque, il débat avec Karl Marx. Il retourne en France en 1880, à l'occasion de l'amnistie prononcée en faveur des anciens communards. Il prend la direction de « La Revue socialiste » qu'il a fondée et expose ses théories dans un ouvrage intitulé " Le socialisme intégral ". Il préside le congrès socialiste de Saint-Etienne en 1882.

Il aura donc joué un rôle important et souvent méconnu dans l'histoire du mouvement ouvrier français et international. Jean Jaurès et Léon Blum ont été inspirés par son action et ses écrits. Il rédige au soir de sa vie des souvenirs d'enfance émouvants et chaleureux qui constituent un document exceptionnel car rares sont les témoignages écrits de fils de paysans pauvres du 19ème siècle. Il meurt en 1893.

Le chemin commence rue Ernest Renan et se termine en impasse. Il est situé dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Il mesure 110 mètres de long.

Il a été percé en 2003 à l'occasion des travaux de réaménagement du secteur (comportant entre autres la rénovation du collège Matisse). Ce n'est pas une voie de circulation ouverte aux voitures.

Son nom lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 5 février 2004.

Le nom a été choisi par référence à un ancien lieu-dit voisin.

Le lieu-dit « La Bertelotte », qui est mentionné sur des documents dès le milieu du 18ème siècle, était alors très précisément situé à l'emplacement des terrains occupés aujourd'hui par l'hôpital Corentin Celton et l'îlot Séverine.
La signification du nom reste obscure. On peut éventuellement avancer quelques rapprochements avec le mot « bertelle », qui en pays chartrain et dans le centre de la France désigne une hotte de vendanges à bretelles. (Or sous l'Ancien Régime, la vigne représentait les 3/4 des terres cultivées à Issy).

L’allée commence promenade Constant Pape et se termine promenade Robinson.Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles.Elle mesure 158 mètres de long.

Elle a été percée vers 1900 par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud dans le cadre de ses opérations d’investissement immobilier. Elle lui appartenait encore une dizaine d’années plus tard.

Son nom lui a été donné par le Comptoir Central de Crédit qui l’a créée.

Le nom fait référence à l’ancienne localité de Billancourt.

Constituée vers le 12ème siècle, Billancourt est une localité rattachée à la commune de Boulogne, à l'égal des Moulineaux rattachés à Issy. Ce rattachement intervint en 1860. Mais ce n’est qu’en 1924, que la commune de Boulogne-sur-Seine prit le nom de Boulogne-Billancourt.

Le nom de Billancourt était également appliqué à la partie aval de l'île Saint-Germain. Il existait en effet par le passé une réelle distinction entre les deux parties de l’île. L'île de Billancourt ne fut ainsi incorporée à Issy qu’en 1808 (jusqu'à cette date, elle appartenait au village d'Auteuil).

Il est enfin à noter qu’une autre voie d’Issy-les-Moulineaux a porté le nom de Billancourt : l’actuelle rue Jean-Pierre Timbaud.

La rue commence avenue de la République et se termine rue Horace Vernet. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 28 mètres de long.

Elle a été percée vers 1896 - 1897.

Son nom lui a été donné en 1908 - 1909.

Le nom a été choisi en référence à une ancienne entreprise aujourd'hui disparue et située à proximité, la Biscuiterie Guillout.

Construite, vers 1908, sur un terrain ayant fait partie de l’ancienne propriété de la Congrégation de Notre-Dame (ou Communauté des Dames de Saint-Augustin), dite « Couvent des Oiseaux », la biscuiterie était située sur l'emplacement actuel du Centre National d'Études des Télécommunications (CNET). Elle constituait l'un des très rares établissements industriels implantés dans le centre de la commune. Son entrée donnait sur l’avenue de la République.
L’établissement atteignit une taille d’une certaine importance pendant la Première Guerre mondiale. Mais il devait fermer ses portes quelques années après.
Constituée en 1877 sous la raison sociale « Guillout et Compagnie », l’entreprise était devenue « Société anonyme des Biscuits Guillout » en juillet 1901. Son siège social était situé à Paris, rue Rambuteau. En 1902, elle avait étendu son activité à la confiserie, la chocolaterie et tout autre article de pâtisserie…

Il commence rue Minard et se termine rue du Général Leclerc.Il est situé dans le quartier Centre Ville / Corentin Celton – Les Varennes. Il mesure 192 mètres de long.

Il a été tracé à la fin des années 1980.

Son nom lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 28 avril 1988.

Le nom a été choisi en référence à un fief médiéval situé à proximité.

Au Moyen-Âge, Bois Vert est un arrière-fief du fief de Vaudétard (voir notice rue Vaudétard). Il se situe approximativement à l’emplacement du CNET (Centre National d'Études des Télécommunications) aujourd’hui, ainsi qu’à l’emplacement de l’actuel Parc du séminaire de Saint–Sulpice. La lignée qui le détient, disparaît au tout début du 16ème siècle. Par la suite, au gré des acquisitions, il est parfois réuni dans les mêmes mains que le fief voisin de la Gentillesse (à l’emplacement actuel de l’Hôtel de Ville).

La place occupe le carrefour formé par l'avenue de la République et les rues Hoche, Marceau et Kléber.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton – Les Varennes.

Elle a été tracée en 1891 - 1892, sur l’ancienne propriété dite « des Oiseaux » appartenant à la Congrégation de Notre-Dame (ou Communauté des Dames de Saint-Augustin).

Elle portait anciennement le nom de Place de la République (par délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894).

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1976

Ce nom a été choisi en hommage à Bonaventure Leca (1887 - 1973), Maire d'Issy-les-Moulineaux de 1953 à 1973.

Né le 27 mars 1887 à Serriera (Corse), Bonaventure Leca est resté plus de 55 ans au service de la population isséenne, en tant qu’employé municipal d’abord et Maire ensuite.
C’est le 1er août 1918 en effet qu’il entre dans les services administratifs de la Ville d’Issy-les-Moulineaux. Il y finit sa carrière 31 ans plus tard, le 1er avril 1949.
Élu conseiller municipal dès le 27 mars 1949, il devient maire adjoint le 3 avril suivant. Le 26 juillet 1953, il accède au poste de Maire. Constamment réélu par la suite, il est reconduit dans ses fonctions jusqu’à sa mort, survenue le 28 octobre 1973.
Combattant de la Résistance, il est de ceux qui après la Guerre travaillent au rapprochement franco-allemand. C’est par ailleurs dans le domaine social qu’il œuvre tout particulièrement, notamment à l’égard des personnes âgées. Ses actions lui valent différentes distinctions. C’est ainsi qu’il reçoit la Médaille d’Honneur départementale et communale en 1962. Il est également nommé officier d’Académie, et chevalier de la Légion d’Honneur (janvier 1957).
Son décès, ainsi que celui de plusieurs conseillers municipaux, conduit à l’organisation d’élections complémentaires en 1973.

Le nom a également été donné au square voisin, jouxtant l’Hôtel de Ville.

La rue commence carrefour de Weiden et se termine place John Fitzgerald Kennedy. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 345 mètres de long.

Elle a été percée en 1873 dans le parc de l’ancien château des Princes de Bourbon Conti.

Elle portait anciennement le nom de « rue du chalet ».

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1877. La qualification d’ « avenue » a remplacé celle de « rue » en 1907 (délibération du Conseil municipal du 4 mars).

Ce nom a été choisi en souvenir de Louis Bourgain (1752 - 1837), bienfaiteur communal et propriétaire de nombreux terrains à Issy-les-Moulineaux dans la première moitié du 19ème siècle.

Louis Bourgain est un marchand de chandelles parisien. En 1792, en pleine période révolutionnaire, il fait l'acquisition du domaine de la Duchesse de l'Infantado à Issy (à l’emplacement de l’actuel Hôtel de Ville), et il s'y installe. Il poursuit par la suite les achats de terres et multiplie également les constructions. En 1827, il possède jusqu'à 21 hectares sur le territoire communal, ce qui fait de lui l'un des plus grands propriétaires fonciers de la ville.
Quatre ans plus tard, en 1831, il devient conseiller municipal et le reste jusqu'à sa mort, en 1837, à l'âge de 85 ans.
En septembre 1846, sa veuve fera un legs en faveur du Bureau de Bienfaisance et des pauvres de la commune.
Victor Hugo - qui a fréquenté Issy à cette époque - a conservé le souvenir du personnage et de ses propriétés : dans « Les Misérables », il fait allusion au parc possédé par le « munitionnaire » Bourgain.

La rue dessert l’église Apostolique Arménienne Sainte-Marie (au n° 6) et le Temple de l’Église Évangélique Arménienne (au n° 28).

La rue commence rue Jean-Pierre Timbaud et se termine avenue de Verdun.Elle est située dans le quartier La Ferme / Les îles.Elle mesure 150 mètres de long.

Elle a été percée entre 1870 et 1891.

Son nom lui a été donné au moment de sa création.

Le nom a été choisi en référence à une brasserie, la Brasserie des Moulineaux, située à proximité, au n° 39 de l’avenue de Verdun.

L’entreprise, qui trouve son origine dans un petit établissement fondé en 1864, occupe le flanc du coteau longeant l’avenue de Verdun. Le terrain, divisé en terrasses, est mal adapté au travail industriel.
Pourtant, à partir de 1878, année où elle est acquise par la Société des Brasseries et Malteries de France, elle connaît un développement que ne perturbe même pas la construction de la ligne Invalides Versailles (aujourd’hui RER C) à la fin du 19ème siècle. Celle-ci coupe pourtant le terrain en deux, isolant les bâtiments de fabrication - de sorte que c’est la Grande Cour, entourée des quais d’expédition, qui va constituer le centre le plus actif de l’établissement.
Celui-ci est déjà couramment appelé la « Brasserie des Moulineaux ». Il obtient une Médaille d’Or à l’Exposition Universelle de 1900.
Régulièrement de 1900 à 1909, puis en 1912 - 1913, enfin en 1919, les bâtiments se multiplient.
L’ensemble s’étend alors sur une surface de 35.443 mètres carrés. La production augmente aussi dans des proportions considérables : elle double entre 1908 et 1918. Parallèlement, l’effectif passe de 120 ouvriers en 1903 à 220 en 1936.
Toutefois après 1936, l’entreprise connaît de graves difficultés sociales et financières. Après avoir changé de propriétaires, elle doit fermer ses portes au début de la Seconde Guerre mondiale.
Après 1945, le site est définitivement démantelé et au cours des années 1980, des logements y sont construits.

C

La rue commence quai de la Bataille de Stalingrad et se termine rue Henry Farman. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure 930 mètres de long.

Elle a été tracée avant le 17ème siècle à l’ouest, elle se prolonge alors sur le quai du fleuve. De l’autre côté, elle trouve son origine hors des limites de la commune, dans Paris, jusqu’à ce qu’en 1893 la création du champ de manœuvres militaires vienne interrompre son tracé.
Une délibération du Conseil municipal du 25 mai 1817 demande qu’elle soit bordée d’arbres et de fossés ; les uns et les autres ont disparu un siècle plus tard.

Elle portait anciennement le nom de « Chemin des Charbonniers » ou « de Sèvres » (au 17ème siècle), « des Bœufs » (au début du 19ème siècle).

Le nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894. Il a été choisi en hommage à Camille Desmoulins (1760 - 1794), homme politique de la période révolutionnaire.

La rue commence place du Maréchal Juin et se termine rue Jules Ferry.Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches.Elle mesure 279 mètres de long.

D’abord simplement empierrée, elle est ensuite pavée jusqu’en 1938, date à laquelle elle est revêtue de « béton bitumeux » mieux adapté aux passages fréquents des camions d’une entreprise voisine, la Société Industrielle des Transports Automobiles (ou SITA).

Elle a été percée entre 1900 et 1910.

Son nom lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 11 novembre 1910.

Le nom a été choisi en hommage à l’aviateur Ferdinand Ferber (1862-1909), officier français ayant volé sur le terrain d’Issy.

Ferdinand Ferber naît à Lyon le 8 février 1862. Officier, il s'est intéressé aux tentatives d’Otto Lilienthal. Le 30 septembre 1899, Ferber se lançait sur un planeur du haut d'un sommet près de Genève. Deux ans plus tard, il réussissait un premier vol plané de 25 mètres aux environs de Nice. Dès lors, il construit de nouveaux appareils, qu'il expérimente lui-même.
En 1906, il demande un congé à l’armée. Il entre chez « Antoinette ». Le capitaine Ferber prend le pseudonyme de De Rue, pour la raison qu'un militaire « en service » ne pouvait empocher des prix civils.
Il s’exerce sur le terrain d’Issy, en juillet 1908, notamment sur son appareil, le Ferber IX.
Ses tentatives et ses études inspireront de nombreux pionniers de l'aviation. Le capitaine Ferber s'avère avoir été le seul pionnier de l'aviation à être à la fois théoricien, expérimentateur, pilote, ingénieur et vulgarisateur. Il meurt le 22 septembre 1909 dans un accident d'avion à Boulogne sur un biplan Voisin.

Elle commence Boulevard Rodin et se termine Avenue Pasteur.Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 87 mètres de long.

Elle a été créée à la fin du 19ème siècle par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud dans le cadre de ses opérations d’investissement immobilier. La voie n'est pas ouverte aux voitures.

Son nom lui a été donné par le Comptoir Central de Crédit.

Il a été choisi en référence aux nombreuses carrières qui existaient à proximité.

Les anciennes carrières d’Issy sont essentiellement situées dans la zone comprise entre l'actuelle place Léon Blum, le chemin de Saint-Cloud et le quartier du Fort.
L’exploitation (pour la production de pierres calcaires et de craie) tient un rôle important dans l’activité locale pendant une grande partie du 19ème siècle.  La craie était notamment utilisée pour la fabrication de deux dérivés : la chaux et le blanc dit « de Meudon » ou « d’Espagne », aux multiples usages domestiques et industriels (colorants, mastics, etc...).
L’exploitation commence à partir de 1820 - 1825, à l’exemple de la crayère Bilbille et Fayard (ouverte en 1826 à l’emplacement actuel du n° 141/143 avenue de Verdun) et de l’établissement Demarne (créé en 1840 à l’emplacement de l’actuel jardin botanique), qui se tourne très tôt vers la fabrication du blanc de Meudon.

Les carriers pratiquent des bouches de cavage à flanc de colline. Ils poursuivent ensuite l’extraction en souterrain, sur deux étages reliés entre eux par des galeries en pente douce. Les exploitations forment aujourd’hui une sorte d’immense damier, aux galeries voûtées en plein cintre, larges d’environ 4 mètres pour 6 mètres de haut.
Les carriers cessent leur activité vers 1925 - 1930, laissant des kilomètres de galeries vides. Ces dernières connaissent alors plusieurs usages. Elles sont d’abord louées à des champignonnistes qui en apprécient les constantes atmosphériques et l’aménagement tout en longueur (certains ont d’ailleurs pu s’installer avant même la cessation des exploitations). Puis elles sont utilisées - pour les mêmes raisons - comme mûrisseries de bananes et enfin comme caves à vins.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, qui voit la fermeture des champignonnières, les galeries ont aussi servi d’abris contre les bombardements.

Elle commence rue Gabriel Péri et se termine en impasse.Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.Elle mesure 50 mètres de long, mais seulement 4 mètres de large.

Elle a été percée vers 1910. Peu après (avant 1930), son tracé sera modifié par la création de la rue de la Galerie.

Son nom lui a été donné lors de sa création vers 1910.

Il a été choisi en référence à un lieu-dit voisin.

Le « Champ Cerizier » est un lieu-dit dont on trouve mention dès le 17ème siècle.

La place a été aménagée à l'intersection de la rue Pierre Poli et de l'allée de Billancourt.Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles.

Elle a été créée dans le périmètre de la ZAC Chabanne lors de la rénovation du quartier.

Son nom lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 20 février 1990.

Le nom a été choisi en référence à une petite île longtemps séparée de l'île Saint-Germain par un bras de la Seine.

L'Ile (ou îlot) Chabanne est la dernière des petites îles qui, de tout temps, se sont échelonnées dans le petit bras de la Seine le long de l’île Saint-Germain. Elle ne lui a été rattachée qu’au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Le nom a également été donné à une école maternelle (n° 55, rue Pierre Poli).

Elle commence rue Séverine et se termine allée des Petits Ménages.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.

Elle a été tracée dans le cadre des opérations d’aménagement de la ZAC Corentin Celton.

Son nom lui a été donné par la délibération du Conseil municipal du 4 février 1999.

Le nom fait référence à la chapelle voisine, qu’elle dessert.

La chapelle Saint-Sauveur a été construite en même temps que l’hôpital Corentin Celton et a été bénite le 19 novembre 1863 par l’archevêque de Paris. Œuvre de l’architecte Marcellin Vera, elle est de style néo-roman. Placée au centre de l’établissement, reliée aux autres bâtiments par des galeries à arcades, elle occupe un emplacement privilégié, sur la grande cour d’honneur, face au pavillon d'entrée.

La rue commence place Président Robert Schuman et se termine rue du Gouverneur Général Félix Éboué.Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches.Elle mesure 223 mètres de long.

Elle a repris le tracé d’un ancien chemin (sans doute antérieur au 17ème siècle) qui allait de la Grande Rue à la Seine, traversant le lieu-dit « Le Grand Abreuvoir ». Sa largeur est portée à 12 mètres suite à une délibération du Conseil municipal du 21 novembre 1857. Elle est aménagée en voie piétonne au début des années 1980.

Formant le prolongement de la rue Rouget de Lisle, elle porta comme celle-ci le nom de chemin de l’Abreuvoir (au début du 19ème siècle), puis de rue de l’Abreuvoir.

Le nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1906. 

Le nom a été choisi en souvenir de Jean-Baptiste Charlot, Maire d’Issy de 1888 à 1894. 

Jean-Baptiste Charlot est né en 1828 dans une famille de jardiniers et de maraîchers. Devenu à son tour maraîcher « primeuriste », il avait ses terrains dans la plaine (à l’emplacement de l’actuel héliport). Il possédait également un pavillon à proximité, en bordure de la rue à laquelle son nom a été donné. 

Personnage de premier plan dans la vie locale, il fut un temps président de la Confrérie de Saint Fiacre (qui regroupait les jardiniers). 

Il fut élu Maire en 1888. Mais il donna sa démission le 24 septembre 1894 à la suite de l’expropriation par la Ville de Paris de 63 hectares de terrains nécessaires à la création d’un champ de manœuvres militaires. 

C’est sous sa mandature que par une décision du Conseil municipal du 21 avril 1894, une vingtaine de rues de la ville a été débaptisée pour recevoir des appellations faisant référence à la grande tradition révolutionnaire. Cette décision, incarnation d’un courant républicain radical très fort en cette fin du 19èmesiècle, avait valeur de symbole. 

Jean-Baptiste Charlot est mort en 1906.

Il commence à l’angle de la rue Marcel Sembat et se termine à la limite de Clamart.Il est situé dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.Il mesure 158 mètres de long.

Il a été percé vers 1840. Voie à l’origine privée, elle a été classée voie communale en 1959.

Son nom lui a été donné vers 1840, lors de sa création.

Ce nom a été choisi en référence à la ligne de chemin de fer Paris Montparnasse - Versailles voisine.

La ligne de chemin de fer entre Paris et Versailles, dite « de l’Ouest », est mise en service le 10 septembre 1840, quelques années à peine après la création de la première voie ferrée en France. La gare de Clamart est, elle, ouverte le 11 octobre 1840.
Sa création contribue largement au désenclavement d'Issy-les-Moulineaux et à l'urbanisation de plusieurs secteurs de la ville. Elle est ainsi à l'origine du percement de quelques rues, et notamment de l’actuelle avenue du Général de Gaulle et du boulevard Voltaire.
A l’époque, son emplacement limitrophe d’Issy-les-Moulineaux aurait pu justifier qu’elle s’appelle « gare de Clamart - Issy ». A plusieurs reprises, le Conseil municipal en fait la demande, mais sans jamais obtenir gain de cause.
En fait dès la fin du 19ème siècle, cette gare et cette ligne de chemin de fer perdent de leur importance dans la vie de la commune par suite de l'ouverture d'autres lignes et d’autres gares (les lignes Puteaux Champ de Mars en 1889, Invalides Versailles en 1900) et surtout, plus tard, du fait du prolongement de la ligne de métro en 1934 (jusqu'à la station Mairie d’Issy).

La rue commence rue Georges Marcel Burgun et se termine rue Jules Guesde. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort.Elle mesure 230 mètres de long.

Elle a été percée au début du 19ème siècle. « Voie particulière » en 1870, elle est  classée dans la voirie urbaine en juillet 1934. Son tracé forme alors une ligne brisée, englobant l’actuelle rue Georges-Marcel Burgun et la partie est de la rue de l’Abbé Derry d’aujourd’hui. Elle prend son parcours actuel lors du réaménagement du quartier en 1949.

Elle portait anciennement le nom de rue de la Barre, peut-être en référence à « une maison et clos » voisins du même nom (17e siècle).

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

Le nom a été choisi en souvenir de Jean François Lefebvre, Chevalier de la Barre (1747 – 1766), figure symbolique des combats des philosophes au 18ème siècle.

Le Chevalier Jean-François de la Barre naît  en 1745 à Férolles en Brie,  Il est accusé d'avoir tenu de lectures séditieuses et d'avoir endommagé volontairement un crucifix. Le 9 août 1765, le crucifix de bois qui ornait le Pont Neuf fut tailladé. Une grande émotion souleva les habitants d’Abbeville, émotion exacerbée par l’évêque d’Amiens qui lança un monitoire ordonnant aux fidèles de révéler tout ce qu’ils savaient. Certains fidèles se souvinrent que de jeunes fêtards n’avaient pas salué la procession religieuse lors de la dernière Fête Dieu, et que des chansons impies avaient été chantées. En dépit de l’alibi qu’il produit pour la journée du 9 août, la découverte dans sa chambre de livres interdits dont le Dictionnaire philosophique de Voltaire fit de lui un coupable idéal. Les juges d’Abbeville statuèrent sur le crime d’impiété pour de la Barre et ses deux amis : l’un âgé de 15 ans ne sera condamné qu’à une amende, l’autre s’enfuit en Hollande. De la Barre  est  torturé et mis à la question. Le 28 février 1766 il est  convaincu d'irréligion par ses juges et condamné à avoir le poing coupé, la langue arrachée, avant d’être brûlé vif. Il  fait appel de ce jugement devant le parlement de Paris, sa peine étant transformée en… décapitation suivie de bûcher… Il est exécuté le 1er juillet 1766, le Dictionnaire Philosophique saisi étant lui aussi jeté aux flammes à ses côtés. C'est Voltaire qui s'emploiera à réhabiliter le Chevalier de la Barre, défendant sa cause avec la même fougue que dans l'affaire Calas.

Le nom est également celui d’une rue voisine de la commune de Vanves, située aujourd’hui dans l’axe de la rue de l’Abbé Derry, et autrefois dans le prolongement de la rue de la Barre.

La rue commence rue Jules Guesde et se termine rue du Moulin-de-Pierre.Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort.Elle mesure 160 mètres de long et 4 mètres de large seulement.

Elle a été percée au tout début du 20ème siècle.

Le nom actuel lui a été donné vers 1905.

Le nom a été choisi du fait de la proximité de la rue « de Chevreuse », ancien nom de la rue Jules Guesde – empruntée pour se rendre dans la Vallée de Chevreuse.

Au Moyen-Âge, le fief de Chevreuse couvre une superficie particulièrement étendue. La tour de la forteresse fait partie d'une ligne de défense qui, s'appuyant sur Montlhéry, surveille la route de Paris à Orléans.La seigneurie acquise par Anne de Pisseleu, favorite de François 1er est érigée en duché en 1545. Quant à la ville, elle est acquise par Louis XIV en 1692.En 1789, la première municipalité est présidée par Fabre d'Églantine. Le site inspire de nombreux peintres au 20ème siècle, notamment Foujita.

Elle commence boulevard Gallieni et se termine rue Roger Salengro. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.Elle mesure 230 mètres de long.

Elle est percée en 1885 par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud qui ouvre un lotissement dans le quartier. Elle est alors une voie privée et une association syndicale des propriétaires dite « Allée des Citeaux » est créée en 1926. Elle a été transférée dans la voirie communale en 2000.

Son nom lui a été donné un peu avant 1890 par le Comptoir Central de Crédit qui l’a créée.

Le nom a été choisi en référence à un ancien lieu-dit voisin.

On trouve mention de ce lieu-dit dans les textes anciens dès le 14ème siècle. Il semble alors situé un peu plus au nord, dans la plaine marécageuse, souvent inondée. Le nom proviendrait d’ailleurs de « cistelle » qui désigne une herbe des marais. En toute hypothèse, il ne renvoie pas à la célèbre abbaye de Cîteaux (avec un accent circonflexe), comme la similitude des dénominations aurait pu le laisser croire au premier abord.

La rue commence rue Barbès et se termine rue du Chemin Vert.Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort.Elle mesure 396 mètres de long.

Elle a été percée en application de la délibération du Conseil municipal du 29 novembre 1928, prise dans le cadre de l’aménagement de la zone du Fort. 

Elle était désignée, lors de l’aménagement de la zone, sous le nom de « voie n° 19 ».

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 30 novembre 1930.

Le nom a été choisi en hommage à Claude Bernard (1813 - 1878), physiologiste  et philosophe français, fondateur de la médecine expérimentale.

Claude Bernard naît à Saint Julien en 1813. Après des études tournées vers les sciences, il entre comme préparateur dans une officine. Il s’inscrit à l’école de médecine et obtient son diplôme en 1843. Il obtient un poste au laboratoire du Collège de France. Il commence alors une longue période de publications qui vont le rendre célèbre et en faire le père de la physiologie moderne.  Il s'est intéressé au processus de la digestion, a mis en évidence la fonction du foie,  le rôle du pancréas dans la digestion des corps gras. Il a étudié le suc gastrique et l'action du curare. Il est l'auteur de nombreux ouvrages scientifiques.  Ses méthodes de travail ont eu une grande importance dans l'évolution des sciences expérimentales. En 1854, il est élu à l’Académie des Sciences et accepte la chaire de physiologie expérimentale de la Sorbonne. De 1855 jusqu’à 1868, il sera membre du Collège de France avant d’être nommé au Muséum d’Histoire Naturelle en même temps qu’il entre à l’Académie Française. A sa mort en février 1878, Gambetta demande pour lui des funérailles nationales, ce qui constituait une première pour un scientifique.

La rue commence rue du Quatre Septembre et se termine rue Georges Marie.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.Elle mesure 163 mètres de long.

Elle a été percée en 1931 - 1932 lors de la construction du groupe d’immeubles qui l’entoure. Ces immeubles sont très représentatifs de l'architecture de l’époque. C’est une voie non ouverte à la circulation.

Son nom lui a été donné lors de sa création par l’entreprise qui a construit le groupe d’immeubles : la « Société des Anciens établissements C. Matrat et Cie.».

Ce nom a été choisi en souvenir de Claude Matrat, ancien propriétaire du terrain.

Claude Matrat est un maître-ferronnier, entrepreneur de constructions métalliques. Il est le fondateur, en 1924, de la Société « C. Matrat et Fils », qui, sous une autre raison sociale, fera construire l’ensemble immobilier qui porte son nom, sur un terrain qui lui appartenait.
Il est mort à Paris le 4 août 1925.

Le nom est également donné au groupe d’immeubles, souvent désigné sous l’appellation «ensemble Matrat-Voisembert» (Jules-Édouard Voisembert étant l’associé de Claude Matrat dans l’opération).

Elle commence place de l'Église, à l’angle de la rue Jules Guesde, longe l'église et se termine en impasse.Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort.Elle mesure 65 mètres de long.

Elle a été percée avant le 17ème siècle.

A cette époque, elle forme la limite de l’enclos paroissial et entoure l’église ; mais dès le milieu du siècle suivant, elle se termine en impasse.

Elle prit anciennement le nom de rue du Cimetière, celui-ci étant à l'origine implanté tout autour de l’église.

Le nom actuel lui a été donné dès le 17ème siècle.

Ce nom, dont la signification reste obscure, fait peut-être référence aux cloches de l’église voisine…

Elle commence rue Marcel Miquel et se termine en impasse.Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles.Elle mesure 41 mètres de long.

Elle a été percée à la fin du 19ème  siècle par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud.

Son nom lui a été donné par le Comptoir Central de Crédit.

Ce nom a été choisi en référence à l’ancien clos des Moulineaux voisin.

Ce clos était un des éléments principaux de l’ancienne Ferme des Moulineaux (voir notice). Les Chartreux qui en étaient propriétaires, ont fini de l’aménager au milieu du 15ème siècle. Il était essentiellement traité en verger.
Pour être le plus important, il n’était pas le seul clos établi dans ces lieux. Dans les environs se trouvaient également le clos du Moulin et le clos de Maître Gilles par exemple.

La rue commence rue d'Alembert et se termine rue du Moulin-de-Pierre.Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort.Elle mesure 84 mètres de long.

Elle a été percée vers 1900.

Son nom lui a été donné dès sa création vers 1900.

Le nom fait vraisemblablement référence à l’ancien propriétaire et à sa famille.

La rue commence rue d’Oradour-sur-Glane et se termine rond-point Victor Hugo.Elle est située en bordure de la Ville de Paris et du quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.Elle mesure 620 mètres de long.

Elle a été créée dans le cadre de l'aménagement de la "Plaine de Vaugirard".

Elle avait provisoirement été dénommée « AM/15 », lors des travaux d’aménagement.

Le nom actuel lui a été donné en 1975.

Le nom a été choisi en hommage à Pierre Avia (1888 - 1956).

Pierre Avia naît au Mans en 1888. Il devient le plus jeune capitaine de l’Armée Française durant la guerre de 1914 - 1918. Pendant l'Occupation allemande,  Pierre Avia fut sous-chef, puis chef d’état major des Forces françaises Intérieures (FFI) de l’Ile-de-France. Il meurt en 1956.

Elle a été aménagée à l'intersection de la rue Henri Mayer et du boulevard Gambetta.Elle est située dans le quartier Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.

Elle a été créée en 1883 - en même temps que la rue Henri Mayer.

Elle a été inaugurée le 8 mai 1994.

Son nom a été choisi pour rendre hommage aux soldats de la Guerre d’Indochine (1946 - 1954).

Après la Seconde Guerre mondiale, les guerres d'Indochine durèrent 9 ans, et marquèrent le début de la fin de l'empire français avec la décolonisation. En 1945, les Japonais ont donné l'indépendance, mais le 2 septembre Ho Chi Min chasse l'empereur Bao daï et proclame la république : il ne veut rien devoir aux japonais. La France va chercher à reconquérir le territoire à partir de la Cochinchine et des négociations vont intervenir avec Ho Chi Min qui contrôle le Tonkin. En mars 1946, les accords signés reconnaissent le territoire comme un état libre dans l'union française. La France proclame cependant en juin 1946 la république de Cochinchine. Entre novembre et décembre 1946, c'est le début de la guerre d'Indochine. Le Tonkin est bombardé, et la France négocie avec l'empereur du Annam auquel elle reconnaît l'indépendance du Tonkin, d'Annam et de la Cochinchine. Le Vietnam reste dans l'union française tandis que le Laos et le Cambodge sont indépendants. En 1949, Ho Chi Min reçoit l'aide de la Chine devenue communiste. Cette date marque le début d'une internationalisation du conflit et une étape importante de « la guerre froide » entre l'occident et les régimes communistes. En 1954, la France perd définitivement la guerre d'Indochine avec la chute de Dien Bien Phu, ce qui aboutit à l'indépendance du Vietnam qui restera cependant coupé en deux.

La place abrite un monument aux morts pour la France en Indochine et en Corée.

La voie commence allée Sainte Eudoxie et se termine allée des Moulineaux.Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles.Elle mesure 310 mètres de long.

Elle a été percée en 1990 - 1991 lors de l’aménagement du quartier dans le périmètre de la ZAC Chabanne. Elle surplombe de quelques mètres le petit bras de la Seine. C’est  une voie piétonne, non ouverte aux voitures.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 20 février 1990.

Le nom a été choisi en souvenir de Jean-Constant Pape (1865 - 1920), peintre paysagiste régional.

Né à Meudon, Jean-Constant Pape (14 mars 1865 – 22 octobre 1920) habite de 1871 jusqu'à sa mort à Clamart, avenue Schneider. Dans sa jeunesse, la maison, transformée en guinguette par son père, est fréquentée par les peintres Français et Guillemet (entre autres) dont il devient l’élève. Plus tard, à la charnière du siècle, il fait la connaissance des impressionnistes. Il acquiert ainsi un « métier » qu’il sait exploiter en pratiquant la restauration de tableaux.
Dans ses œuvres, il représente souvent sa ville natale et les communes voisines : Clamart, Issy, Meudon… Elles évoquent un monde familier, quotidien et témoignent d'un sens de l’observation minutieux.
Son talent est reconnu : de 1886 à 1920, il participe régulièrement au Salon des Artistes Français. En 1895, il obtient la Médaille de 3ème classe et en 1913, la Médaille d’Or pour son envoi intitulé « Les Brillants à Meudon ».
A six reprises, les tableaux exposés représentent Issy-les-Moulineaux. La ville a d'ailleurs acquis certains d’entre eux : « Vieille Carrière à Issy » (1905), « La Seine à Issy » (1907) qui sont conservés à l'Hôtel de Ville.
Parallèlement, Constant Pape a réalisé de grands panneaux décoratifs pour plusieurs mairies de la région parisienne (Clamart, Aubervilliers…). L'une de ses fresques (à Villemomble) a été inscrite par les Monuments Historiques à l'inventaire supplémentaire des objets mobiliers en 1986.

La voie longe à son extrémité ouest un bâtiment de bureaux d’une grande originalité (ancien siège social de l’Agence de Communication et de Publicité BBDO – Paris) réalisé par Jean Nouvel en forme de bateau ancré sur les bords de la Seine.

Il s’étend entre la place Paul Vaillant-Couturier et se termine passage Nicolas Stenon.Il est situé dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Il mesure 100 mètres de long et 30 mètres de large.

Il a été créé au tout début des années 2000.

Son nom lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 21 janvier 2002.

Ce nom a été choisi du fait de la proximité de l’hôpital et de la station de métro, dénommés Corentin Celton en hommage à un ancien employé de l'hôpital fusillé pendant la Seconde Guerre mondiale.

Employé à l'Assistance Publique en qualité d'agent hospitalier, Corentin Celton (1901 - 1943) est affecté à la Maison de Retraite des Ménages à Issy-les-Moulineaux en novembre 1934. Il exerce très tôt des activités syndicales et devient Secrétaire du Syndicat des Services Publics de Santé en 1935.
Mobilisé pendant la guerre, il obtient la décoration de la Croix de Guerre. Mais après l'armistice, il est révoqué pour son activité politique et syndicale. Il entre alors dans la Résitance.
Il est arrêté en mars 1942. Après 16 mois de détention, en juillet 1943, il est condamné à 4 ans de prison. Les autorités d'Occupation font cependant casser le jugement, et la peine de prison est transformée en condamnation à mort le 20 décembre 1943. Il est fusillé le 29 décembre 1943 au Mont -Valérien.

Le nom avait déjà été donné à l’hôpital voisin (le 9 février 1945) et à la station de métro toute proche (le 15 septembre 1945) ; il désigne également tout le quartier environnant.

Le parvis dessert l’hôpital (ancien Hospice des Petits Ménages fondé à Paris et transféré à Issy-les-Moulineaux en 1863).

La rue commence rue Séverine et se termine en impasse.Elle est située dans le quartier Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.Elle mesure 75 mètres de long.

Elle a été percée au cours des années 1910 - 1920, dans le cadre du lotissement de l’ancienne propriété de la Congrégation des Sœurs de la Retraite Chrétienne. La réalisation pendant les années 1950 de l’ensemble immobilier entre la rue Séverine et la rue Foucher-Lepelletier l’ampute de toute sa partie nord.

Elle était désignée, lors des travaux de lotissement, sous le nom de « voie B ».

Le nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 30 novembre 1930.

Le nom a été choisi en hommage à Georges Victor Marcel Moinaux dit Courteline (1858-1929), écrivain et auteur dramatique français.

Georges Moinaux naît à Tours le 25 juin 1858. Son père José Désiré Moinaux dit Jules Moinaux est sténographe au palais de justice, chroniqueur à la gazette des Tribunaux, humoriste et auteur dramatique. Courteline connaît d'abord une expérience militaire de courte durée. Ensuite, grâce aux relations de son père, il devient fonctionnaire, au ministère des Cultes pendant 14 ans. Avec son ami Flourens, il fonde la revue Paris moderne (revue de poètes) sous le pseudonyme de Georges Courteline. Il y publie des poèmes érotiques. Il s'inspirera régulièrement de son expérience professionnelle pour créer ses pièces. Dès ses premiers écrits, les Gaietés de l'Escadron, Le Train de 8 h 47, Lidoire, Messieurs les Ronds de Cuir, Boubouroche, Courteline choisit les cibles sur lesquelles il ne cessera d'exercer ses talents : l'administration et ses employés, les bureaucrates, la petite bourgeoisie. Dans ses pièces de théâtre, il développe peu à peu une verve satirique, plus ironique que méchante. Il écrit ensuite Un client sérieux, le Gendarme est sans pitié, Les Balances. Parallèlement, il écrit des pièces sans prétention (si ce n'est celle de distraire) : La Peur des Coups, Monsieur Badin, Le Commissaire est bon enfant, etc.… Son répertoire rentre à la Comédie Française dès 1905. En 1926, il est élu membre de l'Académie Goncourt. Il meurt le 25 juin 1929.

Elle commence rue d'Estienne d’Orves et se termine rue Roger Salengro.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.Elle mesure 105 mètres de long.

Elle a été percée en 1885 par le Comptoir Central de Crédit, qui ouvre un lotissement dans le quartier. Elle est restée voie privée jusqu’en 2000.

Son nom lui a été donné par le Comptoir Central de Crédit lors de sa création en 1885.

Le nom a été choisi en référence à un ancien lieu-dit voisin.

Le lieu-dit des Coutures est mentionné dans des documents depuis le 17ème siècle.
Le nom serait une ancienne forme du mot « cultures ». Il est parfois utilisé pour désigner un territoire un peu pus vaste : « la plaine des coutures » - où prédominent les jardins maraîchers à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle.

D

La rue commence rue du Gouverneur Général Félix Éboué et se termine avenue Victor Cresson.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.Elle mesure 327 mètres de long.

Ouverte vers 1855, elle est d’abord une « voie particulière ». Elle s’arrête au croisement avec l’actuelle rue Hoche, avant que le 17 mai 1875 une commission d’enquête décide son prolongement. Celui-ci se concrétise à la fin des années 1880.

Elle prend initialement le nom de rue des Entrepreneurs.

Son nom actuel lui est donné par délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

Ce nom est choisi en hommage à Georges Danton (1759 - 1796), homme politique de la période révolutionnaire.

La rue commence boulevard Rodin et se termine rue de l'Égalité.Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.Elle mesure 380 mètres de long.

Elle a été percée entre 1900 et 1905.

Son nom lui a été donné au moment de sa création, vers 1905.

Le nom a été choisi en souvenir des combats en 1870 - 1871 à Issy-les-Moulineaux lors de la guerre contre la Prusse et de l’insurrection de la Commune de Paris.

Pendant la Guerre de 1870 et les événements de 1871, le Fort d’Issy est le pivot du dispositif de défense militaire de Paris. Il constitue ainsi un des enjeux des combats, ce qui a pour effet de transformer en champ de bataille les versants du coteau qu’il surplombe.
Au début de l’année 1871 en particulier, ils sont ainsi d’abord pilonnés par l’artillerie. Puis fin avril début mai, l’armée des Versaillais, après avoir enlevé d’assaut Les Moulineaux, lance son attaque. Elle ne parvient à s’emparer de ces pentes qu’au prix de combats particulièrement durs et meurtriers. À l’issue de la lutte, le parc du château et ses environs, aux trois-quarts rasés, portent témoignage de la violence des affrontements.

La rue commence rue du Gouverneur Général Félix Éboué et se termine rue Danton.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 76 mètres de long.

Son nom lui a été donné en 1914 avec la constitution d’une Association syndicale des propriétaires, dite « rue Delahaye ».

Le nom a été choisi en souvenir de la famille Delahaye, ancien propriétaire du lieu.

Ces propriétaires (de la fin du 19ème siècle) étaient-ils liés à la famille de la Haye, famille de grands bourgeois parisiens possesseurs du fief de Vaudétard aux 16ème et 17ème siècles, ou, plus vraisemblablement, à Constance et Pierre Delahaye, héritiers de Louis Bourgain, gros propriétaire isséen dans la 1ère moitié du 19ème siècle ?

La rue commence rue du Gouverneur Général Félix Éboué et se termine rue du Maréchal de Lattre de Tassigny.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.

Elle a été percée en 1740, sous la forme d’une allée plantée d’arbres conduisant au château des Princes de Conti. Elle avait été conçue par le Prince Louis-François pour rejoindre en ligne droite les berges de la Seine où il avait coutume d’aller chasser. Mais, suite aux réticences de l’abbaye de Saint-Germain des Prés, soucieuse de préserver ses droits seigneuriaux sur ses terres, il n’avait pu réaliser son projet que partiellement et elle a conservée sa longueur jusqu’à aujourd’hui. Un projet de prolongement jusqu’à l’actuel boulevard des Frères Voisin (objet d’une délibération du Conseil municipal du 9 février 1912) n’aboutit pas. En revanche la largeur de la voie était passée de 9 mètres à 10 mètres suite à une délibération du Conseil municipal du 6 novembre 1835.

Elle prend initialement le nom de rue du château (lors de sa création, dans le prolongement de la rue desservant l’ancien château des Conti - actuelle rue Auguste Gervais), puis dans le 1er quart du 19ème siècle, celui de rue des Prés.

Le nom actuel lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

Il a été choisi en hommage à Denis Diderot (1713 - 1784), philosophe et écrivain français, le maître d'œuvre de l'Encyclopédie et l'un des principaux représentants de l'esprit des Lumières.

