Mis à jour le 18 février 2019

Les rues d'Issy

L'histoire des rues, en un clin d’œil.

A

La rue commence à la limite de Vanves et se termine place d'Alembert. Elle est située dans le quartier Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort. Elle mesure 350 mètres de long.

Elle a été percée au début du 19ème siècle dans sa partie la plus ancienne (du côté de Vanves), qui à l’origine est un tronçon de la rue du Chevalier de la Barre. Sa partie centrale a, elle, été tracée lors de la création de la « Cité d’Habitations à Bon Marché » (aujourd’hui résidence de l’Abbé Derry) et des travaux d’urbanisme qui y étaient liés, commencés en 1949. Enfin la dernière partie (à l’est), qui permettait de rejoindre la place d’Alembert, n’est réalisée qu’entre 1960 et 1962.

Elle portait initialement le nom de rue du Chevalier de la Barre dans sa partie entre l’actuelle rue Georges-Marcel Burgun et Vanves.

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 30 août 1949.

Ce nom a été choisi en hommage à l'Abbé Roger Derry (1900 - 1943), résistant, mort pour la France, ancien séminariste au Séminaire de Saint-Sulpice.

Né dans l'Orne, Roger Derry devient un fervent militant du mouvement de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne. A l'issue de sa formation religieuse - qui l'amène à connaître le Séminaire Saint-Sulpice d'Issy-les-Moulineaux - il devient prêtre en 1930. Il est nommé Directeur du Bon Conseil, institution dont les activités sont éducatives, sportives et culturelles. Mobilisé pendant la guerre, il revient à Paris après l'armistice de 1940. Il entre alors dans la Résistance, mais il est trahi, et arrêté le 9 octobre 1941. Il est emprisonné à Fresnes, puis transféré en Allemagne. Il est jugé et condamné à mort le 4 septembre 1943. Sa demande de grâce étant rejetée, il est décapité à Düsseldorf le 15 octobre 1943.

Le nom a également été donné au Parc adjacent, que la rue dessert.

La rue dessert l’école Jean de la Fontaine (n° 13 - 17), la Maison du Quartier des Hauts d’Issy
(au n° 16), la ludothèque (au n° 18).

Elle a été percée en 1863, pour relier directement la place de l’église, centre de l’ancien bourg, au secteur du plateau, « en évitant un coude par la rue de Chevreuse et le chemin des Monts [actuelles rues Jules Guesde et d’Alembert] » (Délibération du Conseil municipal du 7 novembre 1863).

Elle fut initialement désignée sous le nom de rue de l'Église (aucune des voies voisines n’ayant encore pris ce nom), appellation qui fut officialisée par une délibération du Conseil municipal du 9 septembre 1871.

Le nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

Le nom a été choisi en hommage à l'Abbé Grégoire (1750-1831), prêtre constitutionnel et homme politique de l’époque révolutionnaire.

Ordonné prêtre en 1775, Henri Grégoire est élu député aux États Généraux de 1789 et fait partie des premiers membres du bas clergé à rejoindre les députés du Tiers État.
Il est aussi le premier prêtre à prêter serment à la Constitution Civile du Clergé, et le 16 février 1791 il devient évêque constitutionnel de Blois.
Il est élu à la Convention. Partisan farouche de l’égalité, il fait reconnaître dès septembre 1791 le principe de l'égalité civile des Juifs et des Protestants. Il défend les Noirs des colonies – en majorité des esclaves – et contribue à faire voter le décret sur l’abolition de l’esclavage. Il œuvre également en faveur de l'instruction et est à l'origine du Conservatoire des Arts et Métiers.
Après la Révolution, il est membre du Conseil des Cinq Cents, puis du Corps Législatif, et du Sénat. Ouvertement républicain, il s’oppose à l’Empire. Il retrouve un siège de député en 1819, mais la même année il est frappé d’indignité nationale.
Ses cendres ont été transférées au Panthéon le 12 décembre 1989, à l'occasion des fêtes du bicentenaire de la Révolution française.

La rue dessert la Chapelle Notre-Dame Protectrice des Enfants, construite en 1933 dans l'enceinte du groupe scolaire Sainte-Clotilde / Pierre de Luxembourg.

La rue commence rue du Gouverneur Général F. Éboué et se termine rue d’Estienne d’Orves. Elle est située dans le quartier Centre Ville / Corentin Celton – Les Varennes. Elle mesure 144 m de long.

Elle a été percée vers 1900, par le Comptoir Central de Crédit d’Edouard Naud dans le cadre de ses opérations d'investissement imobilier.

Elle lui appartenait encore une dizaine d’années plus tard. Elle resta voie privée jusqu’en 1930.

Son nom lui a été donné par le Comptoir Central de Crédit qui l’a créée.

Le nom fait référence aux plantations de la rue.

Le nom a également été donné à l'école maternelle qu’elle dessert au n° 3.

Il commence avenue Pasteur et se termine en impasse devant la gare d’Issy.Il est situé dans le quartier Val de Seine / Les Arches.Il mesure 100 mètres de long.

Il a été tracé vers 1901 à l’occasion de la construction de la ligne de chemin de fer Invalides Versailles (actuelle ligne C du RER). Celle-ci prend à cet endroit la forme d’un viaduc, en contrebas duquel le chemin est situé.

Son nom lui a été donné dès sa création.

Ce nom fait par définition référence à la gare d’Issy auquel il conduit.

Cette gaRe est située sur la ligne qui dessert Versailles Rive gauche, en passant par Viroflay. La création de cette ligne avait été décidée pour renforcer la ligne Paris Montparnasse Versailles. Programmée dès 1897, elle devait à l'origine être ouverte pour l'Exposition Universelle de 1900.

En fait, la mise en service n'intervint que cinq ans plus tard. En effet, la réalisation de la ligne posa de nombreux problèmes techniques, dus à la composition des sols (argile, sable…), à la présence de multiples carrières et à la nécessité de gérer l’élévation progressive de la pente pour atteindre Meudon Val Fleury.

La gare elle-même n’est achevée qu’en 1901. Elle est à l’origine baptisée « Issy Ville » ; mais le quartier qu’elle dessert est d’abord celui des Moulineaux.

Architecturalement, le bâtiment d’origine est doté d’un toit en terrasse, de murs en bossages continus et de baies en plein cintre, qui font manifestement référence au style classique. Il évoque quelque peu la gare des Invalides, voire de manière plus générale Versailles, l’autre terminus…
Ce traitement soigné n’est pas exceptionnel sur cette ligne : d’après le numéro de l’Illustration du 29 juin 1901, « les stations ont une élégance et un confortable auxquels les compagnies ne nous ont pas encore beaucoup accoutumés. Sortant de l’ordonnance banale et uniforme des types administratifs, elles offrent une architecture en rapport avec la nature du site ou avec les souvenirs qu’il évoque. »

L’édifice sera remplacé par la gare actuelle en 1971–1972.

Le nom de « gare » a également été donné à une rue située entre les rues Aristide Briand et Jean-Jacques Rousseau. La gare concernée est alors la gare des Moulineaux sur l’ancienne ligne Puteaux–Champ de Mars, devenue le tram Val de Seine. 

La rue commence rue Danton et se termine boulevard Gallieni. Elle est située dans le quartier: Centre Ville / Corentin Celton – Les Varennes.Elle mesure 170 mètres de long.

Elle est ouverte, comme la rue Anatole France voisine (voir notice), vers 1913 par le propriétaire d’un terrain situé entre les actuels Boulevard Gallieni et rues Hoche et Danton. Elle est classée voie communale peu de temps après.

Elle a pu être désignée à l’origine sous le nom de Sédillon (nom du propriétaire du terrain).

Son nom actuel lui a été attribué officiellement par une délibération du Conseil Municipal du 26 février 1928.

Ce nom a été choisi en hommage à Adolphe Chérioux, bienfaiteur communal.

Adolphe Chérioux est né le 18 mai 1857 à Vaugirard. De 1894 à sa mort en 1934, il est membre, puis président du Conseil Municipal du 15ème Arrondissement. Il est également Conseiller Général de la Seine. Il multiplie les actions en faveur de l’instruction et de l’enfance (fondation de l’orphelinat départemental de Vitry-sur-Seine, par exemple). En tant que Président de la 3ème Commission à l’Hôtel de Ville, il fait œuvre d’urbaniste, dont les réalisations principales dans son arrondissement sont l’établissement de la ligne de métro jusqu’à la Porte de Versailles et l’arasement des fortifications. Il décède le 10 septembre 1934 à Paris. A titre de reconnaissance, le XVème arrondissement de Paris a donné son nom à une de ses places.

La rue dessert (aux n° 3 - 5 et au n° 18) deux groupes d’immeubles à l’architecture caractéristique de l’époque de leur construction (fin des années 1920 / début des années 1930).

La place s’ouvre au carrefour des rues Jules Guesde, d'Alembert et de l’Abbe Derry.Elle est située dans le quartier Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort.

Elle a été formée après le déplacement – de 1864 à 1882 – du cimetière, alors situé à l’angle des rues Jules Guesde et d’Alembert et transféré à son emplacement actuel.

Son nom actuel lui a été donné vers 1920 – 1925.

Le nom fait référence à la rue d’Alembert, dont elle constitue une extrémité (voir notice).

La place est bordée par le Centre des Impôts (à l’angle des rues Jules Guesde et d’Alembert).

La rue commence place d'Alembert et se termine place du Onze Novembre 1918. Elle est située dans le quartier Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort. Elle mesure 203 mètres de long.

Elle existait sans doute dès le Moyen Âge. A l’origine, elle formait en effet une partie de l’ancien chemin des Monts qui rejoignait le territoire de Clamart. Au cours du 19ème siècle, elle a été considérablement élargie, passant de 3 mètres à 6 mètres (suite à une délibération du Conseil municipal du 10 février 1836), puis à 12 mètres (suite à une délibération du Conseil municipal du 18 mai 1879). L’ouverture de la rue de l’Abbé Grégoire en 1863 lui a néanmoins fait perdre un peu de son utilité et de son importance.

Elle portait initialement le nom de chemin des Monts (avec les actuelles rues Pierre Brossolette et de l’Egalité situées dans son prolongement). En 1878, elle reçut en propre l’appellation de rue du Champ Cerisier (du nom d’un ancien lieu-dit voisin).

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

Le nom a été choisi en hommage à Jean d’Alembert (1717-1783), mathématicien et philosophe, collaborateur de l’Encyclopédie.

Jean le Rond d'Alembert naît le 16 novembre 1717 à Paris. Enfant illégitime de la marquise Claudine Guérin de Tencin et du chevalier Louis Camus Destouche, il est abandonné par sa mère sur les marches de la chapelle Saint-Jean-le-Rond. Comme le veut la coutume, il est nommé du nom du saint protecteur de la chapelle et devient Jean le Rond. Le chevalier Destouches veille secrètement à son éducation en lui accordant une pension. À douze ans, il entre au collège des Quatre Nations. Il devient avocat en 1738. Finalement, il s'intéresse à la médecine et aux mathématiques. Il s'était d'abord inscrit sous le nom de Daremberg, puis il le change en d'Alembert. En 1739, il présente son premier travail en mathématiques sur des erreurs qu'il avait décelées dans l'analyse démontrée de Charles René Reynaud. Il étudie au collège des sciences en 1741 à l'âge de 24 ans. Deux ans plus tard, il publie le Traité de dynamique dans lequel il expose le résultat de ses recherches sur la quantité de mouvement. En 1746, d’Alembert va collaborer au projet de l'encyclopédie. L'année suivante, Diderot et d'Alembert prennent la direction du projet. En 1751, après cinq ans de travail, paraît le premier tome de l'encyclopédie : l'Encyclopédie. En 1757, d'Alembert et Diderot se fâchent et d'Alembert quitte le projet. Il entre à l'Académie des sciences à 23 ans. En 1754, d'Alembert est élu à l'Académie française, dont il devient secrétaire perpétuel le 9 avril 1772. Il meurt le 29 octobre 1783.

Le nom a également été donné à la place d’Alembert voisine.

Le mail commence avenue du Bas Meudon et se termine rue Pierre Poli. Il est situé dans le quartier La Ferme / Les Iles. Il mesure 50 mètres de long.

Il a été percé en 1991-1992, dans le cadre des opérations de rénovation du quartier (ZAC Chabanne).

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 20 février 1990.

Le nom a été choisi en souvenir d'Alfred Boucher (1850-1934), sculpteur, propriétaire d’une maison dans l’Île Saint-Germain.

Alfred Boucher naît le 23 septembre 1850 à Bouy-sur-Orvin. Ses parents travaillent chez le sculpteur Marius Ramus (1805 - 1888) venu s'installer à Nogent-sur-Seine. Les dons artistiques du jeune Alfred sont très vite reconnus par Ramus qui donne au jeune garçon ses premières bases d'éducation artistique. Boucher est ainsi associé par Ramus aux travaux de décoration du théâtre alors en construction de Nogent. Il intègre l'école des Beaux Arts en 1869, mais il est recalé deux fois au concours du prix de Rome. Les talents de portraitiste de Boucher sont reconnus et son succès au Salon lui permet de décrocher ses premières commandes d'état.

Boucher réalise le buste de personnalités politiques et notamment celui du président de la République. Son œuvre lui a valu le Grand Prix de sculpture de l'Exposition Universelle de 1900.

BouchEr participe à la sculpture décorative de l'Hôtel de Ville de Paris, et réalise des œuvres qui témoignent du monde du travail. Boucher travaille aussi à l'ornement de monuments décoratifs et innovera à la fin de sa vie en utilisant un nouveau matériau en sculpture : le ciment de fer.

Boucher est également considéré comme le premier maître de Camille Claudel à laquelle il professe son enseignement jusqu'en 1883, avant de demander à son ami Rodin de le remplacer dans cette tâche.

Dans les premières années du 20ème siècle, séduit par le site de l’île Saint-Germain, il acquiert une maison à l’extrémité aval de l’île, alors appelée à devenir un quartier résidentiel.

L’allée Alfred Nakache a été inaugurée en 2018, en présence du Grand Rabbin de France Haïm Korsia. Elle est située entre la piscine Alfred Sevestre et la synagogue Les Portes de la Paix.

Surnommé « Artem », Alfred Nakache est aussi connu sous le surnom de « nageur d'Auschwitz ».
Né le 18 novembre 1915 à Constantine (Algérie) et décédé le 4 août 1983 à Cerbère (Pyrénées- Orientales), Alfred Nakache est le cadet d'une famille juive. En 1933, alors interne au prestigieux lycée parisien Janson de Sailly, il y obtient la 2e partie de son baccalauréat. Membre du Racing Club de France et du Club Nautique de Paris, en 1935, il devient champion de France du 100 mètres, titre qu’il conservera jusqu’aux Jeux Olympiques de 1936 à Berlin où il termine quatrième lors du relais du 4 x 200 mètres.
Intéressé par l’enseignement, il intègre par la suite l’École Normale Supérieure d’Éducation Physique (ENSEP).
Déporté à Auschwitz, en janvier 1944, il y perd sa femme et sa fille. Aidé par une constitution physique exceptionnelle, notamment lors d’une marche de la mort au cours de l’hiver 1944-1945 (au cours de laquelle les survivants des camps d’extermination sont menés dans des camps d’internement), Alfred Nakache survit jusqu'à la libération du camp de Buchenwald le 27 janvier 1945, malgré des brimades et des vexations imposées par les « SS » qui le forcent à descendre régulièrement dans l’eau glacée pour éprouver sa force.

À l’issue de la guerre, il reprend la natation dès 1946. Une nouvelle fois champion de France, il participe au record du monde du 3 X 100 mètres 3 nages puis participe aux JO de Londres de 1948.
Il meurt le 4 août 1983, à la suite d'un malaise alors qu’il nageait dans le port de Cerbère, effectuant son kilomètre quotidien de natation.
L’État d’Israël lui décerne à titre posthume en 1993 le Trophée du Grand exemple, Temple de renommée des sportifs internationaux juifs (Netanya).

La rue commence Rue Danton et se termine Boulevard Gallieni. Elle est située dans le quartier Centre Ville / Corentin Celton – Les Varennes.Elle mesure 127 mètres de long.

Elle est ouverte, comme la rue Adolphe Chérioux voisine (voir notice), vers 1913 par le propriétaire d’un terrain situé entre les actuels Boulevard Gallieni et rues Hoche et Danton.

Elle a pu être désignée à l’origine sous le nom de Sédillon (nom du propriétaire du terrain).

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 26 février 1928.

Le nom a été choisi en hommage à Anatole France (1844-1924), écrivain, Prix Nobel de littérature en 1921.

Jacques Anatole François Thibault dit Anatole France, naît le 16 avril 1844 à Paris. Il est bibliothécaire au Sénat , En 1888, il rencontre Madame Arman de Caillavet, qui tient un célèbre salon littéraire, avec qui il engage une liaison qui durera jusqu'à la mort de celle-ci en 1910. Il est élu le 23 janvier 1896 à l'Académie française. Il est reçu le 24 décembre 1896. Anatole France rejoignit Emile Zola dans l'affaire Dreyfus ; au lendemain de la publication de « J'accuse », il signe la pétition demandant la révision du procès. Il rend même sa Légion d'Honneur. Il participe à la fondation de la Ligue des Droits de l'Homme. Il s'engage pour la séparation de l'Eglise et de l'État, pour les droits syndicaux, contre les bagnes militaires... Il collaborera à l'Humanité. Il se présente aux élections législatives de 1914. Pour son 80ème anniversaire, le 24 mai 1924, il assiste à une manifestation publique donnée en son honneur au Trocadéro. Il meurt le 12 octobre 1924 à Saint-Cyr-sur-Loire.

Ce nom a également été donné au groupe scolaire situé aujourd’hui boulevard Rodin (n°1).

La rue dessert au n° 13 « Les Maisons Saines - Cité Simon Lehmann », un ensemble de bâtiments – également accessible par le n° 18 de la rue Adolphe Chérioux - réalisé en 1930 et caractéristique des constructions sociales de cette époque.

La rue commence place du Maréchal de Lattre de Tassigny et se termine place du Huit Mai 1945.Elle est située dans le quartier Centre Ville / Corentin Celton – Les Varennes.Elle mesure 283 mètres de long.

Elle a été tracée en 1871-1872 dans le parc du château, par le Comptoir Central de Crédit, dans le cadre de ses projets d’investissement immobilier. Elle a été acceptée dans la voirie communale par délibération du Conseil municipal du 10 août 1873.

Elle prit initialement le nom de rue Naud, du nom d’un ancien Maire d'Issy-les-Moulineaux (de 1871 à 1878) par délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1877.

Le nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

Le nom a été choisi en hommage à André Chénier (1762-1794), écrivain de la période révolutionnaire.

La rue commence boulevard Rodin et se termine à la limite de Clamart. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort. Elle mesure 180 m de long.

Elle a été percée vers 1925, dans le cadre de l’aménagement du « Lotissement Courbarien ». Elle est restée une voie privée jusqu’en 1954. C'est en bordure de cette rue que le 1er juin 1961, eut lieu un effondrement de carrières souterraines qui entraîna la destruction d'une quarantaine de maisons et provoqua la mort de 22 personnes.

Son nom lui a été donné par l’association syndicale des propriétaires du « Lotissement Courbarien », constituée le 3 avril 1932.

Le nom a été choisi en souvenir d’Antoine Courbarien, ancien propriétaire des terrains.

Habitant de Clamart, Antoine Courbarien était propriétaire à Vanves d’une briqueterie.

Il aurait cédé à ses employés des parcelles, situées notamment sentier des Etroites, dont les maisons étaient précisément bâties avec des briques issues de sa fabrique.

La rue dessert le Parc municipal des Sports - Tennis-Club (au n° 7 – 9).

La rue commence place Jules Gévelot et se termine place Léon Blum. Elle est située dans les quartiers Val de Seine / Les Arches / La Ferme / Les Iles. Elle mesure 530 mètres de long.

Elle a été ouverte entre 1869 et 1872, comme l’ensemble du Chemin de Grande Communication n° 2, dont elle faisait partie avec l’avenue Pasteur et le boulevard Rodin. Le projet prévoyait que « ce chemin au débouché des ponts d’Issy-Billancourt se diriger(ait) obliquement sur Issy en traversant la plaine ». L’objectif était de rompre l’isolement des vastes terrains acquis par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud aux Moulineaux et dans l’Île Saint-Germain.

Elle prit initialement le nom de rue de Boulogne.

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 12 mars 1932.

Le nom a été choisi en hommage à Aristide Briand (1862-1932) homme d’état, prix Nobel de la Paix en 1926.

Aristide Briand  naît le 28 mars 1862 à Nantes. Avocat de formation, Député de Saint-Etienne de 1902 à 1919, député de la Loire inférieure de 1919 à 1932, c’est un élément majeur du groupe des socialistes indépendants. Il est onze fois président du Conseil (l'équivalent du Premier Ministre sous la troisième République) vingt fois ministre. Il est le rapporteur de la célèbre loi de séparation de l'Église et de l'État de juillet 1905, et il a été également en charge de son application. Il cherche par la suite à mener une politique d'apaisement vis à vis des catholiques et recherche la paix sociale, notamment à travers une politique de compromis. En janvier 1913, il dépose un projet de loi qui porte à 3 ans la durée du service militaire. A partir de 1921, il veut développer une politique portée vers la détente internationale, le rapprochement franco-allemand, et la sécurité collective. Il veut mettre la guerre « hors la loi », ce qui lui vaut le prix Nobel de la Paix en 1926. En proposant en 1929 à la tribune de la Société des Nations, de créer « une sorte de lien fédéral entre pays d'Europe », Briand a pu contribuer d'une certaine façon à la naissance de l'Europe, même si à l'époque ce projet a été vite abandonné… Il est battu par Paul Doumer à l'élection présidentielle du 13 juin 1931 et se retire de la vie politique en janvier 1932. Il meurt le 7 mars 1932 à Paris.

 

La rue dessert l’école maternelle Paul Bert (au n° 18), l’école élémentaire Paul Bert (au n° 27) et le collège Victor Hugo (au n° 26).

Le sentier commence boulevard Rodin et se termine à la gare d'Issy Ville (RER).Il est situé dans le quartier Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort. ll mesure 30 mètres de long.

Il a été percé en 1877. Devenu vingt ans plus tard la propriété de la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest à l’occasion de l’édification de la gare d'Issy Ville, il a finalement été rendu à la commune le 8 avril 1904. Aujourd’hui, il est constitué par un escalier de 71 marches.

Son nom lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1877.

Le nom fait référence à une « salle d’asile » située à cet emplacement.

Cette « salle d’asile » pour enfants était rattachée au groupe scolaire des Moulineaux. En effet au 19ème siècle, le mot « asile » pouvait désigner une garderie d'enfants, ou une crèche, voire une école maternelle.

Elle disparut en 1897, lors de l’édification de la gare d'Issy Ville (sur la ligne Invalides – Versailles, actuelle ligne C du RER).

Le sentier dessert la gare d'Issy Ville.

La rue commence place du Maréchal de Lattre de Tassigny et se termine place du 11/01/1918. Elle mesure 305 mètres de long.

Elle a été tracée à une époque indéterminée, sans doute entre le 13ème et le 16ème siècle.

B

La place s’ouvre au carrefour de l'avenue de la Paix et des rues de l'Égalité et Pierre Brossolette.Elle est située dans le quartier Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort.

Elle s’est formée lors de l’ouverture de l’avenue de la Paix en 1928.

 

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 29 avril 1987. L’inauguration a eu lieu le 21 juin suivant.

Le nom a été choisi en hommage au Bachaga Boualam (1906-1982), Vice Président de l'Assemblée Nationale de 1958 à 1962.

Bachaga Boualam naît le 6 octobre 1906 près de Constantine. Il est ensuite placé à l’école des enfants de troupe de Saint-Hippolyte du fort et à Montreuil sur Mer. En 1924, il s’engage au 1er Régiment de Tirailleurs Algériens à Blida. Il reste vingt-et-un ans dans les rangs de l'Armée française d'où il sort avec le grade de capitaine de réserve en 1946. Pendant la guerre d'Algérie, il s'est résolument placé du côté de la France. En 1946, il est nommé Caïd des services civils. Il est élu député d’Orléansville en 1958, et devient vice président de l’Assemblée nationale. Il est Maire et Conseiller général de 1959 à 1962 date à laquelle il est rapatrié près d’Arles.

A la fin de la guerre d'Algérie, il se bat contre ceux qui lui contestent le droit à la nationalité française. Il considère pourtant avoir mérité et gagné le titre de français à part entière par le loyalisme et les sacrifices dont il avait fait preuve. De nombreux membres de sa famille sont titulaires de la Légion d'Honneur et de multiples autres décorations. Il rédige de nombreux ouvrages (dont « mon pays, la France ») pour témoigner de la situation de ses compatriotes et de lui-même. Il meurt le 6 février 1982.

La place dessert une entrée du Parc Henri Barbusse.

La rue commence à la limite de Paris et se termine entre la rue Camille Desmoulins et la rue H. Farman. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure 260 m de long.

Elle existe sans doute depuis le 15ème/16ème siècle. Elle formait en effet l’extrémité nord de l’actuelle rue Victor Hugo, avant que celle-ci ne soit divisée en deux par la création du champ de manœuvres militaires (aujourd’hui l’héliport).

Elle a dans le passé porté les mêmes noms que la rue Victor Hugo : « rue de la Reine » aux 18ème et 19ème siècles (jusqu’en 1885), et, de façon moins certaine, « rue du Celleur » (ou « du Cellier ») et « voie de Vaudétard » auparavant.

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 2 mai 1895.

Le nom a été choisi en hommage à Joseph Bara (1779 - 1793), jeune héros de l’époque révolutionnaire.

Joseph Bara naît le 7 décembre 1793 à Palaiseau. C’était un jeune soldat engagé volontaire au 8ème régiment des Hussards comme tambour dans les troupes républicaines combattant en Vendée. Sa mort héroïque à 14 ans a largement contribué à sa légende. Alors qu'il était pris dans une embuscade à Cholet par des Vendéens qui voulaient le forcer à crier « vive le Roi », il aurait préféré mourir en criant « Vive la République».

Cette mort a inspiré au peintre David une célèbre toile et au sculpteur David d’Angers une statue en marbre qu’il exposa au Salon de 1829.
La réalité semble avoir été un peu différente puisque Bara se serait en fait écrié « Va te faire foutre, brigand ! » avant de succomber sous les balles des royalistes. En tout état de cause, l'histoire de ce jeune soldat républicain fut exaltée par Maximilien Robespierre à la tribune de la Convention. Le corps de Bara fut alors transféré au Panthéon et le jeune homme devint l'incarnation du héros révolutionnaire, prêt à mourir pour la République.

La rue commence avenue de la Paix et se termine rue du Chemin Vert.Elle est située dans le quartier Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 322 mètres de long.

Elle a été tracée, sous la forme d’un simple chemin, dès le 17ème siècle, sinon le Moyen-Âge. En 1873, elle adopte un nouveau tracé pour atteindre la gare de Clamart, tandis que sa largeur passe de 2 mètres à 12 mètres entre le début et la fin du 19ème siècle.

Elle porta au 19ème siècle le nom de sentier de Clamart, puis de rue des Haydamilles (du nom de l’ancien chemin dont elle avait fait partie).

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894. (A cette date, il englobe également l’actuelle rue Gabriel Péri dans sa majeure partie, au sud de l’actuelle place des Tilleuls).

Le nom a été choisi en hommage à Armand Barbès (1809-1870), homme politique républicain.

Armand Barbès naît à Pointe-à-Pitre en 1809. Il s'installe à Paris en 1830 et il fait des études de droit. Il participe à l'insurrection d'avril 1834 contre la monarchie ce qui lui vaut d'être arrêté et emprisonné 6 mois. Il devient une figure de l'opposition démocrate, et ses multiples conspirations lui valent d'être régulièrement mis en prison. Le 12 mai 1839, lors d'une émeute contre Louis Philippe, il est blessé, de nouveau arrêté, et condamné à mort. Cette sentence est transformée en condamnation à la réclusion perpétuelle.

A la révolution de février 1848 qui voit l'abdication de Louis Philippe et la proclamation de la IIème République, Barbès est libéré. Elu député à l'assemblée constituante, il devient un des grands chefs républicains et tente de constituer un gouvernement révolutionnaire lors des troubles de mai 1848. A la suite de son échec, il sera de nouveau condamné à la réclusion perpétuelle en 1849. Il est gracié en 1854 par Napoléon III, refuse cette grâce, et est libéré contre sa volonté. Il s'exile la même année aux Pays Bas où il est mort (1870).

La rue commence boulevard des Îles et se termine place Saint-Germain.Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles.Elle mesure 706 mètres de long.

Elle a été percée vers 1875 par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud, à qui elle appartenait encore au début du 20ème siècle. Elle est dès cette époque conçue comme un des axes majeurs de l’île, avec une largeur d’un minimum de 12 mètres.

Son nom lui a été attribué par le Comptoir Central de Crédit, qui l’a créée.

Le nom fait référence à un quartier voisin de Meudon.

Le Bas Meudon est, comme son nom l’indique suffisamment, situé dans la partie basse de Meudon, au pied de la route des Gardes.
Toute son histoire a été dominée par la présence de la Seine qui en son temps, a généré dans les environs une importante population de pêcheurs et de blanchisseurs.
Au 19ème siècle, l’endroit était aussi connu pour ses guinguettes.
Il est encore aujourd’hui particulièrement marqué par les activités industrielles qu’il a abritées dès le 18ème siècle (carrières et verrerie), et surtout plus tard au 20ème siècle (les usines Renault).

Il commence quai du Président Roosevelt et se termine à la limite de Meudon.Il est situé dans les quartiers Val de Seine / Les Arches / La Ferme / Les Iles. Il mesure 1,8 km de long.

Il a été tracé dès que les bords du fleuve, à l’origine marécageux, se sont stabilisés, sans doute dès la période médiévale. C’est donc l'une des plus anciennes voies de circulation de la commune.