Denis Diderot naît à Langres en 1713. Après des études chez les jésuites, Diderot renonce - en 1732 - à la carrière ecclésiastique et commence des études de mathématiques, de langues anciennes et d'anglais. Il donne des cours, vit d'expédients, et rencontre en 1742 Jean-Jacques Rousseau. En 1746, il publie ses Pensées Philosophiques ce qui lui vaut d'être taxé d'athéisme. C'est la même année que débute la rédaction par Diderot et d'Alembert de l'Encyclopédie qui absorbera Diderot pendant près de 15 ans. Diderot publie parallèlement divers ouvrages personnels, dont en juin 1749 un livre destiné à détruire les arguments qui prouvent l'existence de Dieu (Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient). Cette publication lui vaudra un séjour de plusieurs mois, en prison, à Vincennes. Diderot rédige ensuite quelques pièces de théâtre, des comptes rendus sur les salons de peinture de Paris et surtout, les romans les plus connus de son œuvre. Connu dans toute l'Europe, Diderot répond à l'invitation de Catherine II de Russie qui le convie à Saint-Pétersbourg en 1773 où il restera quelques mois. A partir de 1775, Diderot connaît des années difficiles : il se brouille avec Jean-Jacques Rousseau, il doit faire face à la maladie et à des deuils. Il meurt le 31 juillet 1784.

La rue commence place de la Résistance et se termine avenue de Verdun.Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles.Elle mesure 313 mètres de long.

Elle a été créée vers 1881-1882 par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud. Elle a été cédée à la commune, suite à une délibération du Conseil municipal du17 mars 1893.

Le nom actuel lui a été donné dès sa création en 1882.

Le nom a été choisi en hommage au Docteur Lombard (1795-1879), philanthrope isséen.

Le Docteur Lombard exerça sa profession pendant 50 ans à Issy-les-Moulineaux. Il y fit preuve de tant de dévouement qu’il mérita le nom de Médecin des pauvres de la commune. En témoignage de leur reconnaissance, un monument a été érigé à sa mémoire dans l’enceinte du cimetière par les habitants de la ville.

La rue dessert la Maison du Quartier de la Ferme et l’école des Ajoncs (au n° 33).

La rue commence rue Marcel Miquel et se termine avenue de Verdun.Elle est située dans le quartier La Ferme / Les Iles.Elle est longue de 198 mètres de long.

Elle a été percée à la fin du 19ème siècle.

Elle prit initialement le nom de « rue du Val » - ce qui pouvait entraîner une confusion avec la « rue du Val » de Meudon voisine.

Son nom actuel lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 30 novembre 1930.

Le nom a été choisi en hommage au Docteur Vuillième (1874 - 1928), médecin isséen.

Né le 21 août 1874 dans le Loir-et-Cher (à Savigny sur Brave), Jean-Baptiste Georges Vuillième s’installe à Issy-les-Moulineaux au n° 147 route des Moulineaux (actuelle avenue de Verdun). Praticien de valeur, il est nommé officier d’Académie. «[Son] dévouement et [sa] générosité ont été vivement appréciés de la population». (Délibération du Conseil municipal du 30 novembre 1930).

Le nom a également été donné à une rue de Meudon (entre la rue de Paris et la place du Val).

La rue commence rue du Chemin Vert et se termine rue Émile Duployé.Elle est située dans le quartier Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.Elle mesure 302 mètres de long.

Elle a été percée en application de la délibération du Conseil municipal du 29 novembre 1928, prise dans le cadre de l’aménagement de la zone du Fort.

Elle était désignée sous le nom de « rue n° 5 » lors des opérations d’aménagement.

Son nom actuel lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 23 juillet 1932

Le nom a été choisi en hommage à Louis Lazare (Ludwik Lejzer) Zamenhoff (1859 - 1917), linguiste polonais créateur de l’esperanto.

Ludwik Lejzer Zamenhoff (francisé Louis Lazare Zamenhof) naît le 15 décembre 1859 à Bialystok (actuelle Pologne) .Il fait très tôt dans son pays l’expérience des conflits linguistiques. Dès l'âge de 14 ans, il crée un projet de langue universelle qu'il commence même à enseigner à 19 ans. (Il est particulièrement doué pour les langues, puisqu’il maîtrise le russe, le polonais, l’allemand, l’hébreu et le Yddish).
Devenu médecin à Varsovie, il écrit à partir de 1887 des livres publiés sous le pseudonyme de Docteur Espéranto (« le Docteur qui espère »). Cette langue va prendre le nom du pseudonyme de son auteur : Esperanto. Malgré la censure du régime Tsariste, elle va se développer : en 1905 il y a 308 sociétés d’Espéranto dans le monde.
Le 9 août 1887, Louis Lazare Zamenhoff s’était marié avec Klara Silbernik, qui était devenue sa collaboratrice.
Il meurt le 14 avril 1917.

E

La rue commence rue Roger Salengro et se termine en impasse. Elle est située dans le quartier Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 56 mètres de long.

Elle a été percée à la fin du 19ème siècle par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud dans le cadre de ses opérations d’investissement immobilier.

Son nom lui a été donné vers 1900 par le Comptoir Central de Crédit.

Le nom a été choisi en référence aux établissements scolaires implantés à proximité.

Le groupe scolaire le plus proche de l’allée est celui qui a été construit au n° 41 de l’actuelle avenue Victor Cresson et qui abrite aujourd’hui une annexe du lycée polyvalent Eugène Ionesco. C’était dans les années 1950 l’école de garçons Anatole France à laquelle fut adjoint quelques années plus tard un Collège d’enseignement industriel.
Le premier édifice remontait aux années 1870 et était appelé « groupe des Moulineaux ». Il était principalement fréquenté par des enfants venant de la partie ouest de la commune. Le nombre des élèves augmentant sans cesse, il connut divers agrandissements jusqu’à ce que deux nouveaux bâtiments, abritant une école maternelle et une école de filles, lui soient ajoutés dans les toutes premières années du 20ème siècle.

La rue commence avenue Victor Cresson et se termine rue André Chénier.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 100 mètres de long.

Elle a été percée en 1931, lors de la construction des immeubles qui la bordent. Ceux-ci présentent des façades assez caractéristiques de l'architecture de l’époque. Elle est alors une voie privée et sera classée dans la voirie communale en 2000.

Son nom lui est donné lors de sa création par le constructeur de l’ensemble immobilier : la Compagnie d’Assurances « La Paix » (48 rue de la Victoire, Paris).

Ce nom est donné en hommage à Édouard Branly (1844 - 1940), universitaire et physicien.

Édouard Branly naît le 23 octobre 1843 à Amiens. En 1862, il part à Paris pour suivre math sup. au lycée Impérial Napoléon. Le 2 novembre 1865, il entre à l’École Normale Supérieure. Le sous-directeur pour les sciences est Louis Pasteur. En 1868, il est titulaire de 2 licences en Sciences Physiques et en Sciences Mathématiques, agrégé de l’Université pour les Sciences Physiques et Naturelles. Il sort premier de sa promotion. Le 26 décembre, il est nommé chef de laboratoire de Physique de l’École Pratique des Hautes Études. Il produit sa première communication à l’Académie des Sciences en 1869 sur le rayonnement solaire. Il s’intéresse à l’anatomie du système nerveux et en particulier aux mécanismes de transmission de l’influx nerveux au niveau des synapses. Ses observations l’amènent à étudier le problème des contacts électriques imparfaits ce qui le conduira à inventer en 1890 le premier détecteur efficace d'ondes électromagnétiques dans les fréquences radio. Il est ainsi à l'origine des travaux qui devaient permettre les premières transmissions de télégraphie sans fil par Marconi. En 1905, Branly invente la télémécanique. En 1911, il entre à l’Académie des Sciences. . Il poursuivra ses recherches et produira des communications scientifiques jusqu’en 1935. Il aura droit à des obsèques nationales à sa mort en 1940 (19 mars).

La rue commence Camille Desmoulins et se termine rue Maurice Mallet. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure 117 mètres de long.

Elle a été percée à la fin des années 1990 dans le périmètre de la ZAC Forum Seine.

Elle était appelée « mail M 4 » lors des opérations d’aménagement de la ZAC.

Son nom actuel lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 3 octobre 1996.

Ce nom a été choisi en hommage à Édouard Nieuport (1875 - 1911), pilote et avionneur, créateur d’une entreprise installée à Issy-les-Moulineaux.

Né à Blida (Algérie), Édouard de Niéport, dit Nieuport, suit dans sa jeunesse des cours à l’école Supérieure d’Electricité.
En 1907, à Suresnes, il est à la tête d’une petite fabrique de magnétos, bougies, et appareils électriques pour moteurs d’automobiles. Puis après avoir fait la connaissance des frères Voisin, il participe à la fabrication de moteurs d’avions. C’est d’ailleurs lui qui fournit l’allumage de l’aéroplane Voisin sur lequel est effectué le 1er kilomètre en circuit fermé à Issy-les-Moulineaux le 13 janvier 1908.
Conquis par l’aventure aérienne, il construit en 1908 un monoplan monoplace à fuselage entièrement entoilé, qu’il travaille à rendre plus fin, donc plus rapide. En 1909, il l’équipe d’un moteur de 28 CV à 2 cylindres opposés de sa conception. A diverses reprises, il vient effectuer ses essais sur le terrain d’Issy-les-Moulineaux. Les recherches qu’il poursuit lui valent plusieurs succès : nombreux records de vitesse successifs, record mondial de distance parcourue entre le lever et le coucher du soleil (1.225 kilomètres).

En 1911, il est mobilisé comme sapeur dans une escadrille de ses appareils, commandée par le lieutenant de vaisseau Delage. Dans le but de participer aux manœuvres des Ardennes, il arrive à Mourmelon le 9 septembre, venant d’Issy-les-Moulineaux aux commandes d’un monoplan muni d’un moteur Gnôme de 50 CV. Le 10, il part pour une séance de démonstration à Verdun où, devant le colonel Estienne et quelques officiers, il effectue un atterrissage impeccable malgré de mauvaises conditions atmosphériques. Voulant démontrer qu’il est capable de renouveler son exploit, il décolle de nouveau et monte à 800 mètres, coupe son moteur et commence une descente en spirale. Mais arrivé à la hauteur des arbres, une ravale de vent le fait passer au ras de l’un d’entre eux et son appareil est brutalement rabattu vers le sol. Nieuport est tué dans l’accident.
Son frère Charles reprend le flambeau de la société, et obtient dès 1912 ses brevets de pilote civil et militaire. Mais il meurt à son tour dans un accident d'avion le 24 janvier 1913.

En 1912, il avait transféré de Suresnes à Issy-les-Moulineaux, avec l’aide d’Henry Deutsch de la Meurthe, une usine qui lui survécut. Cette usine était située entre l’actuel boulevard Gallieni et la rue Camille Desmoulins, soit approximativement à l’emplacement de la rue qui porte le nom de son fondateur.
Pendant la Première Guerre mondiale, l’entreprise travaille pour la Défense Nationale. Elle réalise un petit avion de chasse appelé le « Bébé Nieuport » qui va connaître un succès retentissant. En 1920, elle forme la Société Anonyme Nieuport - Astra, après fusion avec la Société Astra, un des plus anciens et des plus importants constructeurs de dirigeables en France. Par la suite s’opèrent d’autres regroupements, avec de nouvelles firmes, comme la Compagnie Générale Transaérienne. Les appareils produits sont dorénavant connus sous le nom de « Nieuport - Delage ». En 1939, les politiques de nationalisation d’une part et de concentration de l’industrie aéronautique d’autre part provoquent la disparition de la Société Nieuport, absorbée par la S.N.C.A.S.O. (Société Nationale de Constructions Aéronautiques du Sud-Ouest).

La rue commence place Bachaga Boualam et se termine à la limite de Clamart.Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 720 mètres de long.

Elle existait sans doute d2jà au Moyen-Âge. Elle est restée mal entretenue pendant la majeure partie du 19ème siècle. En l’An X, c’est en effet encore un chemin qu’il apparaît « indispensable de réparer tant pour faciliter la récolte des vignes que pour amander (sic) les terres, ce chemin étant tellement dégradé qu’il est impossible d’y conduire des voitures sans courir les plus grands risques » (vœu du Conseil municipal du 1Elle existait sans doute déjà au Moyen-Âge. Elle est restée mal entretenue pendant la majeure partie du 19er fructidor An X). Sa largeur est portée de 3 mètres à 6 mètres suite à une délibération du Conseil municipal du 10 février 1836. Mais en 1858, il est toujours considéré « impraticable » par le Conseil municipal (Délibération du 24 février).

Elle porta successivement le nom de chemin des Monts, puis (par délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1877) de rue des Monts.

Le nom actuel lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894 (mais elle comprenait alors l’actuelle rue Pierre Brossolette).

Le nom a été choisi en référence à la devise de la République française (Liberté, Égalité, Fraternité).

La rue dessert l’église Saint-Bruno (au n° 14) et le cimetière - qui abrite plusieurs tombes et monuments de personnalités locales dont les noms ont été attribués à diverses rues de la ville (le Docteur Lasserre, Auguste Gervais...).

La place s’ouvre au carrefour des rues Minard, Abbe Gregoire, Jules Guesde et avenue Jean Jaurès.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.

Elle a été formée à une date indéterminée par la convergence de rues qui comptent parmi les plus anciennes de la ville.

Depuis une époque très ancienne, un gros orme était planté entre l’église et la maison forte seigneuriale qui lui faisait face ; non loin, devant la porte principale de cette dernière, se trouvait le pilori. C’était un lieu de réunions où l’on venait prêter serment, prendre des engagements entre maîtres artisans et apprentis ou entre vendeurs et acheteurs. Le parvis de l’église - voire l’église elle-même - accueillait, jusqu’à la Révolution, les assemblées communales, convoquées au son des cloches.

La place était à cette époque surélevée, avec un escalier qui permettait d’y accéder, notamment du côté de l’actuelle rue Minard.
Par la suite, elle se trouva complètement transformée - et en particulier élargie - par l’ouverture de l’actuelle rue de l’Abbé Grégoire, en 1863, et par la démolition des bâtiments qui la bordaient - dont le dernier était, sur le côté sud, un imposant et ancien « café-tabac » démoli à la fin des années 1960.

La place est pour la première fois éclairée au gaz à la fin des années 1850, suite à l’installation d’un bec de gaz payé par souscription publique.

Son nom lui a été attribué à une époque indéterminée.

Le nom a été choisi du fait de la présence, sur la place, de l'Église Saint-Étienne.

Sans doute fondée à une date très reculée (le culte de Saint-Étienne s'est répandu au 5ème siècle), l'église Saint-Étienne est citée dans un texte de 1084 qui donne à l'évêque de Paris le droit de nommer le curé d'Issy.
L'édifice actuel a été construit entre 1634 et 1645. Il a été béni par le nonce apostolique en 1661.

Son architecture se caractérise par ses formes de style roman - et cette survivance d’un style traditionnellement rattaché au monde des campagnes (par opposition au gothique, plus urbain) rappelle qu’au 17ème siècle Issy n’est encore qu’un gros bourg rural.
A l’exception d’un tympan sculpté de style roman également (12ème siècle), appelé le Christ aux Anges, le décor est d’une manière générale classique, de style ou d’esprit. Certains éléments : les deux bénitiers Renaissance, la cuve baptismale d’époque Louis XIV et les tableaux des chapelles latérales, sont protégés au titre des Monuments Historiques - comme le tympan d’ailleurs, classé le 17 juin 1905.

Sous la Révolution, l’église est momentanément fermée après que le prêtre constitutionnel alors en fonction ait donné sa démission le 11 novembre 1793. Elle subit alors quelques transformations : un autel de la Liberté y est élevé. Puis elle devient « Temple de la Raison » (en l’an II), « Temple décadaire » (de l’an VII à l’an IX), enfin « Maison commune » (en l’an X).
L'église est dévastée durant les évènements de 1871, tout comme la majeure partie de la ville. En 1872, sa réouverture au culte se déroule en présence du futur président de la République, le Maréchal de Mac Mahon.
L'église a été inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques le 10 avril 1929.

Le nom a également été donné jusqu’en 1894 à l’actuelle rue de l’Abbé Grégoire.

La place dessert l’église Saint-Étienne qui lui a donné son nom.

La rue commence rue Jeanne d’Arc et se termine rue d'Oradour-sur-Glane. Elle est située dans le quartier Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 110 mètres de long.

Elle a été percée à l’occasion de l’urbanisation du secteur qui a suivi la récupération de terrains longtemps occupés par une entreprise de transports puis, au cours des années 1960, par des ateliers de la société Télédiffusion de France.

Son nom lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 16 mars 2000.

Le nom a été choisi en hommage à Éliane Jeannin-Garreau (1911 - 1999), résistante isséenne, déportée durant la Seconde Guerre mondiale.

Éliane Jeannin-Garreau est née à Bayonne le 18 mars 1911. Après des études à l’école nationale des Beaux Arts à Paris, elle entre dans une banque, où elle participe à la rédaction du journal de l’entreprise. En juin 1940, elle adhère à l’appel du Général de Gaulle. Elle entre alors dans la Résistance, au sein de l’Organisation Civile et Militaire des Jeunes (OCMJ) créée par Charles Verny. Elle s’occupe, dans la presse clandestine, de la fabrication de faux papiers, et vient en aide aux juifs et aux personnes traqués par la police : son appartement d’Issy-les-Moulineaux constitue alors un lieu de réunions, un refuge pour les résistants et un dépôt d’armes ou de tracts.
Le 31 août 1943, elle y est arrêtée avant d’être livrée à la Gestapo. Incarcérée à Fresnes, elle est interrogée et torturée. Le 31 janvier 1944, elle est déportée au camp de Ravensbrück. En avril 1944, transférée à Holleischen (Tchécoslovaquie), elle prend une part active au sabotage du travail imposé par les usines d’armement Skoda. C’est à cette époque qu’elle fait la connaissance de Geneviève De Gaulle, nièce du Général De Gaulle, elle aussi déportée.
Le 5 mai 1945, le camp où elle est internée est libéré.
En 1991, elle publie « Ombre parmi les ombres, Chronique d’une Résistance». Le livre obtient le prix d’Histoire Générale de l’Académie française le 18 juin 1992. Elle publie également en 1994 un recueil de dessins sous le titre « les Cris de la Mémoire ». Elle décède le 15 juin 1999 à Issy-les-Moulineaux, et est enterrée à la date symbolique du 18 juin.
Lieutenant des forces françaises combattantes, Éliane Jeannin-Garreau était officier de la légion d’Honneur, décorée de la Croix de guerre avec palmes, et de la Rosette de la Résistance.

La rue dessert l’école élémentaire Saint-Exupéry (au n° 12).

La rue commence rue Tolstoï et se termine rue du Chemin Vert. Elle est située dans le quartier Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 390 mètres de long.

Elle a été percée en 1929 lors de l’aménagement de la zone du Fort.

Elle était désignée sous le nom de « voie n° 21 », lors de l’aménagement de la zone.

Son nom lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 30 novembre 1930, suite à la demande d’une école pratique de sténodactylo voisine.

Le nom a été choisi en hommage à Émile Duployé (1833 -1912), inventeur d'une méthode d'écriture sténographique.

Émile Duployé naît en 1833 à Liesse Notre Dame (Aisne). C’est un ecclésiastique. Il est l'auteur d’une méthode de sténographie qui fut très utilisée en France au début du 20ème siècle. Il a écrit une série de livres à ce sujet. Dans la première édition, la méthode fut nommée « Sténographie Duployé, écriture plus facile, plus rapide et plus lisible que toute autre, s'appliquant á toutes les langues ». Elle fut adaptée à dix-sept langues étrangères et lui permit d’obtenir la médaille d’or à toutes les Expositions Universelles, tant à Paris (1878-1889-1900) que dans le monde entier. Il meurt à quatre-vingts ans, le 9 mai 1912 à Saint-Maur. Il repose dans le petit cimetière de Notre-Dame de Liesse, auprès de la basilique. Une rue de Paris porte aussi son nom.

La rue commence rue Auguste Gervais et se termine rue Lasserre. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 147 mètres de long.

Elle est percée en 1906, approximativement à l’emplacement de « l’Allée haute » du parc du « Petit Olympe », propriété de la reine Marguerite de Valois, et plus tard parc du château des princes de Conti.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 4 juin 1907.

Le nom a été choisi en hommage à l’écrivain Émile Zola (1840 - 1902).

Émile Zola naît à Paris le 2 avril 1842, il a passé son enfance à Aix-en-Provence. D'abord employé de bureau, il lit beaucoup, écrit des poèmes, des contes. Il découvre au sein de la librairie Hachette où il est entré le 1er mars 1862, le monde de l'édition. Alors qu’il commence à publier, Contes à Ninon en 1864, puis La confession de Claude en 1865, iI devient journaliste et critique suite à son départ de la maison Hachette le 31 janvier. Il rédige Thérèse Raquin en 1867. Il continue à exercer sa verve satirique contre l'Empire dans divers journaux. Il dénonce dans ses articles « la dictature de César », la misère, les fastes qu’il juge honteux de la Cour à Compiègne, les spéculations immobilières et l'haussmannisation, les rigueurs du bagne et l'hypocrisie du clergé. Nombre de ces thèmes trouveront un écho dans les vingt romans qui seront publiés à un rythme régulier entre 1870 et 1893 : les Rougon Macquart. Zola publie dans l'Aurore le 13 janvier 1898 le célèbre article « J'accuse », en faveur de Dreyfus. Il est condamné par la justice et il s’exile en Angleterre. Il revient à Paris le 5 juin 1899 après que la cour de cassation a annulé le jugement condamnant Dreyfus. Il meurt dans la nuit du 28 au 29 septembre 1902 asphyxié dans son appartement. Zola est inhumé au Panthéon le 4 juin 1908.

Il commence rue de l'Égalité et se termine rue d'Erevan. Il est situé dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Il mesure 240 mètres de long.

Il a été créé sans doute dès le Moyen-Âge. Par la suite, il subit plusieurs amputations. A l’origine en effet, il se prolongeait, par un parcours en ligne brisée, jusqu’au chemin de Saint-Cloud actuel. Mais en 1869, le percement du futur boulevard Rodin lui fit perdre beaucoup de son utilité, d’autant que son tracé passait dorénavant au travers des carrières nouvellement creusées. Vingt ans plus tard néanmoins, il s’étendait toujours jusqu’au boulevard Rodin du côté de l’ouest.

Son nom lui a été donné à une époque indéterminée antérieure au 18ème siècle.

Ce nom fait référence à un ancien lieu-dit, « l'Espinette », situé au même emplacement.

Le nom d’épinette ne désigne pas l’instrument de musique (de la famille des clavecins), mais un cépage, plus couramment connu de nos jours sous le nom de pinot blanc. L'origine du nom serait liée à des broussailles d'épines : cultivées après défrichage, elles donnent un cru particulier, baptisé « épinette ».
Nul doute que le lieu-dit isséen « L’épinette », dont on trouve mention dès le 13ème siècle, était planté de ce cépage. Avec plus de 4 hectares, il aurait été au Moyen Âge le plus important vignoble du coteau.

Le nom était également porté par un petit sentier voisin (voir notice). Plus récemment, il a été donné à une école maternelle (7, rue Honoré Fragonard) et à une école élémentaire (38 bis rue d'Erevan), ainsi que, plus globalement,au quartier environnant.

La voie dessert l’école arménienne « Tarkmantchatz » (au n° 17 - 19).

Il commence rue d'Erevan et se termine en impasse. Il est situé dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Il mesure 22 mètres de long.

C’est un vestige de l’ancien tracé du sentier des Epinettes.
Il a été percé sans doute dès le Moyen Âge.

Son nom lui a été donné vers 1870.

Ce nom fait référence à un ancien lieu-dit, « l'Espinette », situé au même emplacement (voir notice sentier des épinettes).

La rue commence rue de la Défense et se termine place du Souvenir Français. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 330 mètres de long.

Elle a été percée vers 1905.

Elle prit anciennement le nom de rue du Plateau.

Le nom actuel lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 9 juin 1975.

Le nom a été choisi à la demande de la communauté arménienne d’Issy-les-Moulineaux pour « rappeler le souvenir de leur pays d’origine » (délibération du Conseil municipal du 9 juin 1976).

Erevan est en effet la capitale et plus grande ville de la république d'Arménie, située à 1000 mètres d'altitude. La ville constitue le plus grand centre industriel, administratif et commercial du pays. Erevan est le foyer de la culture arménienne et on y trouve notamment universités, théâtres, musées, opéra, et une grande bibliothèque. A l’encontre de nombreuses villes, Erevan possède son "certificat de naissance", dont l’authenticité ne prête à aucun doute. Une inscription cunéiforme gravée sur pierre sur ordre du roi Argishti I en 782 av J-C. indique que le roi Argichti construisit cette forteresse et la nomma Erebouni. Ce toponyme est l’origine étymologique du nom d’Erevan. La ville a été successivement sous l'emprise de divers peuples (dont les Romains, les Parthes, les Arabes…) avant de passer sous domination perse au 15ème siècle. Du 15ème au 17ème siècle, les Turcs et les Perses se disputèrent la suprématie sur la ville. Au début du siècle, Erevan n'était qu'une petite bourgade de province, aux portes de l'empire Russe. Entre 1918 et 1920, Erevan était le centre de l'Arménie indépendante. C'est tout naturellement qu'elle est devenue la capitale de la République Soviétique d'Arménie. Erevan conservera son statut de capitale au sein de la république issue de la dislocation de l'Union Soviétique. La ville recense plus de 1.200.000 habitants aujourd'hui.

La rue abrite l’école élémentaire des Épinettes (au n° 38 bis).

La rue commence Porte de Versailles (à Paris) et se termine place Paul Vaillant-Couturier. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 500 mètres de long.

Elle a été tracée, comme les voies qui la prolongent jusqu’à l’avenue de Verdun, sans doute dès l’Antiquité. C’est là en effet, à l’abri des crues de la Seine, que passe l’ancien chemin des hautes eaux. Il devient un des itinéraires empruntés par la voie romaine de Paris à Dreux bordée d’une nécropole (découverte en 1967 lors de la reconstruction de l’église Saint-Benoît). Aux 17ème et 18ème siècle, elle longe les résidences de campagne que se font construire de riches parisiens, grands parlementaires, magistrats, voire aristocrates. Avec le 1er Empire, elle devient Route Nationale - puis Route Royale ou Impériale (aujourd’hui R N n° 189).

Elle est successivement dénommée - comme la rue du Général Leclerc englobée dans les différentes appellations jusqu’en 1948 - « Rue Basse », ou « Grande Rue Basse » à la fin du 17ème siècle et « Grande Rue » à partir du milieu du 18ème siècle. Néanmoins, le début du 19ème siècle fait la distinction entre la « Route de Vaugirard » (de Paris jusqu’à l’actuelle rue Foucher-Lepelletier) et la « Grande Rue ».

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894. A cette date, la rue incluait également l’actuelle rue du Général Leclerc qui longe précisément le séminaire où Ernest Renan étudia.

Le nom a été choisi en hommage à Ernest Renan (1823-1892), philosophe et historien des religions, qui a étudié au Séminaire de Saint-Sulpice d'Issy en 1841 et 1842.

Né en 1823, à Tréguier (Côtes d’Armor), Ernest Renan est destiné dès l’enfance à la prêtrise. Il a dix-huit ans quand il entre au Séminaire d'Issy. Le lieu le marque durablement : bien des années plus tard, en 1883, dans ses "Souvenirs d'Enfance et de Jeunesse", il le décrit avec attendrissement. Il note avec une pointe d'humour que le bâtiment principal, ancienne demeure de la Reine Margot, fut transformé lorsqu’il reçut une affectation religieuse : « Les Vénus devinrent des Vierges ; avec les Amours, on fit des Anges". Il se montre plus touché par "le beau parc mystique d'Issy... Il a été, après la cathédrale de Tréguier, le second berceau de ma pensée. Je passais des heures sous ces longues allées de charmes, assis sur un banc de pierre, en lisant. C'est là que j'ai pris (avec bien des rhumatismes, peut-être), un goût extrême de notre nature humide, automnale du Nord de la France".
C'est là également, au Séminaire d'Issy, qu'il connaît la crise religieuse grave qui va décider du reste de sa vie. Dès 1845, il quitte l'habit de séminariste. La Révolution de 1848 l'amène à prendre des positions libérales qu'il défendra régulièrement. En 1860 et 1861, une mission en Palestine lui inspire son œuvre majeure : "L’histoire des origines du Christianisme". La parution du premier volume « La Vie de Jésus » en 1863 lui fait perdre son poste de professeur d'hébreu au Collège de France.
Après 1870, la IIIème République le comble d’honneurs. Il est réintégré dans son poste de professeur au Collège de France - dont il sera nommé administrateur en 1883. Quatre ans plus tôt, en 1879, il avait été élu à l’Académie Française.

Le nom de Renan a également été donné à l'école maternelle située dans cette rue (au n° 21).

La rue dessert le Collège Henri Matisse (au n° 27).

Il commence rue de la Défense et se termine rue d’Erevan. Il est situé dans le quartier Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Il mesure 50 mètres de long.

Il a été créé au début du 20ème siècle.

Aménagé dans une partie très pentue du coteau, il comprend 93 marches.

Au pied de l’escalier se dresse le Monument aux Morts Arméniens, à leur Peuple et à leurs Sacrifices (inauguré le 19 décembre 1982).

La rue commence rue du Gouverneur Général Félix Éboué et se termine boulevard Gallieni. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 317 mètres de long.

Elle a été percée au milieu des années 1870. Elle est alors une voie privée ; elle sera classée dans la voirie communale en 1930.

Elle prit initialement le nom de rue des Citeaux, par délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1877, par référence à un lieu-dit voisin.

Le nom actuel lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 21 juin 1949.

Le nom a été choisi en hommage à Honoré d'Estienne d’Orves (1901 - 1941), martyr de la Résistance, qui a habité Issy-les-Moulineaux de 1936 à 1938. Une plaque a été apposée sur l’immeuble ou il a vécu, rue Jules-Edouard Voisembert (n° 6).

Honoré d’Estienne d’Orves naît le 5 juin 1901 à Verrières-le-Buisson. Ancien élève de l'école Polytechnique, il entre dans la Marine.

C’est à cette époque, en 1936, qu’il s’installe avec sa famille à Issy-les-Moulineaux au n° 6 de la rue Jules Édouard Voisembert.
En 1940, il est lieutenant de vaisseau. Il se rallie à l'appel du Général de Gaulle et est affecté à Londres au service de renseignement de la France Libre. Il est envoyé en France en décembre 1940 avec comme mission de constituer un réseau qui prendra le nom de « réseau Nemrod ». Trahi et dénoncé par un de ses propres agents, il est arrêté par les Allemands le 21 janvier 1941.

D’abord transféré à Berlin, il est renvoyé en France et incarcéré à Fresnes. Le 13 mai 1941 s’ouvre le procès du réseau Nemrod. Accusé d'espionnage, il est condamné à mort avec d’autres résistants. Transféré à la prison de Fresnes, à la suite des attentats communistes de l'été 1941, et en dépit des démarches entreprises à Berlin pour obtenir une grâce, les condamnés sont exécutés au Mont Valérien le 29 août 1941.
Après la guerre, il sera nommé Compagnon de la Libération.

La rue commence rue Auguste Gervais et se termine avenue Jean Jaurès.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.Elle mesure 101 mètres de long.

Elle a sans doute été percée dès le Moyen-Âge.
Au 19ème siècle, elle est élargie à 7 mètres (suite à une délibération du Conseil municipal du 6 novembre 1835), et éclairée par deux becs de gaz payés par souscription publique.

Elle s’est à l’origine appelée « rue entre les deux églises », parce qu’elle reliait l’église Saint-étienne et la chapelle Saint-Vincent (située sur l’actuelle rue Marcellin Berthelot). Dès le 17ème siècle, elle prend le nom de « rue des Noyers » qu’elle conserve jusqu’en 1894.

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

Ce nom a été choisi en hommage à Etienne Dolet (1509 - 1546), imprimeur et humaniste.

Etienne Dolet naît le 3 août 1509. Il fait des études de droit à Paris pendant 5 ans. Il part ensuite pour l’Italie, à l’université de Padoue et à 21 ans, devient le secrétaire de l’évêque de Limoges, ambassadeur de France à Venise. Puis il poursuit ses études à Toulouse où il se fait vite remarquer par sa liberté de penser. Ainsi, à propos d'un édit contre les associations d'étudiants, il prononce deux discours dans lesquels il critique vigoureusement le parlement de Toulouse. Le scandale est tel qu'il est arrêté, et libéré quelques jours après grâce à l’intervention de puissants protecteurs. Il se réfugie à Lyon où il travaille plusieurs années comme correcteur dans une imprimerie. C’est à cette époque que les premiers livres en langue française sont imprimés. En 1538, il ouvre son propre atelier d'imprimeur à Lyon et il publie beaucoup. En 1542, il est arrêté sous l’accusation d’hérésie, emprisonné et livré à la Justice royale ; mais de nouveau le roi pardonne. Une machination est alors montée contre lui et il est de nouveau arrêté. Enfermé à la Conciergerie après diverses péripéties, il est accusé d'avoir publié des ouvrages de tendance réformée et des textes qui semblent contester l'immortalité de l'âme. Il est condamné à mort et brûlé avec ses ouvrages à Paris, place Maubert.

La rue dessert la Maison de Retraite Lasserre (au n° 3).

Il commence rue Antoine Courbarien et se termine boulevard Rodin, après avoir longé la commune de Clamart.Il est situé dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.Il mesure 151 mètres de long. 

Il a été percé à une date indéterminée (Moyen-Âge ?). Il parait être la continuation du Sentier des épinettes. En 1804, deux bornes y sont plantées pour fixer la démarcation avec Clamart. La voie est non ouverte aux voitures.

Il portait le nom de sentier des « étroites ruelles » au début du 19ème siècle.

Son nom actuel lui est donné au début du 20ème siècle - alors que sur le côté relevant de Clamart, il s'appelle « Sentier des Montquartiers ».

Le nom fait référence aux dimensions réduites de la voie.

La rue commence rue de la Galiote et se termine rue du Passeur de Boulogne. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure 60 mètres de long.

Elle a été percée en 2 étapes : à la fin des années 1990 dans le cadre de l’aménagement de la ZAC Garibaldi, et au début des années 2000 dans le cadre de la ZAC des Bords de Seine.

Elle était désignée sous le nom de « voie A3 » lors des opérations d’aménagement de la ZAC Garibaldi.

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 20 juin 1996, et - pour son prolongement - le 7 février 2002

Le nom a été choisi en hommage à Eugène Atget (1857 - 1927), photographe, ayant fait des prises de vues des vestiges du château des Conti en 1901.

Eugène Atget naît le 12 février 1857 à Libourne. Il est d’abord marin. Installé à Paris à partir de 1878, il se tourne vers l'art dramatique et sera acteur de seconds rôles au théâtre. Il s’essaie ensuite à la peinture sans grand succès avant d'adopter la photographie. D'abord « photographe pour artistes », il a ensuite réalisé des photographies sur les cultures populaires, les traditions, l'architecture, les jardins, les cafés et les marchés… Son projet est démesuré : photographier tout ce qui, à Paris, est artistique ou pittoresque. Il y consacre près de 20 ans de sa vie, photographiant notamment avec minutie la zone, le boulevard Masséna, la Poterne des Peupliers, la Porte de Choisy, etc.
C’est dans ce contexte qu’il vient à Issy-les-Moulineaux faire une série de clichés sur les derniers bâtiments qui subsistent de l’ancienne propriété des Princes de Bourbon-Conti, et plus particulièrement sur le château lui-même, en ruines.

Il s'est distingué en utilisant durant toute sa vie de photographe des plaques en verre au gélatino-bromure et un papier brillant albuminé, alors que ces procédés avaient disparu dès la fin de la Première Guerre mondiale. Son œuvre ne rencontre pas le succès de son vivant. Elle a été reconnue grâce à Bérénice Abott, qui, après sa mort, acquiert plusieurs milliers de ses clichés. En France, ses photographies sont conservées au Musée Carnavalet, à la Bibliothèque nationale de France, à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, à l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, et au Musée des Arts Décoratifs.
Eugène Atget meurt le 4 août 1927 à Paris.

La rue commence rue Michelet et se termine en impasse, rue du Quatre Septembre. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 210 mètres de long.

Elle a été percée vers le 17ème siècle. Elle fait alors partie d’un chemin rural.

Elle porta d’abord le nom de « chemin des glaisières » ou « chemin derrière les glaisières ». Elle s’appela ensuite « rue des carrières », par délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1877. Puis, après la construction de la Manufacture de Tabacs et le remodelage des rues environnantes, elle prit la dénomination de « ruelle d’Issy » - après accord entre les deux communes de Vanves et d’Issy dont elle forme la limite.

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 13 juin 1930, qui
« s’associ[ait] à un changement de nom [décidé] par le Conseil municipal de Vanves ».

Le nom a été choisi en hommage à Eugène Baudouin, maire de Vanves, de 1896 à 1900.

Né le 6 juin 1840 à Loudun (Vienne), Eugène Baudouin était professeur au Lycée Michelet. Il fut élu en 1896 Maire de Vanves, poste qu’il occupa jusqu’en 1900. C’est sous son administration que fut construite la mairie de Vanves actuelle.
Il était également Conseiller général du département de la Seine.
Il est mort le 10 janvier 1928 à Nice.

F

Il commence rue Rouget de Lisle et se termine rue Joseph Frantz. Il est situé dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Il mesure 350 mètres de long.

Il a été tracé en 2002, dans le cadre de l’aménagement de la ZAC Forum Seine. C’est une voie semi piétonne qui longe la ligne C du R.E.R.

Son nom lui a été attribué par délibération du Conseil municipal du 26 juin 2003.

Ce nom a été choisi en souvenir de Félix Amiot (1894 - 1974), avionneur ayant pratiqué les premiers essais de son AMIOT 01 sur le terrain d’aviation d’Issy-les-Moulineaux.

Félix Amiot naît le 17 octobre 1894, à Cherbourg. Dès 16 ans il travaille dans les secteurs de la mécanique, de l’outillage, de la réparation des moteurs. Avec l’aide de deux compagnons, il construit dès 1912, à Issy-les-Moulineaux son premier appareil. Il collabore ensuite avec Morane et Saulnier (qui furent eux-mêmes des constructeurs aéronautiques). A la fin de la guerre, il décide de s’installer à son compte et développe à Colombes une activité d’emboutissage et de constructions mécaniques (la Secm-Amiot), qui fabrique également des avions. Ceux-ci obtiennent de nombreux records du monde. En 1937, les établissements développés par Amiot n’échappent pas à la nationalisation des usines d’armement. Les avions Amiot détinrent de nombreux records du monde. En juin 1940, Amiot n’hésite pas faire détruire les centaines d'avions en construction dans ses diverses usines pour éviter que ceux-ci ne tombent aux mains des Allemands. Il se replie à Marseille et freine la production de son unité de Colombes située dans la zone alors occupée. Après la guerre il se reconvertira dans la construction navale à Cherbourg et développera la société des Constructions Mécaniques de Normandie. A la fin des années 1960, l’affaire des "vedettes lance missiles de Cherbourg", construites pour Israël, fera connaître mondialement ses chantiers navals. Ces vedettes, bloquées sous l’embargo de ventes de matériel militaire décrété par le général de Gaulle au lendemain de la guerre des 6 jours de juin 1967, sont quand même enlevées par les Israéliens. Il est mort en 1974 à Paris.

La rue commence rue Émile Duployé et se termine à la limite de Meudon. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 351 mètres de long.

Elle a été tracée à une date indéterminée, antérieure au 17ème siècle. Elle faisait alors partie d’un chemin dont l’actuel « chemin du moulin », de l’autre côté du fort, est un vestige et a gardé le nom. Elle a été classée dans les voies communales le 22 juin 1959.

Elle a longtemps porté son nom d’origine : « chemin du moulin ». Puis en 1877, elle a été rebaptisée « chemin des vallées ».

Son nom actuel lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 23 juillet 1932.

Ce nom a été choisi en hommage à Ferdinand Buisson (1841 - 1932), prix Nobel de la Paix.

Ferdinand Buisson naît à Paris en 1841. Il obtient l'agrégation de philosophie, en 1868, et, républicain, il se distingue en refusant de prêter serment à l'Empire, sous Napoléon III. De ce fait, il s'exile volontairement en Suisse. Il a exprimé aux premiers Congrès de la Paix à Genève en 1869 son désir de voir un jour « l'abolition de la guerre par l'instruction ». Après la défaite française de Sedan en 1870, il rentre en France et occupe successivement des fonctions de Chargé de mission au Ministère de l'Instruction publique, puis Directeur de l'enseignement primaire de 1879 à 1896, ce qui lui permet d'être un des principaux organisateurs de l'enseignement primaire en France et l’inspirateur des « lois Ferry » sur l’école publique. Il élabore un «Dictionnaire de Pédagogie » très représentatif de ce qui fut effectué en ce domaine pendant la IIIèmeRépublique. En 1896, il est nommé titulaire de la chaire de pédagogie de la Sorbonne. Il est élu député de Paris de 1902 à 1919 (sous l'étiquette « radical socialiste »). Pacifiste, il participe au Congrès de la Ligue internationale de la Paix qui s’était donné comme but la création des Etats-Unis d’Europe. Après la guerre, il soutient la Société des Nations et se consacre au rapprochement franco allemand. Son action lui vaut le prix Nobel de la Paix en 1927. Il meurt à Thieuloy Saint Antoine en 1932.

Elle commence rue de Meudon et se termine avenue de Verdun. Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les îles. Elle mesure 80 mètres de long et 4.50 mètres de large.

Elle a été percée vers 1900 par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud, qui avait entrepris le lotissement du quartier. Elle est restée voie privée jusqu’en 2000.

Son nom lui a été donné dès sa création par le Comptoir Central de Crédit.

Ce nom fait référence à l’importante Ferme des Moulineaux voisine (14ème - 19ème siècles).

Un grand domaine agricole a effectivement été constitué aux Moulineaux au Moyen-Âge. Il appartenait à une communauté de Chartreux, qui le développa à partir du 14ème siècle.

L’exploitation comportait notamment 54 arpents entourés de murs et plantés d’arbres fruitiers (donnant jusqu’à 80 000 fruits par an), des prairies, des pâtures, des labours, des vignes, un moulin, etc.
Les bâtiments étaient regroupés au fond de l’enclos.
Ils comprenaient un ensemble important de constructions : basse-cour, écurie, grange, grandes caves, ainsi qu’un « manoir et hôtel seigneurial ».
L’exploitation était confiée à un fermier (d’où le nom de « la Ferme »). Les noms de ces fermiers sont connus : la lignée des Marie s’y perpétua par exemple de 1666 à 1762.
La Révolution eut pour effet de chasser les moines. Pendant quelque temps, la ferme connut plusieurs propriétaires, dont (de 1803 à 1808 et à nouveau après 1814) le Maréchal Alexandre Berthier, Ministre de Napoléon 1er. Un peu plus tard, en 1857, elle fut vendue, ainsi que les terrains environnants, au Comptoir Central de Crédit, qui se lançait alors dans de vastes opérations immobilières.
Des exploitations agricoles n’en subsistèrent pas moins dans le quartier : au tout début des années 1960, l’on y trouvait encore une laiterie avec des vaches.

Le nom a également été donné au Parc de la Ferme (d’une superficie de 3.000 m²) desservi par l’allée et situé entre la rue du Viaduc et la place du 19 Mars 1962.

Elle commence rue Marcel Miquel et se termine rue de Meudon. Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles. Elle mesure 58 mètres de long et 4 à 6 mètres de large.

Elle a été percée à la fin du 19ème siècle par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud dans le cadre de ses projets de lotissement du quartier.

Son nom lui a été donné vers 1890 par le Comptoir Central de Crédit.

Le nom fait sans doute référence à un ancien lieu-dit de Meudon voisin.

Par le passé, la localité de Fleury dépendait pour partie de Clamart et pour partie de Meudon. Elle a été rattachée à cette dernière commune à la Révolution, non sans avoir été l’objet d’un litige avec Issy.
La première mention en est faite dans un document du 13ème siècle, sous l’orthographe de «Flory». De beaux domaines y ont par la suite été aménagés dans les hauteurs. L’historiographie locale a retenu les noms de leurs propriétaires les plus connus, parmi lesquels figurent la duchesse de Montesquiou, le marquis de Mirabeau (père du célèbre orateur des débuts de la Révolution), Jean-Jacques Rousseau (pour quelques jours) et enfin, à une époque plus récente, Isadora Duncan.

Elle commence allée de la Ferme et se termine en impasse (parc de la Ferme). Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles. Elle mesure 33 mètres de long.

Elle a été percée pour desservir le secteur central de la ZAC de la Ferme.

Son nom lui a été attribué en 1994.

Ce nom a été choisi en référence à la thématique de la flore et de la végétation en général, mise en avant lors de l’aménagement du quartier.

Elle s’ouvre entre la rue Camille Desmoulins et la rue du Passeur de Boulogne, le long du boulevard Garibaldi. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure 40 mètres de long.

Elle a été percée dans le cadre des opérations de la ZAC des Bords de Seine.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 4 avril 2002.

Le nom fait référence à un type de bateau naviguant sur la Seine.

Le foncet (ou « besogne ») est un bateau traditionnel de la Basse Seine. Long d’une soixantaine de mètres, il est équipé d’un très grand gouvernail et possède une cabine, la « travure », située sous la barre de ce gouvernail.

Elle commence allée des Coutures et se termine allée des Citeaux. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 88 mètres de long et 6 mètres de large.

Elle a été percée vers 1890 (en même temps que les allées des Citeaux et des Coutures adjacentes) par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud, dans le cadre de ses opérations d’investissement immobilier. Au début du 20ème siècle, les terres cultivées (des jardins maraîchers) prédominent encore sur le site.

Elle est restée voie privée - avec constitution d’une association syndicale dite « Allée de la fontaine » le 27 juillet 1926 - jusqu’en 2000.

Son nom lui a été donné par le Comptoir Central de Crédit lors de sa création.

Ce nom fait référence à un ancien lieu-dit voisin.

Sur les anciens plans et cartes de la commune, ce lieu-dit apparaît plus précisément sous le nom de « La Fontaine aux Juifs », terme qui est déjà cité dans des documents remontant à la fin du 14ème siècle.

Le nom a également été donné à une place située au carrefour des rues Minard et Général Leclerc, dans la partie Est de la commune.

La place occupe le carrefour formé par les rues Minard, du Général Leclerc, et de Vanves. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.

Elle existe vraisemblablement depuis le Moyen-Âge au plus tard. Elle a été le centre de sociabilité du quartier jusqu’à la création de l’actuelle place Paul Vaillant-Couturier au cours des années 1850.

Son nom lui a été donné au 19ème siècle sous la forme initiale de « carrefour de la Fontaine ».

Le nom fait référence à l’une des rares fontaines de l’ancien bourg.

La fontaine fut construite à la fin du 18ème siècle. Sa construction a été décidée par l’Assemblée municipale, afin d'approvisionner en eau le bas du village privé de puits. Les travaux commencèrent le 22 mars 1788.

L’eau provenait du rû de Vanves, qui prend sa source à Clamart avant de traverser le domaine des Princes de Condé (actuel Lycée Michelet). Dans les années 1860, un incident survint d’ailleurs, quand le jardinier du Lycée détourna la canalisation allant vers Issy au profit des bassins du parc !

La fontaine était initialement placée en bordure de la place, à quelques mètres de l'endroit où elle se trouve aujourd'hui. L’emplacement actuel, au centre du carrefour, n'a en effet été retenu que lors de sa reconstruction, en 1914, sur les plans de l’architecte Émile Delaire.

Le nom a également été donné à une allée, située plus à l’ouest dans la plaine, entre les allées des Coutures et des Citeaux.

La rue commence rue G. Péri et se termine en impasse devant l’une des entrées du Fort d’Issy. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 290 m de long.

Elle était déjà ouverte au 17ème siècle et faisait alors partie d’un chemin, le chemin du Moulin, qui se prolongeait - par-delà le Fort - jusqu’à la limite de Clamart.

Elle prend, après la construction du Fort en 1842, le nom de route du Fort d’Issy, avec les actuelles rues Auguste Gervais et Gabriel Péri dont elle est la continuation. Cette appellation voit progressivement sa portée se réduire jusqu’à ne désigner finalement que la rue actuelle.

Son nom lui a été attribué en 1842, lors de la construction du fort d’Issy.

Ce nom se réfère au Fort d’Issy, construit sur le point culminant de la ville.

Construit en 1842, le Fort d’Issy faisait partie de la ceinture des bastions édifiés autour de Paris pour en assurer la défense en cas d’attaque ennemie. Cet édifice avait une importance particulière car il surveillait la partie la plus faible des fortifications de Paris. La Seine interrompait en effet les fortifications continues élevées autour de la capitale, précisément entre Auteuil et Issy, vers le secteur dit du « Point du Jour ».

En 1870 - 1871, pendant la guerre contre la Prusse, le fort subit un véritable déluge de feu, lorsque les Prussiens déclenchent le bombardement sur Paris. Les troupes françaises s’y maintiennent néanmoins et ne l’évacuent que le 29 janvier 1871 à la suite de la capitulation générale.
Le 3 avril de la même année, le Fort se retrouve occupé par les premiers régiments de la Commune de Paris, partis à l’assaut de Versailles où s’était réfugié le gouvernement. Il est alors le théâtre de batailles acharnées entre les communards et les Versaillais et tombe en mai 1871.
A la fin des combats, le fort d’Issy était réduit à l’état de ruines.

La rue dessert l’école Justin Oudin (au n° 72).

La rue commence rue Jeanne d’Arc et se termine rue Ernest Renan. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 343 mètres de long.

Elle portait initialement le nom de rue de Javel (du nom du village voisin où elle menait).

Son nom actuel lui a été attribué par délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

Ce nom a été choisi en hommage à Edmond Foucher-Lepelletier (1809 - 1899), industriel propriétaire de la Manufacture de Javel voisine.

Né le 17 juillet 1809 au Havre, Edmond François Édouard Foucher-Lepelletier se destine d’abord à l’architecture (sans doute par tradition familiale). Mais c’est à Paris et comme industriel qu’il se fait rapidement une situation, puisque dès la fin des années 1830, il seconde et peu à peu remplace son beau-père à la direction de la grande « Manufacture de Javel ». Créée dès 1777 - 1778 sous les auspices du Comte d’Artois (futur Charles X) elle était située dans le hameau de Javel, alors compris dans le territoire d’Issy. Cette fabrique de produits chimiques (acides et sulfates) est évidemment surtout restée célèbre pour sa «lessive de javel », vers laquelle elle a orienté son activité après la Révolution.
Edmond Foucher-Lepelletier est à l’époque une personnalité, non seulement sur le plan communal, mais aussi sur le plan national. A partir de 1852, il siège au Conseil municipal d'Issy-les-Moulineaux. De 1852 à 1863, il est également député au Corps législatif.
Sa réussite industrielle lui vaut d’être décoré de la Légion d’Honneur le 15 avril 1851. Celle-ci lui est remise dans les locaux mêmes de son usine par le Prince Président Louis Napoléon Bonaparte (futur Napoléon III), comme en témoigne un tableau conservé dans la Galerie d’Histoire de la Ville au Musée français de la Carte à Jouer.

La villa commence rue du Moulin de Pierre et se termine en impasse. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 61 mètres de long.

Elle a été ouverte au moment de la guerre de 1914 - 1918. Ce fut d’abord un passage particulier, puis un « chemin » lorsque les riverains l’eurent étoffé.

Son nom lui a été attribué par délibération du Conseil municipal du 3 février 1920 - qui a ratifié une décision des riverains.

Ce nom a été choisi en hommage à Francisco Ferrer (1859 - 1909), homme politique espagnol.

Francisco Ferrer y Guardia naît le 10 janvier 1859 à Alella, petit village situé à quelques kilomètres au nord de Barcelone. Il travaille chez un marchand de draps, qui l’initie aux idées nouvelles et l’aide dans ses études. Devenu libre penseur et franc-maçon, Ferrer prend part, en 1886, à la révolte organisée par le général Villacampa au cours de laquelle les républicains tentèrent de renverser la monarchie et de proclamer la république en Espagne. L'échec de cette insurrection oblige Ferrer à s'exiler à Paris. Ferrer s’est associé au mouvement animé par des démocrates espagnols qui veulent retirer à l’église espagnole son hégémonie en matière d’enseignement. C’est donc en ce sens que Ferrer crée en 1901 une école à Barcelone (l’Ecole Moderne), multiplie les publications pédagogiques. L’ambition de Ferrer était de faire de cette école une sorte de Maison du Peuple permettant de favoriser l’instruction de tous. Le 31 mai 1906, jour du mariage du roi Alphonse XIII, un ancien employé de la librairie de l'École moderne lance une bombe sur le cortège. Après 13 mois d'emprisonnement, Ferrer est jugé et, devant l’absence de preuves, il est acquitté. Ferrer est ensuite accusé d'être l'instigateur de l'insurrection de 1909 à Barcelone, la semaine tragique, intervenue à l’occasion de la grève générale contre l’intervention militaire au Maroc. Ferre est jugé le 9 octobre 1909 par un tribunal militaire qui le condamne à mort après une parodie de procès. Ferrer sera fusillé.

G

La rue commence place du 11 Novembre 1918 et finit avenue de la Paix. Elle se situe dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 430 mètres de long.

La voie existe depuis le 17ème siècle, voire le Moyen-Âge. Elle prend une importance accrue après 1842 et la construction du Fort auquel elle conduit.

Elle s’appelle à l’origine « sente de Haidamille », qui est la dénomination du chemin dont elle fait partie. Puis à partir de 1842, elle prend le nom de « route du Fort d’Issy » (comme les actuelles rues du Fort et Auguste Gervais dont elle est la continuation), tandis que sa partie sud (après l’intersection avec la rue du Fort d’aujourd’hui) garde le nom de chemin des Haydamilles, puis de rue des Haydamilles (par délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1877). En 1894, elle change une nouvelle fois de dénomination : rue Barbès (par délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894).

Son nom actuel lui est attribué par délibération du Conseil municipal du 28 Juillet 1949 - en regroupant sous la même appellation deux parties des rues du Fort et Barbès.

Ce nom est donné en hommage à Gabriel Péri, Résistant, fusillé au Mont Valérien le 15 décembre 1941.

Gabriel Péri naît le 9 février 1902 à Toulon. Dès 1917, il adhère au parti socialiste, mais déçu par les hésitations du mouvement socialiste, il rejoint le nouveau parti communiste. Secrétaire général des jeunesses communistes en 1922, il débute dans le journalisme en écrivant dans l'Avant Garde, journal de la fédération. La virulence de son engagement lui vaut de connaître la prison en 1921, 1923 et 1929. On l’accuse de « complot bolchevique ».Membre du comité central du Parti Communiste français, battu aux élections de 1928 (dans le Var) et de 1930 (dans les Bouches du Rhône) il a été élu député de la Seine et Oise de 1932 à 1939.

Ébranlé dans ses convictions au moment de la signature du pacte germano soviétique, Péri reste cependant dans la ligne du Parti. Peu après la déclaration de guerre, le parti communiste est interdit et Péri perd son siège de député le 21 janvier 1940. Il rejoint rapidement la clandestinité. Il continue par ses écrits à stigmatiser et dénoncer l'action notamment de Laval, Déat, Brinon. Il est arrêté le 18 mai 1941 par la police française qui le livre aux Allemands.
Le 5 décembre 1941, alors qu’il a été porté sur une liste d’otages, ceux ci lui proposent la liberté, à la condition qu'il condamne les « actes terroristes ». Péri refuse. Il est exécuté par les Allemands au Mont Valérien le 15 décembre 1941.

La rue commence rue Gabriel Péri et se termine rue du Fort. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 130 mètres de long.

Elle a été créée au début du 20ème siècle, en annexant semble-t-il des tronçons du sentier de la Montézy et en se donnant les débouchés qu’elle a aujourd’hui.
C’est une voie privée : l’association syndicale dite « rue de la Galerie » est constituée le 27 juillet 1933.

Son nom lui a été donné lors de sa création et fait référence à une galerie creusée dans le sol voisin.

Quel type de galerie ce terme désigne-t-il ? Une galerie de carrière de calcaire - dont certaines ont pu être exploitées à ciel ouvert ? Ou une galerie souterraine d’adduction d’eau, qui dans le passé permettait d’amener l’eau des sources captées sur le plateau (notamment aux alentours du Fort) jusqu’aux fontaines du bourg et aux grandes propriétés voisines ?

La rue commence boulevard Garibaldi et se termine rue Eugène Atget. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure 170 mètres de long.

Elle a été percée dans le cadre de l’aménagement de la ZAC des Bords de Seine. Elle longe la ligne du tramway Tram Val de Seine.

Son nom lui a été attribué par délibération du Conseil municipal du 4 avril 2002 et fait référence à un type de bateau naviguant sur la Seine.

La galiote est un nom donné à plusieurs formes et modèles d’embarcation. En l’occurrence il désigne plus particulièrement un petit coche d’eau de Haute-Seine, d’une vingtaine de mètres de longueur.

Il commence à la limite de Paris et se termine carrefour de Weiden. Il est situé dans les quartiers : Centre Ville / Corentin Celton et Val de Seine / Les Arches. Il mesure 1210 mètres de long.

Il a été créé à la suite d’un projet présenté au Conseil municipal le 12 novembre 1871, dans lequel il possédait un tracé un peu plus à l’est venant aboutir au carrefour formé par les actuelles rues Diderot et du Gouverneur Général Félix Éboué. Vers 1910, il fait par ailleurs partie des premières voies de la commune à être éclairées à l’électricité.

Il a d’abord porté le nom de boulevard du Point du Jour (suite à une délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1877). A la même époque, il a pu être désigné sous le nom de boulevard du Viaduc d’Auteuil.

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 29 octobre 1916.

Il a été choisi en hommage à Joseph Simon Gallieni, ministre de la guerre et maréchal de France.

Joseph Simon Gallieni naît en 1849 à Saint-Béat (Haute Garonne). Après avoir fait l’école militaire de Saint-Cyr, Gallieni entre dans l’infanterie de marine. En 1870, il participe à la Bataille de Sedan. Nommé dans les colonies françaises au Niger, il négocie avec le Sultan Ahmadou, un traité accordant à la France le commerce du Haut Niger (1881). Puis il se rend au Sénégal, et au Tonkin où il lutte contre les pirates chinois puis consolide la présence française en organisant l'administration du pays. Son principal collaborateur est alors le commandant Lyautey. Il devient par la suite Gouverneur Général de l'île de Madagascar où il s'emploie notamment à pacifier la population ce qui lui vaudra la reconnaissance des malgaches. En 1908, il devient membre du Conseil de la Guerre. Le déclenchement de la 1ère guerre mondiale le ramène aux plus hautes responsabilités : il est nommé le 26 août 1914 Gouverneur militaire de Paris lorsque le Gouvernement quitte Paris pour Bordeaux. Commandant des troupes du camp retranché, chargé de la défense de la capitale, il est à l'origine avec Joffre de la mobilisation des « taxis de la Marne » et gagne ainsi les batailles de l'Ourcq et de la Marne qui sauveront Paris. Gallieni est nommé ministre de la guerre le 29 octobre 1915. Il démissionne en mars 1916, deux mois avant sa mort (à Versailles). C'est à titre posthume qu'il sera élevé en 1921 au rang de Maréchal de France.

Il dessert l’église Notre-Dame des Pauvres (au n° 27), la piscine municipale Alfred Sevestre - Forest Hill (au n° 70), la synagogue (au n° 72).

 

Le boulevard commence rond-point Victor Hugo et se termine place Paul Vaillant-Couturier. Il est situé dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Il mesure 350 mètres de long.

Il a été percé au cours des années 1870, d’après un projet conçu une dizaine d’années plus tôt. Il est alors classé « chemin de grande communication n° 53 ». A la fin du siècle, il est prolongé jusqu’à l’actuel rond-point Président Robert Schuman. (Cette partie prendra le nom de boulevard des frères Voisin en 1966).

Son nom lui a été attribué par délibération du Conseil municipal du 15 janvier 1883.

Le nom a été choisi en hommage à Léon Gambetta (1838 - 1882), homme politique républicain.

Léon Gambetta naît à Cahors le 2 avril 1838, fils d'un immigré italien. Aux élections de mai 1869, il est élu à Paris contre Carnot et à Marseille contre Thiers. Il choisit de devenir le représentant du quartier de Belleville. Le 4 septembre 1870, il proclame la république à l'Hôtel de Ville de Paris. Il est nommé Ministre de la Défense dans le Gouvernement de Défense nationale, et se montre partisan de la lutte à outrance contre les Prussiens. Léon Gambetta quitte Paris assiégé le 7 octobre 1870 pour organiser la résistance en province. Après la capitulation de Paris, il organise à Tours un nouveau gouvernement qui procède à des levées d'hommes et à des achats d’armes. Tours étant menacée, la délégation se retire à Bordeaux. Le 20 janvier 1871, Paris capitule. Leader de l’opposition républicaine sous l’Empire, il est le député du Bas-Rhin à l’Assemblée Nationale du 8 février au 1er mars 1871. A cette date, il refuse de signer le traité de paix et démissionne lorsque ses électeurs sont abandonnés à l’Allemagne. Il est élu député de Belleville le 3 juillet 1871. Après les élections de 1876, il devient le chef de file de la majorité républicaine. Il est successivement président de la Chambre des députés, puis Président du Conseil. Il meurt le 31 décembre 1882, à l'âge de 44 ans. Son cœur sera transféré au Panthéon, le 11 novembre 1920.

La rue dessert l’Espace Icare (au n° 31).

La rue commence rue Jean-Jacques Rousseau et se termine rue Aristide Briand. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure 100 mètres de long.

Elle a été percée vers 1900 par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud dans le cadre de ses opérations d’investissement immobilier.

Son nom lui a été attribué par le Comptoir Central de Crédit au moment de sa création et fait référence à la gare des Moulineaux voisine.

La gare des Moulineaux a été créée lors de l'ouverture de la ligne Puteaux - Champ de Mars, inaugurée le 1er mai 1889 en vue de l'Exposition Universelle.
Conçue dès 1887, la gare présente toutes les caractéristiques de l’architecture dite du « bâtiment - voyageurs » de la fin du 19ème siècle, avec ses deux étages, son toit brisé « à la Mansard » et son appareil de revêtement bicolore (briques rouges et chaînages de pierres). C’est la première gare isséenne. C’est aussi la seule qui ait survécu jusqu’à nos jours et elle est devenue un point de repère familier dans le quartier.
La ligne dans son ensemble comprenait 12 gares et il fallait environ une heure pour la parcourir. Elle reçut dès l’origine une double fonction : assurer à la fois le transport des voyageurs et celui des marchandises. Créée pour favoriser l’accès des visiteurs de l’Exposition au Champ de Mars, elle continua par la suite à être utilisée par les parisiens amateurs de promenades dans les communes des environs, puis par les employés des usines avoisinantes. Mais, pour ce qui est du fret, la ligne ne fut pas autant exploitée qu’elle l’aurait pu par les entreprises du secteur, dont assez peu finalement se sont raccordées à la voie. Celle-ci n’en avait pas moins été pourvue d’une importante gare des marchandises, implantée précisément aux Moulineaux.

Le nom a également été donné au chemin d’accès à la gare d’Issy sur l’ancienne ligne de chemin de fer Invalides Versailles (ligne C du R.E.R. d’aujourd’hui).

Il commence quai de la bataille de Stalingrad et se termine place Léon Blum. Il est situé dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Il mesure 710 mètres de long

Il a été percé un peu avant 1900 lors de la construction de la ligne de chemin de fer Invalides - Versailles (actuel RER C), dont il suit le tracé en contrebas. Un projet similaire existait déjà depuis une douzaine d’années et avait été soumis au Conseil municipal dans sa séance du 14 avril 1885.

Son nom lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 20 octobre 1903 à l’occasion de la visite du Roi d’Italie en France, en hommage à Giuseppe Garibaldi (1807-1882), patriote italien qui combattit pour l'indépendance et l'unité politique de l'Italie.

Giuseppe Garibaldi naît le 4 juillet 1807 à Nice D'abord marin, il s'intéresse très vite à la politique et adhère à une société secrète militant pour la création d'une république italienne. Il quitte l'Italie pour poursuivre ses activités révolutionnaires en Amérique du Sud, au Brésil et en Uruguay. En 1848, il revient en Italie et reprend son combat pour la libération et l'unification de l'Italie alors sous domination autrichienne. Il devient député républicain de l'assemblée constituée en janvier 1849. Vaincu par les troupes françaises, et recherché par les Autrichiens, il s’exile aux Etats-Unis. Revenu en Italie en 1854, iI s'allie avec le nouveau roi de Piémont Sardaigne, le libéral Victor Emmanuel II pour créer le royaume d’Italie. Devenu député, Garibaldi ne peut s'opposer à la cession de la Savoie et de Nice à la France, Garibaldi se retire de la vie politique du royaume et se met à militer pour que Rome devienne la capitale de l'Italie. Il échoue dans toutes ses tentatives armées pour prendre Rome, ses armées étant battues par les troupes papales et françaises. Rome sera cependant finalement annexée à l'Italie en octobre 1870. Il se battit ensuite, avec ses fils, pour la France contre les Prussiens en 1870-1871 et se fit élire député à l'Assemblée Nationale de Bordeaux, en février 1871. Il fut élu membre du parlement italien en 1874 à Rome et se vit octroyer, en reconnaissance de sa contribution à l'unité italienne, une rente. Il meurt le 2 juin 1882 à Caprera.

Le boulevard est bordé par l’ensemble dit des « Arches » aménagées sous le viaduc, dans lesquelles ont notamment été installés en 2001 - 2002 des ateliers d’artistes et des salles d’escalade.

 

 

La rue commence rue Rouget de Lisle et se termine rue Camille Desmoulins. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure 120 mètres de long.

Elle a été percée dans le cadre de l’aménagement de la ZAC multi sites Forum Seine.

Elle était désignée pendant les travaux d’aménagement sous le double nom de «mails M2 et M3».

Le nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 3 octobre 1996 et a été choisi en souvenir de Gaston (1882 - 1915) et René Caudron (1884 - 1959), pionniers de l’air, ayant installé une usine d’aviation à Issy-les-Moulineaux.

Fils d’un riche agriculteur picard, les frères Caudron ont leur avenir tout tracé : l’aîné, Gaston, est destiné au négoce de vin et le cadet, René, doit reprendre l’exploitation familiale.
Mais dès 1908, dans la ferme paternelle de Romiotte, les frères construisent un planeur avec l’aide du charron de la ferme et en 1909, René, se faisant remorquer par un cheval, survole les dunes du Crotoy. Puis ils équipent d’un moteur Anzani leur appareil qui réussit une série de lignes droites.
Les essais continuent. Ils construisent une usine à Rue, et ouvrent au Crotoy une école de pilotage d’où sortiront 30 pilotes brevetés. Une autre école de pilotage est créée à Issy-les-Moulineaux, à l'intersection des rues Rouget de Lisle et Camille Desmoulins, fin 1911.
Parti du terrain d’Issy, le 11 février de la même année, Robert Grandseigne effectue sur un appareil Caudron G1 le premier vol de nuit, ainsi que le premier survol de la capitale.
Pendant les années qui précèdent la Première Guerre mondiale, les deux frères construisent des avions, les G3, à l’origine de nombreux exploits : le record de France d’altitude le 15 avril 1913, le premier looping (par Pierre Chanteloup) le 20 novembre à Issy. C’est également en 1913 que les Caudron livrent à la Chine la première escadrille, composée de 12 avions.
La guerre éclate. L’établissement de Rue est transféré à Lyon sous la direction de Gaston. En 1915, à la demande du Ministère de la Guerre, René s’installe à Issy-les-Moulineaux, rue Jean-Jacques Rousseau (actuellement rue Guynemer). Le 12 décembre 1915 Gaston se tue lors de la présentation d’un bimoteur.
Jusqu’en 1918, les deux usines tournent à plein rendement. Elles emploient jusqu'à 1.300 ouvriers. 4.000 appareils sont construits, dont le fameux G4.
La fin des hostilités entraîne une reconversion vers l’aviation civile. Les performances se poursuivent ; certaines sont plus originales que d’autres : Védrines, après s’être entraîné à Issy, atterrit sur le toit du magasin des Galeries Lafayette le 19 janvier 1919.
Conséquence de la concentration de l’industrie aéronautique, en juillet 1932, Caudron fusionne avec la S.A. des Usine Renault (qui fournissait déjà les moteurs) et devient la SA des Avions Caudron. A leur tour, les Caudron-Renault s’illustrent dans de nombreuses compétitions et accumulent les records de vitesse avec à leurs commandes des pilotes prestigieux comme Delmotte ou Hélène Boucher.
En 1938, René Caudron se retire. Il meurt le 27 septembre 1959 dans sa 75ème année.

 

Elle commence à la limite de Vanves et se termine rue du Chemin Vert. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 1 360 mètres de long.

Elle a été percée en plusieurs étapes. A l’origine, seul existe le tronçon le plus au sud (jusqu’à l’embranchement de la rue Jean-Baptiste Potin) qui longe aujourd’hui la commune de Vanves. Il prend de l’importance puisque sa largeur est portée à 8 mètres (en 1850), puis à 12 mètres (en 1857). Le second tronçon est ajouté peu après, à la fin des années 1860, suite à l’ouverture du boulevard du Lycée à Vanves. La voie forme le Chemin de grande communication n° 33.

Elle porta par le passé plusieurs dénominations dont la succession sur une courte durée au 19ème siècle est très significative : « chemin de Vanves » au début du siècle, puis « chemin de Vanves à Clamart » au milieu du siècle et enfin « route de Clamart » dès 1859 (l’appellation « rue de Clamart » qu’elle prit parfois pouvait prêter à confusion avec l’ancien nom de la rue Jean-Baptiste Potin voisine.)

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 23 novembre 1970 et a été choisi en hommage à Charles De Gaulle (1890  - 1970), homme d'état, auteur de l’appel du 18 juin 1940, Président de la République de 1958 à 1969.

Charles André Joseph Marie De Gaulle naît à Lille le 22 novembre 1890. Il fait des études militaires à Saint-Cyr et se trouve précipité dans la grande Guerre. Le 5 juin 1940, il est appelé par Paul Reynaud, au sous secrétariat d'Etat à la Défense Nationale. Tandis que Pétain, nouveau chef du gouvernement, demande un armistice à l'Allemagne, il quitte la France pour Londres le 17 juin 1940 où il organise le Comité de la France Libre. En 1944, Il rentre dans Paris libéré et rétablit l'autorité de l'Etat . Il est nommé à la tête du gouvernement provisoire, mais il démissionne le 20 janvier 1946. Il revient au premier plan en 1958 lors des événements d’Algérie, le président René Coty demande alors à De Gaulle de former le gouvernement. Une nouvelle constitution est approuvée par un référendum. Le 21 décembre 1958, il devient le premier président de la Vème République. Il est réélu président en 1965 mais ll est éprouvé par les évènements de mai 1968. Il démissionne de son poste de Président de la République en 1969 après la victoire du « non » au référendum sur la réforme du Sénat. Il décède subitement un an et demi après.

 

Elle commence place Paul Vaillant-Couturier et se termine place du Maréchal de Lattre de Tassigny. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton. Elle mesure 520 m de long.

Elle existe vraisemblablement depuis la plus haute antiquité. Son tracé correspond au chemin des hautes eaux qui s’étend jusqu’à Meudon au pied du coteau, à l’abri des crues de la Seine. C’est un des itinéraires suivis par la voie romaine de Paris à Dreux. Sous l’Ancien Régime, la rue concentrait l'essentiel des maisons dites « de campagne » édifiées par des bourgeois, des membres de l'aristocratie et des notables parisiens, après que la Reine Margot eut largement contribué à la renommée d'Issy. Le phénomène se trouva accentué avec l'installation de la Cour à Versailles, la rue n'étant autre que le « chemin de Versailles ».

Elle commence place Paul Vaillant-Couturier et se termine place du Maréchal de Lattre de Tassigny. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton. Elle mesure 520 m de long.

Elle existe vraisemblablement depuis la plus haute antiquité. Son tracé correspond au chemin des hautes eaux qui s’étend jusqu’à Meudon au pied du coteau, à l’abri des crues de la Seine. C’est un des itinéraires suivis par la voie romaine de Paris à Dreux. Sous l’Ancien Régime, la rue concentrait l'essentiel des maisons dites « de campagne » édifiées par des bourgeois, des membres de l'aristocratie et des notables parisiens, après que la Reine Margot eut largement contribué à la renommée d'Issy. Le phénomène se trouva accentué avec l'installation de la Cour à Versailles, la rue n'étant autre que le « chemin de Versailles ».

La rue commence rue Ernest Renan et se termine à la limite de Vanves. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle est mesure 160 mètres de long.

Elle a été percée vers 1904. D’abord voie privée, elle fut dès 1909 cédée à la commune par les propriétaires riverains.

Son nom lui a été donné dès sa création.

Le nom a été choisi en souvenir de Georges Marie (1837 - 1898), ancien propriétaire des terrains sur lesquels s’est s'implantée la Manufacture de Tabacs.

Georges Marie était répétiteur général au Lycée Michelet voisin.
La propriété qui lui appartenait rue Ernest Renan avait connu un passé prestigieux : elle avait abrité une demeure construite en 1714 par Jacques Gabriel pour une comédienne de la Comédie Française, Claire Léris de la Tude (1723 - 1803), dite La Clairon.

Elle commence passage Saint-Jean et se termine rue de l’Abbé Grégoire. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 59 mètres de long.

Elle était originellement dénommée sentier de l’Abbé Grégoire.

Son nom actuel lui a été attribué à la veille de la Première Guerre mondiale. Il incluait à l’époque l’actuel passage Saint-Jean. Ce nom fait référence aux glacières qu’au 18ème siècle le prince de Conti avait fait réaliser à proximité.

Les glacières étaient un type de construction dont l’usage s’est aujourd’hui perdu. Pendant longtemps en effet , le seul moyen d’avoir de la glace en période estivale était de se la procurer l’hiver dans les étangs des environs. Les blocs recueillis étaient entreposés, recouverts de paille dans des endroits clos en attendant leur utilisation. De telles constructions sont représentées sur des plan du 18e siècle à proximité de la rue actuelle.

La rue commence rond point Victor Hugo et se termine boulevard Garibaldi. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure 910 mètres de long.

Elle existe, au moins dans sa partie la plus à l’est (jusqu’à l’actuelle rue Charlot), depuis l’époque médiévale. Mais son prolongement est beaucoup plus tardif : il n’est décidé qu’au milieu du 19ème siècle, par une délibération du Conseil municipal du 11 février 1862, dans le but de « rattacher le nouveau quartier des Moulineaux au centre de la commune et de relier le nouveau pont [de Billancourt] à Paris ». En 1877, la voie n’atteint encore que l’actuel boulevard Gallieni, puis, en 1890, l’actuelle rue Roger Salengro. (Elle rejoindra l’extrémité ouest de la commune, son but ultime, à la fin du siècle).

Sur le côté droit, la rue du Gouverneur Général Félix Eboué vue de l'actuelle place du Maréchal Juin

Elle s’appelait dans sa partie la plus ancienne « chemin des vaches » ou « rue du vivier », comme les voies dont elle était la continuation (notamment la rue Guynemer actuelle). Lors de son prolongement au 19èmesiècle, la partie nouvellement créée au-delà du boulevard Gallieni fut baptisée « rue de la Plaine ». Finalement une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894 donna le nom de Jean-Jacques Rousseau à l’ensemble de la rue jusqu’aux Moulineaux.

Son nom actuel lui a été attribué par délibération du Conseil municipal du 30 août 1949 (après subdivision de la rue Jean-Jacques Rousseau).Le nom a été choisi en hommage au Gouverneur Général Félix Éboué (1884 - 1944), administrateur et homme politique.

Félix Éboué naît à Cayenne en 1844. Il bénéficie d'une bourse d'études qui lui permet d'entrer en classe de troisième au Lycée de Bordeaux en 1901. Admis à l'École Coloniale de Paris en 1906, il est envoyé à Brazzaville au début de l'année 1909 et affecté, à sa demande, à Oubangui-Chari.
Éboué est le premier homme de couleur à accéder à une fonction de gouverneur des colonies en 1936, en Guadeloupe. En 1938, il est nommé Gouverneur du Tchad, et la guerre le trouve donc à cette fonction. Il choisit le camp de la France Libre et contribue à rallier l'Afrique Équatoriale française et le Cameroun à la cause du général de Gaulle.
Le général de Gaulle le rencontre à Fort-Lamy en octobre 1940, le nomme membre du Conseil de Défense de l'Empire, gouverneur général de l'Afrique Équatoriale Française le 12 novembre 1940, membre du Conseil de l'Ordre de la Libération en janvier 1941. Félix Éboué soutient l'action des Forces Françaises Combattantes en Afrique du Nord. Il participe à la conférence de Brazzaville, entre les 30 janvier et 8 février 1944, au cours de laquelle seront définies les grandes lignes de la décolonisation. Il décède d'une congestion pulmonaire le 17 mai 1944. Il sera inhumé au Panthéon.

La rue dessert la médiathèque municipale (au n° 33).

Elle commence rue Rouget de Lisle et se termine rue Camille Desmoulins. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure 160 mètres de long.

Elle a été percée au tout début des années 1990 dans le périmètre de l’opération Axe-Seine.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 20 février 1990.Ce nom fait référence à la Blanchisserie de Grenelle, implantée au même emplacement de 1905 à 1987.

Fondée en 1865 boulevard de Grenelle à Paris (d’où son nom), la Blanchisserie de Grenelle s’installe en 1905 à Issy-les-Moulineaux, rue Rouget de Lisle. Elle recrute sur place une main d’œuvre nombreuse et expérimentée car cette activité s’est développée dans la région dès l’Ancien Régime. Le lavage et le blanchissage, même organisés de façon industrielle, restent considérés comme des tâches spécifiquement féminines et les femmes sont nombreuses dans le personnel. En 1935, l’établissement emploie 800 salarié(e) s et occupe 28 000 mètres carrés. L’essentiel des opérations se déroule à l’intérieur d’une vaste halle métallique qui provient de l’Exposition Universelle de 1900. L’alimentation en eau est assurée par plusieurs puits successifs, dont un puits artésien de 497,60 mètres de profondeur foré en 1923.
Après avoir connu de graves difficultés financières, la blanchisserie de Grenelle doit fermer ses portes en 1987.

La place s’ouvre à l’intersection des rues Rabelais et Émile Duployé.Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.

Elle a été créée en 1929, lors de l’ouverture des rues qui la forment.Son nom lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 5 février 2004.

Le nom a été choisi en hommage à un groupe de résistants d’origine étrangère fusillés le 21 février 1944 au Mont Valérien, dont l’un habitait Issy-les-Moulineaux.

Le groupe Manouchian tient son nom de son chef, Missak Manouchian, né le 1er septembre 1906 dans une famille de paysans arméniens d’un petit village de Turquie. Manouchian arrive en France en 1924. Il apprend la menuiserie, puis fonde deux revues littéraires « Effort », et « Culture » Il adhère en 1934 au Parti Communiste et intègre le groupe arménien de la Main d’Oeuvre Immigrée. Redevenu ouvrier après la défaite de 1940, il devient responsable de la section arménienne de la MOI clandestine. En 1943, il prend la direction militaire des Francs Tireurs Partisans - Main d’Oeuvre Immigrée de Paris. Autour de lui se constitue un groupe de résistants. Dans le cadre d’une véritable guérilla urbaine, ce groupe mène plus de 230 actions notamment contre les hauts responsables allemands et nazis de Paris. Une certaine publicité est donnée au procès. Une Affiche rouge est diffusée présentant les accusés comme des criminels. Le 16 novembre 1943, Manouchian est arrêté par la police française, et tout son groupe est mis hors d’action. Manouchian est fusillé le 21 février 1944 au Mont Valérien, avec 21 de ses compagnons. Le groupe Manouchian est d’autant plus associé à la ville d’Issy que l’un des membres du groupe, Celestino Alfonso vivait au 25 rue de la Défense.

Elle commence rue Rouget de Lisle et se termine boulevard Garibaldi. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure 380 mètres de long.

Elle a été percée dans le périmètre de l’opération Axe Seine.

Ce nom lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 20 février 1990.Le nom a été choisi en hommage à Gustave Eiffel (1832 - 1923), ingénieur français spécialiste de constructions métalliques. Ce type de constructions était couramment utilisée dans l’architecture industrielle, comme en témoignaient nombre de bâtiments élevés dans le quartier environnant.

Alexandre Gustave Eiffel naît à Dijon le 15 décembre 1832. En 1852, Eiffel est admis à l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures, il entre dans une maison de constructions métalliques. Il participe au développement du chemin de fer français en dressant des viaducs métalliques. Il crée son entreprise en 1866 à Levallois-Perret, et multiplie les réalisations dans de multiples pays, dont en France, le viaduc de Garabit. Il réalise également en 1885 l'infrastructure de la statue de la Liberté, offerte par la France aux Etats-Unis. Il réalise à Paris à l'occasion de l'Exposition Universelle de 1889 la tour qui porte désormais son nom. En 1893, Eiffel se trouve impliqué dans l'affaire du scandale de Panama (dont il devait réaliser les écluses). Il se consacre ensuite à des travaux de recherche sur la résistance à l'air, qui en font un des pères de l’aérodynamique. En 1909, il installe une première soufflerie au Champ de Mars, puis en 1912, une deuxième à Auteuil.
Pendant la Première Guerre mondiale, Eiffel poursuit ses recherches sur les hélices, la voilure mais aussi sur les projectiles. Ses travaux aboutissent en 1917 à la conception d'un avion de chasse monoplan. Il fera don de toutes ces installations à l’État en 1921. Alexandre Gustave Eiffel décède le 27 décembre 1923 à Paris.
A Issy-les-Moulineaux, il aurait selon la tradition réalisé - lui-même ou son entreprise « l’Atelier de Construction de Levallois-Perret » - la grande halle (construite entre 1884 et 1895) conservée au n° 103 quai du Président Roosevelt.

La rue commence rue d’Oradour-sur-Glane et se termine rond-point Victor Hugo. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 670 mètres de long.

Elle semble avoir été tracée dès le 17ème siècle. Elle fait alors partie d’un long chemin entre Paris (La Croix Nivert) et l’ancienne et importante rue de l’Abreuvoir (actuelle rue Charlot). Elle est pavée au milieu du 19ème siècle.

Dans le passé, elle a porté le nom des rues dont elle est la continuation : «Chemin des Vaches» ou « de la Croix-Nivert » au début du 19ème siècle, puis à la fin du siècle « rue du Vivier » et enfin « rue Jean-Jacques Rousseau » le 21 avril 1894.

Le nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 25 novembre 1917, et choisi en hommage à Georges Marie Guynemer (1894 - 1917), aviateur, as de la Première Guerre mondiale, mort au combat.

Georges Guynemer naît le 24 décembre 1894 à Paris. Il est réformé à deux reprises du fait de sa frêle constitution physique lorsqu'il veut s’engager après la déclaration de guerre en 1914. Il parvient cependant à s'introduire dans l'aviation par la petite porte en devenant élève mécanicien. Il est finalement admis comme élève pilote avant d'obtenir son brevet en 1915. Il est affecté à la nouvelle aviation de guerre.
Dès le 19 juillet 1915, il abat son premier avion ennemi. Il multiplie par la suite les exploits qui lui vaudront d'être décoré de la Médaille militaire et promu dans l'ordre de la Légion d'Honneur. Blessé en mars 1916 près de Verdun, il reprend son service au front à peine guéri et il participe à la bataille de la Somme. Il est nommé Capitaine par le président Poincaré.
Il aura compté au total 54 victoires en combats aériens.
Le 11 mars 1917, il est abattu par le lieutenant Wisseman.
Le 18 octobre 1917, il est cité à l’ordre de la Nation. La mémoire de Guynemer est désormais évoquée chaque année lors du baptême de la promotion des Élèves de l'Ecole de l'Air. Sa devise « faire face » est également devenue la devise de l’École de l’Air.

La rue dessert l’entrée principale de l’hôpital Corentin Celton.

H

L'allée commence avenue du Bas Meudon et se termine en impasse. Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles. Elle mesure 53 mètres de long.

Elle a été percée au début du 20ème siècle.

Son nom lui a été donné à une date indéterminée.

Le nom a été choisi peut-être en référence au type architectural de la villa construite à son extrémité

La villa commence cours Saint-Vincent et se termine en impasse. Elle est située dans le quartier de La Ferme / Les Îles. Elle mesure 70 mètres de long.