Il s’est d’abord appelé (comme l’actuelle rue Camille Desmoulins qu’il prolongeait) « Grand chemin de Sèvres », ou « des Charbonniers » au 17ème siècle. Au 19ème siècle, s’y ajoutent les dénominations plus éphémères de « Chemin des Bœufs », puis de « Chemin de Grenelle à Meudon ». Par la suite, deux délibérations du Conseil municipal le baptisent successivement « Quai des Moulineaux » (le 23 décembre 1877) et « Quai d’Issy » (le 29 août 1895). Enfin il prend le nom de « Quai de Stalingrad » à la suite d’une délibération du Conseil municipal du 23 juillet 1945.

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 2 février 2006.

Ce nom fait référence à la bataille de Stalingrad, bataille décisive de la Seconde Guerre Mondiale (septembre 1942 - février 1943).

Après l'invasion de l'URSS en 1941, les armées allemandes foncent à travers le pays. Elles sont arrêtées par « le Général Hiver » russe et la résistance - qui s'organise progressivement - des forces soviétiques. En août 1942, la VIème armée allemande, commandée par le maréchal von Paulus, force le passage du fleuve Don et atteint Stalingrad.
La prise de cette ville industrielle constitue un objectif assigné par Hitler en raison de l'ouverture à la route au pétrole qu'elle offre, et du fait de l'impact psychologique majeur que représenterait la perte de la ville pour Staline et le peuple soviétique. La bataille va se faire sous forme de combats de rue, dans la ville mise en ruines par les multiples bombardements allemands. En octobre 1942, les Allemands occupent la majeure partie de la ville. Mais le 19 novembre, les Soviétiques engagent une vaste contre offensive. Ils finissent par encercler les armées de von Paulus. Celles-ci ayant reçu l'interdiction de se rendre, vont devoir elles aussi, et comme les Soviétiques quelques semaines plus tôt, se défendre maison par maison. Le 31 janvier 1943, les troupes de Von Paulus doivent cependant capituler. La défaite des Allemands à Stalingrad constitue par ses conséquences l'un des principaux tournants de la guerre.

La rue commence Chemin latéral et se termine rue Jules Ferry. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches.Elle mesure 160 mètres de long.

La rue a été ouverte au début des années 2000 dans le périmètre de la ZAC (Zone d'Aménagement Concerté) des Bords de Seine. C'est une voix piétonne.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 4 avril 2002.

Le nom a été choisi pour rappeler la présence dans le passé de bateaux-lavoirs sur les bords de Seine voisins.

Les bateaux-lavoirs étaient un type de bateau très fréquent dans le petit bras de Seine à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle. 

A la même époque les rives accueillaient également les établissements de bains, alors fort à la mode, construits sur de longs bateaux, tels les Bains Deligny, qui venaient mouiller l’hiver dans les eaux tranquilles du petit bras de Seine.

La voie commence rue Baudin et se termine en impasse. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 84 mètres de long.

Elle a été percée au début du 20ème siècle. 

Son nom lui a été donné par l’association syndicale des propriétaires dite « impasse Baudin ».

Le nom fait référence à la rue Baudin où l’impasse commence (voir notice).

La rue commence rue du Moulin de Pierre et se termine avenue du Général de Gaulle. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.Elle mesure 270 mètres de long.

Elle a été percée à une date indéterminée antérieure au 19ème siècle. Ce n’est alors q’un sentier dont la largeur ne dépasse pas 2 mètres. Puis « les propriétaires riverains ont, d’un commun accord, porté à 8 mètres la largeur de cette voie qui devient une véritable rue […] par laquelle la circulation en voiture sera établie » (séance du conseil municipal du 21 mai 1859). A la fin du 19ème siècle, la mairie prévoit d’y installer l’éclairage au gaz.

Elle portait anciennement le nom de rue des Pensards (du nom du lieu-dit voisin).

Le nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

Le nom a été choisi en hommage à Victor Baudin (1811 - 1851), député républicain.

Jean Baptiste Alphonse Victor Baudin est chirurgien militaire en Algérie et lorsqu'il quitte l'armée, il exerce son activité à Paris près des plus pauvres. Il s'engage dans la politique à l'occasion de la Révolution de 1848 et devient Député en mai 1849. Le 3 décembre 1851, il s'oppose au Coup d'Etat de Louis Napoléon Bonaparte. Baudin fait partie du comité de résistance organisé par les représentants républicains et fait édifier une barricade dans le Faubourg Saint-Antoine.
Baudin devint célèbre pour ses derniers mots : alors qu'un ouvrier lui demandait « Croyez vous que nous allons nous faire tuer pour vous conserver vos vingt cinq francs par jour (d'indemnités de parlementaire) ? », il répondit : « Vous allez voir comment on meurt pour vingt cinq francs !». Il est mortellement frappé quelques instants plus tard à l'angle de la rue Sainte-Marguerite (devenue rue Trousseau) et de la rue de Cotte.
Sa mort et les conditions de celle-ci n'ont pas peu contribué à faire de Baudin un martyr de la cause républicaine, particulièrement au travers des livres scolaires de la IIIème République. Baudin est ainsi devenu un symbole de la lutte contre le régime impérial de Napoléon III. Il est inhumé au Panthéon en 1889.

La rue commence place du Souvenir Français et se termine rue Ferdinand Buisson.Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.Elle mesure 348 mètres de long.

Elle a été ouverte fin 1927 dans le cadre de l’aménagement de la zone du Fort.

Elle prit provisoirement le nom de « rue n° 9 » lors de l’aménagement de la zone. À l’origine, la première partie, au nord de l’intersection avec la rue Verdi, s’est appelée «rue des Monts Fleuris».

Le nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 30 novembre 1930.

Le nom a été choisi en souvenir de Benoît Malon (1841 - 1893), homme politique français.

Benoît Malon naît le 23 juin 1841 à Précieux (Loire), près de Montbrison, dans une famille de paysans. Autodidacte, il arrive à Paris en 1863 où il est employé comme ouvrier dans une entreprise de teinture. Il est vite attiré par la politique sous l’influence de Camélinat, et il devient membre de l'Association Internationale des Travailleurs (« l’Internationale ») dont il est un des cadres. Après la guerre de 1870, il rejoint les rangs de la Commune et devient député de la Seine et adjoint au Maire du 17èmearrondissement de Paris, dans le quartier des Batignolles. L'échec de la Commune l'oblige à s'exiler en Suisse et en Italie. A cette époque, il débat avec Karl Marx. Il retourne en France en 1880, à l'occasion de l'amnistie prononcée en faveur des anciens communards. Il prend la direction de « La Revue socialiste » qu'il a fondée et expose ses théories dans un ouvrage intitulé " Le socialisme intégral ". Il préside le congrès socialiste de Saint-Etienne en 1882.

Il aura donc joué un rôle important et souvent méconnu dans l'histoire du mouvement ouvrier français et international. Jean Jaurès et Léon Blum ont été inspirés par son action et ses écrits. Il rédige au soir de sa vie des souvenirs d'enfance émouvants et chaleureux qui constituent un document exceptionnel car rares sont les témoignages écrits de fils de paysans pauvres du 19ème siècle. Il meurt en 1893.

Le chemin commence rue Ernest Renan et se termine en impasse. Il est situé dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Il mesure 110 mètres de long.

Il a été percé en 2003 à l'occasion des travaux de réaménagement du secteur (comportant entre autres la rénovation du collège Matisse). Ce n'est pas une voie de circulation ouverte aux voitures.

Son nom lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 5 février 2004.

Le nom a été choisi par référence à un ancien lieu-dit voisin.

Le lieu-dit « La Bertelotte », qui est mentionné sur des documents dès le milieu du 18ème siècle, était alors très précisément situé à l'emplacement des terrains occupés aujourd'hui par l'hôpital Corentin Celton et l'îlot Séverine.
La signification du nom reste obscure. On peut éventuellement avancer quelques rapprochements avec le mot « bertelle », qui en pays chartrain et dans le centre de la France désigne une hotte de vendanges à bretelles. (Or sous l'Ancien Régime, la vigne représentait les 3/4 des terres cultivées à Issy).

L’allée commence promenade Constant Pape et se termine promenade Robinson.Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles.Elle mesure 158 mètres de long.

Elle a été percée vers 1900 par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud dans le cadre de ses opérations d’investissement immobilier. Elle lui appartenait encore une dizaine d’années plus tard.

Son nom lui a été donné par le Comptoir Central de Crédit qui l’a créée.

Le nom fait référence à l’ancienne localité de Billancourt.

Constituée vers le 12ème siècle, Billancourt est une localité rattachée à la commune de Boulogne, à l'égal des Moulineaux rattachés à Issy. Ce rattachement intervint en 1860. Mais ce n’est qu’en 1924, que la commune de Boulogne-sur-Seine prit le nom de Boulogne-Billancourt.

Le nom de Billancourt était également appliqué à la partie aval de l'île Saint-Germain. Il existait en effet par le passé une réelle distinction entre les deux parties de l’île. L'île de Billancourt ne fut ainsi incorporée à Issy qu’en 1808 (jusqu'à cette date, elle appartenait au village d'Auteuil).

Il est enfin à noter qu’une autre voie d’Issy-les-Moulineaux a porté le nom de Billancourt : l’actuelle rue Jean-Pierre Timbaud.

La rue commence avenue de la République et se termine rue Horace Vernet. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 28 mètres de long.

Elle a été percée vers 1896 - 1897.

Son nom lui a été donné en 1908 - 1909.

Le nom a été choisi en référence à une ancienne entreprise aujourd'hui disparue et située à proximité, la Biscuiterie Guillout.

Construite, vers 1908, sur un terrain ayant fait partie de l’ancienne propriété de la Congrégation de Notre-Dame (ou Communauté des Dames de Saint-Augustin), dite « Couvent des Oiseaux », la biscuiterie était située sur l'emplacement actuel du Centre National d'Études des Télécommunications (CNET). Elle constituait l'un des très rares établissements industriels implantés dans le centre de la commune. Son entrée donnait sur l’avenue de la République.
L’établissement atteignit une taille d’une certaine importance pendant la Première Guerre mondiale. Mais il devait fermer ses portes quelques années après.
Constituée en 1877 sous la raison sociale « Guillout et Compagnie », l’entreprise était devenue « Société anonyme des Biscuits Guillout » en juillet 1901. Son siège social était situé à Paris, rue Rambuteau. En 1902, elle avait étendu son activité à la confiserie, la chocolaterie et tout autre article de pâtisserie…

Il commence rue Minard et se termine rue du Général Leclerc.Il est situé dans le quartier Centre Ville / Corentin Celton – Les Varennes. Il mesure 192 mètres de long.

Il a été tracé à la fin des années 1980.

Son nom lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 28 avril 1988.

Le nom a été choisi en référence à un fief médiéval situé à proximité.

Au Moyen-Âge, Bois Vert est un arrière-fief du fief de Vaudétard (voir notice rue Vaudétard). Il se situe approximativement à l’emplacement du CNET (Centre National d'Études des Télécommunications) aujourd’hui, ainsi qu’à l’emplacement de l’actuel Parc du séminaire de Saint–Sulpice. La lignée qui le détient, disparaît au tout début du 16ème siècle. Par la suite, au gré des acquisitions, il est parfois réuni dans les mêmes mains que le fief voisin de la Gentillesse (à l’emplacement actuel de l’Hôtel de Ville).

La place occupe le carrefour formé par l'avenue de la République et les rues Hoche, Marceau et Kléber.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton – Les Varennes.

Elle a été tracée en 1891 - 1892, sur l’ancienne propriété dite « des Oiseaux » appartenant à la Congrégation de Notre-Dame (ou Communauté des Dames de Saint-Augustin).

Elle portait anciennement le nom de Place de la République (par délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894).

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1976

Ce nom a été choisi en hommage à Bonaventure Leca (1887 - 1973), Maire d'Issy-les-Moulineaux de 1953 à 1973.

Né le 27 mars 1887 à Serriera (Corse), Bonaventure Leca est resté plus de 55 ans au service de la population isséenne, en tant qu’employé municipal d’abord et Maire ensuite.
C’est le 1er août 1918 en effet qu’il entre dans les services administratifs de la Ville d’Issy-les-Moulineaux. Il y finit sa carrière 31 ans plus tard, le 1er avril 1949.
Élu conseiller municipal dès le 27 mars 1949, il devient maire adjoint le 3 avril suivant. Le 26 juillet 1953, il accède au poste de Maire. Constamment réélu par la suite, il est reconduit dans ses fonctions jusqu’à sa mort, survenue le 28 octobre 1973.
Combattant de la Résistance, il est de ceux qui après la Guerre travaillent au rapprochement franco-allemand. C’est par ailleurs dans le domaine social qu’il œuvre tout particulièrement, notamment à l’égard des personnes âgées. Ses actions lui valent différentes distinctions. C’est ainsi qu’il reçoit la Médaille d’Honneur départementale et communale en 1962. Il est également nommé officier d’Académie, et chevalier de la Légion d’Honneur (janvier 1957).
Son décès, ainsi que celui de plusieurs conseillers municipaux, conduit à l’organisation d’élections complémentaires en 1973.

Le nom a également été donné au square voisin, jouxtant l’Hôtel de Ville.

La rue commence carrefour de Weiden et se termine place John Fitzgerald Kennedy. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 345 mètres de long.

Elle a été percée en 1873 dans le parc de l’ancien château des Princes de Bourbon Conti.

Elle portait anciennement le nom de « rue du chalet ».

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1877. La qualification d’ « avenue » a remplacé celle de « rue » en 1907 (délibération du Conseil municipal du 4 mars).

Ce nom a été choisi en souvenir de Louis Bourgain (1752 - 1837), bienfaiteur communal et propriétaire de nombreux terrains à Issy-les-Moulineaux dans la première moitié du 19ème siècle.

Louis Bourgain est un marchand de chandelles parisien. En 1792, en pleine période révolutionnaire, il fait l'acquisition du domaine de la Duchesse de l'Infantado à Issy (à l’emplacement de l’actuel Hôtel de Ville), et il s'y installe. Il poursuit par la suite les achats de terres et multiplie également les constructions. En 1827, il possède jusqu'à 21 hectares sur le territoire communal, ce qui fait de lui l'un des plus grands propriétaires fonciers de la ville.
Quatre ans plus tard, en 1831, il devient conseiller municipal et le reste jusqu'à sa mort, en 1837, à l'âge de 85 ans.
En septembre 1846, sa veuve fera un legs en faveur du Bureau de Bienfaisance et des pauvres de la commune.
Victor Hugo - qui a fréquenté Issy à cette époque - a conservé le souvenir du personnage et de ses propriétés : dans « Les Misérables », il fait allusion au parc possédé par le « munitionnaire » Bourgain.

La rue dessert l’église Apostolique Arménienne Sainte-Marie (au n° 6) et le Temple de l’Église Évangélique Arménienne (au n° 28).

La rue commence rue Jean-Pierre Timbaud et se termine avenue de Verdun.Elle est située dans le quartier La Ferme / Les îles.Elle mesure 150 mètres de long.

Elle a été percée entre 1870 et 1891.

Son nom lui a été donné au moment de sa création.

Le nom a été choisi en référence à une brasserie, la Brasserie des Moulineaux, située à proximité, au n° 39 de l’avenue de Verdun.