Elle a été créée dans le cadre des opérations d’urbanisme menées sur les terrains de l’ancien établissement de la Société Française de Munitions (ex. : « Usines GEVELOT »).

Son nom  lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 26 mai 1998.

Ce nom a été choisi par référence au préfet de la Seine (de 1853 à 1870), Georges Eugène Haussmann et au « style » architectural auquel il a laissé son nom.

Georges Eugène Haussmann naît le 27 mars 1809 à Paris. Après des études de droit, Haussmann se tourne vers la carrière préfectorale en 1831. D'abord secrétaire général de préfecture, il devient sous préfet. Il affiche son soutien à Louis Napoléon Bonaparte et l'arrivée au pouvoir de ce dernier lui permet de devenir Préfet. Il soutient le coup d'état du 2 décembre 1851 et est nommé à la tête de la préfecture de la Seine en 1853. Haussmann y réalise d’importants travaux d'urbanisme. Les abords des principaux monuments sont dégagés. De nombreux grands boulevards, avenues et rues sont percées

Ce programme entraîne la démolition de plusieurs constructions anciennes, parfois d'un grand intérêt historique et architectural, et donne naissance aux  immeubles bourgeois qui caractérisent aujourd'hui différents quartiers. Dans le même temps, les bois de Vincennes et Boulogne sont réhabilités et aménagés, les parcs de Monceau et Montsouris sont créés, des hôpitaux sont construits. Le baron Haussmann et l'ingénieur Eugène Belgrand dotent Paris d'égouts. Sous la pression des parlementaires, le baron doit démissionner le 5 janvier 1870 et poursuit une carrière politique à la Chambre jusqu’en 1891. Il meurt le 11 janvier 1891 à Paris.

Le rond-point occupe le croisement formé par les rues de la Pastorale d’Issy et Honoré Fragonard. Il est situé dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort.

Il a été tracé à la fin des années 1980 dans le périmètre de la ZAC Rodin.

Le nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 10 décembre 1987.

Le nom a été choisi par référence à l’architecte Hector Guimard et aux constructions qu’il a réalisées à Issy-les-Moulineaux (une maison avenue du Général de Gaulle et un monument funéraire dans le cimetière).

Hector Guimard (Lyon, 1867 - New York, 1942) a fait ses études à l’École des Beaux-Arts de Paris. Marqué au cours d’un voyage à Bruxelles en 1894 par les œuvres de Victor Horta, il en adopte la ligne et le style. Il devient ainsi un des principaux représentants de l’Art Nouveau en France. Son nom est lié à la construction du métro. Ayant participé en 1898 au concours pour la décoration des entrées des stations, il en réalise un certain nombre (sur les lignes 1 à 6). Elles restent ses productions les plus célèbres. Il est aussi l’auteur de nombreux immeubles et villas, principalement dans le 16ème arrondissement de Paris. L’une d’elles est construite pour Louis Jassedé (n° 41, rue Chardon Lagache). En 1893, une commande lui est faite par un cousin de ce dernier, Prudent Jassedé - futur conseiller d’arrondissement de Vanves en 1910 - pour une maison, route de Clamart à Issy (63, avenue du Général de Gaulle aujourd’hui). Prudent Jassedé ne conserve son bien que peu de temps. En 1896, il le cède à Charles Jassedé, un autre cousin. La famille reste propriétaire des lieux jusqu’en 1920. C’est une œuvre de jeunesse d'Hector Guimard, qui témoigne déjà d’une grande diversité d’inspiration : façades asymétriques, variété des types de fenêtres, hautes souches de cheminées et décor en céramiques colorées. En 1895, toujours pour la famille Jassedé, Hector Guimard réalise au cimetière d’Issy un monument funéraire de forme pyramidale, au profil renflé puis concave, et au couronnement orné d’une frise de lierre, où l’on retrouve plus son style.

L’allée commence rue de la Pastorale d'Issy et se termine en impasse. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort. Elle mesure 66 mètres de long.

Elle a été percée à la fin des années 1980 dans le périmètre de la ZAC Rodin.

Son nom lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 10 décembre 1987.

Le nom a été choisi en hommage à Henri Matisse (1869 - 1954), peintre ayant vécu et travaillé à Issy-les-Moulineaux entre 1909 et 1917.

Originaire du Cateau, Henri Matisse vient suivre à Paris une formation artistique à l’École des Beaux-Arts, où il entre dans l’atelier de Gustave Moreau. Il expose au Salon d'automne en 1905 qui marque le début du mouvement fauve dont il devient le chef de file. En 1909, cherchant à se rapprocher de la nature tout en restant à proximité de la capitale, il acquiert sur les « Hauts d’Issy » une maison située à l'angle des actuelles rue Baudin et avenue du Général De Gaulle. Dans la propriété, il se fait construire un grand atelier où il réalise une soixantaine de tableaux, de nombreux dessins et quelques sculptures, dont quelques uns de ses chefs-d'œuvre - et notamment les célèbres toiles de « La Musique » et « La Danse ». Sur plusieurs des œuvres de cette époque, il représente aussi volontiers l'intérieur de la maison, le jardin, la campagne environnante et surtout l’atelier (« L’atelier rose », « L’atelier rouge » de 1911). En 1917, attiré par le midi, il quitte Issy-les-Moulineaux pour aller à Nice. La maison est restée propriété de la famille jusqu'à aujourd'hui...

Le nom a également été donné au Collège situé 27 rue Ernest Renan.

La rue commence allée des Petits Ménages et se termine place des Combattants d'Indochine. Elle est située dans le quartier Centre Ville / Corentin Celton. Elle mesure 156 mètres de long.

Elle a été percée en 1883, lors de la construction d’un marché couvert (inauguré le 14 avril 1884), qu’elle longeait sur deux côtés.

Elle s’appela d’abord simplement rue du pourtour du marché, puis rue Béni Mered  (par délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894).

Son nom actuel lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 11 avril 1920.

Le nom a été choisi en souvenir d'Henri Mayer, Maire d'Issy-les-Moulineaux de 1894 à 1903 et de 1908 à 1911.

Henri Mayer est né à Paris en 1854. Peu après, ses parents viennent s’établir dans la commune d’Issy où il habitera toute sa vie. Élu conseiller municipal en 1881, il est constamment réélu par la suite. Nommé Maire en 1894, il démissionne en 1903 à la suite d’un conflit avec l’Administration au sujet de l’installation d’une usine de broyage et de traitement des ordures ménagères (la Société des Engrais Complets, ancêtre de la T.I.R.U). Il est de nouveau élu Maire en 1908. Il engage pendant ses deux mandats un certain nombre de grands travaux pour la ville, alors en pleine expansion : construction du pont d'Issy (ouvert en 1905), percement de l’actuel boulevard des Frères Voisin visant à contourner le champ de manœuvres, construction de l'hospice Lasserre, alignement des actuelles rues du Général Leclerc et Ernest Renan, etc. Le 18 juin 1911, il est élu Conseiller général du canton de Vanves, et réélu le 2 juin 1912. Il meurt à Issy-les-Moulineaux en 1919.

Henri Mayer possédait un magasin au n° 42 de la rue Ernest Renan, qu’il orna en 1892 d'une réplique de la Tour Eiffel, aujourd’hui inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

La rue commence place du Président Kennedy et se termine place du 8 mai 1945. Elle est située dans le quartier Centre Ville / Corentin Celton – Les Varennes. Elle mesure 456 mètres de long.

Elle a été percée en 1873, à travers l’ancien parc du château des Conti, par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud qui se lançait dans de vastes opérations immobilières.

Elle aurait pris le nom de rue du château d’eau en 1873, remplacé dès 1877 par celui de rue du Parc (en référence au parc du château, futur parc Henri Barbusse, qu’elle longe).

Le nom actuel lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 20 février 1927.

Le nom a été choisi en souvenir d'Henri Tariel (1899-1927), Isséen, « ex-interne des Hôpitaux, victime de son dévouement » (délibération du Conseil municipal du 20 février 1927). Il visait également à honorer son père, médecin à Issy-les-Moulineaux.

Né le 10 avril 1899, Henri Marie Joseph Tariel était un interne des Hôpitaux de Paris. Il contracta, dans l'exercice de ses fonctions, une maladie contagieuse et en mourut, le 29 janvier 1927.

Son décès provoqua une certaine émotion : le Directeur de l'Assistance publique de l'époque alla, d'après la presse, "saluer la dépouille mortelle et présenter ses condoléances à la famille". Moins d’un mois plus tard, le Conseil municipal donnait son nom à une rue de la ville.

Son père, le Docteur Paul Julien Tariel, était un médecin réputé d'Issy, dont le nom fut plusieurs fois cité dans les journaux et rapports au moment des inondations de 1910. Directeur de l’Office municipal d'Hygiène, il était officier de l'Instruction Publique.
 

La rue dessert une des entrées du parc municipal Henri Barbusse.

La rue commence rue Camille Desmoulins et se termine à la limite de Paris (rue Louis Armand). Elle est située dans le quartier Val de Seine / Les Arches. Elle mesure environ 100 mètres de long.

Elle portait initialement le nom de rue Camille Desmoulins, voie dont elle constituait l’extrémité.

Son nom lui a été attribué par délibération du Conseil municipal du 7 octobre 1999.

Le nom lui a été donné en hommage à Henry Farman (1874 - 1958) aviateur qui, le 13 janvier 1908, a parcouru en avion le 1er kilomètre en circuit fermé sur le terrain d'Issy-les-Moulineaux.

Né le 26 mai 1874, Henry Farman est d’abord pilote automobile, vainqueur de plusieurs courses, avant de se tourner après 1905 vers l'aviation. Il achète son premier biplan Voisin en 1907. Et le 13 janvier 1908, toujours sur un biplan Voisin, il parvient à parcourir un kilomètre en 1 minute et 28 secondes. Il gagne ainsi le grand prix d'aviation de 50.000 F or offert par Henry Deutsch de la Meurthe et Ernest Archdeacon.

Pour remporter ce prix, il convenait de franchir en plein vol une ligne de départ, entre deux poteaux, d'aller virer autour d’un 3ème poteau situé 500 mètres plus loin, et revenir entre les poteaux de départ  sans toucher le sol. La preuve était ainsi faite que le pilote maîtrisait son avion du décollage jusqu'à l'atterrissage.

Ce vol fondateur fut suivi d’autres performances, d’autres records. Ainsi en cette même année 1908 et toujours sur le terrain d’Issy-les-Moulineaux, Henry Farman couvre 2 kilomètres en 3 minutes 39 secondes le 21 mars, et remporte le Prix Armengaud (Prix du quart d’heure) le 6 juillet.

Le 7 novembre, il parcourt en vingt minutes 27 kilomètres en ligne droite de Chalon (en Champagne) aux portes de Reims, réalisant par là même le premier « voyage » en aéroplane.
Il crée une entreprise de construction aéronautique qui produira des avions aussi bien civils que militaires. Il est également le fondateur d’une des premières compagnies de navigation aérienne ouvertes aux passagers.

Henry Farman est décédé le 17 mai 1958. Sur sa tombe du cimetière de Passy, est inscrite la phrase : « Il a donné des ailes au monde ».

 

La rue commence rue Horace Vernet et se termine boulevard Gallieni. Elle est située dans le quartier Centre Ville / Corentin Celton – Les Varennes. Elle mesure 444 mètres de long.

Elle a d’abord été une voie privée ouverte vers 1855 sur la terre dite « des Sablons ». Puis elle a été prolongée jusqu’au boulevard Gallieni lors de la création de ce dernier en 1878. Vers 1895, à la suite du lotissement des terrains de l’ancien « Couvent des Oiseaux » (propriété de la  Congrégation de Notre-Dame), elle s’allonge à nouveau pour atteindre l’actuelle rue Horace Vernet et même la rue Victor Hugo vers 1900.

Elle prend initialement le nom de rue des Sablons (en référence à l’ancien lieu-dit situé au même emplacement), voire dans sa partie ouest (au-delà de l’actuelle rue Horace Vernet) de « rue des Sablons prolongée ».

Son nom actuel est retenu lors de la délibération du Conseil Municipal du 21 avril 1894.

Ce nom est choisi en hommage à Lazare Hoche (1768-1797), général français pendant la Révolution.

Louis Lazare Hoche naît le 25 juin 1768 à Versailles. D'abord aide palefrenier, il s'enrôle en 1784 comme soldat au régiment des gardes françaises. Devenu caporal, il est incorporé dans la garde nationale de Paris en août 1789. Il est promu sergent, puis capitaine dans un régiment d'infanterie en janvier 1792. Il rejoint l'armée des Ardennes. Il est ensuite chargé de la défense de Dunkerque. Après la victoire de Hondschoote, il devient général en mai 1793 et multiplie les succès militaires. Mais il s'attire l'inimitié de Saint-Just, et il est emprisonné. La chute de Robespierre lui permet d'être libéré. Il se voit alors charger de rétablir l'ordre républicain en Vendée, alors en pleine guerre civile et parvient à pacifier les départements de l'ouest : il bat l'armée royaliste le 27 juin 1795. En 1797, il commande l'armée Sambre et Meuse et remporte une dernière victoire contre les Autrichiens Il meurt le 19 septembre 1797 à Wetzlar.

Ce nom a également été donné à une allée, reliant la rue à l’avenue Victor Cresson.

Elle relie la rue Hoche à l’avenue Victor Cresson. Elle est située dans le quartier Centre Ville / Corentin Celton – Les Varennes. Elle mesure 73 mètres de long.

Elle a été percée au début du 20ème siècle, d’abord semble-t-il sous forme d’impasse.

Son nom a été choisi en relation avec la rue Hoche adjacente.

La rue commence rue de la Pastorale d’Issy et se termine rue de l'Egalité. Elle est située dans le quartier Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort. Elle mesure 245 mètres de long.

Elle a à l’origine été percée vers 1925. C’est une des voies du « Lotissement Courbarien ». L’effondrement des carrières  le 1er juin 1961 entraîne sa quasi disparition.

Mais lors des opérations l’aménagement de la ZAC Rodin au cours des années 1980, son nom est repris pour une voie nouvelle tracée à proximité.

Son nom lui a été donné une première fois par l’association syndicale du « Lotissement Courbarien », puis la seconde fois par une délibération du Conseil municipal du 10 décembre 1987.

Le nom a été choisi en hommage au peintre Jean Honoré Fragonard (1732-1806).

Jean Honoré Fragonard naît le 5 avril 1732 à Grasse. Il vient à Paris pour suivre des études de droit, et se tourne très vite vers la peinture. A 20 ans, il obtient le Grand Prix de Rome et en 1756 part pour Rome. Il revient à Paris en 1761 où il obtient des commandes publiques et la reconnaissance de la Cour. En 1765, Fragonard est reçu à l'Académie pour un tableau dont Louis XV se porte acquéreur. Il peint pour une clientèle de collectionneurs privés des paysages, de nombreux portraits, des nus, mais également des «scènes galantes». Il est alors à l'apogée de sa gloire. Mais avant la Révolution, les goûts changent, le «néoclassicisme» va l’emporter. Les commandes disparaissent. Pour survivre, Fragonard devient conservateur du Muséum (l’ancêtre du musée du Louvre), grâce au soutien de David. Il meurt 22 août 1806 à Paris.

La rue dessert l’école maternelle Les Epinettes (au n° 7).

La rue commence boulevard des Frères Voisin et se termine rue du Général Leclerc. Elle est située dans le quartier Centre Ville / Corentin Celton – Les Varennes. Elle mesure 352 mètres de long.

Elle a été ouverte en 1892 - 1893 à travers les terrains dépendant de l’ancien  « Couvent des Oiseaux » (Congrégation de Notre-Dame, ou Communauté des Dames de Saint-Augustin). A l’origine, elle ne s’étend que jusqu’à la rue Hoche. C’est quatre ans plus tard, en 1898, qu’elle est prolongée jusqu’à l’actuel boulevard des Frères Voisin.

Elle portait initialement le nom de rue des Tilleuls. Bien qu’abrogé en 1894, ce nom continua à être utilisé jusqu’à ce que la rue ait été prolongée en 1898. Des conseillers municipaux insistèrent alors pour que « les mesures nécessaires soient prises pour placer des plaques portant le nom d’Horace Vernet au lieu de rue des Tilleuls » (séance du Conseil municipal du 4 août 1898).  

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

 

Ce nom a été choisi en hommage au peintre Horace Vernet (1789 - 1863). Horace Vernet (1789-1863) fut un peintre de portraits et de batailles. Né au Louvre dans une famille illustre de la peinture française, il fut peut-être le peintre le plus populaire de son temps. Petit-fils de Joseph Vernet (1714-1789), peintre de la Marine qui a représenté pour Louis XV, tel un photographe, les ports de France.

Horace Vernet fut formé par son père, Charles dit Carle Vernet (1758-1836), peintre de batailles et de scènes de chasse qui se rallia à Napoléon. C’est le portrait de Jérôme Bonaparte (1812) qui lui valu la célébrité en recevant une première d’Or au Salon de 1812. La restauration des Bourbons achèvera de rendre l’artiste bonapartiste. Trouvant des obstacles pour son exposition dans des Salons par jalousie, il organisa sa propre exposition en ouvrant son vaste atelier au public qui l’acclama. Dès lors, malgré son abondance de production, il ne put satisfaire avec promptitude ses commandes. Malgré ce succès il sut rester humble.

Jaloux du Duc d’Orléans, Charles X chercha à l’occuper en commandant les portraits du Duc d’Angoulême, du Duc de Berry, de Charles X et un plafond pour un nouveau musée. Le Roi Louis-Philippe lui confia la tâche de peindre les combats d’Afrique. Appelé par le tsar Nicolas, il passa deux ans en Russie. À son retour, il continua sa série de tableaux de batailles pour satisfaire Louis-Philippe, mais aussi Napoléon III.

Son atelier, toujours ouvert, était plein de vie et de gaieté et fut un lieu de rendez-vous incontournable pour les artistes, les écrivains et les hommes politiques. Surmené, il cessa prématurément tous ses travaux mais sa production avait été très abondante, laissant une impression de valeur documentaire plus qu’artistique. Ses oeuvres les plus connues sont au musée de Versailles. Les scènes de bataille demeurent le thème majeur de l’artiste.

Il devient commandeur de la Légion d’Honneur en 1842. Il sera décoré de presque tous les ordres du monde, dont la médaille de Sainte Hélène. Il méritait bien une rue, même s’il aurait pu être associé à son grand père et à son père.

I

Le boulevard commence à la limite de Boulogne-Billancourt et se termine place de la Résistance.Il est situé dans le quartier La Ferme / Les Iles.Il mesure 280 mètres de long.

Il a été créé lors de la construction des ponts en 1863 (par ailleurs détruits pendant la Guerre de 1870, puis reconstruits en 1873). Mais le boulevard lui-même reprend un itinéraire très ancien puisqu’il occupe l’emplacement d’une bande de terrain traditionnellement utilisée par les passeurs de l’ancien bac pour aller d’un bras à l’autre du fleuve.

Il portait à l’origine le nom de « pont de Billancourt » – même sur la partie de la voie tracée sur la terre ferme. Un projet, un peu postérieur, de le baptiser « rue des deux ponts » n’aboutit pas. En revanche, il prit par la suite le nom de la rue sur laquelle le pont donnait initialement du côté d’Issy : « rue Jules Gévelot » d’abord, puis « rue Jean Pierre Timbaud ».

Le nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 29 septembre 1988.

Le nom fait référence au fait que l’Île Saint-Germain actuelle était à l’origine constituée de deux îles distinctes : l'île Saint-Germain à proprement parler dans la partie amont de la Seine (au nord est) et l'Ile de Billancourt dans la partie aval de la Seine (au sud est).

Le comblement du bras entre l'île Saint-Germain et l'Ile de Billancourt est intervenu avant le 17ème siècle. Mais à cette époque d’autres petites îles existaient encore,  qui ont été soit emportées par les courants, soit rattachées aux berges par comblement artificiel, comme cela a été le cas pour la dernière d’entre elles, l’île Chabanne. Aujourd’hui la référence à leurs différents noms semble peu à peu s'effacer au profit de la seule appellation globale d'île Saint-Germain.

Pourtant même après leur rattachement, les deux parties amont et aval de l’île ont connu des histoires différentes.

La partie amont est occupée à partir de 1853 par une entreprise, la Société des Glaces et Verreries de Montluçon, qui y édifie une grande usine avec de vastes halles en bois, dont l'une a été conservée jusqu'à aujourd'hui. Peu de temps après, elle est rachetée par la Compagnie de Saint-Gobain, puis par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud. En fait celui-ci se porte acquéreur d’une grande partie de l’île dans l’intention d’y créer un lotissement résidentiel.

Mais ses projets échouent et de 1873 à 1876, il finit par vendre la partie amont à l'Intendance Militaire, qui y établit des magasins de réserve. L’armée y restera jusqu'à 1985, multipliant les constructions et les hangars.

Dans la partie aval quelques rues sont percées et quelques maisons bourgeoises sont édifiées. Mais bientôt c’est une population aux revenus plus modestes qui vient s’installer. Pendant l’Entre-Deux-Guerres, de nombreuses familles d’origine étrangère récemment arrivées en France y bâtissent des habitations dans la partie située au-delà de l’Allée des Moulineaux, dont l’occupation se densifie, mais sans plan d’urbanisme. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le secteur, bombardé, subit de graves dommages.

Face cette urbanisation intense et désordonnée d’une part et à divers projets industriels envisagés au cours des années 1960 d’autre part, les communes voisines réagissent. L'idée de créer des espaces verts aboutit à la création du parc de l'île Saint-Germain. Parallèlement dans la partie aval, des rénovations urbaines sont engagées à partir des années 1990. Progressivement le site retrouve un visage plus bucolique, qui avait été le sien à la charnière entre le 19ème siècle et le 20ème siècle, quand elle était fréquentée par les pêcheurs et les promeneurs du dimanche.

Le nom a également été donné à une école élémentaire (n° 42 avenue du Bas-Meudon).

 

Il commence rue Ernest Renan et se termine en impasse. Il est situé dans le quartier Centre Ville / Corentin Celton – Les Varennes. Il mesure 250 mètres de long.

Il a été percé à la fin du 19ème siècle sur le tracé d’une ancienne allée conduisant au parc de l’actuel Lycée Michelet (et au siècle précédent au château des princes de Condé). C’est alors une voie privée (avec constitution d’une association syndicale des propriétaires, dite « Passage de l’Industrie » déclarée le 9 juin 1937). Elle a été classée voie communale en 2000.

En 1981, lors des travaux de rénovation de l’îlot, une partie du côté Est a été réaménagée.

Il s’est également appelé « Cour du Lavoir », du fait de la présence d’un lavoir dit « Saint-Louis ».

Son nom lui a été donné par les propriétaires riverains au début du 20ème siècle.

Ce nom fait référence aux activités des riverains, plus qu’à la grande industrie implantée à Issy-les-Moulineaux à la même époque.

Ce passage devait une partie de son caractère « industrieux » au lavoir, témoignage d’une activité, la blanchisserie, longtemps importante à Issy-les-Moulineaux et dans les communes limitrophes. Tout autour vinrent à leur tour s’installer de nombreux artisans et commerçants. D’une façon plus générale, l’actuelle place Paul Vaillant-Couturier apparaît dès cette époque comme un centre urbain particulièrement actif et animé.

Il est vrai qu’au même moment Issy-les-Moulineaux est déjà une commune industrielle (au sens courant du terme). Par sa situation géographique, à proximité de Paris et en bordure d’un fleuve, la ville possède à cet égard des atouts incontestables. La première industrialisation intervient vers 1840 quand apparaissent, à côté des blanchisseries et des briqueteries traditionnelles, des fabriques de produits chimiques. Elles annoncent l’arrivée, quelques années plus tard, des entreprises polluantes dont le Paris d’Haussmann se débarrasse. En 1875, Issy compte déjà plus d’un millier d’ouvriers.

Progressivement dans les décennies qui suivent, la ville se transforme en pôle industriel. Le début du 20èmesiècle voit l’implantation de nombreuses entreprises, qui forment un ruban dense et presque ininterrompu le long de la Seine et de la ligne de chemin de fer, inaugurée en 1889. Les avionneurs pour leur part investissent le périmètre du terrain d’aviation

Ni la Première Guerre mondiale, ni la crise des années 1930 ne portent atteinte à cette expansion, marquée par la diversification des activités et le développement de multiples sous-traitants.

L’apogée de cette période industrielle sera ainsi atteint dans les années 1950 - 1960.

Elle rue commence promenade Robinson et se termine à la Seine (bras d’Issy). Elle est située dans le quartier La Ferme / Les Iles. Elle mesure 169 mètres de long.

Elle a été percée, comme de nombreuses voies de l’île, à la fin du 19ème siècle par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud qui projetait de créer un lotissement résidentiel. Voie privée, elle lui appartenait encore vers 1910. Elle a été classée dans la voirie communale en 1982.

Son nom lui a été donné par le Comptoir central de Crédit au moment de sa création.

Le nom fait référence à la ville d’Issy (les allées voisines ayant quant à elles été baptisées « allée des Moulineaux » et « allée de Billancourt »).

J

La rue commence rue Rouget de Lisle et se termine rue Camille Desmoulins. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure 130 mètres de long.

Elle a été percée dans le cadre des travaux d’aménagement de l’opération Delaire.

Son nom lui a été donné en 1987 (séance du Conseil municipal du 10 décembre 1987).

Le nom fait référence à Jacques Goddet, fondateur du journal « l’Équipe ».

Jacques Goddet naît le 21 juin 1905. C’est le fils de l’administrateur du journal « l’Auto » créé en 1900. Il commence comme journaliste et il en devient le directeur de publication en 1931. Le journal est remplacé par « L'Équipe » le 28 février 1946 (trois fois par semaine d’abord, puis quotidiennement dès 1948). Pour les articles Jacques Goddet peut faire appel à de grandes signatures comme Paul Morand, Antoine Blondin. Il reste jusqu’en 1987 à la tête du journal, qui sous son égide quitte Paris pour Issy-les-Moulineaux.
Parallèlement, il crée plusieurs événements sportifs comme la coupe d’Europe de football, la coupe d’Europe de basket, la coupe du monde de ski. Il est aussi l’exploitant du Vélodrome d’Hiver à Paris, du Parc des Princes (avant sa reconstruction) et directeur du Tour de France jusqu’en 1962. Il meurt le 15 décembre 2000.

La rue commence boulevard Garibaldi et se termine rue Jean-Jacques Rousseau. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure 212 mètres de long.

Elle a été tracée vers 1997 - 1998 dans le cadre des opérations d’aménagement de la ZAC Garibaldi.

Elle était désignée sous le nom de « voie A2 » lors de l’aménagement de la ZAC.

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 18 avril 1996.

Ce nom a été choisi en hommage à Jacques-Henri Lartigue (1894 -1986), photographe, ayant effectué des reportages photographiques sur les débuts de l’aviation à Issy-les-Moulineaux.

Jacques-Henri Lartigue naît à Courbevoie le 13 juin 1894. Il prend ses premières photos à l’âge de 6 ans. En 1915, il fréquente l’académie Jullian. Il s’intéresse à l'aviation naissante et vient à Issy-les-Moulineaux prendre des vues des premières expériences aéronautiques. Il photographie également de nombreuses courses automobiles. Il utilise aussi son appareil pour immortaliser les instants fugitifs du bonheur. Témoin de la vie mondaine et artistique de son époque, il rencontre Pablo Picasso, Jean Cocteau, Sacha Guitry, Yvonne Printemps, et multiplie les portraits. Il est aussi passionné de cinéma, et on lui doit les photos des tournages de nombreux films de Jacques Feyder, Abel Gance, François Truffaut, Federico Fellini, Robert Besson… Dans les années 1960, parait un portfolio dans le magazine « Life » qui fait connaître son œuvre dans le monde entier. Une exposition lui est consacrée au Musée d’Art Moderne de New York. En 1974, Valéry Giscard d’Estaing lui commande la photographie officielle de son septennat. Jusqu’à la fin de sa vie Lartigue collabore à des journaux de mode et de décoration. Il a parallèlement été un peintre bénéficiant d’une réelle renommée, plus particulièrement pendant l’entre-deux-guerres. Il meurt le 12 septembre 1986 à Nice. Il a fait don à l'état français de l'ensemble de son œuvre en 1979 (plus de 160.000 négatifs).

Le nom a également été donné à une station du Tram Val de Seine, que la rue dessert.

La rue dessert l’école Robert Doisneau (au n° 22).

La rue commence boulevard Garibaldi et se termine rue Jean-Jacques Rousseau. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure 212 mètres de long.

Elle a été tracée vers 1997 - 1998 dans le cadre des opérations d’aménagement de la ZAC Garibaldi.

Elle était désignée sous le nom de « voie A2 » lors de l’aménagement de la ZAC.

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 18 avril 1996.

Ce nom a été choisi en hommage à Jacques-Henri Lartigue (1894 -1986), photographe, ayant effectué des reportages photographiques sur les débuts de l’aviation à Issy-les-Moulineaux.

Jacques-Henri Lartigue naît à Courbevoie le 13 juin 1894. Il prend ses premières photos à l’âge de 6 ans. En 1915, il fréquente l’académie Jullian. Il s’intéresse à l'aviation naissante et vient à Issy-les-Moulineaux prendre des vues des premières expériences aéronautiques. Il photographie également de nombreuses courses automobiles. Il utilise aussi son appareil pour immortaliser les instants fugitifs du bonheur. Témoin de la vie mondaine et artistique de son époque, il rencontre Pablo Picasso, Jean Cocteau, Sacha Guitry, Yvonne Printemps, et multiplie les portraits. Il est aussi passionné de cinéma, et on lui doit les photos des tournages de nombreux films de Jacques Feyder, Abel Gance, François Truffaut, Federico Fellini, Robert Besson… Dans les années 1960, parait un portfolio dans le magazine « Life » qui fait connaître son œuvre dans le monde entier. Une exposition lui est consacrée au Musée d’Art Moderne de New York. En 1974, Valéry Giscard d’Estaing lui commande la photographie officielle de son septennat. Jusqu’à la fin de sa vie Lartigue collabore à des journaux de mode et de décoration. Il a parallèlement été un peintre bénéficiant d’une réelle renommée, plus particulièrement pendant l’entre-deux-guerres. Il meurt le 12 septembre 1986 à Nice. Il a fait don à l'état français de l'ensemble de son œuvre en 1979 (plus de 160.000 négatifs).

Le nom a également été donné à une station du Tram Val de Seine, que la rue dessert.

La rue dessert l’école Robert Doisneau (au n° 22).

La promenade commence allée Sainte-Eudoxie et se termine rue Pierre Poli. Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles. Elle mesure 140 mètres de long.

Elle a été créée au début des années 2000.

Son nom lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 6 juillet 2000.

Le nom fait référence aux jardins familiaux implantés à proximité, à la pointe aval de l’île.

Les jardins de la pointe de l’île auraient été créés avant la Seconde Guerre mondiale pour accueillir les jardiniers de l’Île Seguin délogés par les agrandissements successifs des usines Renault. Pendant longtemps encore, ceux qui les cultivaient étaient des retraités de chez Renault. Cet usage était conforme à la vocation de tous les jardins de ce type : permettre aux ouvriers de cultiver les légumes nécessaires à la consommation de leur foyer.
Après une période de relatif désintérêt, la fin des années 1980 et les années 1990 voient un nouvel engouement pour ces lopins. Mais progressivement dans les plates-bandes, les fleurs se sont mises à côtoyer les légumes. L’ « esprit jardin », lui, est resté, au respect duquel veille une association, constituée en 1991.

Elle commence rue du Gouverneur Général Félix Éboué et se termine rue du Capitaine Ferber. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure 215 mètres de long.

Elle a été percée en plusieurs étapes, que reflète partiellement son tracé en équerre. La partie Est-ouest (du côté de la rue du Capitaine Ferber) est ouverte au début du 20ème siècle. A partir de 1937, elle est prolongée jusqu’à la ligne de chemin de fer Invalides - Versailles, qu’elle longe ensuite pour rejoindre l’actuelle rue du Gouverneur Général Félix Éboué. Ce prolongement est supprimé une vingtaine d’année plus tard et un nouveau débouché sur la rue du Gouverneur Général Félix Éboué est réalisé à la fin des années 1960, faisant disparaître les derniers vestiges d’une ancienne voie, la « villa Gévelot », créée en 1907.

Elle était à l’origine simplement appelée « rue B », dans sa partie la plus ancienne.

Son nom actuel lui a été attribué le 7 janvier 1941 par la Délégation spéciale chargée d’administrer la commune.

Le nom a été donné en hommage à Jean Bouin (1888 - 1914), athlète, spécialiste de la course de fond.

Jean Bouin naît le 25 décembre 1888 à Marseille. Il remporte 4 fois de suite le championnat de France de cross et trois fois le cross des nations à Derby. A l’âge de 15 ans, il crée l’athlétique club de l’école et de l’industrie. Il est le premier détenteur du record du monde du 10.000 mètres, en 1911. La légende de Jean Bouin commence avec sa médaille d’argent du 5.000 mètres aux Jeux Olympiques de 1912. L’année suivante, il devient le recordman du monde de l'heure (à Stockholm) avec une distance de 19,021 kilomètres. Ce record tiendra jusqu'à 1955 comme record de France et sera battu par Alain Mimoun. Il meurt le 29 septembre 1914 à la tête de la section qu'il dirige, à l'attaque du Mont Sec, près de Saint-Mihiel. Il est enterré au château de Bouconville-sur-Madt.

L’avenue dessert le Parc Municipal des Sports (au n° 5).

Il commence rue Ferdinand Buisson et se termine en impasse. Il est situé dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Il mesure 134 mètres de long.

Il a été tracé au début du 20ème siècle.

C’est une voie privée.

Son nom lui a été donné lors de sa création.

Le nom fait peut-être référence au médecin aliéniste Jean Georget (1795 - 1828). Ce choix pourrait s’expliquer par la présence voisine de la Maison de Santé de Vanves.

Elle commence rue du Général Leclerc et se termine place de l'Eglise. Elle est située dans le quartier Centre Ville / Corentin Celton – Les Varennes. Elle mesure 243 mètres de long.

Sa partie haute (après l’embranchement avec la rue Etienne Dolet) semble exister dès le Moyen-Âge. L’autre partie a été ouverte en 1898.

Elle s’appelait, dans sa partie ancienne, « rue des Noyers ». Lors de son extension en 1898, elle a été dénommée « avenue de l'Hôtel de Ville », après un long débat au Conseil municipal. En effet « la proposition initiale tend[ait] à lui donner le nom de Denfert-Rochereau. [Mais un conseiller] proposa le nom de Lamartine [et un autre] proposa Rabelais. Le conseil décida alors que la nouvelle voie porterait le nom d’Avenue et la question [fut] renvoyée en commission » (séance du Conseil municipal du 28 avril 1898). Le choix sera arrêté lors de la séance du 31 octobre suivant.

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 3 février 1920.

Ce nom a été adopté en hommage à Jean Jaurès (1859-1914), homme politique philosophe et historien.

Jean Jaurès naît le 3 septembre 1859 à Castres. Il fait de brillantes études et intègre en 1878 l'École Normale Supérieure. Après son agrégation de philosophie, il devient enseignant à Albi. Il est très vite attiré par la politique, il devient député du Tarn en 1885. Jaurès siège sur les bancs des républicains. Il adhère ensuite au parti ouvrier français et devient le porte parole du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale. En 1898, son soutien en faveur de Dreyfus lui vaut d'être battu aux élections. Mais en 1902, il prend position en faveur du bloc des gauches et est élu, comme il le sera à nouveau en 1906, 1910 et 1914. Il devient le chef de file incontestable du socialisme au sein de la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière). Il fonde en 1904 le journal l'Humanité. Du fait de ses prises de positions contre la guerre, il est assassiné le 31 juillet 1914. En 1924, les cendres de Jaurès sont transférées au Panthéon.

L’avenue dessert une entrée (non utilisée) de la Maison de retraite Lasserre et, au n° 23, la résidence Repotel dont les terrasses, et leurs bassins, ainsi que le corps de logis du 18ème siècle (avec salons et chapelle) ont été inscrits à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en juin 1996.

L'avenue commence Boulevard des Îles et se termine en impasse, à l'entrée du parc de l'île Saint-Germain. Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles. Elle mesure 45 mètres de long.

Elle a été percée dans le cadre de l’aménagement de la ZAC Saint-Germain.

Son nom actuel lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 29 septembre 1988.

Ce nom a été adopté en hommage à Jean Monnet (1888-1979), homme politique et économiste français, l'un des « pères de l'Europe ».

Jean Monnet naît le 9 novembre 1888 à Cognac dans une famille de négociants d’eau de vie Pendant la Première Guerre mondiale, il crée le bureau commun de ravitaillement allié. Il participe à la création de la Société des Nations dont il devient secrétaire général adjoint. Au début de la deuxième Guerre mondiale, il est nommé à la tête du Comité de Coordination de l'Effort de Guerre Allié, puis prend en charge les approvisionnements de guerre. Favorable à la poursuite de la guerre par la France, il devient membre du Comité Français de Libération Nationale en juin 1943. Il organise l’armement des Forces Françaises qui participeront au débarquement. Après la guerre, il est Commissaire général au plan de 1947 à 1952. En 1950 il devient président de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier. Jean Monnet est surtout à l'origine de la signature du Traité de Rome (le premier Marché Commun) en 1957. Il se retire à Houjarray en 1976. Il meurt en 1979. Ses cendres ont été transférées au Panthéon le 9 novembre 1998.

L'allée commence rue Georges Marie et se termine en impasse, rue de l’Université. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 120 mètres de long.

Elle a été tracée entre 1900 et 1904, au moment de la construction de la Manufacture de Tabacs. C’est alors une voie privée. A la demande des propriétaires riverains, elle fait l’objet de nombreux travaux de viabilisation au cours des années 1960. Elle est classée voie communale en 2000.

Son nom lui a été donné par les propriétaires riverains dès sa création.

Ce nom fait référence à Jean Nicot, introducteur du tabac en France. Il s’explique évidemment surtout par la présence toute proche de la Manufacture de Tabacs.

Jean Nicot naît à Nîmes vers 1530. C’est d’abord le secrétaire d’Henri II. Il est ambassadeur de France à Lisbonne. C’est au Portugal qu’il reçoit un plant de tabac venant de Floride. Il envoie à la reine Catherine de Médicis la plante afin de traiter les migraines dont souffre François II. (Ceci explique que le tabac est parfois désigné sous le terme d' « herbe à la Reine »). Le traitement eut du succès et le tabac est vendu sous forme de poudre aux apothicaires. En l'honneur de Jean Nicot on appelle le tabac "Nicotiana Tabacum". Il meurt en mai 1600.

La rue commence à la limite de Vanves et se termine avenue du Général de Gaulle. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 555 mètres de long.

Elle existe vraisemblablement depuis le Moyen-Âge. Elle reprendrait même un tracé encore plus ancien dont l’irrégularité tranche aujourd’hui sur le parcours rectiligne des voies voisines.

Elle s’est d’abord appelée « Chemin de Vanves », puis « rue de Clamart ». Ce dernier nom prêtait à confusion avec la « route de Clamart » voisine (aujourd’hui avenue du Général De Gaulle), et fut donc abandonné pour le nom actuel. Le 21 avril 1894, une proposition de substituer à ce dernier l’appellation « rue Bara » n’aboutit pas, la municipalité de Vanves n’ayant pas donné son accord.

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 9 mai 1891, conformément à une proposition faite par le Conseil municipal de Vanves.

Ce nom a été choisi en souvenir de Jean-Baptiste Potin (1806 - 1888), Conseiller municipal de Vanves.

Jean-Baptiste Potin naît à Vanves le 18 juillet 1806. Entrepreneur de maçonnerie de profession, il fait partie du Conseil municipal au début du Second Empire et il prête serment le 22 juillet 1852. Il est encore Conseiller municipal au début de la IIIème République. Il devient premier adjoint au maire le 21 avril 1874, et est réélu à ce poste le 21 janvier 1878. Il reste Conseiller municipal en 1881, 1882, et 1883. Il meurt à Vanves le 16 mars 1888.
La famille Potin est une très ancienne famille de Vanves. Pendant la Révolution par exemple, le premier maire de la commune, en 1790 et 1791, est François Potin, tandis q’un autre Jean-Baptiste Potin participe activement à la rédaction des cahiers de doléance.

La villa commence rue du Gouverneur Général Félix Éboué et se termine en impasse. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.Elle mesure 53 mètres de long.

Elle a été percée à la fin du 19ème siècle / au début du 20ème siècle. C’est une voie privée (avec constitution de l’association syndicale dite « Villa Jean-Jacques Rousseau » en 1936).

Son nom actuel lui a été donné lors de sa création, alors que la rue où elle prend naissance s’appelait encore «rue Jean-Jacques Rousseau ».

Le nom fait référence à la rue Jean-Jacques Rousseau.

Elle commence boulevard Garibaldi et se termine place Jules Gévelot. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches / La Ferme / Les îles. Elle mesure 690 mètres de long.

Elle a été ouverte au milieu des années 1890, en application d’un projet élaboré dès 1862 visant à rattacher le hameau des Moulineaux, alors en pleine expansion , au centre de la commune et à Paris. A l’origine, son tracé formait une ligne droite dans l’axe de l’actuelle rue du Gouverneur Général Félix éboué. Mais il a été très tôt modifié par la construction de la gare des marchandises des Moulineaux qui lui donna son parcours en ligne brisée, avec son extrémité Est en équerre. Longtemps bordée de friches industrielles, la rue a pris un aspect tout différent lors de la rénovation du quartier à partir des années 1990.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894. A cette date, il englobait également les rues du Gouverneur Général Félix Éboué et Guynemer.

Ce nom a été choisi en hommage à Jean-Jacques Rousseau (1712 - 1778), écrivain et philosophe du siècle des Lumières. Jean-Jacques Rousseau naît à Genève le 28 juin 1712. Il est confié successivement à différentes personnes car son père ne peut l’élever. Il mène une vie de vagabondage et d'aventures multiples et se retrouve à Paris en 1742. Il est successivement maître de musique, copiste, laquais, secrétaire particulier. Il rencontre Diderot et il rédige des articles pour l'Encyclopédie. En 1749, il écrit le Discours sur les sciences et les arts, ensuite le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755), Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) et Émile ou De l'Éducation (1762). Ce dernier ouvrage est condamné par le parlement de Paris. Il s'enfuit et mène à l'étranger une vie d'errance pendant huit ans. Il se sent persécuté. Il revient à Paris en 1770. Il va se consacrer aux promenades et à l’herborisation. Il meurt le 2 juillet 1778. Ses cendres sont transférées au Panthéon, sur décision de la Convention, en 1794.

Ce nom a également été donné à une autre voie de la commune, la villa Jean-Jacques Rousseau, donnant sur la rue du Gouverneur Général Félix Éboué.

La rue dessert le gymnase Paul Bert (au n° 239).

Elle commence rue Guynemer et se termine rue d'Oradour-sur-Glane. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 130 mètres de long.

Elle existe vraisemblablement dès le Moyen-Âge. C’est le départ de la branche droite du «chemin des vaches», qui se continue vers Paris.

Elle commence rue Guynemer et se termine rue d'Oradour-sur-Glane. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 130 mètres de long.

Elle existe vraisemblablement dès le Moyen-Âge. C’est le départ de la branche droite du «chemin des vaches», qui se continue vers Paris.

Elle est d’abord désignée sous le nom de « chemin des vaches », comme l’ensemble du chemin dont elle fait partie. Au 19ème siècle, elle porte le nom de « rue Notre-Dame ».

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

Ce nom a été choisi en hommage à Jeanne d'Arc (1412-1431), héroïne nationale française. Jeanne d’Arc naît le janvier 1412 à Domrémy, en Lorraine. Elle est très pieuse. A 13 ans, elle déclare avoir entendu des voix célestes lui ordonnant de libérer le royaume de France, alors occupé par les Anglais, et de faire sacrer roi de France le dauphin Charles VII. En février 1429, elle obtient une escorte pour rejoindre le dauphin à Chinon. Là, elle parvient à le convaincre qu'elle est bien investie d'une mission. Après de multiples interrogatoires, elle obtient une troupe et délivre Orléans en mai 1429. Elle libère ensuite les villes d'Auxerre, Troyes, Chalons en Champagne, ouvrant ainsi la route de Reims où Charles VII est sacré roi le 17 juillet 1429. En septembre 1429 elle essaye de reprendre Paris aux Bourguignons, alliés des Anglais, mais elle échoue. Elle est capturée par les Bourguignons à Compiègne le 23 mai 1430 et livrée contre rançon aux Anglais. Jugée par un tribunal ecclésiastique, elle est déclarée coupable d'idolâtrie après un procès de 5 mois. Elle est brûlée sur la place du Vieux Marché de Rouen le 29 mai 1431. Réhabilitée en 1450, elle est canonisée en 1920.

La rue commence place de la Résistance et se termine avenue de Verdun. Elle se situe dans le quartier : La Ferme / Les îles. Elle mesure 340 mètres de long.

Elle a été percée en 1862, en même temps qu’était entreprise la construction du pont de Billancourt, … et par le même maître d’ouvrage, comme il l’est expliqué dans le compte-rendu de la séance du Conseil municipal du 20 mai 1868 : « M. Legrand, concessionnaire des Ponts d’Issy Billancourt, a fait établir à ses frais le chemin qui relie le carrefour des Moulineaux aux ponts et en a seul l’entretien jusqu’à ce jour. Il fait observer que cette voie relie […] la route Impériale n° 189 (aujourd’hui, avenue de Verdun) et le Chemin de Grande Communication
n° 35 (les quais). Il demande, dans ces conditions, à être déchargé de l’entretien de la voie qu’il a faite ou bien il établira un bureau de perception à l’entrée. Le conseil […] émet le vœu que cette voie soit classée comme Chemin de Grande Communication et que les frais de son entretien soient mis à la charge du département ».

Elle porte d’abord le nom de « Chemin de Billancourt ». Puis le Conseil municipal décide, le 23 décembre 1877, qu’elle « prendrait le titre de rue ». Elle est rebaptisée « rue Jules Gévelot » par une délibération du Conseil municipal du 24 mars 1905.

Son nom actuel lui a été attribué le 27 février 1945 par une décision de la Délégation spéciale chargée d’administrer la commune.

Ce nom a été adopté en hommage à Jean-Pierre Timbaud (1904 - 1941), Résistant, fusillé à Châteaubriant le 22 octobre 1941. Jean-Pierre Timbaud naît le 20 septembre 1904 à Payzac. Dès l’age de 13 ans, il travaille dans une fonderie. Il est ensuite embauché dans la fonderie d’Antoine Rudier (qui réalise des travaux pour les artistes). Il devient secrétaire du Syndicat CGT des Métallurgistes parisiens, et participe aux grandes grèves des années 1930 - 1936. En octobre 1934, le Maire de Gennevilliers lui propose un poste d’employé municipal avec des horaires adaptés pour lui permettre de mener son activité syndicale. Il crée la première colonie de vacances scolaires pour la ville. Il est mobilisé au début de la Seconde Guerre mondiale. Après la démobilisation, il participe à la constitution des comités syndicaux clandestins. Il est arrêté lors d’un rendez-vous clandestin, le 18 octobre 1940, et est mis en prison. Il est fusillé comme otage avec 26 autres militants communistes, à Châteaubriant, le 22 octobre 1941.

La rue commence rue Camille Desmoulins et se termine mail Félix Amiot. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure 100 mètres de long.

Elle a été percée dans le cadre des opérations d’aménagement de la ZAC Forum Seine.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 26 juin 2003.

Le nom a été choisi en hommage à Joseph Frantz (1890 - 1979), héros de la Guerre de 1914 - 1918, vainqueur du premier combat aérien.

Né en 1890, Joseph Frantz obtient son brevet de pilote (le n° 363) en 1911 et devient pilote d’essai chez les Frères Voisin. Au début de la Première Guerre mondiale, il est affecté à une escadrille de l’armée française avec le grade de sergent. Le 5 octobre 1914 à Jonchery (près de Reims), il remporte (avec Louis Quenault, son mécanicien) la première victoire aérienne de la Première Guerre mondiale - sur un appareil Voisin fabriqué à Issy-les-Moulineaux. Il devient ainsi le premier pilote de l’histoire de l’aviation à avoir abattu en combat singulier un avion ennemi. Il est alors nommé chevalier de la Légion d’Honneur. C’est par ailleurs à la suite de cette victoire que le haut commandement français prit conscience du rôle primordial de l’aviation dans les opérations, non seulement d’observation ou de bombardement, mais également de chasse.

La rue commence rue du Quatre Septembre et se termine rue Georges Marie. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 135 mètres de long.

Elle a été percée en 1932 - 1933 dans le cadre de la construction d’un groupe d’immeubles d’habitation.

Son nom lui a été donné au moment de sa création par la société maître d’ouvrage, la « Société des Anciens établissements C. Matrat et Cie ».

Ce nom fait référence à Jules Edouard Voisembert, constructeur des immeubles qui bordent la rue.

Jules Edouard Voisembert construisit cet ensemble, assez caractéristique de l’architecture et de l’urbanisation des années 1930, avec Claude Matrat, dont le nom a été donné à la rue voisine (voir notice rue Claude Matrat).

La rue a été habitée (au n° 6) par Honoré d’Estienne d’Orves et sa famille de 1936 à 1938.

La rue commence rue Rouget de Lisle et se termine rue du Bateau Lavoir. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure 250 mètres de long.

Elle a été percée en 1910. Elle a été prolongée au début des années 2000 lors des opérations d’aménagement de la ZAC des Bords de Seine.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 11 novembre 1910.

Ce nom a été adopté en hommage à Jules Ferry (1832-1893), homme politique, réformateur de l’enseignement.

Jules Ferry naît à Saint-Dié en 1832. Après des études de droit, il devient avocat à Paris en 1855 et s'intéresse rapidement à la politique. Il rédige de nombreux articles dans le journal « Le Temps ». Dans son livre les Comptes Fantastiques d'Haussmann en 1868, il dénonce les actions du Préfet de la Seine, et d'une façon plus générale le régime de Louis Napoléon Bonaparte. Il devient député de la Seine en juin 1869, membre du gouvernement de la Défense Nationale le 4 septembre 1870, préfet de la Seine, et enfin Maire de Paris. Il est élu député des Vosges en février 1871. Jules Ferry s’oppose au régime conservateur de Mac Mahon. Il défend des idées modérées, mais il est profondément attaché à la laïcité. Il participe à la mise en œuvre de nombreuses lois : loi sur la liberté de réunion (juin 1881), loi sur la liberté de la presse (juillet 1881), loi sur la liberté syndicale (mars 1884). Il reforme le système d'instruction français. Il devient ministre des colonies à partir de 1883 mais son orientation politique est contestée. Il démissionne le 30 mars 1885 et il est battu aux élections législatives de 1889. Il est élu au Sénat dont il devient le Président. Il meurt à Paris en 1893.

Ce nom a également été donné aux écoles élémentaire (au n° 1) et maternelle (au n° 13) implantées dans cette rue.

La place occupe le carrefour des rues du Docteur Lombard, Jean-Jacques Rousseau et Aristide Briand. Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les îles.

Elle est créée vers 1890 sous l’effet conjugué de la construction de la gare des Moulineaux (1889) et du percement de la rue Jean-Jacques Rousseau un peu plus tard.

Elle portait initialement le nom de place de la gare des Moulineaux-Billancourt.

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 12 juin 1914.

Ce nom a été donné en souvenir de Jules Gévelot (1826 - 1904), propriétaire de la Société Française de Munitions, une des entreprises les plus importantes de la commune.

Né le 6 juin 1826 à Paris, Jules Gévelot est un personnage assez représentatif de la génération des grands «capitaines d’industrie » qu’a produits la deuxième moitié du 19ème siècle. Il réussit en effet à donner à la fabrique d’armes léguée par son père l’assise financière qui lui permettra de devenir une entreprise d’envergure internationale, la « Société Française de Munitions », dont l’usine principale était située à Issy-les-Moulineaux. Nommé Chevalier de la Légion d’Honneur en 1861, il commence une carrière politique et en 1869 est élu, comme candidat républicain, député de la circonscription de Flers dans l’Orne (où il s’est constitué une vaste ferme modèle). Il reste au Parlement pendant 35 ans, jusqu’à sa mort, le 17 août 1904.
Implantée à Issy-les-Moulineaux dès 1825, l’usine ne prend véritablement son essor qu’à partir de 1843. Vers 1860, elle emploie déjà plus de 500 personnes. En 1898, elle comprend une cinquantaine de bâtiments répartis sur 7 hectares. Elle se dote alors d’ouvrages de prestige, dont un grand portail (aujourd’hui transféré à l’angle de la rue du Docteur Lombard et de l’allée du Père Natter). Pour son personnel, elle fait construire une première « cité Gévelot », démolie au début du 20ème siècle et aussitôt remplacée par une seconde, édifiée autour de l'actuelle avenue Jean Bouin. L’établissement atteint son apogée pendant l’entre-deux-guerres où il occupe une superficie délimitée par l’avenue de Verdun, la rue du Docteur Lombard, la rue Aristide Briand et la rue Paul Bert. Après diverses difficultés (dont un incendie, le 11 juillet 1973) et un regroupement des activités dans de nouveaux locaux dans les années 1980, la Société Française de Munitions quitte la ville en 1992.

La place dessert la station « Les Moulineaux » sur la ligne du tramway Val de Seine.

Elle commence place de l'église et se termine rue Jean-Baptiste Potin. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 430 mètres de long.

Elle a semble-t-il été créée dès le Moyen-Âge et a su conserver depuis cette date une certaine importance. Ainsi pendant la première moitié du 19ème siècle, sa largeur esti successivement portée à 8 mètres (en 1831), puis à 10 mètres (en 1857).

Elle portait anciennement le nom de « chemin des mares » (au 17ème siècle), puis de « rue du Simetier » (seulement dans sa première partie qui conduisait au cimetière, à l’emplacement actuel de la place d’Alembert). Au 19ème siècle enfin, elle s’appelle « rue de Chevreuse ».

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 19 mai 1923.

Ce nom a été choisi en hommage à Jules Guesde (1845 - 1922), Ministre d’état, écrivain politique.

Jules Bazile dit Guesde naît à Paris le 11 novembre 1845. Il devient d'abord journaliste. Il milite dans l'opposition républicaine. Peu avant la chute de l'empire, il est condamné à 6 mois de prison pour « avoir voulu la guerre ». Il est libéré après le désastre de Sedan. En 1871, il soutient la Commune de Paris, mais après l’écrasement du mouvement il doit se réfugier à l’étranger. Il rentre à Paris en 1876. Il fonde le Parti Ouvrier français qui apparaît cependant minoritaire dans le paysage de la gauche de l'époque. Il contribue à la formation et au développement de la IIème internationale. Il devient populaire auprès des ouvriers et met en place un parti qui obtient des députés en 1893. Lui même est élu à Roubaix (de 1893 à 1898) puis plus tard à Lille (de 1906 à 1922). Jules Guesde s'oppose à la participation du socialiste Millerand dans le gouvernement de Waldeck Rousseau. Néanmoins du fait de ses intransigeances il perd son influence au profit de Jean Jaurès. C'est d'ailleurs Jaurès et non Guesde qui prend la direction du nouveau parti socialiste français en 1908, la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière). Pendant la 1ère guerre mondiale, il s’allie au gouvernement d'Union Sacrée. Il devient ministre d'août 1914 à décembre 1916. Lors de la scission de la SFIO au Congrès de Tours en 1920, il reste fidèle à la SFIO. Il décède le 28 juillet 1922 à Lille.

Le nom a également été donné à un gymnase, implanté dans la rue (au n° 15).

K

La villa commence rue Kléber et se termine en impasse. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 30 mètres de long.

Elle a été créée lors de la mise en état de viabilité de la rue Kléber vers 1896. Elle se borde alors de coquettes résidences bourgeoises.

Son nom lui a été donné par référence à la rue où elle commence : la rue Kléber, baptisée le 21 avril 1894 (voir notice).

La rue commence rue du Gouverneur Général F. Éboué et se termine rue du Général Leclerc. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton. Elle mesure 280 mètres de long.

Elle est ouverte vers 1895 à travers les terrains de l’ancien « couvent des oiseaux » de la Congrégation de Notre-Dame (ou Communauté des Dames de Saint-Augustin). Les travaux de viabilisation commencent en 1896. Deux ans plus tard, son prolongement jusqu’à l’actuel boulevard des Frères Voisin est envisagé, mais le projet ne se concrétisera finalement pas.

Elle a d’abord été baptisée « rue de la fontaine prolongée » (du nom de la rue dans l’axe de laquelle elle se trouvait, devenue la rue Prudent Jassedé).

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

Il a été choisi en hommage à Jean-Baptiste Kléber (1753 - 1800), Général français sous la Révolution.

D’abord soldat dans l'armée autrichienne, Jean-Baptiste Kléber la quitte en 1785, faute de pouvoir y progresser du fait de ses origines modestes. A la Révolution, il entre dans la Garde nationale française. Il est nommé lieutenant colonel en 1792, puis général de brigade en août 1793.

Il combat d’abord en Vendée, puis dans l'armée de Sambre et Meuse, et s’illustre particulièrement à la bataille de Fleurus. En 1798, il est appelé à la tête de l'armée d'Orient, et se retrouve en Égypte avec Bonaparte. Au départ de ce dernier, c'est lui qui prend le commandement de l'armée. Il parvient à défaire les Turcs à Héliopolis. Mais peu après il est assassiné au Caire.

Ce nom a également été donné à une impasse commençant dans la rue : la villa Kléber.

En bordure de la rue, le long de la place Bonaventure Leca, sont implantés les drapeaux des pays des villes avec lesquelles Issy-les-Moulineaux est jumelée.

La place s’ouvre à l’angle des rues Rouget de Lisle et Camille Desmoulins. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches.

Elle a été créée lors de la construction de l’actuelle gare d’Issy Val de Seine en 1979, en remplacement de l’ancienne station d’Issy Plaine remontant au début du 20ème siècle. Elle a pris sa forme actuelle à la fin des années 1990 lors des opérations de rénovation du quartier et d’aménagement de la ZAC Forum Seine - qui ont par ailleurs fait disparaître un passage voisin, le passage Lacour.

Son nom lui a été donné par la délibération du Conseil municipal du 26 juin 2003.

Le nom a été choisi en référence à Gilbert Motier, Marquis de La Fayette (1757 - 1834), homme politique et général, héros de la Guerre d’Indépendance américaine.

Marie Joseph Paul Yves Roch Gilbert Motier, Marquis de La Fayette, est né le 6 septembre 1757 à Chavaniac, en Auvergne. Il fait ses études au collège Louis le Grand, à Paris. Possédant une immense fortune et introduit par son mariage dans une puissante famille proche de Louis XVI, il est promis à un bel avenir. Jeune officier, il se passionne pour la cause des Insurgés américains et, contre la volonté du Roi, il part pour le Nouveau Monde, où, par une résolution spéciale du Congrès, il reçoit en 1777, le grade de général de division. Il contribue aux succès militaires des Insurgés, et notamment à la prise de Yorktown, avant de revenir en France.
Élu député de la noblesse aux Etats-Généraux en 1789, il est nommé commandant général de la milice parisienne (la future Garde nationale) au lendemain de la prise de la Bastille. Il est pour quelque temps l'un des personnages les plus influents du pays. Mais il finit par devenir suspect aux yeux de tous. Mis en accusation en 1792, il fuit à l'étranger. Après une captivité de cinq ans dans les prisons autrichiennes, il se retire sur ses terres d'Auvergne, jusqu’au retour des Bourbon, auxquels il se rallie (mais il entre dans l'opposition libérale sous la seconde Restauration).
De 1824 à 1825, il part, à l'invitation du Congrès, effectuer aux Etats-Unis une visite qui s’avère triomphale.
De même, lors de la Révolution de juillet 1830, il retrouve sa popularité de 1789 - 1790. Il se voit même offrir la présidence de la République. Mais il se rallie finalement à la solution orléaniste.
Peu après il se retire de la vie politique. Il meurt le 20 mai 1834.

La place dessert la station « Issy Val de Seine » sur la ligne du tramway La Défense - Val de Seine.

Elle commence avenue Jean Jaurès et se termine rue Prudent Jassedé. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 29 mètres de long.

Elle aurait son origine dans un passage tracé à la fin des années 1890.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 31 octobre 1898.

Ce nom a été choisi en hommage à Alphonse de Lamartine (1790 - 1869), écrivain et homme politique.

Alphonse de Lamartine est très vite attiré par la littérature. En 1820, il publie un recueil de poèmes, les Méditations Poétiques qui lui apportent la célébrité et sont une des premières manifestations du Romantisme. Devenu secrétaire d'ambassade (en Italie), il n'en poursuit pas moins son œuvre littéraire, ce qui lui vaut d'être élu à l'Académie française dès 1830. C'est la même année, lors de la Révolution de juillet 1830 qu’il découvre véritablement la politique.
Devenu député, il se pose à la Chambre en défenseur des idées libérales et progressistes. En 1848, il est membre du nouveau gouvernement républicain, ministre des affaires étrangères. Sa popularité est à son zénith. Mais très vite critiqué, il doit démissionner. Il se présente quand même à l'élection présidentielle contre Louis Napoléon Bonaparte : il obtient 17.910 voix contre cinq millions et demi à son adversaire !
Après le coup d'état du 2 décembre 1851, il disparaît définitivement de la scène politique Il se consacre alors de nouveau à l'écriture, mais sans jamais retrouver le succès de ses débuts.

La rue commence place du 8 mai 1945 et se termine place du 11 novembre 1918. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 213 mètres de long.

Elle a, comme d’autres rues voisines, été tracée vers 1872 dans le parc du château (ancienne propriété des princes de Conti) par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud qui se lançait dans des opérations d’investissement immobilier. Elle a été ensuite acceptée dans la voirie communale en 1873.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1877. Ce nom a été adopté en souvenir de Pierre-Paul Lasserre (1797 - 1871), bienfaiteur communal.

Né à Vaugirard le 17 septembre 1797, Pierre-Paul Lasserre devint chirurgien des Hôpitaux et médecin-major de l’armée de terre. Il fut également décoré de la Légion d’Honneur. Il est mort à Issy le 9 septembre 1871.
Il avait légué à la ville une petite maison qui est à l’origine de l’ « hospice », devenu la Maison de Retraite communale qui porte son nom (au n° 3 - 5 rue Étienne Dolet). L’établissement, construit sur les plans de l'architecte de la Ville Émile Delaire, avait été inauguré par le Président de la République Émile Loubet, le 15 mars 1900.

Le chemin commence rue Camille Desmoulins et se termine rue du Bateau Lavoir. Il est situé dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Il mesure 60 mètres de long.

Il a été tracé à la fin du 19ème siècle / au début du 20ème siècle par la Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest qui l’a remis à la Ville par une convention du 24 juin 1904. Large de 6 mètres, il se terminait alors en impasse.
L’aménagement et le développement du quartier au début des années 2000 ont eu pour effet de faire quasiment disparaître ce chemin qui n’est plus aujourd’hui qu’une simple « transition » vers d’autres voies (place du Spectacle, rue du Bateau Lavoir, rue Michel Jazy).

Il portait initialement le nom complet de «Chemin latéral à la ligne de chemin de fer de Paris Invalides à Versailles».

Ce nom fait évidemment référence à sa position par rapport à la voie de chemin de fer.

La rue commence rue Jules Guesde et se termine rue Georges Marcel Burgun. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 216 mètres de long.

Elle a été percée au milieu du 19ème siècle. Elle aboutit alors sur l’actuelle avenue du Général de Gaulle, avec une extrémité en équerre - qu’elle perdra lors de la création de l’actuelle rue Georges Marcel Burgun. C’est alors une voie privée. Elle sera classée voie communale en 1951.

Elle portait initialement le nom de « rue du Puits ».

Son nom actuel lui a été donné par la délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894. Ce nom a été choisi en hommage à Lazare Carnot (1753-1823), général, homme politique et savant français.

Lazare Nicolas Marguerite Carnot fait des études à l'école du génie dont il sort capitaine en 1783. en 1791, il est élu représentant du Pas-de-Calais à l'Assemblée Législative, où il contribue à la création de la Garde Nationale.

Élu à la Convention, il vote la mort du roi en janvier 1793. Il est nommé membre du Comité de Salut Public où, chargé des questions militaires, il est à l'origine de la mise en place de la conscription. Il prend en charge l'organisation de la défense de la France dans un contexte qui voit le pays opposé sur toutes ses frontières à une coalition des Alliés. Son action lui vaut le surnom d'Organisateur de la Victoire.
Membre du Directoire en novembre 1795, c’est lui qui place Bonaparte à la tête de l'Armée d'Italie. Après le 18 brumaire, il est nommé Ministre de la guerre et membre du Tribunat, fonction qu'il conserve jusqu'en 1807.
Mais, républicain dans l'âme, il entre dans l'opposition à l'Empire. Il s'emploie alors à rédiger des ouvrages sur les mathématiques et la théorie militaire.
Il rejoint cependant l'Empereur pendant les Cent Jours, où il est nommé Ministre de l'Intérieur. Exilé sous la Restauration, il meurt à Magdeburg où il s'était fixé, en Autriche.
Ses cendres, données à la France en 1889, ont été placées au Panthéon.

La place s’ouvre au carrefour des avenues de Verdun, Victor Cresson et Pasteur, de la rue Aristide Briand, et du chemin d'Accès à la gare. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches.

Elle a été créée lors du percement des actuelles rues Aristide Briand et Pasteur vers 1870. Elle a été entièrement remodelée en 1966 lors de la construction du groupe HLM de la rue Aristide Briand et du boulevard Garibaldi. Carrefour important entre des itinéraires très fréquentés, elle a été équipée en 1968 d’un système de signalisation lumineuse innovant, « faisant appel à l’électronique pour automatiser l’installation » (Bulletin Municipal Officiel, 1968).

Son nom actuel lui a été donné par la délibération du Conseil municipal du 21 mars 1966.

Le nom a été choisi en hommage à Léon Blum (1872 - 1950), homme politique et écrivain français.

Après avoir fait des études de droit, Léon Blum est nommé auditeur, puis maître des requêtes au Conseil d'État. Pendant le combat en faveur de Dreyfus, il rencontre Jean Jaurès.
En 1919, il est élu député (d'abord de la Seine jusqu'à 1928, de l'Aude de 1929 à 1940) et devient à la Chambre un des éléments majeurs du groupe socialiste. Il est nommé Président du Conseil le 6 juin 1936 à la suite de la victoire électorale des gauches regroupées au sein du Rassemblement Populaire. De nombreuses réformes sont alors mises en œuvre durant l'été 1936 (accords Matignon). Après la défaite de juin 1940, il fait partie des parlementaires qui refusent les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Il est arrêté le 15 septembre 1940 et comparaît à partir du 19 février 1942 devant la Cour Suprême de Riom. Face à la vigueur de sa défense, son procès est interrompu et, sous la pression de l’Occupant, il est déporté le 31 mars 1943 à Buchenwald.
Revenu à Paris en mai 1945, il est nommé président du gouvernement provisoire, du 15 décembre 1946 au 21 janvier 1947, le dernier gouvernement avant la mise en place des institutions de la IVème République.

La rue commence rue Camille Desmoulins et se termine mail Félix Amiot. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches.

Elle a été percée dans le cadre de l’aménagement de la ZAC Forum Seine.

Son nom actuel lui a été donné par la délibération du Conseil municipal du 26 juin 2003.

Le nom a été choisi en souvenir de l’aviateur Léon Delagrange (1872 - 1910), un des premiers aviateurs à avoir volé sur le terrain d’Issy-les-Moulineaux.

Né à Orléans le 12 mars 1872, Léon Delagrange quitte la fabrique de couvertures de ses parents en 1898 pour devenir sculpteur. En 1905, il se lance dans l’aéronautique. Le 16 mars 1907, il est un des tout premiers français à voler sur un « plus lourd que l’air », avec Voisin et Blériot. En 1907 et 1908, il est un des premiers aviateurs à avoir procédé à des essais et battu des records sur le terrain d’Issy-les-Moulineaux. Ainsi le 11 avril 1908, il réussit un vol de 4 kilomètres en 6 mn 39 s. et le 6 septembre suivant c’est un parcours, inégalé jusqu’alors, de 24,40 km en 29 mn 53 s. qu’il exécute.
L’année suivante, sur un Blériot, il bat le record du monde de vitesse : 86 km/h. Il est également le premier, le 28 mars 1908, à emmener un passager (et pas des moindres, puisqu’il s’agissait de son « rival » Henry Farman !) comme il est le premier à avoir comme passager… une passagère.
Le 4 janvier 1910, il s’écrase près de Bordeaux avec son appareil lors d’un vol d’entraînement. Il a été surnommé le « Dandy volant » et était détenteur du brevet de pilote n° 3 de l’Aéro Club.

Elle commence rue Pierre Brossolette et se termine sentier de la Montézy. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 70 mètres de long.

Elle a été percée au début du 20ème siècle.
Son nom lui a été attribué à une date indéterminée, sans doute au moment de sa création.

Ce nom fait référence à la devise de la France : Liberté, Égalité, Fraternité.

Le sentier commence rue de l’Egalité et se termine en impasse. Il est situé en bordure de la commune de Clamart et du quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.

Il a été ouvert comme voie d’accès aux carrières.

Il portait également le nom de « Basses guinguettes » à la fin 19ème siècle.

Son nom actuel lui a été attribué à une époque indéterminée.

Le nom a été donné en référence à un ancien lieu-dit situé au même emplacement.

Le lieu-dit « Les Loges », mentionné sur des documents du 17ème siècle, est vraisemblablement plus ancien. Le curé de la paroisse y possédait une importante propriété.

Elle commence à la limite de Paris et se termine rue d’Oradour-sur-Glane. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 100 mètres de long.

Elle a été tracée à l’emplacement d’une petite rue ouverte au début du 19ème siècle. Aujourd’hui, elle longe le boulevard périphérique. Seule la partie du côté d’Issy appartient à la commune.

Elle portait initialement le nom de rue Grognet.

Son nom actuel lui a été donné en 1977.

Ce nom a été choisi en hommage à Louis Armand (1905 1971), ingénieur et administrateur français.

Né à Cruseilles en 1905, Louis Armand, après des études à l’École Polytechnique, est devenu ingénieur des Mines. Il a été président de la S.N.C.F. de 1955 à 1958, puis de l’Euratom de 1958 à 1959. Il a été élu à l’Académie française en 1963. Il meurt à Villers-sur-Mer en 1971.

Elle commence avenue du Bas Meudon et se termine promenade Robinson. Elle se situe dans le quartier : La Ferme / Les Iles. Elle mesure 87 mètres de long.

Elle a été tracée dans le cadre des opérations de réaménagement de l’île (en l’occurrence la ZAC des Ponts) dans le courant des années 1990.

Son nom lui a été donné par la délibération du Conseil municipal du 20 février 1990.

Ce nom a été choisi en souvenir de Louis Bonnier (1846 - 1946), architecte à qui fut confiée en 1895 la reconversion du bâtiment qui abrite aujourd’hui l’Hôtel de Ville.

Louis Bonnier naît en 1856 près de Lille. Ancien élève à l’école des Beaux Arts, il entre en 1886 au Service de l’Architecture de la Ville de Paris - où il terminera sa carrière comme Directeur en 1925. Il a fait partie des réseaux d'architectes, de paysagistes, d'ingénieurs et de réformateurs engagés dans la modernisation de Paris. Il est à ce titre à l‘origine d’un règlement de voirie, élaboré en 1902, qui sert de base au nouveau plan d’urbanisme. Comptant parmi les premiers architectes à s’intéresser au béton, il a conçu de nombreux groupes scolaires à Paris, ainsi que la piscine bains douches de la Butte aux Cailles (1924), inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques.
Louis Bonnier a également travaillé à la réalisation de divers projets « HBM » (Habitations à Bon Marché) dont celui de Ménilmontant (1925). En dehors de Paris, il a surtout construit dans le Nord de la France, et notamment l’Hôtel de Ville de Templeuve, sa ville natale.
Le nom de Louis Bonnier est associé à l’histoire d’Issy les Moulineaux à un double titre. C’est son projet qui est retenu lors du concours pour la réhabilitation des bâtiments de l’ancien «Couvent de Oiseaux» et leur transformation en Hôtel de Ville en 1894 - 1895 (un des salons porte aujourd’hui son nom). Dès 1887 par ailleurs il s’était installé avec sa belle-famille dans une maison bourgeoise construite sur ses plans, dans l’Île Saint-Germain.
Il meurt à Paris en 1946. Il était Inspecteur des Palmes Académiques et Commandeur de la Légion d’Honneur.

Il commence mail Raymond Menand et se termine rue du Gouverneur Général Félix Eboué. Il se trouve dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Il mesure 40 mètres de long.

Il a été créé dans la continuité du mail Raymond Menand.

Son nom actuel lui a été attribué par la délibération du Conseil municipal du 22 janvier 1998.

Ce nom a été donné par référence au siècle des Lumières, terme sous lequel on désigne le 18èmesiècle et le grand mouvement philosophique qui le caractérise. La présence de la Médiathèque sur le parvis, et l'accès à la culture qu'autorise cet établissement, expliquent le choix de ce nom.

Le terme de « Lumières » caractérise une époque, le 18ème siècle. L'expression vise à faire comprendre que la société émergeait de siècles d'obscurité et d'ignorance pour entrer dans un nouvel âge éclairé par la science, la raison et le respect de l'humanité. C’est une période toute particulière de l'histoire de la culture européenne, celle de l’Encyclopédie, de l’esprit critique, du développement du libéralisme et des réformes politiques à travers l’Europe.
Montesquieu, Diderot, d'Alembert, Voltaire, Rousseau sont sans doute par leurs actions et leurs écrits les personnalités les plus emblématiques de ce mouvement, auquel se rattachent également les « despotes éclairés » qu'étaient Frédéric II de Prusse ou Catherine II de Russie.

Le parvis dessert la médiathèque.

Elle commence boulevard Voltaire et se termine rue de Vanves. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 60 mètres de long.

Elle appartenait à l’origine à la commune de Vanves. Elle a été cédée à la commune d’Issy-les-Moulineaux à la suite d’un échange avec un autre terrain limitrophe un peu plus au sud.
Son nom lui a été donné au moment de sa création.Le nom fait référence au Lycée Michelet voisin (sur la commune de Vanves).

À l'origine, le lycée est un château, construit en 1698 sur des plans de Mansart.
En 1717, il appartient à Louis Henri, Prince de Condé, cousin du roi. Le 27 juillet 1792, Bien National, il est vendu à un blanchisseur, qui le revend aux responsables de l'ancien Collège Louis Le Grand de Paris. Le domaine devient une annexe de l'établissement parisien. Les premiers élèves sont accueillis en octobre 1856. Deux ailes sont ajoutées au pavillon Mansart en 1859, et d'autres bâtiments sont progressivement ajoutés. Le 6 août 1864, la maison de Vanves cesse d'être « succursale » du lycée Louis le Grand de Paris et devient lycée Impérial. Le 17 septembre 1864, il s’appelle Lycée du Prince Impérial. Il s'agit alors du 6ème lycée de Paris. L’effectif a pu s’élever jusqu’ à 3.000 élèves. En 1870, le lycée devient lycée de Vanves, et lycée Michelet le 30 mai 1888.

M

Elle commence rue de l’Egalité et se termine à la limite de Clamart. Elle se situe dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Epinettes - Le Fort. Elle mesure 240 mètres de long.

Elle a été ouverte au début du 20ème siècle, sans doute en même temps que la rue Mademoiselle adjacente. C’est une voie privée.

Son nom lui a été donné dès sa création.

Ce nom, qui n’a pas d’explication connue à ce jour, a sans doute été choisi, comme celui de la rue Mademoiselle voisine, en référence à la famille du (ou des) propriétaires des lieux.

Elle commence rue Jules Guesde et se termine Sentier du Buvier. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 130 mètres de long.

Elle a été percée vers 1910 - 1920. C’est une voie privée.

Elle porte ce nom depuis sa création.

Ce nom a été choisi en référence à la famille de l’ancien propriétaire des lieux.

Marie-Madeleine Moreau était la mère du propriétaire du terrain (situé 18 - 20, rue Jules Guesde) où fut tracée la voie.

Elle commence rue Madame et se termine à la limite de Clamart. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 60 mètres de long.

Elle a été ouverte au début du 20ème siècle, vraisemblablement en même temps que la rue Madame adjacente. C’est une voie privée.

Ce nom lui a été attribué dès sa création.

Le nom, comme celui de la rue Madame, n’a pas d’explication connue à ce jour. Il a sans doute été choisi en référence à la famille du (ou des) propriétaires des lieux.

Elle borde la rue Ernest Renan entre les rues Michelet et Georges Marie. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 100 mètres de long.

Elle a été crée lors des opérations d’aménagements, à l’emplacement de l’ancienne cour d’entrée de la manufacture. Son nom lui a été donné par la délibération du Conseil municipal du 28 avril 1988.

Le nom fait référence à la Manufacture de Tabacs adjacente, en activité de 1904 à 1978.

A l'origine installée à Paris entre le quai d'Orsay et la rue de l'Université dans le quartier du Gros Caillou, la Manufacture est construite à Issy-les-Moulineaux de 1900 à 1904. Ce déménagement représente une opération financière fructueuse pour la Direction générale des Manufactures de l'État, compte tenu de la différence des valeurs foncières à Paris (entre 170 et 370 F le m2) et à Issy-les-Moulineaux (seulement 16 F). Il permet par ailleurs de moderniser les techniques de production, et par voie de conséquence, de diminuer les effectifs.
L’établissement construit à Issy-les-Moulineaux est plus petit que celui de Paris. Son architecture n’en vise pas moins à incarner l'autorité de l'état et de l'administration, conformément à un modèle élaboré vers 1857.
La vocation industrielle de l’édifice transparaît clairement dans la grande cheminée en briques, placée au centre, qui constitue, avec le pavillon de la Direction, l’axe de symétrie sur lequel s’alignent les autres bâtiments et ateliers. Ceux-ci, longs et étroits, sont séparés les uns des autres pour limiter les risques d'incendie, et suffisamment vastes pour abriter une main d'œuvre restée importante, mais aussi pour contenir de grandes surfaces de stockage.
À l’origine, la Manufacture fabrique une gamme étendue de produits. Mais à partir du milieu des années 1920, elle concentrera sa production sur les cigarettes - de type courant (Gauloises, Françaises, Parisiennes…) ou de luxe (Gitanes, Boyards, Madrilènes, Grenades, Sultanes, Natacha…). Après la Seconde Guerre mondiale, seules les cigarettes ordinaires en tabacs bruns sont encore fabriquées.
Cette évolution de la production et la mécanisation qui l’accompagne se traduisent par une baisse des effectifs. Le personnel qui comptait plus de 1000 salariés (aux deux tiers féminins) au début du 20èmesiècle, tombe à 325 ouvriers en 1954.
Vingt-cinq ans plus tard, en 1978, la SEITA cesse ses activités à Issy-les-Moulineaux.
Le bâtiment est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques le 9 octobre 1984. à partir de 1986, l'ensemble est restructuré tout en préservant l'essentiel de l'architecture extérieure.

Elle commence bld des Frères Voisin et se termine rue Hoche. Elle est située dans les quartiers : Val de Seine / Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 295 mètres de long.

La voie est créée en 1892 - 1893, lors des travaux d’aménagement et de lotissement de l’ancienne propriété « des Oiseaux » (appartenant à la Congrégation de Notre-Dame, ou Communauté des Dames de Saint-Augustin). Du fait de l’installation de la nouvelle Mairie dans les bâtiments de la Congrégation, l’orientation de la rue est modifiée « afin de l’établir perpendiculairement à l’axe de la construction [et d’en faire une] voie de dégagement et d’embellissement » (Délibération du Conseil municipal du 7 décembre 1892). Elle ne s’étend alors que jusqu’à l’actuelle rue du Gouverneur Général éboué. Son prolongement sera décidé en 1911 (Délibération du Conseil municipal du 24 août).

Elle prit initialement le nom de rue (ou avenue) des Lilas.

Son nom actuel lui a été attribué par délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

Il a été choisi en hommage à François Séverin Marceau-Desgraviers, dit Marceau (1769 - 1796), Général républicain.

Engagé volontaire à 16 ans François Séverin Marceau-Desgraviers est membre de la garde nationale en 1789. En 1793, il est nommé Commandant en chef de l'Armée de l'Ouest et bat les Chouans à plusieurs reprises lors des guerres de Vendée. Il se distingue en cette occasion pour son humanité à l’égard des vaincus. En 1794, il devient Général de division dans l'armée Sambre et Meuse et contribue largement à la victoire de Fleurus le 26 juin 1794. En 1796, il est chargé d'administrer la région de Wiesbaden. Le 19 septembre 1796, alors qu'il participe à la protection de la retraite de l'armée de Jourdan, il est blessé et succombe à ses blessures deux jours plus tard.

La rue dessert le Temple de l’Église Réformée de France (au n° 18).

La rue commence rue Jean-Pierre Timbaud et se termine avenue de Verdun. Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les îles. Elle mesure 510 mètres de long.

Elle est créée en 1875 par le Comptoir Central de Crédit, qui avait entrepris le lotissement du quartier. Elle reste voie privée jusqu’en 1928.

Elle portait initialement le nom de rue de Bellevue.

Son nom actuel lui a été attribué le 27 février 1945 par une décision de la Délégation spéciale chargée d’administrer la commune.

Le nom a été choisi en hommage à Marcel Miquel (1899 - 1943), ancien Conseiller municipal d’Issy-les-Moulineaux, déporté pendant la Seconde Guerre mondiale.

Métallurgiste de profession, Marcel Miquel est élu, au sein du groupe communiste auquel il appartient, lors des élections municipales de 1935. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est déporté en Allemagne. Il meurt à Oranienburg le 12 mai 1943. Une plaque est apposée sur la maison où il a vécu, dans la rue qui porte désormais son nom.

Elle commence rue Ferdinand Buisson et se termine rue Émile Duployé. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 190 mètres de long.

Elle a été ouverte en 1927 lors de l’aménagement de la zone du fort.

Elle était désignée sous le nom de « voie n° 6 » lors des travaux d’aménagement de la zone.

Son nom lui a été attribué par délibération du Conseil municipal du 30 novembre 1930.

Le nom a été choisi en hommage à Marcel Sembat (1862 - 1922), homme politique, Ministre des Travaux Publics.

Après des études en droit, Marcel Sembat se dirige vers le journalisme. Il rejoint la SFIO en 1904. Il y devient le bras droit de Jean Jaurès. Il est député de Paris de 1893 à 1922.
Partisan de l’ « Union Sacrée », il est Ministre des Travaux Publics de 1914 à 1916.
En 1920, au Congrès de Tours il se rallie aux minoritaires, tandis que la majorité fonde le Parti Communiste français.

La rue commence rue Auguste Gervais et se termine rue André Chenier. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 204 mètres de long.

Elle a été percée vers 1905 - 1906. Elle occupe approximativement l’emplacement de l’ancienne allée centrale du Parc des princes de Conti, tracée dans l’axe du château.

Son nom lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 4 juin 1907. Ce nom a été choisi en hommage à Marcellin Berthelot (1827 - 1907), homme politique, chimiste et académicien.

Pierre Eugène Marcellin Berthelot naît le 25 octobre 1827. A l'issue de ses études à Paris, il débute ses recherches au laboratoire privé de Pelouze. Il entre au Collège de France (comme préparateur d’Antoine Jérôme Balard) et y obtient le doctorat en 1854. Puis il se spécialise dans la fabrication de substances organiques.
Berthelot multiplie les travaux portant notamment sur la physiologie des plantes, sur la chimie agricole, et sur la chimie des explosifs. Il s'est intéressé aux quantités de chaleur produites par les réactions chimiques. Nommé professeur à l’École supérieure de Pharmacie en 1859 et au Collège de France en 1865, il est élu membre de l'Académie des sciences en 1873, et succède à Louis Pasteur en 1889 au siège de secrétaire perpétuel de cette Académie. Il est également Inspecteur général de l'Instruction publique en 1876, sénateur à vie en 1881, Ministre de l'Instruction publique et des Beaux Arts en de 1886 à 1887, et Ministre des Affaires Étrangères en 1895 - 1896. Il a en outre été élu membre de l'Académie française en 1901. Il meurt quelques heures après sa femme. Ils sont tous les deux inhumés au Panthéon.