L’entreprise, qui trouve son origine dans un petit établissement fondé en 1864, occupe le flanc du coteau longeant l’avenue de Verdun. Le terrain, divisé en terrasses, est mal adapté au travail industriel.
Pourtant, à partir de 1878, année où elle est acquise par la Société des Brasseries et Malteries de France, elle connaît un développement que ne perturbe même pas la construction de la ligne Invalides Versailles (aujourd’hui RER C) à la fin du 19ème siècle. Celle-ci coupe pourtant le terrain en deux, isolant les bâtiments de fabrication - de sorte que c’est la Grande Cour, entourée des quais d’expédition, qui va constituer le centre le plus actif de l’établissement.
Celui-ci est déjà couramment appelé la « Brasserie des Moulineaux ». Il obtient une Médaille d’Or à l’Exposition Universelle de 1900.
Régulièrement de 1900 à 1909, puis en 1912 - 1913, enfin en 1919, les bâtiments se multiplient.
L’ensemble s’étend alors sur une surface de 35.443 mètres carrés. La production augmente aussi dans des proportions considérables : elle double entre 1908 et 1918. Parallèlement, l’effectif passe de 120 ouvriers en 1903 à 220 en 1936.
Toutefois après 1936, l’entreprise connaît de graves difficultés sociales et financières. Après avoir changé de propriétaires, elle doit fermer ses portes au début de la Seconde Guerre mondiale.
Après 1945, le site est définitivement démantelé et au cours des années 1980, des logements y sont construits.

C

La rue commence quai de la Bataille de Stalingrad et se termine rue Henry Farman. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure 930 mètres de long.

Elle a été tracée avant le 17ème siècle à l’ouest, elle se prolonge alors sur le quai du fleuve. De l’autre côté, elle trouve son origine hors des limites de la commune, dans Paris, jusqu’à ce qu’en 1893 la création du champ de manœuvres militaires vienne interrompre son tracé.
Une délibération du Conseil municipal du 25 mai 1817 demande qu’elle soit bordée d’arbres et de fossés ; les uns et les autres ont disparu un siècle plus tard.

Elle portait anciennement le nom de « Chemin des Charbonniers » ou « de Sèvres » (au 17ème siècle), « des Bœufs » (au début du 19ème siècle).

Le nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894. Il a été choisi en hommage à Camille Desmoulins (1760 - 1794), homme politique de la période révolutionnaire.

La rue commence place du Maréchal Juin et se termine rue Jules Ferry.Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches.Elle mesure 279 mètres de long.

D’abord simplement empierrée, elle est ensuite pavée jusqu’en 1938, date à laquelle elle est revêtue de « béton bitumeux » mieux adapté aux passages fréquents des camions d’une entreprise voisine, la Société Industrielle des Transports Automobiles (ou SITA).

Elle a été percée entre 1900 et 1910.

Son nom lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 11 novembre 1910.

Le nom a été choisi en hommage à l’aviateur Ferdinand Ferber (1862-1909), officier français ayant volé sur le terrain d’Issy.

Ferdinand Ferber naît à Lyon le 8 février 1862. Officier, il s'est intéressé aux tentatives d’Otto Lilienthal. Le 30 septembre 1899, Ferber se lançait sur un planeur du haut d'un sommet près de Genève. Deux ans plus tard, il réussissait un premier vol plané de 25 mètres aux environs de Nice. Dès lors, il construit de nouveaux appareils, qu'il expérimente lui-même.
En 1906, il demande un congé à l’armée. Il entre chez « Antoinette ». Le capitaine Ferber prend le pseudonyme de De Rue, pour la raison qu'un militaire « en service » ne pouvait empocher des prix civils.
Il s’exerce sur le terrain d’Issy, en juillet 1908, notamment sur son appareil, le Ferber IX.
Ses tentatives et ses études inspireront de nombreux pionniers de l'aviation. Le capitaine Ferber s'avère avoir été le seul pionnier de l'aviation à être à la fois théoricien, expérimentateur, pilote, ingénieur et vulgarisateur. Il meurt le 22 septembre 1909 dans un accident d'avion à Boulogne sur un biplan Voisin.

Elle commence Boulevard Rodin et se termine Avenue Pasteur.Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 87 mètres de long.

Elle a été créée à la fin du 19ème siècle par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud dans le cadre de ses opérations d’investissement immobilier. La voie n'est pas ouverte aux voitures.

Son nom lui a été donné par le Comptoir Central de Crédit.

Il a été choisi en référence aux nombreuses carrières qui existaient à proximité.

Les anciennes carrières d’Issy sont essentiellement situées dans la zone comprise entre l'actuelle place Léon Blum, le chemin de Saint-Cloud et le quartier du Fort.
L’exploitation (pour la production de pierres calcaires et de craie) tient un rôle important dans l’activité locale pendant une grande partie du 19ème siècle.  La craie était notamment utilisée pour la fabrication de deux dérivés : la chaux et le blanc dit « de Meudon » ou « d’Espagne », aux multiples usages domestiques et industriels (colorants, mastics, etc...).
L’exploitation commence à partir de 1820 - 1825, à l’exemple de la crayère Bilbille et Fayard (ouverte en 1826 à l’emplacement actuel du n° 141/143 avenue de Verdun) et de l’établissement Demarne (créé en 1840 à l’emplacement de l’actuel jardin botanique), qui se tourne très tôt vers la fabrication du blanc de Meudon.

Les carriers pratiquent des bouches de cavage à flanc de colline. Ils poursuivent ensuite l’extraction en souterrain, sur deux étages reliés entre eux par des galeries en pente douce. Les exploitations forment aujourd’hui une sorte d’immense damier, aux galeries voûtées en plein cintre, larges d’environ 4 mètres pour 6 mètres de haut.
Les carriers cessent leur activité vers 1925 - 1930, laissant des kilomètres de galeries vides. Ces dernières connaissent alors plusieurs usages. Elles sont d’abord louées à des champignonnistes qui en apprécient les constantes atmosphériques et l’aménagement tout en longueur (certains ont d’ailleurs pu s’installer avant même la cessation des exploitations). Puis elles sont utilisées - pour les mêmes raisons - comme mûrisseries de bananes et enfin comme caves à vins.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, qui voit la fermeture des champignonnières, les galeries ont aussi servi d’abris contre les bombardements.

Elle commence rue Gabriel Péri et se termine en impasse.Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.Elle mesure 50 mètres de long, mais seulement 4 mètres de large.

Elle a été percée vers 1910. Peu après (avant 1930), son tracé sera modifié par la création de la rue de la Galerie.

Son nom lui a été donné lors de sa création vers 1910.

Il a été choisi en référence à un lieu-dit voisin.

Le « Champ Cerizier » est un lieu-dit dont on trouve mention dès le 17ème siècle.

La place a été aménagée à l'intersection de la rue Pierre Poli et de l'allée de Billancourt.Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles.

Elle a été créée dans le périmètre de la ZAC Chabanne lors de la rénovation du quartier.

Son nom lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 20 février 1990.

Le nom a été choisi en référence à une petite île longtemps séparée de l'île Saint-Germain par un bras de la Seine.

L'Ile (ou îlot) Chabanne est la dernière des petites îles qui, de tout temps, se sont échelonnées dans le petit bras de la Seine le long de l’île Saint-Germain. Elle ne lui a été rattachée qu’au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Le nom a également été donné à une école maternelle (n° 55, rue Pierre Poli).

Elle commence rue Séverine et se termine allée des Petits Ménages.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.

Elle a été tracée dans le cadre des opérations d’aménagement de la ZAC Corentin Celton.

Son nom lui a été donné par la délibération du Conseil municipal du 4 février 1999.

Le nom fait référence à la chapelle voisine, qu’elle dessert.

La chapelle Saint-Sauveur a été construite en même temps que l’hôpital Corentin Celton et a été bénite le 19 novembre 1863 par l’archevêque de Paris. Œuvre de l’architecte Marcellin Vera, elle est de style néo-roman. Placée au centre de l’établissement, reliée aux autres bâtiments par des galeries à arcades, elle occupe un emplacement privilégié, sur la grande cour d’honneur, face au pavillon d'entrée.

La rue commence place Président Robert Schuman et se termine rue du Gouverneur Général Félix Éboué.Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches.Elle mesure 223 mètres de long.

Elle a repris le tracé d’un ancien chemin (sans doute antérieur au 17ème siècle) qui allait de la Grande Rue à la Seine, traversant le lieu-dit « Le Grand Abreuvoir ». Sa largeur est portée à 12 mètres suite à une délibération du Conseil municipal du 21 novembre 1857. Elle est aménagée en voie piétonne au début des années 1980.

Formant le prolongement de la rue Rouget de Lisle, elle porta comme celle-ci le nom de chemin de l’Abreuvoir (au début du 19ème siècle), puis de rue de l’Abreuvoir.

Le nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1906. 

Le nom a été choisi en souvenir de Jean-Baptiste Charlot, Maire d’Issy de 1888 à 1894. 

Jean-Baptiste Charlot est né en 1828 dans une famille de jardiniers et de maraîchers. Devenu à son tour maraîcher « primeuriste », il avait ses terrains dans la plaine (à l’emplacement de l’actuel héliport). Il possédait également un pavillon à proximité, en bordure de la rue à laquelle son nom a été donné. 

Personnage de premier plan dans la vie locale, il fut un temps président de la Confrérie de Saint Fiacre (qui regroupait les jardiniers). 

Il fut élu Maire en 1888. Mais il donna sa démission le 24 septembre 1894 à la suite de l’expropriation par la Ville de Paris de 63 hectares de terrains nécessaires à la création d’un champ de manœuvres militaires. 

C’est sous sa mandature que par une décision du Conseil municipal du 21 avril 1894, une vingtaine de rues de la ville a été débaptisée pour recevoir des appellations faisant référence à la grande tradition révolutionnaire. Cette décision, incarnation d’un courant républicain radical très fort en cette fin du 19èmesiècle, avait valeur de symbole. 

Jean-Baptiste Charlot est mort en 1906.

Il commence à l’angle de la rue Marcel Sembat et se termine à la limite de Clamart.Il est situé dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.Il mesure 158 mètres de long.

Il a été percé vers 1840. Voie à l’origine privée, elle a été classée voie communale en 1959.

Son nom lui a été donné vers 1840, lors de sa création.

Ce nom a été choisi en référence à la ligne de chemin de fer Paris Montparnasse - Versailles voisine.

La ligne de chemin de fer entre Paris et Versailles, dite « de l’Ouest », est mise en service le 10 septembre 1840, quelques années à peine après la création de la première voie ferrée en France. La gare de Clamart est, elle, ouverte le 11 octobre 1840.
Sa création contribue largement au désenclavement d'Issy-les-Moulineaux et à l'urbanisation de plusieurs secteurs de la ville. Elle est ainsi à l'origine du percement de quelques rues, et notamment de l’actuelle avenue du Général de Gaulle et du boulevard Voltaire.
A l’époque, son emplacement limitrophe d’Issy-les-Moulineaux aurait pu justifier qu’elle s’appelle « gare de Clamart - Issy ». A plusieurs reprises, le Conseil municipal en fait la demande, mais sans jamais obtenir gain de cause.
En fait dès la fin du 19ème siècle, cette gare et cette ligne de chemin de fer perdent de leur importance dans la vie de la commune par suite de l'ouverture d'autres lignes et d’autres gares (les lignes Puteaux Champ de Mars en 1889, Invalides Versailles en 1900) et surtout, plus tard, du fait du prolongement de la ligne de métro en 1934 (jusqu'à la station Mairie d’Issy).

La rue commence rue Georges Marcel Burgun et se termine rue Jules Guesde. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort.Elle mesure 230 mètres de long.

Elle a été percée au début du 19ème siècle. « Voie particulière » en 1870, elle est  classée dans la voirie urbaine en juillet 1934. Son tracé forme alors une ligne brisée, englobant l’actuelle rue Georges-Marcel Burgun et la partie est de la rue de l’Abbé Derry d’aujourd’hui. Elle prend son parcours actuel lors du réaménagement du quartier en 1949.

Elle portait anciennement le nom de rue de la Barre, peut-être en référence à « une maison et clos » voisins du même nom (17e siècle).

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

Le nom a été choisi en souvenir de Jean François Lefebvre, Chevalier de la Barre (1747 – 1766), figure symbolique des combats des philosophes au 18ème siècle.

Le Chevalier Jean-François de la Barre naît  en 1745 à Férolles en Brie,  Il est accusé d'avoir tenu de lectures séditieuses et d'avoir endommagé volontairement un crucifix. Le 9 août 1765, le crucifix de bois qui ornait le Pont Neuf fut tailladé. Une grande émotion souleva les habitants d’Abbeville, émotion exacerbée par l’évêque d’Amiens qui lança un monitoire ordonnant aux fidèles de révéler tout ce qu’ils savaient. Certains fidèles se souvinrent que de jeunes fêtards n’avaient pas salué la procession religieuse lors de la dernière Fête Dieu, et que des chansons impies avaient été chantées. En dépit de l’alibi qu’il produit pour la journée du 9 août, la découverte dans sa chambre de livres interdits dont le Dictionnaire philosophique de Voltaire fit de lui un coupable idéal. Les juges d’Abbeville statuèrent sur le crime d’impiété pour de la Barre et ses deux amis : l’un âgé de 15 ans ne sera condamné qu’à une amende, l’autre s’enfuit en Hollande. De la Barre  est  torturé et mis à la question. Le 28 février 1766 il est  convaincu d'irréligion par ses juges et condamné à avoir le poing coupé, la langue arrachée, avant d’être brûlé vif. Il  fait appel de ce jugement devant le parlement de Paris, sa peine étant transformée en… décapitation suivie de bûcher… Il est exécuté le 1er juillet 1766, le Dictionnaire Philosophique saisi étant lui aussi jeté aux flammes à ses côtés. C'est Voltaire qui s'emploiera à réhabiliter le Chevalier de la Barre, défendant sa cause avec la même fougue que dans l'affaire Calas.

Le nom est également celui d’une rue voisine de la commune de Vanves, située aujourd’hui dans l’axe de la rue de l’Abbé Derry, et autrefois dans le prolongement de la rue de la Barre.

La rue commence rue Jules Guesde et se termine rue du Moulin-de-Pierre.Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort.Elle mesure 160 mètres de long et 4 mètres de large seulement.

Elle a été percée au tout début du 20ème siècle.

Le nom actuel lui a été donné vers 1905.

Le nom a été choisi du fait de la proximité de la rue « de Chevreuse », ancien nom de la rue Jules Guesde – empruntée pour se rendre dans la Vallée de Chevreuse.

Au Moyen-Âge, le fief de Chevreuse couvre une superficie particulièrement étendue. La tour de la forteresse fait partie d'une ligne de défense qui, s'appuyant sur Montlhéry, surveille la route de Paris à Orléans.La seigneurie acquise par Anne de Pisseleu, favorite de François 1er est érigée en duché en 1545. Quant à la ville, elle est acquise par Louis XIV en 1692.En 1789, la première municipalité est présidée par Fabre d'Églantine. Le site inspire de nombreux peintres au 20ème siècle, notamment Foujita.

Elle commence boulevard Gallieni et se termine rue Roger Salengro. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.Elle mesure 230 mètres de long.

Elle est percée en 1885 par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud qui ouvre un lotissement dans le quartier. Elle est alors une voie privée et une association syndicale des propriétaires dite « Allée des Citeaux » est créée en 1926. Elle a été transférée dans la voirie communale en 2000.

Son nom lui a été donné un peu avant 1890 par le Comptoir Central de Crédit qui l’a créée.

Le nom a été choisi en référence à un ancien lieu-dit voisin.

On trouve mention de ce lieu-dit dans les textes anciens dès le 14ème siècle. Il semble alors situé un peu plus au nord, dans la plaine marécageuse, souvent inondée. Le nom proviendrait d’ailleurs de « cistelle » qui désigne une herbe des marais. En toute hypothèse, il ne renvoie pas à la célèbre abbaye de Cîteaux (avec un accent circonflexe), comme la similitude des dénominations aurait pu le laisser croire au premier abord.

La rue commence rue Barbès et se termine rue du Chemin Vert.Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort.Elle mesure 396 mètres de long.

Elle a été percée en application de la délibération du Conseil municipal du 29 novembre 1928, prise dans le cadre de l’aménagement de la zone du Fort. 

Elle était désignée, lors de l’aménagement de la zone, sous le nom de « voie n° 19 ».

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 30 novembre 1930.

Le nom a été choisi en hommage à Claude Bernard (1813 - 1878), physiologiste  et philosophe français, fondateur de la médecine expérimentale.

Claude Bernard naît à Saint Julien en 1813. Après des études tournées vers les sciences, il entre comme préparateur dans une officine. Il s’inscrit à l’école de médecine et obtient son diplôme en 1843. Il obtient un poste au laboratoire du Collège de France. Il commence alors une longue période de publications qui vont le rendre célèbre et en faire le père de la physiologie moderne.  Il s'est intéressé au processus de la digestion, a mis en évidence la fonction du foie,  le rôle du pancréas dans la digestion des corps gras. Il a étudié le suc gastrique et l'action du curare. Il est l'auteur de nombreux ouvrages scientifiques.  Ses méthodes de travail ont eu une grande importance dans l'évolution des sciences expérimentales. En 1854, il est élu à l’Académie des Sciences et accepte la chaire de physiologie expérimentale de la Sorbonne. De 1855 jusqu’à 1868, il sera membre du Collège de France avant d’être nommé au Muséum d’Histoire Naturelle en même temps qu’il entre à l’Académie Française. A sa mort en février 1878, Gambetta demande pour lui des funérailles nationales, ce qui constituait une première pour un scientifique.

La rue commence rue du Quatre Septembre et se termine rue Georges Marie.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.Elle mesure 163 mètres de long.

Elle a été percée en 1931 - 1932 lors de la construction du groupe d’immeubles qui l’entoure. Ces immeubles sont très représentatifs de l'architecture de l’époque. C’est une voie non ouverte à la circulation.

Son nom lui a été donné lors de sa création par l’entreprise qui a construit le groupe d’immeubles : la « Société des Anciens établissements C. Matrat et Cie.».

Ce nom a été choisi en souvenir de Claude Matrat, ancien propriétaire du terrain.

Claude Matrat est un maître-ferronnier, entrepreneur de constructions métalliques. Il est le fondateur, en 1924, de la Société « C. Matrat et Fils », qui, sous une autre raison sociale, fera construire l’ensemble immobilier qui porte son nom, sur un terrain qui lui appartenait.
Il est mort à Paris le 4 août 1925.

Le nom est également donné au groupe d’immeubles, souvent désigné sous l’appellation «ensemble Matrat-Voisembert» (Jules-Édouard Voisembert étant l’associé de Claude Matrat dans l’opération).

Elle commence place de l'Église, à l’angle de la rue Jules Guesde, longe l'église et se termine en impasse.Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort.Elle mesure 65 mètres de long.

Elle a été percée avant le 17ème siècle.

A cette époque, elle forme la limite de l’enclos paroissial et entoure l’église ; mais dès le milieu du siècle suivant, elle se termine en impasse.

Elle prit anciennement le nom de rue du Cimetière, celui-ci étant à l'origine implanté tout autour de l’église.

Le nom actuel lui a été donné dès le 17ème siècle.

Ce nom, dont la signification reste obscure, fait peut-être référence aux cloches de l’église voisine…

Elle commence rue Marcel Miquel et se termine en impasse.Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles.Elle mesure 41 mètres de long.

Elle a été percée à la fin du 19ème  siècle par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud.

Son nom lui a été donné par le Comptoir Central de Crédit.

Ce nom a été choisi en référence à l’ancien clos des Moulineaux voisin.

Ce clos était un des éléments principaux de l’ancienne Ferme des Moulineaux (voir notice). Les Chartreux qui en étaient propriétaires, ont fini de l’aménager au milieu du 15ème siècle. Il était essentiellement traité en verger.
Pour être le plus important, il n’était pas le seul clos établi dans ces lieux. Dans les environs se trouvaient également le clos du Moulin et le clos de Maître Gilles par exemple.

La rue commence rue d'Alembert et se termine rue du Moulin-de-Pierre.Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort.Elle mesure 84 mètres de long.

Elle a été percée vers 1900.

Son nom lui a été donné dès sa création vers 1900.

Le nom fait vraisemblablement référence à l’ancien propriétaire et à sa famille.

La rue commence rue d’Oradour-sur-Glane et se termine rond-point Victor Hugo.Elle est située en bordure de la Ville de Paris et du quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.Elle mesure 620 mètres de long.

Elle a été créée dans le cadre de l'aménagement de la "Plaine de Vaugirard".

Elle avait provisoirement été dénommée « AM/15 », lors des travaux d’aménagement.

Le nom actuel lui a été donné en 1975.

Le nom a été choisi en hommage à Pierre Avia (1888 - 1956).

Pierre Avia naît au Mans en 1888. Il devient le plus jeune capitaine de l’Armée Française durant la guerre de 1914 - 1918. Pendant l'Occupation allemande,  Pierre Avia fut sous-chef, puis chef d’état major des Forces françaises Intérieures (FFI) de l’Ile-de-France. Il meurt en 1956.

Elle a été aménagée à l'intersection de la rue Henri Mayer et du boulevard Gambetta.Elle est située dans le quartier Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.

Elle a été créée en 1883 - en même temps que la rue Henri Mayer.

Elle a été inaugurée le 8 mai 1994.

Son nom a été choisi pour rendre hommage aux soldats de la Guerre d’Indochine (1946 - 1954).

Après la Seconde Guerre mondiale, les guerres d'Indochine durèrent 9 ans, et marquèrent le début de la fin de l'empire français avec la décolonisation. En 1945, les Japonais ont donné l'indépendance, mais le 2 septembre Ho Chi Min chasse l'empereur Bao daï et proclame la république : il ne veut rien devoir aux japonais. La France va chercher à reconquérir le territoire à partir de la Cochinchine et des négociations vont intervenir avec Ho Chi Min qui contrôle le Tonkin. En mars 1946, les accords signés reconnaissent le territoire comme un état libre dans l'union française. La France proclame cependant en juin 1946 la république de Cochinchine. Entre novembre et décembre 1946, c'est le début de la guerre d'Indochine. Le Tonkin est bombardé, et la France négocie avec l'empereur du Annam auquel elle reconnaît l'indépendance du Tonkin, d'Annam et de la Cochinchine. Le Vietnam reste dans l'union française tandis que le Laos et le Cambodge sont indépendants. En 1949, Ho Chi Min reçoit l'aide de la Chine devenue communiste. Cette date marque le début d'une internationalisation du conflit et une étape importante de « la guerre froide » entre l'occident et les régimes communistes. En 1954, la France perd définitivement la guerre d'Indochine avec la chute de Dien Bien Phu, ce qui aboutit à l'indépendance du Vietnam qui restera cependant coupé en deux.

La place abrite un monument aux morts pour la France en Indochine et en Corée.

La voie commence allée Sainte Eudoxie et se termine allée des Moulineaux.Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles.Elle mesure 310 mètres de long.

Elle a été percée en 1990 - 1991 lors de l’aménagement du quartier dans le périmètre de la ZAC Chabanne. Elle surplombe de quelques mètres le petit bras de la Seine. C’est  une voie piétonne, non ouverte aux voitures.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 20 février 1990.

Le nom a été choisi en souvenir de Jean-Constant Pape (1865 - 1920), peintre paysagiste régional.

Né à Meudon, Jean-Constant Pape (14 mars 1865 – 22 octobre 1920) habite de 1871 jusqu'à sa mort à Clamart, avenue Schneider. Dans sa jeunesse, la maison, transformée en guinguette par son père, est fréquentée par les peintres Français et Guillemet (entre autres) dont il devient l’élève. Plus tard, à la charnière du siècle, il fait la connaissance des impressionnistes. Il acquiert ainsi un « métier » qu’il sait exploiter en pratiquant la restauration de tableaux.
Dans ses œuvres, il représente souvent sa ville natale et les communes voisines : Clamart, Issy, Meudon… Elles évoquent un monde familier, quotidien et témoignent d'un sens de l’observation minutieux.
Son talent est reconnu : de 1886 à 1920, il participe régulièrement au Salon des Artistes Français. En 1895, il obtient la Médaille de 3ème classe et en 1913, la Médaille d’Or pour son envoi intitulé « Les Brillants à Meudon ».
A six reprises, les tableaux exposés représentent Issy-les-Moulineaux. La ville a d'ailleurs acquis certains d’entre eux : « Vieille Carrière à Issy » (1905), « La Seine à Issy » (1907) qui sont conservés à l'Hôtel de Ville.
Parallèlement, Constant Pape a réalisé de grands panneaux décoratifs pour plusieurs mairies de la région parisienne (Clamart, Aubervilliers…). L'une de ses fresques (à Villemomble) a été inscrite par les Monuments Historiques à l'inventaire supplémentaire des objets mobiliers en 1986.

La voie longe à son extrémité ouest un bâtiment de bureaux d’une grande originalité (ancien siège social de l’Agence de Communication et de Publicité BBDO – Paris) réalisé par Jean Nouvel en forme de bateau ancré sur les bords de la Seine.

Il s’étend entre la place Paul Vaillant-Couturier et se termine passage Nicolas Stenon.Il est situé dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Il mesure 100 mètres de long et 30 mètres de large.

Il a été créé au tout début des années 2000.

Son nom lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 21 janvier 2002.

Ce nom a été choisi du fait de la proximité de l’hôpital et de la station de métro, dénommés Corentin Celton en hommage à un ancien employé de l'hôpital fusillé pendant la Seconde Guerre mondiale.

Employé à l'Assistance Publique en qualité d'agent hospitalier, Corentin Celton (1901 - 1943) est affecté à la Maison de Retraite des Ménages à Issy-les-Moulineaux en novembre 1934. Il exerce très tôt des activités syndicales et devient Secrétaire du Syndicat des Services Publics de Santé en 1935.
Mobilisé pendant la guerre, il obtient la décoration de la Croix de Guerre. Mais après l'armistice, il est révoqué pour son activité politique et syndicale. Il entre alors dans la Résitance.
Il est arrêté en mars 1942. Après 16 mois de détention, en juillet 1943, il est condamné à 4 ans de prison. Les autorités d'Occupation font cependant casser le jugement, et la peine de prison est transformée en condamnation à mort le 20 décembre 1943. Il est fusillé le 29 décembre 1943 au Mont -Valérien.

Le nom avait déjà été donné à l’hôpital voisin (le 9 février 1945) et à la station de métro toute proche (le 15 septembre 1945) ; il désigne également tout le quartier environnant.

Le parvis dessert l’hôpital (ancien Hospice des Petits Ménages fondé à Paris et transféré à Issy-les-Moulineaux en 1863).

La rue commence rue Séverine et se termine en impasse.Elle est située dans le quartier Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.Elle mesure 75 mètres de long.

Elle a été percée au cours des années 1910 - 1920, dans le cadre du lotissement de l’ancienne propriété de la Congrégation des Sœurs de la Retraite Chrétienne. La réalisation pendant les années 1950 de l’ensemble immobilier entre la rue Séverine et la rue Foucher-Lepelletier l’ampute de toute sa partie nord.

Elle était désignée, lors des travaux de lotissement, sous le nom de « voie B ».

Le nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 30 novembre 1930.

Le nom a été choisi en hommage à Georges Victor Marcel Moinaux dit Courteline (1858-1929), écrivain et auteur dramatique français.

Georges Moinaux naît à Tours le 25 juin 1858. Son père José Désiré Moinaux dit Jules Moinaux est sténographe au palais de justice, chroniqueur à la gazette des Tribunaux, humoriste et auteur dramatique. Courteline connaît d'abord une expérience militaire de courte durée. Ensuite, grâce aux relations de son père, il devient fonctionnaire, au ministère des Cultes pendant 14 ans. Avec son ami Flourens, il fonde la revue Paris moderne (revue de poètes) sous le pseudonyme de Georges Courteline. Il y publie des poèmes érotiques. Il s'inspirera régulièrement de son expérience professionnelle pour créer ses pièces. Dès ses premiers écrits, les Gaietés de l'Escadron, Le Train de 8 h 47, Lidoire, Messieurs les Ronds de Cuir, Boubouroche, Courteline choisit les cibles sur lesquelles il ne cessera d'exercer ses talents : l'administration et ses employés, les bureaucrates, la petite bourgeoisie. Dans ses pièces de théâtre, il développe peu à peu une verve satirique, plus ironique que méchante. Il écrit ensuite Un client sérieux, le Gendarme est sans pitié, Les Balances. Parallèlement, il écrit des pièces sans prétention (si ce n'est celle de distraire) : La Peur des Coups, Monsieur Badin, Le Commissaire est bon enfant, etc.… Son répertoire rentre à la Comédie Française dès 1905. En 1926, il est élu membre de l'Académie Goncourt. Il meurt le 25 juin 1929.

Elle commence rue d'Estienne d’Orves et se termine rue Roger Salengro.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.Elle mesure 105 mètres de long.

Elle a été percée en 1885 par le Comptoir Central de Crédit, qui ouvre un lotissement dans le quartier. Elle est restée voie privée jusqu’en 2000.

Son nom lui a été donné par le Comptoir Central de Crédit lors de sa création en 1885.

Le nom a été choisi en référence à un ancien lieu-dit voisin.

Le lieu-dit des Coutures est mentionné dans des documents depuis le 17ème siècle.
Le nom serait une ancienne forme du mot « cultures ». Il est parfois utilisé pour désigner un territoire un peu pus vaste : « la plaine des coutures » - où prédominent les jardins maraîchers à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle.

D

La rue commence rue du Gouverneur Général Félix Éboué et se termine avenue Victor Cresson.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.Elle mesure 327 mètres de long.

Ouverte vers 1855, elle est d’abord une « voie particulière ». Elle s’arrête au croisement avec l’actuelle rue Hoche, avant que le 17 mai 1875 une commission d’enquête décide son prolongement. Celui-ci se concrétise à la fin des années 1880.

Elle prend initialement le nom de rue des Entrepreneurs.

Son nom actuel lui est donné par délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

Ce nom est choisi en hommage à Georges Danton (1759 - 1796), homme politique de la période révolutionnaire.