Au début de la rue, du côté de la rue Auguste Gervais, subsistent quelques vestiges de l’ancienne propriété des princes de Conti, et notamment une fontaine abreuvoir monumentale (visible depuis la rue) et un des deux bâtiments d’entrée (qui abrite aujourd’hui la Galerie d’Histoire de la Ville / Musée Français de la Carte à Jouer, accessible par la rue Auguste Gervais).

Il commence rue Pierre Brossolette et se termine rue Pierre Curie. Il est situé dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Il mesure 75 mètres de long et 2 mètres de large.

Il a été percé à une date indéterminée. Ce n’est d’abord qu’un simple chemin de terre donnant accès aux cultures. Avant l’aménagement de la zone du Fort et la création de la rue Pierre Curie à la fin des années 1920, ce sentier courait jusqu’à l’actuelle rue du Fort et, formant deux angles droits, empruntait le tracé de la rue Marius Breton. En 1959, il est encore un chemin rural ; une délibération du conseil municipal du 22 juin de cette année le classe dans les voies communales. Aujourd'hui, c'est encore une voie non ouverte aux voitures.

Ce nom fait référence à un ancien lieu-dit voisin.

Ce lieu-dit, dont on trouve mention sur des documents dès le 17ème siècle, est alors désigné sous le nom « la Marcette » ou « Marseitte » qui, par déformations successives (ex. : « Les Marettes » au 19èmesiècle), est devenu « les Marcettes ». Le nom original évoquerait une plante : la fléole des prés.

Elle s’ouvre au carrefour des rues du Général Leclerc, Auguste Gervais, Diderot, André Chénier, et de l'avenue Victor Cresson. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton.

Elle existe sous la forme d’un simple croisement de deux voies (les actuelles rues du Général Leclerc et avenue Victor Cresson d’une part, rues Diderot et Auguste Gervais d’autre part) depuis le 18ème siècle. Mais elle a pris sa configuration actuelle lors du percement de la rue André Chénier vers 1871 - 1872.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 28 février 1985. Ce nom a été choisi en hommage à Jean Marie Gabriel de Lattre de Tassigny (1889 - 1952), Maréchal de France.

Après l'armistice de 1940, Jean Marie Gabriel de Lattre de Tassigny est nommé successivement commandant militaire du Puy de Dôme et commandant des troupes en Tunisie, commandant d'une division militaire à Montpellier. Enfreignant les ordres, il est le seul commandant à tenter de résister lors de l'invasion de la zone libre par les Allemands et se trouve arrêté et condamné à dix ans d'emprisonnement pour trahison. Transféré à la prison de Riom, grâce à l'aide du Comité français à Londres, il s'échappe en septembre 1943 et rejoint l'Angleterre. A Alger, au commandement de la 1ère armée française, il participe au Débarquement en Provence qui a lieu le 15 août 1944. Après la libération de Toulon et Marseille, il remonte jusqu'à Lyon, puis il dirige la défense de Strasbourg en janvier 1945 pendant la dernière offensive allemande. En février 1945, c'est de Lattre de Tassigny qui, au nom de la France, signe l'acte de capitulation de l'Allemagne le 8 mai 1945. Il est ensuite envoyé en qualité de haut-commissaire en Indochine en 1951. Nommé commandant en chef, il remonte le moral des troupes et il parvient à arrêter la progression des troupes vietnamiennes. Malade, affecté par la mort au combat de son fils, il est rapatrié en France en novembre 1951 et meurt deux mois plus tard. Il sera promu à titre posthume Maréchal de France.

Elle s’ouvre à l'intersection de la rue du Gouverneur Général Félix Éboué et du boulevard Gallieni et de la rue du capitaine Ferber.Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches.

Elle a été définitivement formée dans sa configuration actuelle lors de l’ouverture de la rue du Capitaine Ferber au début du 20ème siècle.

Son nom lui a été donné par la délibération du Conseil municipal du 20 février 1990. L’inauguration a eu lieu le 8 mai 1991.

Ce nom a été choisi en hommage à Alphonse Juin (1888 - 1967), Maréchal de France.

Alphonse Juin sort de l'école militaire de Saint-Cyr, major de sa promotion en 1912. Il est blessé en 1915 pendant l'offensive de Champagne, et perd l'usage de son bras droit. A la déclaration de guerre en 1939, il commande une division d'infanterie motorisée qui combat en Belgique. Fait prisonnier par les Allemands, il est libéré en 1941, à la demande du Maréchal Pétain. Il est nommé commandant en chef des forces d'Afrique du Nord.
Il se rallie aux Forces Françaises Libres et reçoit un commandement en Tunisie. Après la Guerre il est rappelé à Alger. Il est nommé Chef d'état major de la défense nationale jusqu'en 1947. Il multiplie les fonctions au cours des années suivantes et notamment celle de résident général au Maroc de 1947 à 1951 où il s'oppose aux partisans de l'indépendance.
Il est nommé Maréchal de France le 14 juillet 1952. Son opposition à De Gaulle l’amènera à prendre sa retraite en 1962. Il est aujourd'hui enterré aux Invalides.

La villa commence rue Ernest Renan et se termine rue d’Oradour-sur-Glane. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 150 mètres de long.

Elle a été percée vers 1885 - 1990. Elle n’est alors encore qu’une impasse. Elle ne sera prolongée jusqu’à la rue d’Oradour-sur-Glane qu’en 1963.

C’est une voie privée.

Elle porte son nom depuis sa création.Ce nom, dont l’explication reste mal connue à ce jour, fait sans doute référence à l’ancien propriétaire des lieux et à sa famille.

La villa dessert l’école maternelle Les Varennes (au n° 21).

La place Marie Noël, du nom de la poétesse française, se situe à l’angle des rues André Chénier et Marcelin Berthelot,

Elle a été inaugurée le 22 juin 2019 en présence d’André Santini et de l’Isséen Jean-Michel Anciaux et spécialiste de son oeuvre.Marie Noël, pseudonyme de Marie Rouget, est née le 16 février 1883 à Auxerre et morte le 23 décembre 1967 dans la même ville. Elle choisit ce pseudonyme en souvenir de son frère, mort un lendemain de Noël.

Très appréciée de ses contemporains, notamment du Général de Gaulle qui lui décerne en 1960 la Croix d’officier de la Légion d’honneur, mais aussi d’Aragon et Colette qui saluaient la qualité de ses vers, Marie Noël demeure encore trop peu connue du grand public.

La rue commence rue Pierre Curie et se termine avenue de la Paix. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 140 mètres de long.

Elle a été percée en 1927 - 1928 lors de l’aménagement de la zone du Fort.

Elle a temporairement été désignée sous le nom de « voie n° 11 » lors des opérations d’aménagement.

Son nom lui a été attribué par la délibération du Conseil municipal du 30 novembre 1930.Ce nom a été choisi en souvenir de l’ancien propriétaire du terrain et de sa famille.Marius Breton est mort à Montlhéry « pour le progrès de l’automobile » (délibération du Conseil municipal du 30 novembre 1930).

Son désir d’émancipation trouve son plein épanouissement dans l’écriture : l’éducation intellectuelle prodiguée par son père la dote d’une liberté exprimée plus particulièrement à travers la poésie qui sublime toutes les étapes de sa vie. Le parti-pris patriotique qui l’anime lors des deux guerres mondiales témoigne de son ambition d’une France libre et forte de ses idéaux humanistes, qui ne transige pas avec une exigence certaine d’indépendance, de tolérance et de dignité. Infirmière bénévole en 14, soncoeur penche ensuite du côté de la Résistance en 40.

Elle commence avenue de la Paix et se termine rue Rabelais. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.

Elle a été percée à la fin des années 1980, lors de la reconstruction de la caserne des gendarmes mobiles dont c’est une voie intérieure.

Son nom lui a été attribué en septembre 1988, à la suite d’un accord entre l’Autorité militaire et la municipalité.

Le nom fait référence à un ancien lieu-dit voisin.

Le lieu-dit « La Martelle » est plus connu sous le nom de « Les Marcettes », appellation qui a d’ailleurs été donnée à un sentier voisin. Le terme, également orthographié « La Marseitte » au 17ème siècle, renverrait au nom ancien et populaire d’une plante fourragère, la fléole des prés.

La rue dessert exclusivement les logements de la caserne de gendarmerie.

La rue commence rue Rouget de Lisle et se termine boulevard Galliéni. Elle se situe dans le quartier : Val de Seine / Les Arches .Elle mesure 116 mètres de long.

Elle a été percée vers 1913 - 1914 à l’initiative d’un parisien, Martin Moutard, propriétaire des lieux. Un nouveau tracé, formant un angle, lui a été donné en 1996 - 1997 lors de l’aménagement de la ZAC multi sites Forum Seine.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 22 février 1914.

Ce nom a été choisi en hommage à Maurice Berteaux (1852 - 1911), homme politique, ministre de la Guerre, mort à Issy-les-Moulineaux.

Né en 1852, Maurice Berteaux devient Conseiller municipal de Chatou (département des Yvelines) dès 1888, puis Maire de la ville en 1891. Farouche républicain, il est élu Député en 1893, et sera toujours réélu jusqu’à sa mort. Il est un des hommes en vue de la gauche radicale socialiste.
Il est nommé une première fois Ministre de la Guerre de 1904 à 1906, puis Vice-président de la Chambre des Députés.
En 1911, il redevient Ministre de la Guerre et c’est dans cette fonction que le 21 mai 1911, il se rend avec le Président du Conseil, Ernest Monis, sur le terrain d’aviation d’Issy-les-Moulineaux pour assister au départ d’une course d’aéroplanes Paris Madrid.
Or, gêné dans ses manœuvres, un appareil vient s’écraser sur le cortège des officiels. Le Président du Conseil est blessé. Mais Maurice Berteaux, dont le bras droit est fauché par l’hélice de l’avion, est tué sur le coup.

La rue commence rue Georges Marie et se termine rue Michelet. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 102 mètres de long.

Elle a été ouverte lors de la construction de la Manufacture de Tabacs, entre 1900 et 1904, à la suite d’un engagement de l’état envers l’ancien propriétaire des terrains. La rue appartenait à la SEITA.

Elle a d’abord porté le nom de rue des Tabacs.

Son nom actuel lui a été donné dans les années 1950.

Ce nom a été choisi en hommage à Maurice Hartmann (1913 - 1944), Résistant, ancien employé de la Manufacture de Tabacs d’Issy-les-Moulineaux.

Maurice Hartmann est né le 23 octobre 1913 à Paris. Après avoir suivi sa scolarité à l’école supérieure Arago, il devient chef d’atelier à la Manufacture de Tabacs. À la déclaration de guerre en 1939, il est affecté au 124ème régiment d’artillerie. Démobilisé, il rejoint Riom où est repliée la manufacture. Il revient à Paris lorsqu’elle réintègre ses locaux d’Issy-les-Moulineaux. Il adhère alors au groupe local de la Résistance. Mais il est arrêté le 9 août 1944 et est déporté à Dora le 15 août suivant. Il y meurt le 6 décembre 1944.
Il est décoré à titre posthume de la Médaille de la Résistance, de la croix de chevalier de la Légion d’honneur et de la croix de guerre 1939 - 1945.

Elle commence boulevard Gallieni et se termine rue Camille Desmoulins.Elle se situe dans le quartier Val de Seine / les Arches. Elle mesure 147 mètres de long.

Elle a été percée  dans le cadre de l’aménagement de la ZAC multi-sites FORUM SEINE.

Elle était désignée sous le nom de « Voie V 2 » lors des opérations d’aménagement.

Son nom actuel lui a été donné par la délibération du Conseil municipal du 3 octobre 1996.

Ce nom lui a été attribué en souvenir de Maurice Mallet (1861-1926), pionnier de l’aérostation ayant survolé Issy-les-Moulineaux, entrepreneur à l’origine de la société  Zodiac.

Maurice Mallet a 17 ans lorsqu’il découvre le ballon captif d’Henri Giffard à l’Exposition Universelle de 1878. Dès l’année suivante, il fait sa première ascension à Issy-les-Moulineaux en compagnie de l’aéronaute Triquet. Aux côtés d’autres aéronautes connus de l’époque, il multiplie les ascensions et atteint l’attitude de 7000 m. en 1887. Jusqu’en 1900, il multiplie les parcours de longue distance.
Maurice Mallet devient par la suite sous-directeur de l’École française de la navigation aérienne avant de créer une société qui devient rapidement l’une des plus importantes du monde en matière de construction de ballons. Elle est à l’origine de la Société Zodiac  Avec l’essor de l’aviation, elle diversifie ses fabrications en s’orientant vers la construction d’aéroplanes, puis de kayaks gonflables et, plus tard, de canots pneumatiques.

L’allée commence avenue du Bas de Meudon et se termine promenade Robinson. Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles. Elle mesure 72 mètres de long.

Elle a été créée dans le périmètre de la ZAC des Ponts.

Son nom actuel lui a été donné par la délibération du Conseil municipal du 20 février 1990.Ce nom a été choisi en souvenir de Maximilien Luce (1858 - 1941), peintre ayant représenté plusieurs sites d’Issy-les-Moulineaux.

Maximilien Jules Luce est né le 13 mars 1858 à Paris. Entré en apprentissage dans l’atelier d’un graveur, il commence par travailler à l’illustration de nombreuses revues et périodiques. Toute sa vie, il restera lié aux milieux de la presse et après sa mort, il laissera une œuvre importante de graveur et de lithographe.
Une grande partie de sa création est marquée par ses convictions politiques. Il fréquente les milieux anarchistes parisiens et collabore par de nombreux dessins à leurs journaux. D’une manière générale, il a volontiers représenté des sujets sociaux, le monde de l’industrie et du travail, les petits métiers, les chantiers. C’est à ce dernier thème qu’appartient la toile intitulée « Issy-Les-Moulineaux, chantier pour la construction du métro » (vers 1920).
Comme nombre de peintres du tournant du siècle dernier, il a par ailleurs aussi trouvé son inspiration dans les paysages fluviaux des bords de Seine. Il a ainsi représenté quelques vues d’Issy-les-Moulineaux (exemple : « Le Pont d’Issy », 1910).
C’est un artiste très prolifique. Il est couramment considéré comme un des fondateurs du néo-impressionnisme, avec Seurat et Signac.
En 1887, il était entré à la Société des Artistes Indépendants, dont il a occupé la présidence à la fin de sa vie.

La rue commence rue Lasserre et se termine rue Pierre Brossolette. Elle se trouve dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 315 mètres de long.

Elle a été percée au début des années 1930.

Elle était désignée sous le nom de « voie n° 23 », quand elle était encore à l’état de projet.

Son nom lui a été donné dès sa création.Ce nom a été choisi en souvenir de Maximilien Robespierre (1758 - 1794), homme politique de la période révolutionnaire.

Après des études de droit, Maximilien François Marie Isidore de Robespierre devient avocat à Arras en 1781. Il est élu député du Tiers-Etat aux États Généraux de mai 1789, et il rejoint Paris.

Chef du club des jacobins en mars 1790, il s'affiche comme un partisan des réformes, un défenseur du peuple. Après les journées révolutionnaires de juin 1792, il demande la déchéance du roi, puis la réunion d'une Convention nationale élue au suffrage universel. Dans cette assemblée, il siège avec les Montagnards. Entré au Comité de Salut Public en juillet 1793, il devient l’âme de la dictature jacobine.
Le régime de la Terreur, devenu de plus en plus insupportable, provoque une conspiration contre lui et ses proches. Mis en minorité par la Convention nationale, il est guillotiné le 9 Thermidor
an II.
Après sa chute, ses ennemis alléguèrent qu’entre autres méfaits, « il s’était emparé, à Issy, de la charmante maison de la ci-devant Princesse de Chimay [l’ancien château des Conti,… où il préparait la ruine du peuple au milieu des orgies les plus bruyantes ». (Journal de Perlet, 20 Thermidor An II).

L'avenue commence rue Jean-Pierre Timbaud et se termine avenue de Verdun. Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les îles. Elle mesure 330 mètres de long.

Elle est créée vers 1875 par le Comptoir Central de Crédit dans le cadre de ses opérations d’investissement immobilier. Le 26 février 1928, le Conseil municipal décide son classement parmi les voies communales :
« Monsieur le Maire expose que cette rue a été mise en bon état de viabilité par les riverains eux-mêmes, lesquels ont assumé toute la dépense nécessaire, aussi bien pour l’assainissement que pour la viabilité, l’eau et le gaz. » (Délibération du Conseil municipal du 26 février 1928).

Son nom actuel lui a été donné vers 1875 par le Comptoir Central de Crédit qui l’a créée.Ce nom fait référence à la commune voisine de Meudon.

Au 11ème siècle, le territoire de Meudon est une possession de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Vers 1520, le seigneur de Meudon fait édifier un château où s'installe Henri de Navarre ; c'est là que celui-ci apprend la mort d'Henri III et son accession au trône de France. Le fief passe ensuite à de nombreux propriétaires dont les derniers sont les rois de France Louis XV et Louis XVI. Auparavant le fils de Louis XIV, le Grand Dauphin, avait fait construire le Château-Neuf par Mansart. Enfin la ville compte un troisième château, Bellevue, construit pour Madame de Pompadour et transformé par Louis XV.
Mais sous la Révolution, le Château-Vieux, converti en arsenal d'artillerie, est incendié et détruit. Et la guerre de 1870 ruine le Château Neuf, dont la partie restante est défigurée par l'installation de l'Observatoire.
Par le passé, Meudon a été le lieu de résidence de Rabelais (qui fut curé de la ville), Armande Béjart, veuve de Molière (dont la maison abrite le Musée d’Art et d’Histoire), Jean-Jacques Rousseau, Balzac, Auguste Rodin (qui s’installa à la Villa des Brillants), Louis-Ferdinand Céline, etc.

La rue dessert l’école maternelle Les Ponceaux (au n° 18).

La rue commence rue Guynemer et se termine boulevard Gambetta. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.

Elle a été tracée dans le cadre des opérations d’aménagement de la ZAC Corentin Celton.

Son nom lui a été donné par la délibération du Conseil municipal du 4 avril 2002.Ce nom a été adopté en souvenir de Michel de L’Hospital (1504 - 1573), dont la famille possédait une propriété au même emplacement.

Michel de L’Hospital connut une carrière brillante, à l’issue de laquelle il devint Chancelier de France en 1560. Il est resté célèbre sa politique d’apaisement et de conciliation en matière religieuse, dans la période qui a immédiatement précédé les guerres de Religion. Personnage cultivé, il avait également été un des protecteurs des poètes de la Pléiade.
Une de ses parentes, la Maréchale de L’Hospital, était, au 17ème siècle, propriétaire d’un domaine situé approximativement à l’emplacement de la rue actuelle.

La rue commence rue Jules Ferry et se termine chemin latéral. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure environ 200 mètres de long.

Elle a été percée au début des années 2000, dans le cadre des travaux d’aménagement du quartier (ZAC des Bords de Seine).

Son nom lui a été attribué par la délibération du Conseil municipal du 4 avril 2002. Le nom a été choisi en l’honneur de Michel Jazy, champion de course à pied.

Né en 1936 à Oignies dans le Pas de Calais, Michel Jazy a été un coureur particulièrement populaire et de grand talent.

Il remporta notamment divers titres européens (1.500 mètres en 1962, 5.000 mètres en 1966) et fut en 1965 champion du monde du mile, du 2 miles, du 3 000 m et du relais 4 × 1 500 m. Il fut par ailleurs le vainqueur du National (cross country) en 1965 et 1966. Mais il échoua en 1964, aux Jeux Olympiques de Tokyo, dans le 5.000 mètres.

Après 55 sélections en équipe nationale, Michel Jazy abandonna la compétition en 1967.

La rue commence rue Ernest Renan et se termine rue Jullien, à la limite de Vanves. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 167mètres de long.

Elle a été percée à une époque indéterminée antérieure au 17ème siècle.

Elle portait au 17ème siècle le nom d’un lieu-dit : « Les Nallants », puis au siècle suivant celui de « rue des Traillents » ou « des Treilles ». A la suite de l’ouverture du Lycée (à Vanves), elle devint l’« Avenue du Lycée », jusqu’en 1877 où, par crainte des confusions possibles avec le boulevard du Lycée voisin, elle reprit son appellation traditionnelle de « rue des Treilles ».

Son nom actuel lui a été donné par la délibération du Conseil municipal du 7 juillet 1888.Ce nom a été choisi en hommage à Jules Michelet (1798 - 1874), historien français, spécialiste de la Révolution française (dont le nom a été donné au Lycée voisin, à Vanves).

Né à Paris le 22 août 1798, dans une famille d’imprimeurs, Michelet s'intéresse très tôt à l'histoire, et, devenu professeur, rédige de petits manuels scolaires d’histoire. Nommé chef de la section historique aux Archives Nationales en 1831, et maître de conférences en 1838, il rédige une monumentale « Histoire de France ». Il s’intéresse ensuite plus particulièrement à la Révolution française.
Destitué de toutes ses fonctions officielles après le coup d’état du 2 décembre 1851, il consacra sa retraite à l’écriture.
Il est décédé à Hyères le 9 février 1874.

Elle commence place de la Fontaine et se termine place de l'Eglise.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 380 mètres de long.

Elle suit un tracé remontant sans doute à la plus haute Antiquité. Elle conserve une certaine importance jusqu’à la fin du 19ème siècle. A cette date encore, il est décidé de l’élargir en lui donnant une largeur de 8 mètres (Délibération du Conseil municipal du 14 décembre 1879).

Elle portait au 17éme siècle le nom de rue de la « glissière », ou « glisières », qui n’est qu’une déformation de « glaisière », par référence à la glaise très présente en ces lieux et dans les environs. En 1877, une proposition de la dénommer « rue Saint-Étienne » (du nom du patron de l’église et de la paroisse) n’aboutit pas.

Son nom actuel lui a été attribué par délibération du Conseil municipal du 28 novembre 1890.Ce nom a été adopté en hommage à Georges-Christ Minard (1806 - 1884), ancien Maire d'Issy-les-Moulineaux.

Georges-Christ Minard naît le 27 septembre 1806 à Vanves. À Issy, il est domicilié au n° 19 Grande Rue (actuelle rue Ernest Renan).
Il est Maire de la ville de1846 à 1848, puis Conseiller municipal en 1865, et à nouveau maire de 1870 à 1871.
Pendant les événements de la Commune en 1871, il a été arrêté un moment par les Communards.

La rue dessert le Parc Jean-Paul II.

Ce sentier commence rue Pierre Brossolette et place des Tilleuls et se termine rue de la Galerie.Il est situé dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Il mesure 218 mètres de long.

Il a été semble-t-il été percé à la fin du 18ème siècle / au début du 19ème siècle.

Il a dans sa première partie conservé son tracé d’origine ; mais à la fin du 19ème siècle, il a perdu deux de ses issues (sur les actuelles rues du Fort et Gabriel Péri) pour s’en ouvrir deux autres, conservées jusqu’à aujourd’hui.

Ce nom lui a été donné dans le courant du 19ème siècle.Ce nom fait référence à un ancien lieu-dit voisin.

Le lieu-dit que le sentier permettait de rejoindre à travers les vignes, était au 17ème siècle appelé « Monthéry ». Ce nom deviendra par déformation « Montézy ». Un moulin à vent se dressait au même emplacement.

Le chemin commence avenue de Verdun et se termine en impasse.Il est situé dans le quartier : La Ferme / Les Iles. Il mesure 300 mètres de long.Il a été percé en 1984 - 1985.
Son nom lui a été donné par la délibération du Conseil municipal du 12 décembre 1985.Le nom fait référence à un ancien lieu-dit voisin.Ce lieu-dit, dont on trouve mention dans les textes dès le 13ème siècle, s'orthographiait à l’époque les «Mauquartiers».
Le nom a été porté par le boulevard Rodin, de la fin du 19ème siècle à 1930.

Elle commence place des Tilleuls et se termine rue de l'Abbé Grégoire. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 269 mètres de long.

Tracée peut-être dès le début du Moyen-Âge, elle formait le début du chemin des Fosses d’Issy à Fleury, qui se prolongeait vers Clamart, jusqu’au hameau de Fleury. Au 19éme siècle, c’est encore un chemin vicinal dont la largeur passe de 3 mètres à 6 mètres, puis à 10 mètres (par délibération du Conseil municipal du 10 février 1836, puis du 18 mai 1873).

Elle portait encore au début du 19éme siècle l’ancien nom de « chemin de Fleury », parallèlement à celui de «chemin du Moulin» (elle desservait en effet le moulin à vent d’Issy, autrefois détenu par l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés). Enfin, par délibération du Conseil municipal du 18 mai 1873, elle prend le nom de «rue du moulin».

Son nom actuel lui a été attribué par délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

Il fait référence à un moulin, situé sur la commune de Clamart, que la rue permettait de rejoindre.

Ce moulin de pierre était un important moulin à grains depuis le 17ème siècle.
Au début de la guerre de 1870, il est aménagé en redoute. Des combats s’y déroulent, plus particulièrement au tout début de l'année 1871 alors que l’armée allemande s’employe - et parvient - à s’en emparer. Quelques mois plus tard, il est défendu par les Communards en lutte contre l’armée versaillaise. Celle-ci l’occupe dès la fin avril 1871.
A l’issue de ces nombreux combats, le moulin était évidemment en grande partie ruiné. Une rue de Clamart porte son nom.

Le chemin commence avenue de la Paix (à l’angle de la rue du Fort) et se termine en impasse.Il est situé dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.

Ce chemin existe depuis le 16ème ou 17ème siècle au moins, et plus vraisemblablement depuis le Moyen-Âge. C’est le dernier vestige d’un ancien chemin, le Chemin des Fosses d’Issy à Fleury, qui partait de l’église en direction de Clamart.

Il portait au début du 19ème siècle le nom de « chemin de Fleury » ou « du Moulin », comme l’ensemble de la voie dont il faisait partie. Le projet, en 1877, de le baptiser «Chemin des Fossés» n’est pas suivi d’effet.

Son nom lui a été donné au milieu du 19ème siècle.Ce nom fait référence à l’ancien moulin à vent de la commune.

Ce moulin, dont la construction remontait au moins au 16ème siècle, était détenu par l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. C’était un moulin à farine où les Isséens allaient moudre leurs grains en échange d’une redevance versée à l’abbaye. Il s’élevait au milieu des vignes, sur le coteau, bien orienté pour prendre les vents d’Ouest.
Situé dans la proximité immédiate du Fort, il a été détruit lors de la construction de ce dernier.

L'allée commence avenue du Bas Meudon et se termine promenade Constant Pape. Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles. Elle mesure 115 mètres de long.

Elle a été créée vers 1900 par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud dans le cadre de ses opérations d’investissement immobilier. Elle lui appartenait encore une dizaine d’années plus tard. Elle a été classée dans les voies communales en 1982.

Son nom lui a été donné par le Comptoir Central de Crédit qui l’a créée.Ce nom fait référence à l’ancien hameau des Moulineaux situé à l’extrémité ouest de la commune.

La première mention de cette appellation « Les Moulineaux » peut être trouvée dans des documents du 13ème siècle sous les formes parfois altérées de « Molineaux », « Mollineaux » ou « Moligneaux ». Il évoque les moulins à eau établis sur le ru d’Arthelon et autres ruisseaux qui dévalent la pente du coteau voisin et désigne précisément la partie inférieure de ce coteau et la plaine qui fait suite au Val de Meudon jusqu’à la Seine.
C’est là le territoire de l’ancienne ferme des Chartreux., quelquefois dénommée « Ferme des Moulineaux » (voir notice « Allée de la Ferme »).
Sous la Révolution, le hameau est revendiqué par les trois communes limitrophes de Meudon, Clamart et Issy. Il est finalement rattaché à Issy et à la fin du 19ème siècle, le 28 juillet 1893, le Conseil municipal, craignant que Les Moulineaux ne soient tentés par des velléités «autonomistes», vient réaffirmer ce rattachement en décidant de donner à la commune le nom d’« Issy-les-Moulineaux ».

O

Elle s’ouvre au carrefour des rues Auguste Gervais, Abbé Grégoire, d’Alembert, Gabriel Péri, Pierre Brossolette et Lasserre.Elle est située le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.

Elle s’est formée dès la fin du 17ème siècle / début du 18ème siècle, au moment de l’ouverture des actuelles rues Gabriel Péri et Auguste Gervais. Les percements des rues de l’Abbé Grégoire (en 1863) et Lasserre (dix ans plus tard) ont achevé de lui donner la configuration en étoile qu’elle a aujourd’hui. A la même époque, en 1872, lors de l’étude d’un projet de création d’un « chemin de fer de circonvallation » (c'est-à-dire de ceinture), elle fut retenue par le Conseil municipal pour recevoir une station, preuve de l’importance qu’elle possédait déjà.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil Municipal du 21 mars 1966.

Ce nom fait référence à la date de signature de l’armistice qui mit fin à la Première Guerre mondiale.

Déclarée Fête Nationale, le 11 novembre est célébré chaque année par un défilé sur les Champs élysées et un hommage rendu par le Président de la République aux combattants de la Guerre de 1914 - 1918 en présence des derniers survivants. Cette date marque la fin de la « Grande Guerre » qui dura 52 mois et impliqua, par le jeu des alliances, un grand nombre de pays. Ce conflit, caractérisé par la guerre de tranchées et symbolisé par la bataille de Verdun, fit des millions de morts.

Elle commence rue Louis Armand et se termine rue Ernest Renan.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes, en bordure de la ville de Paris.

Elle a été percée en 1941. Son nom lui a été donné en 1954.

Ce nom a été choisi en souvenir du massacre perpétré en 1944 dans le village d'Oradour-sur-Glane.

Ce village du département de la Haute Vienne, à proximité de Limoges, est devenu tristement célèbre à cause des évènements qui s'y déroulèrent le 10 juin 1944. Alors que le débarquement allié était intervenu quelques jours plus tôt, la division SS « Das Reich », par mesure de représailles contre les maquisards, massacra la population du village. Elle enferma tous les habitants présents dans l'église et y mit le feu, ainsi qu'aux maisons. Il n'y eut que quelques survivants. On devait recenser 642 victimes, dont 207 enfants et 245 femmes. Le village, conservé en l'état de ruines, est devenu un lieu de recueillement.

P

Elle commence rue du Fort et se termine en impasseElle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort.Elle mesure 83 mètres de long. 

Elle a été percée au tout début du 20ème siècle. Plus tard, au début des années 1930, elle a été incluse dans un projet de lotissement route du Fort, présenté par le géomètre Ferdet au nom de Mme veuve Hansen. Elle est dans ce contexte momentanément désignée sous le nom de « rue Hansen ».

Son nom actuel lui a été attribué en 1932.

Ce nom fait référence à l’avenue de la Paix voisine.

Elle commence place Bachaga Boualam et se termine avenue du Général de Gaulle. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.. Elle mesure 690 mètres de long.

Elle a été percée en 1842 au moment de la construction du Fort, comme route de liaison avec le Fort de Vanves. Elle a été prolongée en 1928 lors de l’aménagement de la zone du Fort.

Elle porta d’abord le nom de « Route Stratégique n° 2, du Fort d’Issy au Fort de Vanves » dans sa partie la plus ancienne. L’autre partie était désignée sous le nom de « voie n° 3 », lors des opérations d’aménagement de la zone du Fort.

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 30 novembre 1930. Ce nom, par sa référence, marque pour le moins une rupture avec la dénomination précédente.

Le nom a également été donné à la villa de la Paix voisine (donnant sur la rue du Fort), ainsi qu’au collège que l’avenue dessert (au n° 66).

Elle commence boulevard Rodin et se termine chemin des Vignes.Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles.Elle mesure 136 mètres de long.

C’est un appendice du Chemin des vignes, tracé dans un lotissement créé entre 1905 et 1925.

La voie, en escalier, n'est pas ouverte aux voitures.

Son nom lui a été donné lors de sa création.

Le nom fait évidemment référence à la vue panoramique que l’on a sur la Boucle de la Seine.

Elle commence rue Telles de la Poterie et se termine en impasse.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.Elle mesure 48 mètres de long.

Elle a été créée en 1931.

Son nom lui a été donné lors de sa création par l’association syndicale dite « Villa du Parc », constituée le 6 novembre 1931. Le nom fait référence au parc municipal Henri Barbusse voisin.

Le parc municipal est un témoignage - modeste - de l’immense propriété ayant appartenu au 18ème siècle aux Princes de Bourbon Conti. Ayant été en grande partie morcelée et lotie au siècle suivant par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud, celle-ci ne subsistait plus que dans sa partie la plus haute, au sud-ouest, sur une surface d’un peu plus de 4 hectares.
Au début des années 1930, la création d’un parc communal fut mise à l’étude, malgré les inconvénients que présentait le site : forme toute en longueur et dénivellations accentuées. Un projet, dressé par Marcel Chappey (également auteur du bâtiment de l’actuel PACI), fut adopté.
L’aménagement et les plantations furent confiés à un architecte paysagiste de Choisy-le-Roi, tandis que quelques sculptures provenant des collections de la Ville de Paris et du Département de la Seine étaient mises en place.
Le parc, qui avait reçu le nom d’Henri Barbusse le 5 juin 1936, fut officiellement inauguré un mois plus tard, le 5 juillet 1936.

Elle commence rue Séverine et se termine rue Foucher-Lepelletier.La rue est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.Elle mesure 97 mètres de long.

Elle a été tracée un peu avant 1914, lors des débuts du lotissement de l’ancienne propriété dite « des Sœurs Blanches » (Congrégation des Sœurs de la Retraite Chrétienne). Mais ce n’est qu’en 1931 qu’elle a été classée parmi les voies communales.

Elle a été provisoirement désignée sous le nom de « voie C » lors des opérations de lotissement du quartier.

Ce nom lui a été attribué par délibération du Conseil municipal du 30 novembre 1930. Le nom a été choisi en hommage à Antoine Augustin Parmentier (1737 - 1813), agronome promoteur de la culture de la pomme de terre.

Antoine Augustin Parmentier est né à Montdidier. Pharmacien militaire et agronome, il a été le promoteur de la culture de la pomme de terre en France. Cette plante avait été ramenée en Europe au 16ème siècle par des explorateurs espagnols et sa culture s'étendit très vite. Parmentier débuta ses expériences dans des champs où se situe aujourd'hui la ville de Neuilly sur Seine. Parmentier, auteur de nombreux ouvrages, a également étudié la conservation du lait, et était membre de l'Académie des Sciences où il avait été nommé en 1795. Il est mort en 1813 à Paris.

Elle commence boulevard Garibaldi et se termine rue Eugène Atget.Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches.Elle mesure 120 mètres de long.

Elle a été tracée à partir de 2002 dans le cadre de l’aménagement de la Z.A.C. (Zone d’Aménagement Concerté) des Bords de Seine.

Son nom lui a été donné par la délibération du Conseil municipal du 4 avril 2002. Le nom fait référence au passeur et au bac qui permettaient de traverser la Seine avant l’édification des ponts sur la Seine.

Depuis des temps très reculés, un bac permettait de franchir le fleuve au niveau de l’Ile Saint-Germain. A l’aval de Paris, c’était l’endroit le plus facile pour effectuer cette traversée. Les passeurs reliaient Issy et Boulogne en franchissant successivement un bras de la Seine, le centre de l’île, puis l’autre bras du fleuve. Longtemps cette activité est restée l’apanage d’une famille : les Contesenne.
Ce bac a disparu lors de la création du Pont de Billancourt (boulevard des Iles), ouvert à la circulation le 28 août 1863.
A la fin du 19ème siècle et au tout début du 20ème siècle, cette activité s’est déplacée un peu plus à l’Est, à l’extrémité du petit bras du fleuve. Un batelier y proposait sa barque aux promeneurs du dimanche pour rejoindre plus rapidement et agréablement la guinguette qui s’était installée à la pointe amont de l’île.

Elle commence place Léon Blum et se termine place John Fitzgerald Kennedy.Elle est située dans les quartiers : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort & Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.

Elle est ouverte peu de temps avant la Guerre de 1870, lorsque est créé le Chemin de grande communication n° 2, de Clamart au Bois de Boulogne, à travers le parc du Château d’Issy.

Elle prit initialement le nom de rue de la Source (par la délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1877. Son nom actuel lui a été donné par la délibération du Conseil municipal du 4 mars 1907.

Ce nom a été choisi en hommage à Louis Pasteur (1822-1895), biologiste et chimiste français.

Louis Pasteur naît à Dole en 1822. Après des études de physique chimie, il se tourne vers la recherche tout en enseignant en parallèle. En 1854, il part pour Lille où il contribue à résoudre le problème que posait l'acidification du vin et de la bière en démontrant que les bactéries pouvaient être éliminées en chauffant les solutions de sucre. Pasteur s'inspira de ces travaux pour le lait qu'il fit chauffer à haute température et pressuriser avant sa mise en bouteille. Il a ainsi donné son nom à ce qu'on appelle aujourd'hui la « pasteurisation ». En 1856, Pasteur revint à Paris et s'intéressa au ver à soie qui présentait des maladies mettant en péril toute l'industrie du ver à soie. Ses travaux permirent de sauver cette industrie. Ses recherches portèrent ensuite notamment sur la prévention des maladies, plus particulièrement la prévention de la rage et la vaccination.
En 1888, il fut créé à Paris un établissement spécialement consacré au traitement de la rage, l'institut Pasteur. Pasteur, assure lui-même la direction jusqu'à sa mort. Le corps de Pasteur a été placé dans la crypte de l'Institut en 1895.

Elle commence Parc Rodin et se termine rond-point Hector Guimard.Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.Elle mesure 370 mètres de long.

Elle a été tracée à la fin des années 1980 dans le périmètre de la ZAC Rodin

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 10 décembre 1987. Le nom fait référence au premier opéra français créé (en 1659) à Issy - d’où son nom : « la Pastorale d'Issy ».

La Pastorale d'Issy est l'œuvre de Robert Cambert pour la musique et de l’abbé Perrin pour le livret. Le sujet est inspiré de scènes de la vie champêtre, dans un genre apparu initialement en Italie.
Elle a été représentée pour la première fois en avril 1659 dans le Petit Logis de Vaudétard, qui était la propriété isséenne de René de la Haye, orfèvre du roi (à l'emplacement actuel du groupe scolaire Saint-Nicolas et de la résidence Les Hespérides, rue du Général Leclerc).
La scène où devait se jouer la Pastorale était située en plein air, sur un théâtre de verdure spécialement conçu pour l’occasion. Ainsi le titre et le thème de cette œuvre étaient en accord parfait avec le lieu de la représentation.

Elle commence rue Aristide Briand et se termine Avenue de Verdun.Elle se trouve dans le quartier : Val de Seine / Les Arches.Elle mesure 178 mètres de long.

Elle a été créée vers 1902 - 1903.

Elle commence rue Aristide Briand et se termine Avenue de Verdun.Elle se trouve dans le quartier : Val de Seine / Les Arches.Elle mesure 178 mètres de long.

Elle a été créée vers 1902 - 1903.

Paul Bert naît en 1833 à Auxerre. Il intègre d’abord l’Ecole Polytechnique avec l’intention de devenir ingénieur. Il change d’approche et étudie le droit, puis la physiologie devenant l’un des plus brillants élèves de Claude Bernard. Il se lance dans la politique aux côtés de Gambetta à partir de 1870. Après avoir été préfet du Nord en 1871, il devint député républicain en 1872. Il est ministre de l'Instruction publique et des Cultes dans le cabinet Gambetta de novembre 1881 à janvier 1882. Il était en effet avant sa nomination à ce poste un des artisans et des champions de la laïcisation et de la gratuité de l'enseignement primaire obligatoire, qui ont été à la base de la législation scolaire de la IIIème république. Il préconise également la création d'une école normale d'instituteurs et d'institutrices par département. Mais le savant est sans doute mieux connu aujourd’hui que l’homme politique dont l’action dans le domaine de l’instruction a été occultée par celle de Ferry. En 1886, il est nommé Gouverneur Général du Tonkin, où il devait mourir.

Le nom a également été donné à une école élémentaire (située 27 rue Aristide Briand), à un gymnase (situé 239 rue Jean-Jacques Rousseau), et à une école maternelle (voir plus bas).

La rue - qui porte le nom d’un ancien ministre de l’Instruction publique - dessert un établissement scolaire : une école maternelle, dénommée également Paul Bert (au n° 18).

Elle commence rue Jean-Pierre Timbaud et se termine en impasse (place du 19 mars 1962).Elle se trouve dans le quartier : La Ferme / Les Iles.Elle mesure 37 mètres de long. C'est une voie piétonne.

Elle a été percée au cours des années 1940.

Son nom lui a été attribué lors de sa création.

Il a été choisi en hommage au peintre Paul Albert Besnard (1849 - 1934), académicien en 1924.

Paul Albert Besnard naît à Paris de parents tous les deux artistes. Besnard suit les cours de l’Ecole des Beaux-Arts et étudie avec des artistes comme Alphonse Legros et Cabanel. Il obtient le Grand Prix de Rome en 1874, ce qui lui permet de devenir pensionnaire à la Villa Médicis de Rome, de 1875 à 1878. Il a laissé des toiles, comme Le portrait de Madame Roger Jourdain (1885), dans lesquelles il proposait une nouvelle utilisation des ombres et des lumières, cette utilisation devenant caractéristique du style Besnard. Il fut le dernier peintre académique important et a également réalisé de nombreuses décorations murales dans les écoles et divers édifices publics parisiens (Ecole de Pharmacie). Il a été comblé d’honneurs durant sa vie : membre de l’Académie des Beaux-Arts (1912), et de l’Académie Française (1924), titulaire de la Grande Croix de la Légion d’Honneur, Directeur de la Villa Médicis à Rome et de l’École des Beaux-Arts à Paris.

Elle s’ouvre à l’intersection des boulevards Voltaire et Gambetta et des rues Ernest Renan et du Général Leclerc. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.

Elle a commencé à se former en 1852 avec la construction de la première Mairied’Issy-les-Moulineaux (inaugurée le 1er août 1857). L’ouverture de l’actuel boulevard Voltaire en 1867, puis celle du boulevard Gambetta en 1880 - 1881 lui donnent sa configuration d’aujourd’hui.

Elle prit initialement le nom de place de la Mairie, puis par délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894 celui de place Voltaire.

Son nom actuel lui a été attribué par la délibération du Conseil municipal du 13 octobre 1937. (N.B. : Elle reprit le nom de place Voltaire durant la période 1940 -1945).

Aujourd’hui par ailleurs, la place est - souvent, mais improprement - dénommée « place Corentin Celton», par référence à la station de métro.

Il a été choisi en hommage à Paul Vaillant-Couturier (1892-1937), homme politique et journaliste.

Paul Vaillant-Couturier naît à Paris en 1892. D'abord avocat, il devient journaliste au Journal du Peuple. Après avoir adhéré en 1916 au parti socialiste, il est élu député de la Seine à partir de 1919. Il le restera jusqu'à 1928 , puis il sera à nouveau élu de 1936 jusqu'à sa mort, Paul Vaillant-Couturier, partisan de l'adhésion sans réserves de la SFIO à la IIIème Internationale, fut un des principaux orateurs du Congrès de Tours, et il contribua ainsi à la fondation du parti communiste français. Il est dès 1921, membre du comité directeur du parti communiste, il deviendra plus tard membre du comité central. En 1928, il devient rédacteur en chef de l'Humanité, ce qui contribuera grandement à sa popularité. Parallèlement il publie plusieurs ouvrages (Lettres à mes amis en 1920, Le Bal des Aveugles en 1927…) et était également membre du comité de rédaction de Commune, revue des écrivains révolutionnaires. Il a d'ailleurs été un des créateurs de l'association des écrivains et artistes révolutionnaires en 1931. Il meurt en 1937 à Paris.

Il commence avenue du Général de Gaulle et se termine rue Jean-Baptiste Potin.Il est situé dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.Il mesure 41 mètres de long.

Il est le dernier tronçon subsistant d’un très ancien sentier du même nom, devenu aujourd’hui la rue Baudin. Il n’est pas ouvert aux voitures.

Son nom lui a été attribué à une date indéterminée.

Ce nom fait référence à un ancien lieu-dit situé au même emplacement.

Le lieu-dit « Les Pensards » était semble-t-il couvert de vignes au 17ème siècle. Son nom, dont l’étymologie reste obscure, s’écrit « Passart » au 14ème siècle et « Pansard » ou « Pensard » au 17ème siècle.

Elle commence rue du Docteur Lombard et se termine allée Sainte Lucie.Elle se trouve dans le quartier : La Ferme / Les Iles.Elle mesure 73 mètres de long.

Elle a été percée dans le périmètre d’aménagement de la ZAC Sainte-Lucie.

Son nom lui a été attribué par la délibération du Conseil municipal du 29 septembre 1988.

Il a été choisi en souvenir de l’abbé Émile Natter, ancien curé de la paroisse Sainte-Lucie voisine.

Le père Émile Natter fut curé de la paroisse Sainte-Lucie (créée le 11 février 1917) de 1930 à 1967. Il se dévoua pour la population alors souvent modeste, voire défavorisée, de son quartier, en portant une attention particulière aux habitants de l’Île Saint-Germain. C’est sous son ministère que fut construite l’actuelle église Sainte-Lucie, inaugurée pour la Fête de Pâques 1937.

Il commence rue Gabriel Péri et se termine rue des TricotsIl est situé dans le quartier Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le FortIl mesure 54 mètres de long.

Il a été percé entre 1855 et 1870, à partir de l’intersection formée par les actuelles rue du Fort et Gabriel Péri. A cette date, il rejoint en ligne droite le sentier des Tricots.
C’est peut-être vers 1890 qu’il prend le parcours en équerre, qui est le sien aujourd’hui.

Son nom lui a été donné avant 1905 - 1907. Le nom a été choisi en référence à un ancien lieu-dit. 

La voie se trouve précisément à l’emplacement de l’ancien lieu-dit « Le Buvier » dont on trouve mention dès le 13ème siècle.
La signification du mot est inconnue. Il pourrait provenir de l’ancien français « buie » ou « buée » ayant le sens de « trou », « creux ».

Le nom a également été donné au Sentier du Buvier (voir notice).

Elle commence rue Michel de L’Hospital et se termine allée de la chapelle Saint-Sauveur.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.

Elle a été tracée dans le cadre des opérations d’aménagement de la ZAC Corentin Celton.

Son nom lui a été donné par la délibération du Conseil municipal du 4 avril 2002. Le nom fait référence à l’ancienne Maison de Retraite, qui a précédé l’hôpital Corentin Celton.

L’hôpital Corentin Celton est l’héritier d'un ancien hôpital dit « des Petites Maisons », fondé en 1557 à Paris. En 1801, changeant d’affectation, il devient un asile pour couples âgés, et reçoit le nom d’ « Hospice des Petits Ménages ». Il est transféré à Issy-les-Moulineaux en 1863 dans de nouveaux locaux construits de 1860 à 1862 par Marcellin Véra, et renfermant plus de 1.300 lits.

La construction, constituée par des pavillons reliés par des galeries, est un fidèle reflet des conceptions des hygiénistes de cette époque : ceux-ci attachent en effet une grande importance aux problèmes de circulation de l’air. D’une manière plus générale, l'architecture apparaît typique de celle des hôpitaux du Second Empire avec son souci évident de symétrie et de monumentalité. Les constructions s'articulent ainsi autour d'une grande cour d'honneur.
Traditionnellement dédié à l’hébergement des personnes âgées, l’établissement devient également pendant l’entre-deux-guerres un hôpital à part entière, avec ses services de chirurgie (ouverts en 1920) et de médecine (à partir de 1932) créés pour les habitants des communes environnantes. Dans le même temps, la maison de retraite voit sa taille augmenter. Un legs permet de construire de nouveaux bâtiments entre 1930 et 1936.
Au fil des années, d’importantes transformations interviennent : d’anciens services sont fermés (médecine, chirurgie…), d’autres sont ouverts (psychiatrie, rééducation orthopédique…). Aussi au tournant des années 1980 - 1990 l’Assistance Publique décide de rénover complètement l’établissement, devenu bien vétuste. Cette modernisation va de pair avec une profonde restructuration du quartier voisin réalisée par la Ville.

L’allée dessert la chapelle Saint-Sauveur.

Elle commence rue du Gouverneur Général Félix Éboué et se termine boulevard Garibaldi.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 190 mètres de long.

Elle a été percée vers 1900 par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud dans le cadre de ses opérations d’investissement immobilier. Elle est restée voie privée jusqu’en 1930.

Son nom lui a été donné lors de sa création par les propriétaires riverains. Ce nom fait référence aux plantations de la rue.

Elle commence place du Onze Novembre 1918 et se termine place Bachaga Boualam. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 545 mètres de long.

Elle existait sans doute déjà au Moyen Âge. Comme la rue de l’égalité qui la prolonge, elle était pendant la majeure partie du 19ème siècle en mauvais état - ce que déplore régulièrement le Conseil municipal.

Elle portait initialement le nom de chemin des Monts (devenu rue des Monts en 1877), lequel s’appliquait également aux deux voies situées dans le même axe qu’elle, les actuelles rue d’Alembert et rue de l’égalité. Lorsqu’en 1894, cette dernière reçut son nom, elle englobait encore la rue Pierre Brossolette.

Son nom actuel lui a été attribué par délibération du Conseil municipal du 21 juillet 1949. Ce nom a été choisi en hommage à Pierre Brossolette (1903-1944), héros de la Résistance.

Normalien, journaliste et militant au parti socialiste, Pierre Brossollette s’engage dans la Résistance au lendemain de la défaite de 1940. Il devient le Conseiller particulier du Général de Gaulle à Londres en 1942 et est à l’origine de la création du Conseil National de la Résistance. Arrêté en 1944 par la Gestapo, Pierre Brossolette se défenestre pour éviter de parler sous la torture.

Elle commence impasse Wagner et se termine avenue de la Paix. Elle se situe dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.

Elle fut ouverte en 1928 dans le cadre de l’aménagement de la zone du Fort.

Elle a été provisoirement désignée sous le nom de « voie n° 10 » lors des opérations d’aménagement de la zone.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 30 novembre 1930. Ce nom a été choisi en hommage à Pierre Curie (1859-1906), physicien, Prix Nobel en 1903.

Pierre Curie est surtout connu pour ses travaux sur les propriétés électriques des cristaux, le magnétisme (loi Curie) et, avec sa femme Marie Curie, sur la radioactivité. Les importantes découvertes du couple : isolation de 2 éléments radioactifs, baptisés polonium et radium, leur vaudront le Prix Nobel de Physique en 1903. Pierre et Marie Curie reposent aujourd’hui au Panthéon.

Elle commence boulevard des Iles et se termine place Saint-Germain.Elle se trouve dans le quartier : la Ferme / les Iles.Elle mesure 755 mètres de long.

Elle a été créée vers 1900 par le Comptoir Central de Crédit dans le cadre de ses opérations d’investissement immobilier. Elle s’arrêtait alors à l’allée des Ponts. Elle prit antérieurement le nom d’allée de la Seine, puis de rue de la Seine.

Son nom actuel lui fut attribué le 27 février 1945 par décision de la Délégation spéciale chargée d’administrer la commune. Ce nom a été choisi en hommage à Pierre Poli (1898 - 1944), résistant isséen.

Pierre Poli (1898 - 1944) est un ancien habitant de la rue qui porte aujourd’hui son nom. D’origine italienne (il est né à Castiglione dei Pepoli, province de Bologne, en 1898), il appartenait à un groupe de résistants isséens pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a été fusillé le 25 août 1945.

Elle dessert l’école maternelle Chabanne (au n° 55).

Avec l’implantation à Issy de l’École du Barreau, la Ville a souhaité rebaptiser cette rue du nom d’un illustre avocat.

Né en janvier 1790, Pierre-Antoine Berryer se destine à la prêtrise. Mais son père, avocat, le pousse à faire du droit. Il épouse, en 1811, Caroline Gauthier et publie, à la même époque, des vers à la gloire de Napoléon et de Marie-Louise. Il plaide pour le maréchal Ney, condamné et exécuté en décembre 1815, pour le général Cambronne qui, lui, échappe à la peine de mort, pour Chateaubriand en 1833, pour Lamennais ou encore pour Louis-Napoléon Bonaparte.

Cet « avocat de tous les régimes » défend, entre autres, la Gazette de France, le Journal des Débats, au nom de la liberté de la presse. Il mène de front ses activités politiques et celles du barreau.

Élu et réélu député de Haute-Loire, de Marseille et de Toulouse, il est soutenu par le parti légitimiste. Farouche opposant à la monarchie de Juillet, il réclame entre autres, l’abolition du Cens et la nomination des maires par les communes. La monarchie de Juillet renversée, il reste dans l’opposition et cherche à réunir les différents courants royalistes.

Élu à l’Académie Française en 1852, il ne sera reçu qu’en 1855 et obtient d’être dispensé, en raison de ses opinions politiques, de la visite obligatoire au chef de l’état. En 1863, il accepte à nouveau de représenter l’opposition aux élections à Marseille. À la Chambre, il déplore la mauvaise gestion des finances publiques et l’accroissement du déficit budgétaire. En 1868, il soutien Jules Ferry qui dénonce violemment la destruction du vieux Paris par Haussmann.

Il meurt le 29 novembre 1868.

Elle commence quai de la bataille de Stalingrad et se termine rue Marcel Miquel.Elle est située dans le quartier : La Ferme / les Iles.Elle mesure 75 mètres de long.

Elle a été créée vers 1900 par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud dans le cadre de ses opérations d’investissement immobilier. 

Ce nom lui a été donné en 1900 par le Comptoir Central de Crédit qui l’a créée.

Le nom fait référence à un ancien lieu-dit situé au même emplacement.

L’origine de ce lieu-dit remonterait au 14ème siècle.

Les étymologies du terme « Ponceau » sont multiples. Il est néanmoins probable qu’il évoque le petit pont d’une seule travée qui sert à franchir un ruisseau, un fossé. La situation géographique du lieu-dit isséen permet effectivement d’envisager l’existence d’un petit cours d’eau traversé par un
« ponceau ».

Le nom a également été donné à une école, située 18 rue de Meudon.

Elle commence avenue du Bas Meudon et se termine en impasse (sur le petit bras de Seine).Elle est située dans le quartier : la Ferme / les Iles.Elle mesure 101 mètres de long.

Elle a été créée par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud dans le cadre de ses opérations d’investissement immobilier. Elle lui appartenait encore une dizaine d’années plus tard.
Elle mesurait alors moins de 10 mètres de large.

Elle portait également au début du 20ème siècle le nom d’ « allée des deux ponts ».

Son nom actuel lui a été donné vers 1900 par le Comptoir Central de Crédit.

Le nom fait référence au pont de Billancourt (actuel boulevard des Iles).

Le pont de Billancourt est en réalité constitué de deux ponts successifs séparés par l'île Saint-Germain.
Ils ont été construits en 1862 - 1863, puis détruits pendant la Guerre de 1870, et rétablis en 1873. D'abord mis en concession auprès d'une compagnie qui percevait un droit de péage, ils ne furent ouverts à la circulation gratuite qu'à partir du 1er janvier 1882.

Elle occupe le carrefour des avenues Pasteur et Bourgain, de la rue Henri Tariel et du boulevard Rodin. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.

Elle a été formée en 1872 - 1873 au moment de l’ouverture de l’avenue Bourgain et de la rue Henri Tariel. Un siècle plus tard, en 1967, devenue un carrefour très fréquenté, elle est réaménagée et équipée de feux tricolores. 

Elle prit d’abord le nom de « place de la Source ». Le projet de la municipalité, en juin 1939, de la baptiser « place du Colonel Raynal » (défenseur du fort de Vaux pendant la Première Guerre mondiale) n’aboutit pas du fait de la déclaration de guerre en septembre suivant.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 20 décembre 1963. Ce nom a été choisi en hommage à John Fitzgerald Kennedy (1917 - 1963), 35ème Président des États-Unis d'Amérique.

John Fitzgerald Kennedy naît le 29 mai 1917 à Brookline (Massachussets) .Il fait ses études à Harvard, puis s'engage pendant la Seconde Guerre mondiale dans la marine malgré de graves problèmes de santé (maladie d’Addison). A la fin de la guerre, il milite au sein du parti démocrate et est élu à la Chambre des Représentants dès 1947. Il devient sénateur du Massachusetts en 1952. Il se présente ensuite aux élections présidentielles et est élu en 1960. En dépit de l'opposition du Congrès, il met en place sa politique de lutte contre la ségrégation raciale. Il favorise aussi la conquête spatiale. En politique extérieure, la tension avec l'URSS atteint son paroxysme à l'occasion de la crise de Cuba, fin 1962 ; mais il n’en poursuit pas moins une politique de détente avec l’installation d’un téléphone rouge par exemple. Le 22 novembre 1963, alors qu’il est à Dallas, en pré campagne électorale, il est assassiné. Il est enterré le 25 novembre au cimetière d’Arlington

Il commence quai de Stalingrad (à l’intersection avec le Pont d’Issy) et se termine à la limite de Paris.Il est situé dans le quartier : Val de Seine /Les Arches.Il mesure 620 mètres de long.

Il a été tracé à la fin du 18ème siècle ou au tout début du 19ème siècle.

Il portait au 19ème siècle le nom de « Grand Chemin de Grenelle au Bas Meudon », appellation qui couvrait également le quai correspondant à l’actuel quai de la Bataille de Stalingrad. Puis une délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1877 lui donna le nom de « quai d’Issy », le dissociant ainsi du reste du quai (partie aval, le long de l’île).

Dans le passé, de nombreuses péniches venaient y accoster pour effectuer leur chargement ou / et leur déchargement, faisant de ce quai une importante zone d’activité économique.

Son nom actuel lui a été attribué par délibération du Conseil municipal du 23 juillet 1945.

Ce nom a été choisi en hommage à Franklin Delano Roosevelt (1882-1945), 32ème président des États-Unis (de 1933 à 1945).

Franklin Roosevelt naît en 1842. Diplômé de l'université d'Harvard, il devient avocat et est élu sénateur démocrate de l'État de New York en 1910. Son soutien à Wilson, candidat démocrate à l'élection présidentielle de 1912, lui vaut d'être nommé Ministre adjoint de la Marine, poste qu'il occupe pendant la période de la 1ère Guerre mondiale. Il fut choisi comme vice-président par le candidat démocrate pour l'élection présidentielle de 1920, mais il fut battu par un républicain, Harding. Il est élu Gouverneur de New York en 1929 et met en œuvre, dès le début de la crise économique de 1929, des mesures d'assistance sociale. Candidat démocrate à l'élection présidentielle de 1932, cette fois, il l'emporte facilement. Il décide des mesures d'assistance pour les chômeurs, relance l'agriculture, entame une politique de grands travaux, et crée les conditions du redémarrage économique. Il est réélu en 1936 malgré l'opposition des milieux économiques, et grâce à sa politique sociale, encore réélu en 1940 dans un contexte de guerre en Europe. L'attaque japonaise sur Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, entraîne les États-Unis dans la guerre aux côtés de la Grande-Bretagne et de l'Union soviétique. Réélu en 1944, Roosevelt, gravement malade, ne devait pas voir la fin de la guerre. Il meurt en 1945 à Warm Springs (Georgie).

Elle s’ouvre au carrefour des boulevards des Frères Voisin et Gallieni et des rues Charlot et Rouget de Lisle.Elle est située dans le quartier : Val de Seine / les Arches.

Elle a pris sa configuration actuelle lors du percement du boulevard des Frères Voisin en 1894 - 1995.

Elle était dénommée à la fin du 19ème siècle rond-point ou carrefour de l'Abreuvoir (en référence à la rue sur laquelle elle était établie).

Son nom actuel lui a été attribué par délibération du Conseil municipal du 21 mars 1966. Ce nom a été choisi en hommage à Robert Schuman (1886 - 1963), homme politique, promoteur de la création européenne. L’inauguration officielle a eu lieu le dimanche 5 mai 1968, date anniversaire de la création du Conseil de l’Europe.

Robert Schuman naît à Luxembourg le 29 juin 1886. Il ouvre un cabinet d’avocat à Metz en 1912. En novembre 1918, Schuman entre au Parlement comme député de la Moselle sous l’étiquette Union Républicaine Lorraine. Il occupe cette fonction de 1919 à 1940, siégeant à partir de 1924 parmi les Démocrates Populaires. Il est arrêté par la Gestapo et incarcéré dans la prison de Metz à cause de ses prises de positions contre le racisme et l’antisémitisme des Nazis. Il se trouve de ce fait le premier parlementaire français à être emprisonné. Il parvient à s'évader en 1942. Élu en 1945 à l’Assemblée Nationale (où il siége sans discontinuer jusqu’à 1962), il est d’abord ministre des Finances en 1946 - 1947, puis Président du Conseil (1947 - 1948). De juillet 1948 à décembre 1952, il œuvre au rapprochement franco-allemand et à l'unification européenne.C'est à partir d'une de ses propositions, préparée avec Jean Monnet et son équipe, qu'est créée la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier, qui devait déboucher par la suite sur la constitution de la Communauté Économique Européenne. Il meurt le 4 septembre 1963.

La place est bordée par le Palais des Sports Robert Charpentier, à l’angle de la rue Charlot et du boulevard des Frères Voisin.

Elle commence rue du Chemin Vert, à la limite de Clamart, et se termine avenue de Général De Gaulle.Elle se trouve dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.

Elle a été créée au milieu des années 1930 par la Compagnie des Chemins de fer de l’état pour remplacer une section de l’actuelle avenue du Général De Gaulle qui accédait à un passage à niveau aménagé sur la voie ferrée.

Son nom lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 26 février 1937.

Ce nom a été choisi en hommage au professeur Albert Calmette (1863 - 1933), bactériologiste inventeur du BCG.

Albert Calmette naît à Nice en 1863. Son histoire se confond avec celle du BCG qui a permis de lutter contre la tuberculose. La première vaccination a été pratiquée en juillet 1921, au terme de 20 années d'expérimentation. Directeur de l'Institut Pasteur, Calmette dut lutter longtemps pour imposer la valeur scientifique du vaccin. Il meurt à Paris le 29 octobre 1933.
La vaccination par le BCG sera rendue obligatoire en France pour les enfants en âge scolaire par une loi du 5 janvier 1950.

Elle commence rue Lamartine et se termine avenue Jean Jaurès.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton – Les Varennes. Elle mesure 50 mètres de long.

Créée sans doute dès le Moyen-Âge, elle était par le passé l’une des rues principales du village. Son importance lui venait du fait qu’elle possédait une des deux fontaines publiques et surtout le lavoir communal.
Elle s’ouvrait alors sur l’actuelle rue Kléber. La construction du vaste ensemble immobilier sur la rue du Général Leclerc à la fin des années 1960 l’a transformée en un simple passage.

Anciennement dénommée rue de Bourtibourg ou du Bourtibout, elle prend également au 18ème siècle le nom de rue de la Fontaine.

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 26 avril 1912.

Ce nom a été choisi en hommage à Prudent Jassedé, bienfaiteur communal.

Né à Issy le 27 mai 1821, Prudent Jassedé appartient à une des plus anciennes familles d’Issy et de Vanves. Il est Conseiller d’arrondissement du canton de Vanves en 1910, au moment des inondations. L’activité qu’il déploie alors en faveur de ses concitoyens sinistrés lui vaut la reconnaissance de la population. Il meurt le 12 avril 1912 à Issy-les-Moulineaux.

Il commence boulevard Rodin et se termine à la limite de Meudon, chemin de Saint-Cloud.Il est situé dans le quartier : La Ferme / les Iles.Il mesure 108 mètres de long.

Il a sans doute été créé dès le Moyen-Âge et semble être un des prolongements du sentier des Épinettes.

Il porte ce nom depuis une époque indéterminée, antérieure au 17ème siècle. Cette appellation fait référence à un lieu-dit voisin du même nom situé à Meudon.

Q

La rue commence rue Ernest Renan et se termine à la limite de Vanves. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 313 mètres de long.

Elle a été créée au début du 19ème siècle. Ce n’était encore qu’un chemin « détérioré par les maîtres carriers ou glaisiers » du voisinage que le Conseil municipal du 13 mai 1831 oblige à entretenir. Un siècle plus tard, son tracé est dévié pour prendre sa forme brisée actuelle, par suite de l’édification des bâtiments de la Foire de Paris.

Elle porte au début du 19ème siècle le nom de chemin des glaises, puis de rue des glaises (par référence à la nature des terrains voisins d’ailleurs exploités par des briqueteries).

Son nom actuel lui a été attribué par délibération du Conseil municipal du 9 mars 1904, suite à une proposition faite par le Maire de Vanves quelques années plus tôt. Ce nom a été choisi par référence à la date de la Proclamation de la IIIème République.

Le 4 septembre 1870 sont successivement proclamés la déchéance du Second Empire de Napoléon III et l'avènement de la IIIème République. La veille, la bataille de Sedan s'est terminée par un échec de l'armée française face aux Prussiens. L'empereur Napoléon III a été capturé par l'ennemi. Les députés se réunissent et les républicains proposent la déchéance de la dynastie napoléonienne et l'élection d'une « commission de gouvernement ». Les députés débattent de longues heures, une foule envahit peu à peu la Chambre, et de nombreux députés préfèrent par crainte, quitter les lieux. Il ne reste qu'une poignée de députés présents alors que des cris de « Vive la République » sont entendus de la foule. Gambetta et Jules Favre (adversaires républicains résolus de Napoléon III) proposent alors aux manifestants d'aller proclamer la République à l'Hôtel de Ville. Les noms d'un Gouvernement provisoires sont trouvés à la hâte Une affiche est imprimée qui annonce à la population la proclamation de la République et la formation d'un gouvernement. La province est avertie par télégraphe. Les députés qui n'acceptaient pas cette situation finissent par s'incliner. Gambetta nomme de nouveaux préfets. Le 4 septembre 1870 au soir, la IIIème République est installée.

L'impasse commence rue d'Erevan.Elle se trouve dans le quartier : Les Hauts d’Issy / les Épinettes - Le Fort.Elle mesure 180 mètres de long.

Elle a été créée à la fin des années 1990 - début des années 2000, approximativement à l’emplacement où se trouvait dans la 1ère moitié du 20ème siècle la rue « Madeleine » (disparue lors des opérations d’aménagement de la « ZAC Rodin »).

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 22 janvier 1998.

Ce nom a naturellement été choisi en raison de la situation, en hauteur, de la voie.

Elle dessert la Maison des Epinettes (au n°4).

R

Elle commence rue de l’Egalité et se termine rue Émile Duployé .Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 424 mètres de long.

Elle a été tracée en 1929, dans le cadre de l’aménagement de la zone du Fort.

Elle était désignée sous le nom de « voie n° 4 » lors des opérations d’aménagement.

Son nom lui a été attribué par la délibération du Conseil municipal du 30 Novembre 1930. Ce nom a été choisi en hommage à François Rabelais (vers 1483 -1553), écrivain français.

François Rabelais serait né en 1483 (la date de 1494 est également avancée) près de Chinon en Touraine. Il est le fils d'Antoine Rabelais, sénéchal de Lerné et avocat. En 1510, il est novice chez les franciscains de la Baumette, près d'Angers. Il suit des études de théologie, puis mène des études universitaires. En 1528, il quitte l'habit monastique et est condamné pour apostasie. Il devient médecin à Lyon en 1532, tout en commençant parallèlement à s'intéresser à l'écriture. A presque 50 ans, il publie Pantagruel qui connaît un grand succès, et Gargantua en 1535. En 1534, il devient le médecin particulier de l'évêque de Paris Jean du Bellay (cousin du poète Joachim du Bellay) qu’il accompagne à Rome. En 1546 et 1552 paraissent deux nouveaux livres consacrés à Pantagruel. Un troisième est également publié en 1564. Ces textes valent à Rabelais des attaques et des condamnations par le parlement.

Aux environs de 1550, il avait été nommé curé de Meudon mais il n’y exerça pas, se contentant de percevoir les revenus de cette cure.
Il meurt à Paris en avril 1553.

La rue dessert le stade Alain Mimoun (au n° 1).

Elle commence allée Sainte-Lucie et se termine en impasse.Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles.Elle a été ouverte dans le cadre des opérations d’aménagement de la ZAC Sainte-Lucie.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 20 février 1990.

Ce nom a été choisi en hommage à Raoul Follereau (1903 - 1977), fondateur de la Fédération Internationale des Associations de Lutte contre la Lèpre.

Raoul Follereau naît à Nevers le 17 août 1903. Après une licence de droit et de philosophie à la Sorbonne, Raoul Follereau se destine à la carrière d'avocat, pour finalement devenir journaliste. Homme de lettres, il s'intéresse au théâtre, mais aussi à la poésie et fonde la Ligue d'Union latine qui permet la publication de jeunes auteurs. En 1936, il consacre un reportage à l’œuvre du Père Charles de Foucaud au Niger et décide de poursuivre le travail de ce dernier auprès des lépreux. Le combat qu’il engage contre la lèpre le rendra célèbre. Il va parcourir le monde pour sensibiliser l'opinion et collecter des fonds. Il fera près de 1.200 conférences à cette fin. Follereau encourage les traitements médicaux contre la lèpre, se rend dans de nombreux villages touchés par la maladie.
En 1954, Follereau crée la Journée Mondiale des lépreux et fonde en 1966 la Fédération Internationale des Associations de Lutte contre la Lèpre. Il est décédé à Paris le 6 décembre 1977.

Ce nom a également été donné, lors de la même séance du Conseil municipal, à la Salle Omnisports qu’elle dessert.

Le mail commence à l’angle de la rue Hoche et de la rue Diderot et se divise pour se terminer rue Danton et parvis des Lumières .Il est situé dans le quartier : Centre Ville. Il mesure 206 mètres de long.

Il est aménagé au tout début des années 1980. C’est une voie piétonne au tracé en diagonale par rapport à l’îlot.

Il a été inauguré le 8 janvier 1984.

Son nom lui a été donné en hommage à Raymond Menand, Maire d'Issy-les-Moulineaux de 1973 à 1980.

Raymond Menand est né en 1901. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il entre dans la Résistance - et il sera plus tard décoré de la médaille de la Résistance Française. Il est élu conseiller municipal en 1949, et Maire en 1973, à l'occasion des élections municipales organisées à la suite du décès de son prédécesseur, Bonaventure Leca. Il est reconduit dans ses fonctions après les élections de 1977. Parmi les réalisations de ses mandats figurent notamment l’aménagement de la piscine municipale (inaugurée le 26 avril 1975), l’acquisition du Centre aéré de Bièvres en avril 1976, l’ouverture au public de l’actuel Parc Jean-Paul II en février 1977, etc.
Raymond Menand était chevalier de la Légion d’Honneur. Sa mort, en cours de mandat, le 8 janvier 1980 provoque de nouvelles élections.

Le mail relie au centre-ville l’école Nationale de Musique, de Danse et d’Art Dramatique (Conservatoire Niedermeyer) construite dans les années 1980, et la Médiathèque inaugurée en 1994.

Le mail commence à l’angle de la rue Hoche et de la rue Diderot et se divise pour se terminer rue Danton et parvis des Lumières .Il est situé dans le quartier : Centre Ville. Il mesure 206 mètres de long.

Il est aménagé au tout début des années 1980. C’est une voie piétonne au tracé en diagonale par rapport à l’îlot.

Il a été inauguré le 8 janvier 1984.

Son nom lui a été donné en hommage à Raymond Menand, Maire d'Issy-les-Moulineaux de 1973 à 1980.

Raymond Menand est né en 1901. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il entre dans la Résistance - et il sera plus tard décoré de la médaille de la Résistance Française. Il est élu conseiller municipal en 1949, et Maire en 1973, à l'occasion des élections municipales organisées à la suite du décès de son prédécesseur, Bonaventure Leca. Il est reconduit dans ses fonctions après les élections de 1977. Parmi les réalisations de ses mandats figurent notamment l’aménagement de la piscine municipale (inaugurée le 26 avril 1975), l’acquisition du Centre aéré de Bièvres en avril 1976, l’ouverture au public de l’actuel Parc Jean-Paul II en février 1977, etc.
Raymond Menand était chevalier de la Légion d’Honneur. Sa mort, en cours de mandat, le 8 janvier 1980 provoque de nouvelles élections.

Le mail relie au centre-ville l’école Nationale de Musique, de Danse et d’Art Dramatique (Conservatoire Niedermeyer) construite dans les années 1980, et la Médiathèque inaugurée en 1994.

La rue commence rond-point Victor Hugo et se termine place du Maréchal de Lattre de Tassigny. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton. Elle mesure 406 mètres de long.

Elle a été créée lors des opérations d’aménagement et de lotissement de l’ancienne propriété du « Couvent des Oiseaux » (appartenant à la Congrégation de Notre-Dame, ou Communauté des Dames de Saint- Augustin). Elle a été percée en deux fois. Un premier tronçon (au nord, au-delà de la rue Hoche) est ouvert dès 1890. Un an plus tard le 3 octobre 1891, l’acquisition du terrain nécessaire à son prolongement jusqu’à sa limite actuelle est votée par le Conseil municipal.
Dans les années 1960, l’extrémité de l’avenue, entre la place du Maréchal de Lattre de Tassigny et la rue Hoche, constitue le point de départ et d’arrivée des bus du réseau de la RATP. Elle est aujourd’hui zone piétonne.

Elle a temporairement porté le nom de rue des Oiseaux (du nom de l’ancienne propriété sur laquelle elle a été tracée).

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894. Ce nom a été choisi par référence à la forme de gouvernement et de régime politique adoptée par la France.

Née en France le 21 septembre 1792, la « Ière République » a disparu avec la proclamation du Ier Empire. Elle marque considérablement les esprits aussi bien en France qu'à l'étranger. Le IIème République naît le 25 février 1848 et est abolie le 2 décembre 1852 à la suite du coup d'état de Napoléon III. La IIIèmeRépublique est instaurée d'abord de façon temporaire, en 1870 avant d'être adoptée de façon définitive le 30 janvier 1875. Elle est interrompue pendant la Seconde Guerre mondiale, avec l'instauration du gouvernement de Vichy de juillet 1940 à août 1944. Après une phase du gouvernement provisoire, une nouvelle république, la IVème, est instaurée par référendum le 27 octobre 1946. Elle ne résiste pas aux évènements d'Algérie. En 1958, le Général de Gaulle rappelé au pouvoir, fait approuver par référendum l’instauration de la Vème République.

La place occupe le carrefour du boulevard des Iles, de la rue du Docteur Lombard et du quai de la bataille de Stalingrad. Elle est située dans le quartier : La Ferme / les Iles.

Elle a été créée dans sa forme actuelle au début des années 1860 lors de la construction du pont de Billancourt et de l’actuelle rue Jean-Pierre Timbaud.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 5 décembre 1960.

Ce nom a été choisi pour commémorer la Résistance, lutte menée en France contre l'occupation durant la Seconde Guerre mondiale.

Le mouvement de Résistance naît avec l'appel lancé le 18 juin 1940 par le Général de Gaulle et se termine avec la Libération du pays. Très tôt des réseaux se constituent d’où sont issus les Mouvements Unis de la Résistance et les Forces Françaises de l’Intérieur. Le Conseil National de la Résistance est fondé le 27 mai 1943, sous l'autorité du Général de Gaulle. Jean Moulin en deviendra le responsable.
De nombreux noms de rue d'Issy-les-Moulineaux rendent hommage à des hommes qui ont combattu dans la Résistance (d'Estienne d’Orves, Général de Gaulle, Gabriel Péri, Pierre Brossolette, …).

La promenade commence allée Maximilien Luce et se termine boulevard des Iles. Elle est située dans le quartier : La Ferme / les Iles. Elle mesure 230 mètres de long.

Elle a été tracée dans le cadre de la rénovation du quartier et des opérations d’aménagement de la ZAC des Ponts.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 20 février 1990. Le nom fait référence à la présence d'une guinguette, implantée sur l’île au début du 20ème siècle.

Le nom de Robinson a volontiers été donné à différents sites champêtres, voire bucoliques, des environs de Paris à la charnière du 19ème et du 20ème siècle, à la suite semble-t-il de la grande réputation dont jouissait un hameau du Plessis-Piquet, aujourd’hui Le Plessis-Robinson.
A Issy, une guinguette établie à la pointe amont de l’île semble avoir repris cette appellation (comme en témoigne le panneau publicitaire planté sur la rive que l’on peut voir sur d’anciennes cartes postales). Elle accueillait de nombreux parisiens en promenade.
Elle disparaît lors de la construction du pont d'Issy.

Il commence place du Président Kennedy et se termine à la limite de Clamart. Il est situé dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Il mesure 915 mètres de long.

Il a été créé peu avant les événements de 1870 - 1871, en tant que tronçon du chemin de Grande Communication n° 2. D’après le projet, le tracé de celui-ci devait franchir « la route Impériale n° 189 (actuelles avenue de Verdun et place Léon Blum) à la hauteur de l’extrémité du parc du château qu’il entam(ait) dans une profondeur de 300 m pour venir gagner le sommet du coté des Montquartiers ».

Il a d’abord porté le nom de rue Mauquartier (par délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1877), puis de boulevard des Montquartiers au début du 20ème siècle.

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 30 novembre 1930.

Ce nom a été donné, pour répondre à une requête du conservateur du musée Rodin, en souvenir du sculpteur Auguste Rodin (1840 - 1917), qui avait installé l’atelier d’un de ses mouleurs à Issy-les-Moulineaux.

Né le 12 novembre 1840, Rodin est issu d’une famille modeste, entre à l’école de dessin de mathématiques à 14 ans. Il travaille comme maçon chez plusieurs décorateurs. Collaborant avec Carrier-Belleuse en 1864, il rencontre Rose Beuret, une ouvrière couturière qui lui sert de modèle et devient sa maîtresse. En 1875, il part en Italie et étudie l’oeuvre de Michel-Ange. De retour en France, il travaille à la Manufacture de Sèvres. Puis, il repart en Angleterre pour apprendre la gravure.

À 43 ans, il rencontre Camille Claudel qui partage son atelier, une liaison qui dura 6 ans ne pouvant évincer Rose. L’État commanda le Baiser puis Victor Hugo debout, pour le Panthéon, suivi de Balzac et Sarmiento. Il expose dans de nombreuses villes européennes et possède son propre pavillon à l’exposition universelle de 1900, ce qui est exceptionnel pour un artiste vivant. En 1906, « Le Penseur » est placé devant le Panthéon et Rodin découvre l’Hôtel Biron en 1908, où il s’installe. Il deviendra le musée Rodin en 1916. Entre 1902 et 1917, il fit reconstruire le fronton et une partie de la façade du château d’Issy-les-Moulineaux, à la Ville des Brillants.

Il tombe malade en 1915, à 75 ans et fait trois donations successives à l’État et épouse Rose Beuret en 1917 à Meudon. Elle décèdera quelques semaines après, Rodin la rejoindra en novembre 1917. Ils sont enterrés dans le jardin de la Villa de Meudon, leur tombe est dominée par un exemplaire du célèbre « Penseur » ramené là.

Il dessert les écoles maternelle et élémentaire Anatole France et le gymnase La Source (au n° 1).

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 30 novembre 1930.

Ce nom a été donné, pour répondre à une requête du conservateur du musée Rodin, en souvenir du sculpteur Auguste Rodin (1840 - 1917), qui avait installé l’atelier d’un de ses mouleurs à Issy-les-Moulineaux.

Né le 12 novembre 1840, Rodin est issu d’une famille modeste, entre à l’école de dessin de mathématiques à 14 ans. Il travaille comme maçon chez plusieurs décorateurs. Collaborant avec Carrier-Belleuse en 1864, il rencontre Rose Beuret, une ouvrière couturière qui lui sert de modèle et devient sa maîtresse. En 1875, il part en Italie et étudie l’oeuvre de Michel-Ange. De retour en France, il travaille à la Manufacture de Sèvres. Puis, il repart en Angleterre pour apprendre la gravure.

À 43 ans, il rencontre Camille Claudel qui partage son atelier, une liaison qui dura 6 ans ne pouvant évincer Rose. L’État commanda le Baiser puis Victor Hugo debout, pour le Panthéon, suivi de Balzac et Sarmiento. Il expose dans de nombreuses villes européennes et possède son propre pavillon à l’exposition universelle de 1900, ce qui est exceptionnel pour un artiste vivant. En 1906, « Le Penseur » est placé devant le Panthéon et Rodin découvre l’Hôtel Biron en 1908, où il s’installe. Il deviendra le musée Rodin en 1916. Entre 1902 et 1917, il fit reconstruire le fronton et une partie de la façade du château d’Issy-les-Moulineaux, à la Ville des Brillants.

Il tombe malade en 1915, à 75 ans et fait trois donations successives à l’État et épouse Rose Beuret en 1917 à Meudon. Elle décèdera quelques semaines après, Rodin la rejoindra en novembre 1917. Ils sont enterrés dans le jardin de la Villa de Meudon, leur tombe est dominée par un exemplaire du célèbre « Penseur » ramené là.

Il dessert les écoles maternelle et élémentaire Anatole France et le gymnase La Source (au n° 1).

S

Elle commence allée de Grenelle et se termine rue Jules Ferry. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure 125 mètres de long.

Elle a été tracée dans le cadre des opérations d’aménagement de l’« Axe Seine ».

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 20 février 1990.

Le nom fait référence à un ancien lieu-dit voisin.

Le lieu-dit « Les Sablons » est cité dès le 17ème siècle. Le nom évoque le sol du site, constitué de sable et d’argile rouge.

Il commence avenue de Verdun et se termine sentier des Pucelles, en longeant la commune de Meudon. Il est situé dans le quartier : La Ferme / Les îles. Il mesure 263 mètres de long.

Il a été tracé avant le 17ème siècle, sans doute dès le Moyen-Âge. Reliant l'un des points les plus élevés de la commune à l'un de ses points les plus bas, il forme un raidillon à la pente très accentuée. Aussi dans sa séance du 19 novembre 1882, le Conseil municipal en tire les conséquences : « Il est devenu complètement inutile à la circulation depuis qu’il se trouve substitué comme voie carrossable par le chemin de Grande Communication n° 2 (actuel boulevard Rodin). En effet, cette voie ne présente plus qu’un intérêt secondaire (…) en présence de l’impossibilité matérielle de toute amélioration résultant de ce que, établie le long des escarpements qui dominent les Moulineaux, cette voie se poursuit avec des pentes inaccessibles à toute circulation autre que celle des piétons ». Elle a été classée dans les voies communales le 22 juin 1959.

Il s’est successivement appelé au 19ème siècle « Chemin allant à Clamart », puis « Voie de Saint-Cloud à Clamart ».

Son nom lui a été attribué sous sa forme actuelle par une délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1877.

Ce nom fait référence à la commune de Saint-Cloud qu'il rejoignait à travers Meudon.

Le nom tirerait son origine de Clodoald, petit-fils de Clovis, qui s’étant fait moine, créa un monastère où il mourut en 560. Son tombeau devint un lieu de pèlerinage et la localité prit le nom de "Sanctus Clodoaldus". Elle devint une seigneurie des évêques de Paris. En 1658, Mazarin acheta le domaine pour le compte de Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV, qui y fit construire un château somptueux. Louis XVI en devint propriétaire en 1785. C'est à l'Orangerie de Saint-Cloud qu'eut lieu le coup d'Etat du 19 Brumaire qui devait permettre à Bonaparte de prendre le pouvoir. A son tour, Napoléon III y fut proclamé Empereur le 1erdécembre 1852 et y résida régulièrement jusqu'en 1870. Un bombardement prussien incendia le château qui fut rasé en 1891.

Elle commence allée des Jardiniers de l’Ile et se termine promenade Constant Pape. Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles. Elle mesure 135 mètres de long.

Elle a été créée à la fin du 19ème siècle par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud dans le cadre de ses projets d’investissement immobilier. Voie privée, elle lui appartenait encore une dizaine d’années plus tard. Elle a été classée dans les voies communales en 1982.

Elle porte ce nom depuis sa création. Ce nom fait référence à Sainte-Eudoxie, impératrice d'Orient au 5ème siècle.

Née à Athènes, Sainte-Eudoxie s’est d’abord appelée Athénaîs : elle n’adopte son nom d’Eudoxie qu’après sa conversion au christianisme. En 421, elle épouse l’Empereur d'Orient Théodose II et prend alors une grande part au gouvernement de l’Empire. Mais, disgraciée vers 440, elle s’exile à Jérusalem, où elle fait construire une église pour abriter les restes de Saint-Etienne. Elle consacre la fin de sa vie à la méditation religieuse. Elle meurt en 460.