La rue commence boulevard Rodin et se termine rue de l'Égalité.Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.Elle mesure 380 mètres de long.

Elle a été percée entre 1900 et 1905.

Son nom lui a été donné au moment de sa création, vers 1905.

Le nom a été choisi en souvenir des combats en 1870 - 1871 à Issy-les-Moulineaux lors de la guerre contre la Prusse et de l’insurrection de la Commune de Paris.

Pendant la Guerre de 1870 et les événements de 1871, le Fort d’Issy est le pivot du dispositif de défense militaire de Paris. Il constitue ainsi un des enjeux des combats, ce qui a pour effet de transformer en champ de bataille les versants du coteau qu’il surplombe.
Au début de l’année 1871 en particulier, ils sont ainsi d’abord pilonnés par l’artillerie. Puis fin avril début mai, l’armée des Versaillais, après avoir enlevé d’assaut Les Moulineaux, lance son attaque. Elle ne parvient à s’emparer de ces pentes qu’au prix de combats particulièrement durs et meurtriers. À l’issue de la lutte, le parc du château et ses environs, aux trois-quarts rasés, portent témoignage de la violence des affrontements.

La rue commence rue du Gouverneur Général Félix Éboué et se termine rue Danton.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 76 mètres de long.

Son nom lui a été donné en 1914 avec la constitution d’une Association syndicale des propriétaires, dite « rue Delahaye ».

Le nom a été choisi en souvenir de la famille Delahaye, ancien propriétaire du lieu.

Ces propriétaires (de la fin du 19ème siècle) étaient-ils liés à la famille de la Haye, famille de grands bourgeois parisiens possesseurs du fief de Vaudétard aux 16ème et 17ème siècles, ou, plus vraisemblablement, à Constance et Pierre Delahaye, héritiers de Louis Bourgain, gros propriétaire isséen dans la 1ère moitié du 19ème siècle ?

La rue commence rue du Gouverneur Général Félix Éboué et se termine rue du Maréchal de Lattre de Tassigny.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.

Elle a été percée en 1740, sous la forme d’une allée plantée d’arbres conduisant au château des Princes de Conti. Elle avait été conçue par le Prince Louis-François pour rejoindre en ligne droite les berges de la Seine où il avait coutume d’aller chasser. Mais, suite aux réticences de l’abbaye de Saint-Germain des Prés, soucieuse de préserver ses droits seigneuriaux sur ses terres, il n’avait pu réaliser son projet que partiellement et elle a conservée sa longueur jusqu’à aujourd’hui. Un projet de prolongement jusqu’à l’actuel boulevard des Frères Voisin (objet d’une délibération du Conseil municipal du 9 février 1912) n’aboutit pas. En revanche la largeur de la voie était passée de 9 mètres à 10 mètres suite à une délibération du Conseil municipal du 6 novembre 1835.

Elle prend initialement le nom de rue du château (lors de sa création, dans le prolongement de la rue desservant l’ancien château des Conti - actuelle rue Auguste Gervais), puis dans le 1er quart du 19ème siècle, celui de rue des Prés.

Le nom actuel lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

Il a été choisi en hommage à Denis Diderot (1713 - 1784), philosophe et écrivain français, le maître d'œuvre de l'Encyclopédie et l'un des principaux représentants de l'esprit des Lumières.

Denis Diderot naît à Langres en 1713. Après des études chez les jésuites, Diderot renonce - en 1732 - à la carrière ecclésiastique et commence des études de mathématiques, de langues anciennes et d'anglais. Il donne des cours, vit d'expédients, et rencontre en 1742 Jean-Jacques Rousseau. En 1746, il publie ses Pensées Philosophiques ce qui lui vaut d'être taxé d'athéisme. C'est la même année que débute la rédaction par Diderot et d'Alembert de l'Encyclopédie qui absorbera Diderot pendant près de 15 ans. Diderot publie parallèlement divers ouvrages personnels, dont en juin 1749 un livre destiné à détruire les arguments qui prouvent l'existence de Dieu (Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient). Cette publication lui vaudra un séjour de plusieurs mois, en prison, à Vincennes. Diderot rédige ensuite quelques pièces de théâtre, des comptes rendus sur les salons de peinture de Paris et surtout, les romans les plus connus de son œuvre. Connu dans toute l'Europe, Diderot répond à l'invitation de Catherine II de Russie qui le convie à Saint-Pétersbourg en 1773 où il restera quelques mois. A partir de 1775, Diderot connaît des années difficiles : il se brouille avec Jean-Jacques Rousseau, il doit faire face à la maladie et à des deuils. Il meurt le 31 juillet 1784.

La rue commence place de la Résistance et se termine avenue de Verdun.Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles.Elle mesure 313 mètres de long.

Elle a été créée vers 1881-1882 par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud. Elle a été cédée à la commune, suite à une délibération du Conseil municipal du17 mars 1893.

Le nom actuel lui a été donné dès sa création en 1882.

Le nom a été choisi en hommage au Docteur Lombard (1795-1879), philanthrope isséen.

Le Docteur Lombard exerça sa profession pendant 50 ans à Issy-les-Moulineaux. Il y fit preuve de tant de dévouement qu’il mérita le nom de Médecin des pauvres de la commune. En témoignage de leur reconnaissance, un monument a été érigé à sa mémoire dans l’enceinte du cimetière par les habitants de la ville.

La rue dessert la Maison du Quartier de la Ferme et l’école des Ajoncs (au n° 33).

La rue commence rue Marcel Miquel et se termine avenue de Verdun.Elle est située dans le quartier La Ferme / Les Iles.Elle est longue de 198 mètres de long.

Elle a été percée à la fin du 19ème siècle.

Elle prit initialement le nom de « rue du Val » - ce qui pouvait entraîner une confusion avec la « rue du Val » de Meudon voisine.

Son nom actuel lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 30 novembre 1930.

Le nom a été choisi en hommage au Docteur Vuillième (1874 - 1928), médecin isséen.

Né le 21 août 1874 dans le Loir-et-Cher (à Savigny sur Brave), Jean-Baptiste Georges Vuillième s’installe à Issy-les-Moulineaux au n° 147 route des Moulineaux (actuelle avenue de Verdun). Praticien de valeur, il est nommé officier d’Académie. «[Son] dévouement et [sa] générosité ont été vivement appréciés de la population». (Délibération du Conseil municipal du 30 novembre 1930).

Le nom a également été donné à une rue de Meudon (entre la rue de Paris et la place du Val).

La rue commence rue du Chemin Vert et se termine rue Émile Duployé.Elle est située dans le quartier Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.Elle mesure 302 mètres de long.

Elle a été percée en application de la délibération du Conseil municipal du 29 novembre 1928, prise dans le cadre de l’aménagement de la zone du Fort.

Elle était désignée sous le nom de « rue n° 5 » lors des opérations d’aménagement.

Son nom actuel lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 23 juillet 1932

Le nom a été choisi en hommage à Louis Lazare (Ludwik Lejzer) Zamenhoff (1859 - 1917), linguiste polonais créateur de l’esperanto.

Ludwik Lejzer Zamenhoff (francisé Louis Lazare Zamenhof) naît le 15 décembre 1859 à Bialystok (actuelle Pologne) .Il fait très tôt dans son pays l’expérience des conflits linguistiques. Dès l'âge de 14 ans, il crée un projet de langue universelle qu'il commence même à enseigner à 19 ans. (Il est particulièrement doué pour les langues, puisqu’il maîtrise le russe, le polonais, l’allemand, l’hébreu et le Yddish).
Devenu médecin à Varsovie, il écrit à partir de 1887 des livres publiés sous le pseudonyme de Docteur Espéranto (« le Docteur qui espère »). Cette langue va prendre le nom du pseudonyme de son auteur : Esperanto. Malgré la censure du régime Tsariste, elle va se développer : en 1905 il y a 308 sociétés d’Espéranto dans le monde.
Le 9 août 1887, Louis Lazare Zamenhoff s’était marié avec Klara Silbernik, qui était devenue sa collaboratrice.
Il meurt le 14 avril 1917.

E

La rue commence rue Roger Salengro et se termine en impasse. Elle est située dans le quartier Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 56 mètres de long.

Elle a été percée à la fin du 19ème siècle par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud dans le cadre de ses opérations d’investissement immobilier.

Son nom lui a été donné vers 1900 par le Comptoir Central de Crédit.

Le nom a été choisi en référence aux établissements scolaires implantés à proximité.

Le groupe scolaire le plus proche de l’allée est celui qui a été construit au n° 41 de l’actuelle avenue Victor Cresson et qui abrite aujourd’hui une annexe du lycée polyvalent Eugène Ionesco. C’était dans les années 1950 l’école de garçons Anatole France à laquelle fut adjoint quelques années plus tard un Collège d’enseignement industriel.
Le premier édifice remontait aux années 1870 et était appelé « groupe des Moulineaux ». Il était principalement fréquenté par des enfants venant de la partie ouest de la commune. Le nombre des élèves augmentant sans cesse, il connut divers agrandissements jusqu’à ce que deux nouveaux bâtiments, abritant une école maternelle et une école de filles, lui soient ajoutés dans les toutes premières années du 20ème siècle.

La rue commence avenue Victor Cresson et se termine rue André Chénier.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 100 mètres de long.

Elle a été percée en 1931, lors de la construction des immeubles qui la bordent. Ceux-ci présentent des façades assez caractéristiques de l'architecture de l’époque. Elle est alors une voie privée et sera classée dans la voirie communale en 2000.

Son nom lui est donné lors de sa création par le constructeur de l’ensemble immobilier : la Compagnie d’Assurances « La Paix » (48 rue de la Victoire, Paris).

Ce nom est donné en hommage à Édouard Branly (1844 - 1940), universitaire et physicien.

Édouard Branly naît le 23 octobre 1843 à Amiens. En 1862, il part à Paris pour suivre math sup. au lycée Impérial Napoléon. Le 2 novembre 1865, il entre à l’École Normale Supérieure. Le sous-directeur pour les sciences est Louis Pasteur. En 1868, il est titulaire de 2 licences en Sciences Physiques et en Sciences Mathématiques, agrégé de l’Université pour les Sciences Physiques et Naturelles. Il sort premier de sa promotion. Le 26 décembre, il est nommé chef de laboratoire de Physique de l’École Pratique des Hautes Études. Il produit sa première communication à l’Académie des Sciences en 1869 sur le rayonnement solaire. Il s’intéresse à l’anatomie du système nerveux et en particulier aux mécanismes de transmission de l’influx nerveux au niveau des synapses. Ses observations l’amènent à étudier le problème des contacts électriques imparfaits ce qui le conduira à inventer en 1890 le premier détecteur efficace d'ondes électromagnétiques dans les fréquences radio. Il est ainsi à l'origine des travaux qui devaient permettre les premières transmissions de télégraphie sans fil par Marconi. En 1905, Branly invente la télémécanique. En 1911, il entre à l’Académie des Sciences. . Il poursuivra ses recherches et produira des communications scientifiques jusqu’en 1935. Il aura droit à des obsèques nationales à sa mort en 1940 (19 mars).

La rue commence Camille Desmoulins et se termine rue Maurice Mallet. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure 117 mètres de long.

Elle a été percée à la fin des années 1990 dans le périmètre de la ZAC Forum Seine.

Elle était appelée « mail M 4 » lors des opérations d’aménagement de la ZAC.

Son nom actuel lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 3 octobre 1996.

Ce nom a été choisi en hommage à Édouard Nieuport (1875 - 1911), pilote et avionneur, créateur d’une entreprise installée à Issy-les-Moulineaux.

Né à Blida (Algérie), Édouard de Niéport, dit Nieuport, suit dans sa jeunesse des cours à l’école Supérieure d’Electricité.
En 1907, à Suresnes, il est à la tête d’une petite fabrique de magnétos, bougies, et appareils électriques pour moteurs d’automobiles. Puis après avoir fait la connaissance des frères Voisin, il participe à la fabrication de moteurs d’avions. C’est d’ailleurs lui qui fournit l’allumage de l’aéroplane Voisin sur lequel est effectué le 1er kilomètre en circuit fermé à Issy-les-Moulineaux le 13 janvier 1908.
Conquis par l’aventure aérienne, il construit en 1908 un monoplan monoplace à fuselage entièrement entoilé, qu’il travaille à rendre plus fin, donc plus rapide. En 1909, il l’équipe d’un moteur de 28 CV à 2 cylindres opposés de sa conception. A diverses reprises, il vient effectuer ses essais sur le terrain d’Issy-les-Moulineaux. Les recherches qu’il poursuit lui valent plusieurs succès : nombreux records de vitesse successifs, record mondial de distance parcourue entre le lever et le coucher du soleil (1.225 kilomètres).

En 1911, il est mobilisé comme sapeur dans une escadrille de ses appareils, commandée par le lieutenant de vaisseau Delage. Dans le but de participer aux manœuvres des Ardennes, il arrive à Mourmelon le 9 septembre, venant d’Issy-les-Moulineaux aux commandes d’un monoplan muni d’un moteur Gnôme de 50 CV. Le 10, il part pour une séance de démonstration à Verdun où, devant le colonel Estienne et quelques officiers, il effectue un atterrissage impeccable malgré de mauvaises conditions atmosphériques. Voulant démontrer qu’il est capable de renouveler son exploit, il décolle de nouveau et monte à 800 mètres, coupe son moteur et commence une descente en spirale. Mais arrivé à la hauteur des arbres, une ravale de vent le fait passer au ras de l’un d’entre eux et son appareil est brutalement rabattu vers le sol. Nieuport est tué dans l’accident.
Son frère Charles reprend le flambeau de la société, et obtient dès 1912 ses brevets de pilote civil et militaire. Mais il meurt à son tour dans un accident d'avion le 24 janvier 1913.

En 1912, il avait transféré de Suresnes à Issy-les-Moulineaux, avec l’aide d’Henry Deutsch de la Meurthe, une usine qui lui survécut. Cette usine était située entre l’actuel boulevard Gallieni et la rue Camille Desmoulins, soit approximativement à l’emplacement de la rue qui porte le nom de son fondateur.
Pendant la Première Guerre mondiale, l’entreprise travaille pour la Défense Nationale. Elle réalise un petit avion de chasse appelé le « Bébé Nieuport » qui va connaître un succès retentissant. En 1920, elle forme la Société Anonyme Nieuport - Astra, après fusion avec la Société Astra, un des plus anciens et des plus importants constructeurs de dirigeables en France. Par la suite s’opèrent d’autres regroupements, avec de nouvelles firmes, comme la Compagnie Générale Transaérienne. Les appareils produits sont dorénavant connus sous le nom de « Nieuport - Delage ». En 1939, les politiques de nationalisation d’une part et de concentration de l’industrie aéronautique d’autre part provoquent la disparition de la Société Nieuport, absorbée par la S.N.C.A.S.O. (Société Nationale de Constructions Aéronautiques du Sud-Ouest).

La rue commence place Bachaga Boualam et se termine à la limite de Clamart.Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 720 mètres de long.

Elle existait sans doute d2jà au Moyen-Âge. Elle est restée mal entretenue pendant la majeure partie du 19ème siècle. En l’An X, c’est en effet encore un chemin qu’il apparaît « indispensable de réparer tant pour faciliter la récolte des vignes que pour amander (sic) les terres, ce chemin étant tellement dégradé qu’il est impossible d’y conduire des voitures sans courir les plus grands risques » (vœu du Conseil municipal du 1Elle existait sans doute déjà au Moyen-Âge. Elle est restée mal entretenue pendant la majeure partie du 19er fructidor An X). Sa largeur est portée de 3 mètres à 6 mètres suite à une délibération du Conseil municipal du 10 février 1836. Mais en 1858, il est toujours considéré « impraticable » par le Conseil municipal (Délibération du 24 février).

Elle porta successivement le nom de chemin des Monts, puis (par délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1877) de rue des Monts.

Le nom actuel lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894 (mais elle comprenait alors l’actuelle rue Pierre Brossolette).

Le nom a été choisi en référence à la devise de la République française (Liberté, Égalité, Fraternité).

La rue dessert l’église Saint-Bruno (au n° 14) et le cimetière - qui abrite plusieurs tombes et monuments de personnalités locales dont les noms ont été attribués à diverses rues de la ville (le Docteur Lasserre, Auguste Gervais...).

La place s’ouvre au carrefour des rues Minard, Abbe Gregoire, Jules Guesde et avenue Jean Jaurès.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.

Elle a été formée à une date indéterminée par la convergence de rues qui comptent parmi les plus anciennes de la ville.

Depuis une époque très ancienne, un gros orme était planté entre l’église et la maison forte seigneuriale qui lui faisait face ; non loin, devant la porte principale de cette dernière, se trouvait le pilori. C’était un lieu de réunions où l’on venait prêter serment, prendre des engagements entre maîtres artisans et apprentis ou entre vendeurs et acheteurs. Le parvis de l’église - voire l’église elle-même - accueillait, jusqu’à la Révolution, les assemblées communales, convoquées au son des cloches.

La place était à cette époque surélevée, avec un escalier qui permettait d’y accéder, notamment du côté de l’actuelle rue Minard.
Par la suite, elle se trouva complètement transformée - et en particulier élargie - par l’ouverture de l’actuelle rue de l’Abbé Grégoire, en 1863, et par la démolition des bâtiments qui la bordaient - dont le dernier était, sur le côté sud, un imposant et ancien « café-tabac » démoli à la fin des années 1960.

La place est pour la première fois éclairée au gaz à la fin des années 1850, suite à l’installation d’un bec de gaz payé par souscription publique.

Son nom lui a été attribué à une époque indéterminée.

Le nom a été choisi du fait de la présence, sur la place, de l'Église Saint-Étienne.

Sans doute fondée à une date très reculée (le culte de Saint-Étienne s'est répandu au 5ème siècle), l'église Saint-Étienne est citée dans un texte de 1084 qui donne à l'évêque de Paris le droit de nommer le curé d'Issy.
L'édifice actuel a été construit entre 1634 et 1645. Il a été béni par le nonce apostolique en 1661.

Son architecture se caractérise par ses formes de style roman - et cette survivance d’un style traditionnellement rattaché au monde des campagnes (par opposition au gothique, plus urbain) rappelle qu’au 17ème siècle Issy n’est encore qu’un gros bourg rural.
A l’exception d’un tympan sculpté de style roman également (12ème siècle), appelé le Christ aux Anges, le décor est d’une manière générale classique, de style ou d’esprit. Certains éléments : les deux bénitiers Renaissance, la cuve baptismale d’époque Louis XIV et les tableaux des chapelles latérales, sont protégés au titre des Monuments Historiques - comme le tympan d’ailleurs, classé le 17 juin 1905.

Sous la Révolution, l’église est momentanément fermée après que le prêtre constitutionnel alors en fonction ait donné sa démission le 11 novembre 1793. Elle subit alors quelques transformations : un autel de la Liberté y est élevé. Puis elle devient « Temple de la Raison » (en l’an II), « Temple décadaire » (de l’an VII à l’an IX), enfin « Maison commune » (en l’an X).
L'église est dévastée durant les évènements de 1871, tout comme la majeure partie de la ville. En 1872, sa réouverture au culte se déroule en présence du futur président de la République, le Maréchal de Mac Mahon.
L'église a été inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques le 10 avril 1929.

Le nom a également été donné jusqu’en 1894 à l’actuelle rue de l’Abbé Grégoire.

La place dessert l’église Saint-Étienne qui lui a donné son nom.

La rue commence rue Jeanne d’Arc et se termine rue d'Oradour-sur-Glane. Elle est située dans le quartier Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 110 mètres de long.

Elle a été percée à l’occasion de l’urbanisation du secteur qui a suivi la récupération de terrains longtemps occupés par une entreprise de transports puis, au cours des années 1960, par des ateliers de la société Télédiffusion de France.

Son nom lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 16 mars 2000.

Le nom a été choisi en hommage à Éliane Jeannin-Garreau (1911 - 1999), résistante isséenne, déportée durant la Seconde Guerre mondiale.

Éliane Jeannin-Garreau est née à Bayonne le 18 mars 1911. Après des études à l’école nationale des Beaux Arts à Paris, elle entre dans une banque, où elle participe à la rédaction du journal de l’entreprise. En juin 1940, elle adhère à l’appel du Général de Gaulle. Elle entre alors dans la Résistance, au sein de l’Organisation Civile et Militaire des Jeunes (OCMJ) créée par Charles Verny. Elle s’occupe, dans la presse clandestine, de la fabrication de faux papiers, et vient en aide aux juifs et aux personnes traqués par la police : son appartement d’Issy-les-Moulineaux constitue alors un lieu de réunions, un refuge pour les résistants et un dépôt d’armes ou de tracts.
Le 31 août 1943, elle y est arrêtée avant d’être livrée à la Gestapo. Incarcérée à Fresnes, elle est interrogée et torturée. Le 31 janvier 1944, elle est déportée au camp de Ravensbrück. En avril 1944, transférée à Holleischen (Tchécoslovaquie), elle prend une part active au sabotage du travail imposé par les usines d’armement Skoda. C’est à cette époque qu’elle fait la connaissance de Geneviève De Gaulle, nièce du Général De Gaulle, elle aussi déportée.
Le 5 mai 1945, le camp où elle est internée est libéré.
En 1991, elle publie « Ombre parmi les ombres, Chronique d’une Résistance». Le livre obtient le prix d’Histoire Générale de l’Académie française le 18 juin 1992. Elle publie également en 1994 un recueil de dessins sous le titre « les Cris de la Mémoire ». Elle décède le 15 juin 1999 à Issy-les-Moulineaux, et est enterrée à la date symbolique du 18 juin.
Lieutenant des forces françaises combattantes, Éliane Jeannin-Garreau était officier de la légion d’Honneur, décorée de la Croix de guerre avec palmes, et de la Rosette de la Résistance.

La rue dessert l’école élémentaire Saint-Exupéry (au n° 12).

La rue commence rue Tolstoï et se termine rue du Chemin Vert. Elle est située dans le quartier Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 390 mètres de long.

Elle a été percée en 1929 lors de l’aménagement de la zone du Fort.

Elle était désignée sous le nom de « voie n° 21 », lors de l’aménagement de la zone.

Son nom lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 30 novembre 1930, suite à la demande d’une école pratique de sténodactylo voisine.

Le nom a été choisi en hommage à Émile Duployé (1833 -1912), inventeur d'une méthode d'écriture sténographique.

Émile Duployé naît en 1833 à Liesse Notre Dame (Aisne). C’est un ecclésiastique. Il est l'auteur d’une méthode de sténographie qui fut très utilisée en France au début du 20ème siècle. Il a écrit une série de livres à ce sujet. Dans la première édition, la méthode fut nommée « Sténographie Duployé, écriture plus facile, plus rapide et plus lisible que toute autre, s'appliquant á toutes les langues ». Elle fut adaptée à dix-sept langues étrangères et lui permit d’obtenir la médaille d’or à toutes les Expositions Universelles, tant à Paris (1878-1889-1900) que dans le monde entier. Il meurt à quatre-vingts ans, le 9 mai 1912 à Saint-Maur. Il repose dans le petit cimetière de Notre-Dame de Liesse, auprès de la basilique. Une rue de Paris porte aussi son nom.

La rue commence rue Auguste Gervais et se termine rue Lasserre. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 147 mètres de long.

Elle est percée en 1906, approximativement à l’emplacement de « l’Allée haute » du parc du « Petit Olympe », propriété de la reine Marguerite de Valois, et plus tard parc du château des princes de Conti.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 4 juin 1907.

Le nom a été choisi en hommage à l’écrivain Émile Zola (1840 - 1902).

Émile Zola naît à Paris le 2 avril 1842, il a passé son enfance à Aix-en-Provence. D'abord employé de bureau, il lit beaucoup, écrit des poèmes, des contes. Il découvre au sein de la librairie Hachette où il est entré le 1er mars 1862, le monde de l'édition. Alors qu’il commence à publier, Contes à Ninon en 1864, puis La confession de Claude en 1865, iI devient journaliste et critique suite à son départ de la maison Hachette le 31 janvier. Il rédige Thérèse Raquin en 1867. Il continue à exercer sa verve satirique contre l'Empire dans divers journaux. Il dénonce dans ses articles « la dictature de César », la misère, les fastes qu’il juge honteux de la Cour à Compiègne, les spéculations immobilières et l'haussmannisation, les rigueurs du bagne et l'hypocrisie du clergé. Nombre de ces thèmes trouveront un écho dans les vingt romans qui seront publiés à un rythme régulier entre 1870 et 1893 : les Rougon Macquart. Zola publie dans l'Aurore le 13 janvier 1898 le célèbre article « J'accuse », en faveur de Dreyfus. Il est condamné par la justice et il s’exile en Angleterre. Il revient à Paris le 5 juin 1899 après que la cour de cassation a annulé le jugement condamnant Dreyfus. Il meurt dans la nuit du 28 au 29 septembre 1902 asphyxié dans son appartement. Zola est inhumé au Panthéon le 4 juin 1908.

Il commence rue de l'Égalité et se termine rue d'Erevan. Il est situé dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Il mesure 240 mètres de long.

Il a été créé sans doute dès le Moyen-Âge. Par la suite, il subit plusieurs amputations. A l’origine en effet, il se prolongeait, par un parcours en ligne brisée, jusqu’au chemin de Saint-Cloud actuel. Mais en 1869, le percement du futur boulevard Rodin lui fit perdre beaucoup de son utilité, d’autant que son tracé passait dorénavant au travers des carrières nouvellement creusées. Vingt ans plus tard néanmoins, il s’étendait toujours jusqu’au boulevard Rodin du côté de l’ouest.

Son nom lui a été donné à une époque indéterminée antérieure au 18ème siècle.

Ce nom fait référence à un ancien lieu-dit, « l'Espinette », situé au même emplacement.

Le nom d’épinette ne désigne pas l’instrument de musique (de la famille des clavecins), mais un cépage, plus couramment connu de nos jours sous le nom de pinot blanc. L'origine du nom serait liée à des broussailles d'épines : cultivées après défrichage, elles donnent un cru particulier, baptisé « épinette ».
Nul doute que le lieu-dit isséen « L’épinette », dont on trouve mention dès le 13ème siècle, était planté de ce cépage. Avec plus de 4 hectares, il aurait été au Moyen Âge le plus important vignoble du coteau.

Le nom était également porté par un petit sentier voisin (voir notice). Plus récemment, il a été donné à une école maternelle (7, rue Honoré Fragonard) et à une école élémentaire (38 bis rue d'Erevan), ainsi que, plus globalement,au quartier environnant.

La voie dessert l’école arménienne « Tarkmantchatz » (au n° 17 - 19).

Il commence rue d'Erevan et se termine en impasse. Il est situé dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Il mesure 22 mètres de long.

C’est un vestige de l’ancien tracé du sentier des Epinettes.
Il a été percé sans doute dès le Moyen Âge.

Son nom lui a été donné vers 1870.

Ce nom fait référence à un ancien lieu-dit, « l'Espinette », situé au même emplacement (voir notice sentier des épinettes).

La rue commence rue de la Défense et se termine place du Souvenir Français. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 330 mètres de long.

Elle a été percée vers 1905.

Elle prit anciennement le nom de rue du Plateau.

Le nom actuel lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 9 juin 1975.

Le nom a été choisi à la demande de la communauté arménienne d’Issy-les-Moulineaux pour « rappeler le souvenir de leur pays d’origine » (délibération du Conseil municipal du 9 juin 1976).

Erevan est en effet la capitale et plus grande ville de la république d'Arménie, située à 1000 mètres d'altitude. La ville constitue le plus grand centre industriel, administratif et commercial du pays. Erevan est le foyer de la culture arménienne et on y trouve notamment universités, théâtres, musées, opéra, et une grande bibliothèque. A l’encontre de nombreuses villes, Erevan possède son "certificat de naissance", dont l’authenticité ne prête à aucun doute. Une inscription cunéiforme gravée sur pierre sur ordre du roi Argishti I en 782 av J-C. indique que le roi Argichti construisit cette forteresse et la nomma Erebouni. Ce toponyme est l’origine étymologique du nom d’Erevan. La ville a été successivement sous l'emprise de divers peuples (dont les Romains, les Parthes, les Arabes…) avant de passer sous domination perse au 15ème siècle. Du 15ème au 17ème siècle, les Turcs et les Perses se disputèrent la suprématie sur la ville. Au début du siècle, Erevan n'était qu'une petite bourgade de province, aux portes de l'empire Russe. Entre 1918 et 1920, Erevan était le centre de l'Arménie indépendante. C'est tout naturellement qu'elle est devenue la capitale de la République Soviétique d'Arménie. Erevan conservera son statut de capitale au sein de la république issue de la dislocation de l'Union Soviétique. La ville recense plus de 1.200.000 habitants aujourd'hui.

La rue abrite l’école élémentaire des Épinettes (au n° 38 bis).

La rue commence Porte de Versailles (à Paris) et se termine place Paul Vaillant-Couturier. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 500 mètres de long.

Elle a été tracée, comme les voies qui la prolongent jusqu’à l’avenue de Verdun, sans doute dès l’Antiquité. C’est là en effet, à l’abri des crues de la Seine, que passe l’ancien chemin des hautes eaux. Il devient un des itinéraires empruntés par la voie romaine de Paris à Dreux bordée d’une nécropole (découverte en 1967 lors de la reconstruction de l’église Saint-Benoît). Aux 17ème et 18ème siècle, elle longe les résidences de campagne que se font construire de riches parisiens, grands parlementaires, magistrats, voire aristocrates. Avec le 1er Empire, elle devient Route Nationale - puis Route Royale ou Impériale (aujourd’hui R N n° 189).

Elle est successivement dénommée - comme la rue du Général Leclerc englobée dans les différentes appellations jusqu’en 1948 - « Rue Basse », ou « Grande Rue Basse » à la fin du 17ème siècle et « Grande Rue » à partir du milieu du 18ème siècle. Néanmoins, le début du 19ème siècle fait la distinction entre la « Route de Vaugirard » (de Paris jusqu’à l’actuelle rue Foucher-Lepelletier) et la « Grande Rue ».