Elle commence rue du Docteur Lombard et se termine avenue de Verdun. Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles. Elle mesure 274 mètres de long.

Elle a été percée dans le cadre des opérations d’aménagement de la ZAC Sainte-Lucie.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 29 septembre 1988.

Ce nom fait référence à l’église Sainte-Lucie voisine.

La première église du quartier des Moulineaux a été élevée en 1902 avec le soutien financier d’une riche famille parisienne, la famille Roland-Gosselin. Elle était dédiée, selon les vœux de cette dernière, à Sainte-Lucie. L’édifice, assez simple, a été démoli en 1986.
La paroisse, également placée sous le vocable de Sainte-Lucie, a, elle, été créée en 1917. Peu après, un projet de nouvelle église, plus vaste, était lancé. Le chantier, ouvert en février 1936, constituait le 85ème « chantier du cardinal ». Dû à l’architecte Ch. Venner, l’édifice, avec son solide revêtement en pierres et ses proportions allongées, relevait d’un type assez répandu à l’époque. L’inauguration a eu lieu pour la fête de Pâques 1937.

L’allée dessert la médiathèque Marcel Aymé (au n° 15).

La place s’ouvre à l'intersection de l'allée des Jardiniers de l’Ile et de l'avenue du Bas Meudon. Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles.

Elle existe depuis le début du 20ème siècle, au moment de l’ouverture de l'avenue du Bas Meudon et de la rue Pierre Poli. Elle ne prend sa forme actuelle que lors du percement de l'allée des Jardiniers de l’Ile au début des années 2000.

Son nom lui a été donné dès sa création. Ce nom a été choisi en référence à Saint-Germain, patron de l’Abbaye de Saint-Germain des Prés, seigneur d’Issy pendant tout l’Ancien Régime.

C’est en 558 que l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés reçoit la terre d'Issy des mains du roi des Francs, Childebert 1er, fils de Clovis. La cession fait l'objet d'un écrit aujourd'hui appelé Charte de Childebert 1er, qui est le premier document citant expressément le nom d’Issy.
Le domaine couvre, sur la rive gauche de la Seine, tout l’ouest de Paris, du pont de la Cité jusqu’à Sèvres. Il englobe approximativement, outre Issy, les 6ème, 7ème, 14ème (en partie) et 15ème arrondissements actuels de Paris, ainsi que les territoires de Vanves, Malakoff et le Bas Meudon.
Jusqu’à la Révolution, pendant douze siècles donc, l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés reste le seigneur du lieu. Symbole de son pouvoir, la maison forte qu’elle fait construire face à l’église Saint-Étienne s’élève, massive et imposante, au-dessus de la plaine, tandis qu’à l’arrière, un vaste clos renferme la ferme abbatiale. Abritant un auditoire et une geôle, elle concentre tous les pouvoirs des abbés, qu’exerce un personnel chargé d’administrer le domaine et de percevoir les redevances. Possesseur des terres et détentrice du pouvoir religieux, l’abbaye est toute puissante.

Ce nom a également été donné à une école (26, avenue Jean Monnet) et à un stade (44, avenue du Bas Meudon).

Il commence rue Auguste Gervais et se termine en impasse. Il est situé dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Il mesure 42 mètres de long.

Il existe déjà au 18ème siècle. Au siècle suivant, il « conduit à la maison des Glacières et se prolonge derrière les batimens [sic] de cette maison » (rapport du Maire au Conseil municipal du 6 novembre 1835).

Initialement connu sous l’appellation de « cul-de-sac de l’abbaye » (par référence à la maison forte de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés toute proche), il prend le nom de chemin des Glacières au 19èmesiècle, puis de rue de la Glacière au début du 20ème siècle.

Son nom actuel lui a été donné au cours des années 1920.

Ce nom peut être rapproché du « refuge Saint-Jean » installé dans les locaux de l'actuel groupe scolaire Sainte-Clotilde / Pierre de Luxembourg lors des inondations de 1910.

Saint-Jean est dans la religion chrétienne l’apôtre préféré du Christ. Il est considéré comme l’auteur du quatrième Évangile, de l’Apocalypse et de trois Epîtres. Il est souvent représenté accompagné d’un aigle.

Le cours commence rue Aristide Briand et se termine avenue de Verdun. Il est situé dans le quartier : La Ferme / les Iles. Il mesure 260 mètres de long.

Il a été ouvert à l’emplacement de l'ancienne usine de la Société Française de Munitions (dite Gévelot), dans le cadre de l’aménagement de la ZAC du Colombier.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 26 mai 1998.

Ce nom fait référence à Saint Vincent, patrons des vignerons.

Très tôt (peut-être à la suite d’un calembour sur son nom : vin + cent), ce diacre espagnol, martyrisé en 287, devint le patron des vignerons. Or, ceux-ci étaient nombreux à Issy où, dès l’époque gallo-romaine et jusqu’au 19ème siècle, la culture de la vigne représente une activité importante, comme le rappelle le Chemin des Vignes voisin.
Les vignerons isséens s’étaient regroupés en une « Confrérie de Messire Saint-Vincent » citée dès le 16èmesiècle, qui disparut à la Révolution.
Une deuxième confrérie fut à nouveau créée en 1826, elle perdura jusqu’en 1906. C’est elle qui a offert à l'église Saint-Etienne les deux vitraux illustrant la vie de Saint-Vincent.
Enfin une nouvelle confrérie a été créée en 1988 à l'occasion de la réintroduction de la vigne à Issy.

Le cours dessert les écoles maternelle et élémentaire du Colombier (au n° 14), le gymnase du Colombier (au n° 16) et le Cube (au n° 20).

La rue commence rue Guynemer et se termine rue Henri Mayer. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 81 mètres de long.

Elle a été percée en 1891 - 92 à l’initiative d’un « M. Bergeaud qui s’engage à ouvrir une rue de 8 mètres de large » (séance du Conseil municipal du 14 juin 1890).

Son nom lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 1er mai 1893. Le nom a été choisi en hommage au sergent Jean-Pierre Hippolyte Blandan (1819 - 1842).

Né à Lyon, Jean-Pierre Hippolyte Blandan est devenu une figure nationale du patriotisme pour son héroïque défense au combat de Beni Mered (près de Boufarik, dans l’Algérois), pendant la campagne d'Algérie, alors qu'il était sergent au 26ème régiment de ligne.
Le 11 avril 1842, il fut chargé d'escorter le courrier qui partait d'Alger, accompagné d'un détachement de vingt et un hommes. Arrivé à proximité du ravin de Beni Mered, le groupe tomba dans une embuscade tendue par près de 300 cavaliers arabes. Le sergent Blandan fut blessé de trois coups de feu. En s’écroulant, il cria à ses hommes : « Courage, mes amis ! Défendez-vous jusqu'à la mort ». L'arrivée de renforts permit à quelques membres du groupe de survivre. Mais Blandan devait, lui, succomber à ses blessures le lendemain.
Dés qu'il fut connu, le fait d'armes de Beni Mered suscita une vive émotion et la phrase prononcée par Blandan entra dans la légende. Dans plusieurs villes de France, le nom du sergent Blandan a été donné à une rue ou à une caserne.

Elle commence rue Verdi et se termine en impasse. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 100 mètres de long et 4 mètres de large.

Elle a été crée vers 1930, après l’ouverture des voies percées dans le cadre de l’aménagement de la zone du Fort.

Elle porte ce nom depuis sa création.

Le nom fait référence à l'ancien propriétaire des lieux.

Ce nom a également été donné à la villa Sergent située dans le même axe.

Elle commence rue Guynemer et se termine rue Ernest Renan.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.Elle mesure 325 mètres de long.  

Elle a été percée à partir de 1914, dans le cadre des opérations du lotissement dit « des Sœurs Blanches » (appellation courante de la Congrégation des Sœurs de la Retraite Chrétienne, ancienne propriétaire des terrains).

Elle a porté la dénomination de « voie A » lors des travaux d’aménagement.

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 30 novembre 1930.

Ce nom a été adopté en souvenir de Caroline Guebhard née Remy, dite Séverine (1855 - 1929), femme de lettres française.

Caroline Remy, dite Séverine, naît à Paris en 1855. Socialiste, elle défend avec ardeur la cause de Dreyfus. Elle est la secrétaire de Jules Vallès (dont elle aurait terminé le dernier roman, l'Insurgé). A sa mort, elle prend sa suite en 1885 à la direction du journal Le Cri du Peuple, sous le pseudonyme de Séverin, avant d’adopter de façon définitive celui de Séverine. Elle collabore aussi en 1897 au journal La Fronde, premier quotidien féministe. En 1914, farouche pacifiste, elle condamne le gouvernement d’Union Sacrée, composé de ministres issus aussi bien de la gauche que de la droite. Enthousiasmée par la Révolution russe de 1917, elle rejoint le Parti Communiste en 1921 et est deux ans journaliste à L’Humanité. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages, de recueils et de chroniques comme Les pages rouges (1893), Notes d’une fraudeuse (1894), et, en 1921, d’un ouvrage à caractère autobiographique, Line. Elle meurt à Pierrefonds en 1929.
Pierre Auguste Renoir a réalisé un portrait d’elle en 1885.

La rue dessert l’église Saint-Benoît (au n° 20).

Elle s’ouvre sur la rue Michel Jazy, à l’intersection avec le Chemin Latéral et la rue du Bateau Lavoir. Elle est située dans le quartier Val de Seine / Les Arches.

Elle a été percée dans le périmètre de la ZAC des Bords de Seine.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 5 février 2004.

Ce nom a été adopté à la suite d’une proposition faite par les employés de la Société Canal  +, dont le siège a été installé en bordure de la place.

T

Elle commence rue Telles de la Poterie et se termine en impasse. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 33 mètres de long.

Elle a été créée en 1933 - 1934, en même temps que les deux immeubles qui la bordent.

Son nom lui a été donné dès sa création. Ce nom fait référence à la rue du même nom où la villa prend naissance (Voir notice).

La villa a été habitée par le photographe Robert Doisneau de 1934 à 1937.

Elle commence place du 8 mai 1945 et se termine carrefour de Weiden. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 170 mètres de long.

La rue a été tracée dans l’ancien parc du château des Conti par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud, qui avait projeté d’y créer un lotissement résidentiel.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1877.

Ce nom a été choisi en souvenir d’Alphonse François Telles de la Poterie (1797 - 1868), bienfaiteur communal.

Alphonse François Telles de la Poterie était né à Lisieux le 10 mars 1797. Après avoir fait de solides études d’histoire, il devint prêtre de Saint-Sulpice. Il vécut au séminaire d’Issy, où il mourut le 18 septembre 1868.
Dans son testament, en date du 2 juillet 1867, il fit un legs à la commune, qui devait être employé par le bureau de bienfaisance « aux besoins des pauvres et indigents de la dite commune ». D’autres legs étaient destinés, l’un à la fabrique de la paroisse d’Issy, l’autre à l’Hospice des Ménages (aujourd’hui Hôpital Corentin Celton) afin de permettre qu'un lit y soit affecté à un vieil indigent.

 

Ce nom a également été donné à la Villa Telles de la Poterie - qui prend naissance dans la rue.

Elle commence place des Tilleuls et se termine en impasse. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.

Elle mesure environ 30 mètres de long.

Elle a été percée au début du 20ème siècle. L’accès se fait par un porche.

Son nom lui a été donné dès sa création.

Ce nom fait référence à la place des Tilleuls (voir notice) où elle prend naissance.

Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.

Elle s’est formée lors de l’élargissement, au début des années 1840, de la voie conduisant au Fort (actuelle rue Gabriel Péri). A l’origine, elle comportait sans doute un terre-plein central.

Elle porte ce nom depuis 1845 environ.

Son nom fait référence aux arbres qui, aujourd’hui encore, la bordent.

Le nom est également porté par la Villa des Tilleuls, voie en impasse dont le départ est sur la place.

Elle commence rue de l'égalité et se termine en impasse. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 80 mètres de long.

Elle a été tracée au début du 20ème siècle. C’est une voie privée.
Elle porte ce nom depuis 1920 environ.

Le nom ferait référence à la proximité d’un tir aux pigeons voisin.

Ce tir aux pigeons a été créé par la société Gastinne Reinette au début du 20ème siècle, à l'emplacement de carrières de calcaire abandonnées.

Elle commence rue Rabelais et se termine place du Souvenir Français. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / les Épinettes - le Fort. Elle mesure 270 mètres de long.

Elle est le vestige d’un petit chemin rural qui s’est formé à la fin du 18ème siècle / au début du 19èmesiècle en se détachant d’un chemin plus important, devenu aujourd’hui la rue de l’égalité.

Elle s’appelait d’abord « Chemin rural des Monts » (par référence au « Chemin vicinal des Monts » - actuelle rue de l’égalité - où elle prenait naissance). Afin d’éviter la confusion entre les deux voies, il fut un temps question de la rebaptiser « Chemin des Longues Raies », du nom du lieu-dit qu’elle traversait ; mais le projet resta sans suite.

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 5 Juin 1936. Ce nom a été choisi en hommage à Léon Tolstoï (1828 - 1910), écrivain russe.

Léon Nikolaïevitch Tolstoï naît dans une famille de riches propriétaires terriens d'ancienne noblesse en 1828. Il devient orphelin à neuf ans et est élevé par sa tante et des précepteurs français et allemands. Après des études de langues vivantes et de droit, il découvre l'œuvre de Jean-Jacques Rousseau. Il fréquente quelque temps la haute société moscovite, puis retourne en 1848 dans sa propriété familiale où il tente sans succès d'améliorer la condition des serfs. En 1851, il décide de s'engager dans l'armée et combat dans le Caucase. Il s'inspirera de cette expérience pour écrire les Cosaques, en 1863. Entre 1865 et 1869, il rédige la Guerre et la Paix, puis Anna Karénine, entre 1875 et 1877, deux romans qui lui apportent la gloire et les honneurs. Les années 1879 - 1886 sont décisives. Il développe progressivement une pensée condamnant radicalement la violence. Il voyage beaucoup (notamment en France et en Allemagne) et s'intéresse particulièrement à l’enseignement. Tout en poursuivant l'écriture, il se consacre à l’éducation de ses enfants. Il quitte sa maison en octobre 1910 pour vivre une vie d’errant et meurt d’une pneumonie un mois plus tard.

Elle commence rue Roger Salengro et se termine boulevard Garibaldi. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 165 mètres de long.

Elle a été ouverte vers 1920. C’était alors une voie privée (avec constitution de l’association syndicale des propriétaires dite « rue des Travailleurs » le 16 avril 1932). Elle est classée voie communale en 2000.

Son nom lui a été donné lors de sa création par les propriétaires riverains.

Ce nom, outre la dimension allégorique qu’il possède indiscutablement, fait référence à la population de la rue et du quartier, à l’époque majoritairement ouvriers.

Le sentier commence rue Gabriel Péri et se termine rue Baudin .Il est situé dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Il mesure 195 mètres de long et 4 mètres de large.

Il a été tracé au début du 19ème siècle dans le prolongement d’un chemin beaucoup plus ancien (17ème siècle), aujourd’hui disparu, qui s’étendait entre l’actuelle rue Gabriel Péri et Clamart. Il a été classé dans les voies communales en 1959.

Son nom lui a été donné dès sa création. Ce nom fait référence à un ancien lieu-dit voisin.

Cité dès le 15ème siècle, le lieu-dit « Le tricot » (devenu « Les Tricots » et les « Hauts Tricots » au 19èmesiècle) était à cette époque en grande partie couvert de vignobles.
Le vocable viendrait de « Tricosté », terme d’histoire naturelle désignant un relief relevé de trois côtés ou qui a trois saillies en forme de côtes.

Ce nom a également donné à l'impasse des Tricots, qui part du sentier (au n° 20).

Elle commence sentier des Tricots. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 60 mètres de long.

Elle a été ouverte au début des années 1930. Son nom lui a été donné dès sa création.

Ce nom fait référence au sentier des Tricots où l’impasse prend naissance (Voir notice).

Elle commence sentier des Tricots (au n° 14). Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 93 mètres de long.

Elle a été ouverte au début des années 1930. Son nom lui a été donné lors de sa création.

Ce nom n’a pas d’explication connue à ce jour, sinon qu’il fait sans doute référence aux propriétaires du terrain… et à leurs familles.

U

Elle commence allée du Panorama et se termine chemin des Vignes. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 35 mètres de long.

Elle a été tracée à la fin du 19ème siècle. C’est une voie privée. Elle n’est pas ouverte aux voitures.

Son nom lui a été donné par les propriétaires riverains au moment de sa création. Ce nom fait, en l’absence de tout autre élément d’explication connu à ce jour, simplement référence à une valeur que les habitants de la rue voulaient tout particulièrement mettre à l’honneur.

Elle commence rue Georges Marie et se termine rue Jean Nicot. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 85 mètres de long.

Elle a été tracée vers 1904 sur les terrains de l’ancienne propriété où fut également construite la Manufacture de Tabacs de 1900 à 1904. C’était alors une voie privée. Elle est classée voie communale en 2000.

Son nom lui aurait été donné lors de sa création par les propriétaires riverains.

Ce nom entend rendre hommage à sa façon aux études supérieures. Il n’a pas d’explication connue à ce jour. Seul peut être fait un rapprochement avec le Lycée Michelet voisin.

V

La rue commence place de la Fontaine, se termine avenue du Général De Gaulle. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 170 mètres de long.

Elle a été percée sans doute dès le Moyen-Âge.

Elle porte ce nom depuis sa création.

Le nom fait référence à la commune voisine de Vanves, à laquelle elle conduit.

Le nom de Vanves est cité dans une charte de Robert le Pieux qui reconnaissait au couvent parisien de Saint- Magloire la possession d'une vigne à la fin du 11ème siècle.
Vanves bénéficia en 1203 de l’apport d’une partie des terres de ce qui constituait alors le vaste domaine d’Issy placé sous l’autorité des moines de l’abbaye de Saint-Germai- des-Près. Célèbre autrefois pour ses vignes et ses pâturages, Vanves ne connut un réel développement qu'au 18ème siècle grâce à l'acquisition en 1718 par le Duc Louis Henri de Bourbon, arrière-petit-fils du Grand Condé, d'un domaine appartenant à Montargis, secrétaire des Aides du Roi. Celui-ci avait fait construire en 1698 un château par son beau-frère Mansart, qui est devenu le lycée Michelet. Tout comme Issy-les-Moulineaux, la commune souffrit beaucoup des combats de 1870 - 1871. Elle connut ensuite un important accroissement démographique.
Vanves est aujourd’hui la plus petite commune du département des Hauts-de-Seine avec une superficie de 156 hectares.

La rue commence et se termine rue Claude Bernard. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure environ 580 mètres de long.

Elle a été percée dans le courant des années 1990 au pied du fort, dans l'enceinte de la caserne de gendarmerie.

Son nom lui a été donné par l’Autorité militaire, après concertation avec la municipalité.

Le nom fait référence à Sébastien le Prestre de Vauban dit Vauban (1633 - 1707), Maréchal de France, qui a marqué de son empreinte la technique des fortifications.

Attiré très jeune par le métier des armes, Vauban entre au service du roi et, en 1653, est envoyé à Clermont-en-Argonne où il est chargé de soutenir le siège et fortifier la place. Ses réalisations lui valent d'être nommé ingénieur du roi en 1655.
Dès lors, il va participer ou diriger les sièges de nombreuses villes. Il est également amené à concevoir les fortifications des principaux points d'appui stratégiques français du Nord et de plusieurs villes de garnison. Fort de ses expériences, il écrit parallèlement de nombreux ouvrages sur l'ingénierie militaire. En récompense de ses succès, il est nommé en 1678 Commissaire général aux Fortifications, puis en 1688 Général de corps d'armée et enfin Maréchal de France en 1703.
Mais sa liberté d’esprit finit par provoquer sa disgrâce, notamment pour avoir conseillé, dans un livre, la levée d'un impôt unique (auquel aucun privilège ne permettrait d'échapper) et pour avoir critiqué la révocation de l'édit de Nantes.

La rue commence boulevard Gambetta et se termine rue Minard. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 310 mètres de long.

Elle a été percée en deux étapes, très éloignées dans le temps. La partie la plus ancienne - et la plus courte - est le tronçon entre les actuelles rue Minard et rue du Général Leclerc. Elle existait déjà au 17ème siècle. La seconde partie (jusqu’au boulevard Gambetta) a été ouverte en 1965.

Elle a, dans sa partie la plus ancienne, porté successivement les noms de « rue du Champ Cardin » à la fin du 17ème siècle, « la petite ruelle » ou « la petite rue » jusqu’au début du 19ème siècle. L’appellation actuelle existait sans doute aussi parallèlement sous des formes plus ou moins déformées (« Vautétard », par exemple).

Son nom actuel lui a été donné par la délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1877, qui décide de lui rendre son orthographe originale : Vaudétard.

Le nom fait référence à un ancien fief médiéval détenu par la famille de Vaudétard.

Le nom de Vaudétard apparaît à partir du 11ème siècle sur le territoire isséen (sous les formes successives de Vallistardi d’abord, puis Valdestard). Cette famille connaît au 14ème siècle une ascension assez prodigieuse. C’est à elle que l’Abbaye de Saint-Magloire cède ses droits seigneuriaux et confie l’administration de ses terres à Issy. Comme la plupart des administrateurs de biens d’église, les Vaudétard sont des bourgeois parisiens qui se sont illustrés dans des charges de cour ou de robe : échevins, bourgeois de Paris, et aussi chevaliers, magistrats, ecclésiastiques. Le plus connu a été, sans nul doute, Jean de Vaudétard, Conseiller du roi Charles V et anobli par lui en 1371. La lignée s’éteint en 1538 à la mort de Pierre de Vaudétard.
Le domaine est alors accordé à un Conseiller du roi, François de la Haye, qui s’empresse d’ajouter à son nom celui de Vaudétard, en signe de sa réussite sociale.
C’était en effet une terre noble. Le fief était situé pour sa plus grande part dans un quadrilatère formé par les actuelles rues Séverine, Ernest Renan, Général Leclerc, Diderot, Gouverneur Général Éboué, Guynemer, auquel s’ajoutaient le séminaire et le parc Jean-Paul II. Deux arrière-fiefs en dépendaient, ceux de Bois Vert et de la Gentillesse.

La rue commence avenue de Verdun et se termine quai de la bataille de Stalingrad. Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles. Elle mesure 120 mètres de long.

Elle semble exister dès l’époque médiévale.

Elle a pu porter à la fin du 19ème siècle le nom de « rue du raidillon », conformément à une proposition faite par la commission municipale de la voirie le 23 décembre 1877.

Son nom actuel lui a été donné vers 1900. Le nom fait référence au Collège de Vaugirard établi à proximité.

Le Collège de Vaugirard qui s’était établi aux Moulineaux, était situé au début de l’actuelle rue de Paris, dans un quartier rattaché depuis 1893 à la ville de Meudon. A l’origine de cette institution se trouvait un pensionnat pour jeunes garçons créé en 1829 rue de Vaugirard à Paris par un prêtre de la Compagnie de Saint-Sulpice. En 1845, il achète aux Moulineaux une propriété connue par le passé comme étant le « Clos de Maistre Gilles ». Le collège de Vaugirard périclitant, il se replie dans la propriété des Moulineaux et y organise un nouveau collège, vendu le 30 juillet 1852 à des prêtres de Vaugirard. Ceux-ci multiplient les constructions nouvelles et élèvent en particulier une chapelle qui sera le premier lieu de culte catholique du hameau des Moulineaux. L’institution disparaît en 1903. Dix ans plus tard, la propriété est vendue.

La rue commence rue Rabelais et se termine rue Benoît Malon. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 204 mètres de long.

Elle a été ouverte en 1928 dans le cadre de l’aménagement de la zone du Fort.

Elle a été provisoirement désignée sous le nom de « voie n° 22 » lors des opérations d’aménagement de la zone.

Son nom lui a été attribué par délibération du Conseil municipal du 30 novembre 1930.

Le nom a été donné en hommage à Giuseppe Verdi (1813 - 1901), compositeur italien.

Giuseppe Fortunino Francesco Verdi naît le 10 octobre 1813, à Roncole, en Italie. Alors qu’il a à peine onze ans, il devient organiste de l’église de son village. Verdi suit des études musicales à Milan à partir de 1832. Il prend des leçons avec un chef d’orchestre à l’opéra. En 1833, il devient l’organiste de la cathédrale de Busetto. Il s’installe à Milan en 1839. Sa première œuvre, Oberto, obtient un bon succès. Il compose seize opéras, dont Nabucco (1841), Macbeth (1847), avant d’écrire les trois œuvres qui lui assurent une renommée internationale : Rigoletto (1851), Le Trouvère et la Traviata (1853). Ses sympathies politiques le rapprochent des patriotes qui luttent pour la libération de l'Italie. En 1870, il reçoit commande du vice-roi d’Egypte de Aida. Cette œuvre constitue son chef-d’œuvre. Deux ans plus tard, Verdi écrit un Requiem, puis compose ses deux derniers opéras : Otello (1887) et Falstaff (1893). Il meurt subitement le 27 janvier 1901. Ses funérailles durèrent douze heures.

L’avenue commence place Léon Blum et se termine à la limite de Meudon. Elle est située dans les quartiers : Val de Seine / Les Arches / La Ferme / Les Îles. Elle mesure 1320 mètres de long.

Tracée vraisemblablement dès l’Antiquité, elle emprunte un des itinéraires de l’ancienne voie romaine de Paris à Dreux, à l’emplacement du « chemin des haute eaux », à l’abri des crues du fleuve, au pied du coteau. Plus tard, elle fait partie du « chemin de Versailles » qui conduit à la Cour et au Château. A partir du 1er Empire, elle est par ailleurs classée, suivant les régimes, Route Nationale, Route Royale ou Route Impériale.

Elle prit d’abord le nom de « Route des Moulineaux » (appellation qui comprenait également l’actuelle avenue Victor Cresson). Une proposition pour lui substituer celui de « Rue de la Ferme » fut rejetée par le Conseil municipal le 23 décembre 1877. Trente ans plus tard, le 4 mars 1907, elle devint l’ « Avenue des Moulineaux ». Par délibération du Conseil municipal du 4 novembre 1935, ce nom fut remplacé par celui d’Henri Barbusse - lequel sera finalement abandonné au début de la Guerre de 1939 - 1945.

Son nom actuel lui a été attribué une première fois par une délibération du Conseil municipal du 3 septembre 1916 - qui retint cette voie de préférence à d’autres également proposées pour cette appellation : les actuels boulevard Gallieni, avenue Jean Jaurès et rue Auguste Gervais. Ce nom lui fut redonné en septembre 1939.

Il a été choisi en référence à la bataille de Verdun (février - juillet 1916), bataille décisive de la Première Guerre mondiale.

En 1916, après avoir hésité un temps entre Belfort et Verdun, l’Allemagne choisit le site de Verdun pour rompre le front français. L'effet de surprise souhaité par les Allemands ne joue pas. En revanche, l'intensité de l'attaque qui débute le 21 février 1916 surprend. Jamais un tel nombre d'obus n'a été lancé en si peu de temps. La progression des Allemands s'avère néanmoins lente. Joffre décide que la rive droite de la Meuse doit être impérativement défendue et demande à Pétain de coordonner la défense.

Des rotations permanentes de troupes sont organisées. Une noria de camions roule jour et nuit sur « la Voie Sacrée » pour amener troupes, matériels, nourriture. Le 12 juillet, l'état- major allemand suspend l'attaque.
Il faudra quand même attendre le 25 août 1917 pour que la rive gauche de la Meuse soit reprise. Près de 275.000 soldats ont perdu la vie du côté français, presque autant du côté allemand.

L’avenue dessert le lycée Eugène Ionesco (au n° 152) et l’église Sainte-Lucie (au n° 162).

La rue commence rue Marcel Miquel et se termine rue du Docteur Lombard. Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles. Elle mesure 290 mètres de long.

Elle a été percée vers 1900 par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud dans le cadre de ses opérations d’investissement immobilier. Elle reste une voie privée jusqu’en 1928, date à laquelle elle est classée voie communale. Le maire observe à cette occasion « que cette rue a été mise en bon état de viabilité par les riverains eux-mêmes, lesquels ont assumé toute la dépense nécessaire, aussi bien pour l’assainissement que pour la viabilité, l’eau et le gaz » (Séance du Conseil municipal du 26 février 1928).

Son nom lui a été donné par le Comptoir Central de Crédit qui l’a créée.

Le nom fait référence au viaduc d’une voie ferrée voisine.

Dans le voisinage immédiat de la rue, se trouvent deux viaducs importants qui peuvent l’un et l’autre constituer un point de repère dans le paysage du quartier et ainsi justifier d’avoir donné son nom à une voie.
Le premier, situé sur la commune de Meudon, appartient à la très ancienne ligne Montparnasse Versailles (créée en 1840). Particulièrement élevé, il domine tout le secteur.
Le second a été construit à l’extrême fin du 19ème siècle sur la ligne Invalides Versailles (actuelle ligne C du RER) tout le long du coteau des Montquartiers, au-dessus d’une entreprise aujourd’hui disparue, la Brasserie des Moulineaux.
L’un par sa hauteur, l’autre par sa longueur s’imposaient également aux regards. Il est de nos jours difficile de déterminer auquel des deux le nom de la rue fait référence.

L’avenue commence place du Maréchal de Lattre de Tassigny et se termine place Léon Blum. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 870 mètres de long.

Suivant le tracé du « chemin des hautes eaux » à l’abri des crues de la Seine, au pied du côteau, elle existe sans doute depuis l’Antiquité. Elle constituait l’un des itinéraires empruntés par la voie romaine de Paris à Dreux. Après le Moyen-Âge, elle forme une partie du « chemin de Versailles ». Par la suite, elle est classée suivant les régimes Route Nationale, Route Royale ou Route Impériale.

Par le passé, elle a longtemps porté le même nom que l’avenue de Verdun située dans son prolongement. Une proposition fut faite le 23 décembre 1877 de la rattacher à la rue qui est aujourd’hui la rue du Général Leclerc en lui donnant le même nom : « Grande Rue d’Issy ». Mais cette proposition fut rejetée. Par la suite elle a été successivement dénommée « route des Moulineaux », puis « avenue des Moulineaux » (par délibération du Conseil municipal du 4 mars 1907) et « avenue de Verdun » (par délibération du Conseil municipal du 3 septembre 1916). Enfin entre novembre 1935 et septembre 1939, il lui fut attribué le nom d’« avenue Henri Barbusse ».

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 9 novembre 1945 - qui ainsi la dissocia de l’avenue de Verdun.

Ce nom a été choisi en hommage à Victor Cresson, maire de la ville de 1935 à 1939, déporté pendant la Seconde Guerre mondiale.

Né le 14 janvier 1884 à Gentelles (Somme), Victor Cresson est d’abord ajusteur chez Peugeot à Issy-les-Moulineaux en 1924. Adhérent communiste dès cette époque, il remporte les élections municipales de 1935 à la tête d’une liste de Front commun de la Gauche. Il est nommé Maire, poste qu’il occupe jusqu’en 1939. Très engagé dans le développement des œuvres sociales de la commune, il crée les premières colonies de vacances de la ville et fait notamment l’acquisition d’une colonie en Vendée. Il est suspendu de ses fonctions le 4 octobre 1939. Déporté en Allemagne en 1943, il est interné au camp de Mauthausen, d’où il ne reviendra pas.

L'avenue dessert, au n° 25, le Palais des Arts et des Congrès d'Issy (PACI).

Le rond-point occupe le carrefour des boulevards Gambetta et des Frères Voisin, des rues Victor Hugo, Guynemer et du Gouverneur Général Félix Éboué, de l'avenue de la République.

Il n’a été créé dans sa configuration actuelle que lors de l’ouverture de l’avenue de la République au tout début des années 1890.

Il a porté le nom de rond-point Gambetta au début du 20ème siècle.

Son nom actuel lui a été donné dans les années 1920.

Le nom fait référence à la rue Victor Hugo qui commence au rond-point. (Voir notice).

La rue commence rue du Colonel Avia et se termine rue du Général Leclerc. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 342 mètres de long.

Elle a été percée à une date indéterminée, sans doute vers le 15ème - 16ème siècle. À l’origine, elle prolonge jusqu’à la Seine la perspective de l’ancienne demeure de la reine Marguerite de Valois, première épouse d’Henri IV (aujourd’hui le Séminaire de Saint-Sulpice). Mais, au début du 19ème siècle, elle a un peu perdu de la considération dont elle avait pu bénéficier : le 15 mars 1826, le Conseil municipal observe que « cette rue, ou plutôt cette ruelle, ne sert que fort rarement dans le tems (sic) de la récolte, pour quelques voitures de grains ou de fourrage » et six ans plus tard, qu’elle « est dégradée au point que les eaux et la fange y séjournent et qu’elle est devenue impraticable pour les voitures » (délibération du Conseil municipal du 10 février 1832). L’établissement du champ de manœuvres militaires (aujourd’hui l’héliport) à la fin du siècle la coupe en deux ; le petit tronçon au nord deviendra la rue Bara.

Elle a successivement porté le nom de ruelle « au Celleur » (ou « du Cellier ») et de « voie de Vaudétard » à la fin du 17ème siècle, puis de « rue de la reine » au milieu du 18ème siècle.

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 31 mai 1885

Le nom a été choisi en hommage à Victor Hugo (1802-1885), écrivain ayant fréquenté Issy-les-Moulineaux pendant l’été 1819.

Victor Hugo naît le 26 février 1802 à Besançon. Il grandit dans les villes d'affectation de son père, le général Hugo, avant de s’installer à Paris avec sa famille.

L’été 1819, il séjourne quelques après-midi à Issy. Il est alors (avec sa mère et son frère Eugène) l’invité de la famille Foucher qui loue une propriété (aujourd’hui au n° 15 bis rue Auguste Gervais). C’est ici que le jeune homme et celle qu’il allait épouser, Adèle Foucher, échangent leurs premiers serments d’amour.
En 1830, il fait représenter sa pièce Hernani qui provoque de vives polémiques et le consacre chef de file du romantisme français. Les années 1830 sont des années fécondes dans sa production littéraire : il publie Notre Dame de Paris en 1831, Lucrèce Borgia en 1833, Ruy Blas en 1838 qui lui valent un énorme succès. En 1841, il est élu à l'Académie française. Pourtant il se détourne progressivement de l’écriture pour l’activité politique. Lors de la Révolution de 1848, il refuse néanmoins le ministère de l'Instruction publique que lui propose Lamartine. Il est élu à l'Assemblée constituante. Après le coup d’état de Napoléon III, il n'hésite pas à prendre la route de l'exil et s'installe à Guernesey en 1855. C’est alors que paraissent Les Contemplations (1856), Les Misérables (1862) et qu’il commence La Légende des Siècles (œuvre poursuivie jusqu’en 1883).
En 1870, au lendemain de la proclamation de la République, il est élu à l'Assemblée de Bordeaux, mais il en démissionne lors de l'invalidation de l'élection de Garibaldi.
En 1876, il est élu sénateur de la Seine au suffrage indirect. En 1881, le Conseil municipal de Paris baptise de son nom une partie de l'avenue d'Eylau.
A sa mort, il a droit à des obsèques nationales ; il est inhumé au Panthéon.

Le nom a également été donné au collège situé rue Aristide Briand. Il avait pris le nom de Paul Bert, mais fut rebaptisé Victor Hugo au moment du centenaire de la mort du poète.

Le chemin commence avenue de Verdun et se termine boulevard Rodin. Il est situé dans le quartier : La Ferme / Les îles. Il mesure 215 mètres de long et 3 mètres de large.

Il a sans doute été tracé au 19ème siècle. À l’origine il se perd dans les vignes à mi-côte. Puis en 1893, il est prolongé jusqu’à l’actuel boulevard Rodin. Comme il est parfois impraticable l’hiver, la mairie décide en 1950 de le remplacer par un escalier composé de paliers successifs. Il compte 212 marches.

Son nom lui a été donné dès sa création.

Le nom fait référence aux vignes cultivées au flanc du côteau que le chemin traversait autrefois.

Les historiens s’accordent à penser que la culture de la vigne est apparue dès l’époque romaine. Mais c’est la charte de Childebert qui, la première, en 558, fait référence à la vigne parmi les richesses du territoire d'Issy.
Plus tard l’abbaye de Saint-Germain des Près, à l’usage de laquelle la production était réservée, en a toujours suivi avec attention le développement. Les côteaux qui longent la Seine offrent un sol fertile et leurs versants sont ensoleillés. Aussi les vins d'Issy jouissaient d’une certaine réputation.
Du 14ème siècle au 17ème siècle, la vigne a représenté jusqu'à 76 % des terres cultivées et les vignerons formaient un groupe imposant et respecté au sein de la communauté villageoise.
Le déclin de cette culture s'est amorcé de façon concomitante à l'industrialisation et à l’urbanisation de la commune. La construction du Fort d'Issy a par exemple entraîné la suppression de 6 hectares de vignobles. De même le développement du chemin de fer, et le fait qu'il ait permis d'apporter facilement des vins d'autres régions de France, ont porté un coup fatal à la production isséenne. Celle-ci tombe de 6.500 hectolitres en 1840 - on recensait alors 86 hectares de vignes- à seulement 40 hectolitres en 1884 !
La vigne est réapparue sur le territoire de la commune au début des années 1990 avec la plantation d’un vignoble exploité par une nouvelle Confrérie de Saint-Vincent, recréée dans le contexte d’une renaissance de la culture de la vigne à Issy-les Moulineaux. La récolte est réalisée chaque année avec les élèves des cours moyens deuxième année d'une des écoles de la ville.

La rue commence boulevard Voltaire et se termine rue de Vanves. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 70 mètres de long.

Elle a été tracée au cours des années 1970.

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 8 octobre 1979.

Le nom fait référence au boulevard Voltaire adjacent.

Le boulevard commence place Paul Vaillant-Couturier et se termine à la limite de Vanves. Il est situé dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Il mesure 170 mètres de long.

Il a été percé en 1867, sur la base de projets visant à assurer la desserte du Fort d’Issy et de la gare de Clamart.

Il portait initialement le nom de boulevard du Lycée (en référence au Lycée du Prince impérial voisin, actuel Lycée Michelet).

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894. Le nom a été choisi en hommage à François Marie Arouet dit Voltaire (1694-1778), homme de lettres et philosophe.

François Marie Arouet naît le 21 novembre 1694 à Paris. Il est embastillé deux fois, notamment pour avoir critiqué le Régent. Après son premier séjour en prison, il prend le pseudonyme de Voltaire. Puis il doit s’exiler. A son retour en France fin 1728, il rédige plusieurs pièces et publie ses premières Lettres Philosophiques en 1734 ; mais le livre est interdit. En 1750, il quitte Paris (ou il ne reviendra qu'en 1778) pour la Prusse où l'appelle depuis des années le roi Frédéric II.
Il travaille sur le Siècle de Louis XIV. En 1753, il se brouille avec Frédéric II et il se rend en Suisse. La collection complète de ses œuvres est éditée. Il entreprend parallèlement un combat pour la tolérance ce qui lui confère une aura internationale : il défend Calas, le chevalier de la Barre. Rentré depuis peu à Paris, il meurt le 30 mai 1778.
Ses cendres sont transférées en 1791 au Panthéon.

Le nom a également été donné à une petite rue voisine (par délibération du Conseil municipal du 8 octobre 1979), ainsi qu’à une école élémentaire (aujourd’hui située rue Maurice Champeau).

W

Elle commence rue Pierre Brossolette et finit en impasse. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 127 mètres de long.

Elle a été percée au tournant du 20ème siècle.

Elle adopte alors un tracé en décrochement à cause de la présence - jusqu’en 1928 - d’une zone d’emprise militaire autour du Fort. Dans sa partie haute, elle doit donc longer la limite de cette zone. Jusque dans les années 30, elle reste un chemin de terre. Elle est alors qualifiée de « passage particulier ». Elle a été classée voie communale en 2000.

Elle porte officiellement ce nom depuis le 2 octobre 1936, date de l’acceptation préfectorale de l’Association syndicale des propriétaires dite « de l’impasse Wagner ». Mais l’appellation figure sur des plans plus anciens de la ville.

Son nom fait référence à l’ancien propriétaire du terrain, Nicolas Wagner, glaisier de son état, qui exploitait les puits d’argile plastique situés sur cette parcelle.

Il occupe le croisement de l'avenue Victor Cresson, du boulevard Gallieni, de l'avenue Bourgain, et de la rue Telles de la Poterie. Il est situé dans le quartier du Centre Ville.

Il a pris sa configuration actuelle lors de l’ouverture de la rue Telles de la Poterie et de l’avenue Bourgain en 1873.

Son nom lui a été donné en 1982. L’inauguration a eu lieu le 20 juin 1982, pendant les Journées de l’Europe à Issy-les-Moulineaux.

Le nom fait référence à la ville de Weiden, ville d’Allemagne, jumelée avec Issy-les-Moulineaux.

La ville de Weiden est située dans le sud-est de l’Allemagne, en Bavière, à 25 km. de la frontière tchèque. Entourée des montagnes boisées du Haut Palatinat, elle occupe une position favorable, au carrefour de routes importantes dans le passé : la « Route Dorée » Prague - Nuremberg, la « Route du Fer » venant de Fribourg et la « Route de Magdebourg » assurant la liaison avec l’Allemagne du Centre.

Mentionnée pour la première fois dans un texte de 1241, la ville ne surmonte pas sans peine les difficultés qui jalonnent les premiers siècles de son histoire : trois grands incendies (en 1396, 1536 et 1540), les guerres contre les Hussites tchèques (notamment en 1428), la Guerre de Trente Ans et enfin la Peste (1634). Mais elle se relève à chaque fois. La construction en 1863 de la ligne de chemin de fer Berlin Munich lui permet de poursuivre son développement. Avec le début du 20ème siècle par ailleurs, les industries s’installent : brasseries, fabriques de porcelaine, verreries et cristalleries.
La ville n’en reste pas moins une ville d’art et de culture. Elle a conservé de nombreux éléments de son enceinte médiévale, et possède un centre historique réputé avec son ancien Hôtel de Ville gothique. Elle entretient par ailleurs le souvenir du compositeur Max Reger (1873 - 1916) qui y vécut pendant seize ans et y a composé de célèbres pièces d’orgues.

Le nom a également été donné au square adjacent, situé entre la rue Telles de la Poterie et l'avenue Victor Cresson.