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894. A cette date, la rue incluait également l’actuelle rue du Général Leclerc qui longe précisément le séminaire où Ernest Renan étudia.

Le nom a été choisi en hommage à Ernest Renan (1823-1892), philosophe et historien des religions, qui a étudié au Séminaire de Saint-Sulpice d'Issy en 1841 et 1842.

Né en 1823, à Tréguier (Côtes d’Armor), Ernest Renan est destiné dès l’enfance à la prêtrise. Il a dix-huit ans quand il entre au Séminaire d'Issy. Le lieu le marque durablement : bien des années plus tard, en 1883, dans ses "Souvenirs d'Enfance et de Jeunesse", il le décrit avec attendrissement. Il note avec une pointe d'humour que le bâtiment principal, ancienne demeure de la Reine Margot, fut transformé lorsqu’il reçut une affectation religieuse : « Les Vénus devinrent des Vierges ; avec les Amours, on fit des Anges". Il se montre plus touché par "le beau parc mystique d'Issy... Il a été, après la cathédrale de Tréguier, le second berceau de ma pensée. Je passais des heures sous ces longues allées de charmes, assis sur un banc de pierre, en lisant. C'est là que j'ai pris (avec bien des rhumatismes, peut-être), un goût extrême de notre nature humide, automnale du Nord de la France".
C'est là également, au Séminaire d'Issy, qu'il connaît la crise religieuse grave qui va décider du reste de sa vie. Dès 1845, il quitte l'habit de séminariste. La Révolution de 1848 l'amène à prendre des positions libérales qu'il défendra régulièrement. En 1860 et 1861, une mission en Palestine lui inspire son œuvre majeure : "L’histoire des origines du Christianisme". La parution du premier volume « La Vie de Jésus » en 1863 lui fait perdre son poste de professeur d'hébreu au Collège de France.
Après 1870, la IIIème République le comble d’honneurs. Il est réintégré dans son poste de professeur au Collège de France - dont il sera nommé administrateur en 1883. Quatre ans plus tôt, en 1879, il avait été élu à l’Académie Française.

Le nom de Renan a également été donné à l'école maternelle située dans cette rue (au n° 21).

La rue dessert le Collège Henri Matisse (au n° 27).

Il commence rue de la Défense et se termine rue d’Erevan. Il est situé dans le quartier Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Il mesure 50 mètres de long.

Il a été créé au début du 20ème siècle.

Aménagé dans une partie très pentue du coteau, il comprend 93 marches.

Au pied de l’escalier se dresse le Monument aux Morts Arméniens, à leur Peuple et à leurs Sacrifices (inauguré le 19 décembre 1982).

La rue commence rue du Gouverneur Général Félix Éboué et se termine boulevard Gallieni. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 317 mètres de long.

Elle a été percée au milieu des années 1870. Elle est alors une voie privée ; elle sera classée dans la voirie communale en 1930.

Elle prit initialement le nom de rue des Citeaux, par délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1877, par référence à un lieu-dit voisin.

Le nom actuel lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 21 juin 1949.

Le nom a été choisi en hommage à Honoré d'Estienne d’Orves (1901 - 1941), martyr de la Résistance, qui a habité Issy-les-Moulineaux de 1936 à 1938. Une plaque a été apposée sur l’immeuble ou il a vécu, rue Jules-Edouard Voisembert (n° 6).

Honoré d’Estienne d’Orves naît le 5 juin 1901 à Verrières-le-Buisson. Ancien élève de l'école Polytechnique, il entre dans la Marine.

C’est à cette époque, en 1936, qu’il s’installe avec sa famille à Issy-les-Moulineaux au n° 6 de la rue Jules Édouard Voisembert.
En 1940, il est lieutenant de vaisseau. Il se rallie à l'appel du Général de Gaulle et est affecté à Londres au service de renseignement de la France Libre. Il est envoyé en France en décembre 1940 avec comme mission de constituer un réseau qui prendra le nom de « réseau Nemrod ». Trahi et dénoncé par un de ses propres agents, il est arrêté par les Allemands le 21 janvier 1941.

D’abord transféré à Berlin, il est renvoyé en France et incarcéré à Fresnes. Le 13 mai 1941 s’ouvre le procès du réseau Nemrod. Accusé d'espionnage, il est condamné à mort avec d’autres résistants. Transféré à la prison de Fresnes, à la suite des attentats communistes de l'été 1941, et en dépit des démarches entreprises à Berlin pour obtenir une grâce, les condamnés sont exécutés au Mont Valérien le 29 août 1941.
Après la guerre, il sera nommé Compagnon de la Libération.

La rue commence rue Auguste Gervais et se termine avenue Jean Jaurès.Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.Elle mesure 101 mètres de long.

Elle a sans doute été percée dès le Moyen-Âge.
Au 19ème siècle, elle est élargie à 7 mètres (suite à une délibération du Conseil municipal du 6 novembre 1835), et éclairée par deux becs de gaz payés par souscription publique.

Elle s’est à l’origine appelée « rue entre les deux églises », parce qu’elle reliait l’église Saint-étienne et la chapelle Saint-Vincent (située sur l’actuelle rue Marcellin Berthelot). Dès le 17ème siècle, elle prend le nom de « rue des Noyers » qu’elle conserve jusqu’en 1894.

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

Ce nom a été choisi en hommage à Etienne Dolet (1509 - 1546), imprimeur et humaniste.

Etienne Dolet naît le 3 août 1509. Il fait des études de droit à Paris pendant 5 ans. Il part ensuite pour l’Italie, à l’université de Padoue et à 21 ans, devient le secrétaire de l’évêque de Limoges, ambassadeur de France à Venise. Puis il poursuit ses études à Toulouse où il se fait vite remarquer par sa liberté de penser. Ainsi, à propos d'un édit contre les associations d'étudiants, il prononce deux discours dans lesquels il critique vigoureusement le parlement de Toulouse. Le scandale est tel qu'il est arrêté, et libéré quelques jours après grâce à l’intervention de puissants protecteurs. Il se réfugie à Lyon où il travaille plusieurs années comme correcteur dans une imprimerie. C’est à cette époque que les premiers livres en langue française sont imprimés. En 1538, il ouvre son propre atelier d'imprimeur à Lyon et il publie beaucoup. En 1542, il est arrêté sous l’accusation d’hérésie, emprisonné et livré à la Justice royale ; mais de nouveau le roi pardonne. Une machination est alors montée contre lui et il est de nouveau arrêté. Enfermé à la Conciergerie après diverses péripéties, il est accusé d'avoir publié des ouvrages de tendance réformée et des textes qui semblent contester l'immortalité de l'âme. Il est condamné à mort et brûlé avec ses ouvrages à Paris, place Maubert.

La rue dessert la Maison de Retraite Lasserre (au n° 3).

Il commence rue Antoine Courbarien et se termine boulevard Rodin, après avoir longé la commune de Clamart.Il est situé dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort.Il mesure 151 mètres de long. 

Il a été percé à une date indéterminée (Moyen-Âge ?). Il parait être la continuation du Sentier des épinettes. En 1804, deux bornes y sont plantées pour fixer la démarcation avec Clamart. La voie est non ouverte aux voitures.

Il portait le nom de sentier des « étroites ruelles » au début du 19ème siècle.

Son nom actuel lui est donné au début du 20ème siècle - alors que sur le côté relevant de Clamart, il s'appelle « Sentier des Montquartiers ».

Le nom fait référence aux dimensions réduites de la voie.

La rue commence rue de la Galiote et se termine rue du Passeur de Boulogne. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure 60 mètres de long.

Elle a été percée en 2 étapes : à la fin des années 1990 dans le cadre de l’aménagement de la ZAC Garibaldi, et au début des années 2000 dans le cadre de la ZAC des Bords de Seine.

Elle était désignée sous le nom de « voie A3 » lors des opérations d’aménagement de la ZAC Garibaldi.

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 20 juin 1996, et - pour son prolongement - le 7 février 2002

Le nom a été choisi en hommage à Eugène Atget (1857 - 1927), photographe, ayant fait des prises de vues des vestiges du château des Conti en 1901.

Eugène Atget naît le 12 février 1857 à Libourne. Il est d’abord marin. Installé à Paris à partir de 1878, il se tourne vers l'art dramatique et sera acteur de seconds rôles au théâtre. Il s’essaie ensuite à la peinture sans grand succès avant d'adopter la photographie. D'abord « photographe pour artistes », il a ensuite réalisé des photographies sur les cultures populaires, les traditions, l'architecture, les jardins, les cafés et les marchés… Son projet est démesuré : photographier tout ce qui, à Paris, est artistique ou pittoresque. Il y consacre près de 20 ans de sa vie, photographiant notamment avec minutie la zone, le boulevard Masséna, la Poterne des Peupliers, la Porte de Choisy, etc.
C’est dans ce contexte qu’il vient à Issy-les-Moulineaux faire une série de clichés sur les derniers bâtiments qui subsistent de l’ancienne propriété des Princes de Bourbon-Conti, et plus particulièrement sur le château lui-même, en ruines.

Il s'est distingué en utilisant durant toute sa vie de photographe des plaques en verre au gélatino-bromure et un papier brillant albuminé, alors que ces procédés avaient disparu dès la fin de la Première Guerre mondiale. Son œuvre ne rencontre pas le succès de son vivant. Elle a été reconnue grâce à Bérénice Abott, qui, après sa mort, acquiert plusieurs milliers de ses clichés. En France, ses photographies sont conservées au Musée Carnavalet, à la Bibliothèque nationale de France, à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, à l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, et au Musée des Arts Décoratifs.
Eugène Atget meurt le 4 août 1927 à Paris.

La rue commence rue Michelet et se termine en impasse, rue du Quatre Septembre. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 210 mètres de long.

Elle a été percée vers le 17ème siècle. Elle fait alors partie d’un chemin rural.

Elle porta d’abord le nom de « chemin des glaisières » ou « chemin derrière les glaisières ». Elle s’appela ensuite « rue des carrières », par délibération du Conseil municipal du 23 décembre 1877. Puis, après la construction de la Manufacture de Tabacs et le remodelage des rues environnantes, elle prit la dénomination de « ruelle d’Issy » - après accord entre les deux communes de Vanves et d’Issy dont elle forme la limite.

Son nom actuel lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 13 juin 1930, qui
« s’associ[ait] à un changement de nom [décidé] par le Conseil municipal de Vanves ».

Le nom a été choisi en hommage à Eugène Baudouin, maire de Vanves, de 1896 à 1900.

Né le 6 juin 1840 à Loudun (Vienne), Eugène Baudouin était professeur au Lycée Michelet. Il fut élu en 1896 Maire de Vanves, poste qu’il occupa jusqu’en 1900. C’est sous son administration que fut construite la mairie de Vanves actuelle.
Il était également Conseiller général du département de la Seine.
Il est mort le 10 janvier 1928 à Nice.

F

Il commence rue Rouget de Lisle et se termine rue Joseph Frantz. Il est situé dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Il mesure 350 mètres de long.

Il a été tracé en 2002, dans le cadre de l’aménagement de la ZAC Forum Seine. C’est une voie semi piétonne qui longe la ligne C du R.E.R.

Son nom lui a été attribué par délibération du Conseil municipal du 26 juin 2003.

Ce nom a été choisi en souvenir de Félix Amiot (1894 - 1974), avionneur ayant pratiqué les premiers essais de son AMIOT 01 sur le terrain d’aviation d’Issy-les-Moulineaux.

Félix Amiot naît le 17 octobre 1894, à Cherbourg. Dès 16 ans il travaille dans les secteurs de la mécanique, de l’outillage, de la réparation des moteurs. Avec l’aide de deux compagnons, il construit dès 1912, à Issy-les-Moulineaux son premier appareil. Il collabore ensuite avec Morane et Saulnier (qui furent eux-mêmes des constructeurs aéronautiques). A la fin de la guerre, il décide de s’installer à son compte et développe à Colombes une activité d’emboutissage et de constructions mécaniques (la Secm-Amiot), qui fabrique également des avions. Ceux-ci obtiennent de nombreux records du monde. En 1937, les établissements développés par Amiot n’échappent pas à la nationalisation des usines d’armement. Les avions Amiot détinrent de nombreux records du monde. En juin 1940, Amiot n’hésite pas faire détruire les centaines d'avions en construction dans ses diverses usines pour éviter que ceux-ci ne tombent aux mains des Allemands. Il se replie à Marseille et freine la production de son unité de Colombes située dans la zone alors occupée. Après la guerre il se reconvertira dans la construction navale à Cherbourg et développera la société des Constructions Mécaniques de Normandie. A la fin des années 1960, l’affaire des "vedettes lance missiles de Cherbourg", construites pour Israël, fera connaître mondialement ses chantiers navals. Ces vedettes, bloquées sous l’embargo de ventes de matériel militaire décrété par le général de Gaulle au lendemain de la guerre des 6 jours de juin 1967, sont quand même enlevées par les Israéliens. Il est mort en 1974 à Paris.

La rue commence rue Émile Duployé et se termine à la limite de Meudon. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 351 mètres de long.

Elle a été tracée à une date indéterminée, antérieure au 17ème siècle. Elle faisait alors partie d’un chemin dont l’actuel « chemin du moulin », de l’autre côté du fort, est un vestige et a gardé le nom. Elle a été classée dans les voies communales le 22 juin 1959.

Elle a longtemps porté son nom d’origine : « chemin du moulin ». Puis en 1877, elle a été rebaptisée « chemin des vallées ».

Son nom actuel lui a été donné par délibération du Conseil municipal du 23 juillet 1932.

Ce nom a été choisi en hommage à Ferdinand Buisson (1841 - 1932), prix Nobel de la Paix.

Ferdinand Buisson naît à Paris en 1841. Il obtient l'agrégation de philosophie, en 1868, et, républicain, il se distingue en refusant de prêter serment à l'Empire, sous Napoléon III. De ce fait, il s'exile volontairement en Suisse. Il a exprimé aux premiers Congrès de la Paix à Genève en 1869 son désir de voir un jour « l'abolition de la guerre par l'instruction ». Après la défaite française de Sedan en 1870, il rentre en France et occupe successivement des fonctions de Chargé de mission au Ministère de l'Instruction publique, puis Directeur de l'enseignement primaire de 1879 à 1896, ce qui lui permet d'être un des principaux organisateurs de l'enseignement primaire en France et l’inspirateur des « lois Ferry » sur l’école publique. Il élabore un «Dictionnaire de Pédagogie » très représentatif de ce qui fut effectué en ce domaine pendant la IIIèmeRépublique. En 1896, il est nommé titulaire de la chaire de pédagogie de la Sorbonne. Il est élu député de Paris de 1902 à 1919 (sous l'étiquette « radical socialiste »). Pacifiste, il participe au Congrès de la Ligue internationale de la Paix qui s’était donné comme but la création des Etats-Unis d’Europe. Après la guerre, il soutient la Société des Nations et se consacre au rapprochement franco allemand. Son action lui vaut le prix Nobel de la Paix en 1927. Il meurt à Thieuloy Saint Antoine en 1932.

Elle commence rue de Meudon et se termine avenue de Verdun. Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les îles. Elle mesure 80 mètres de long et 4.50 mètres de large.

Elle a été percée vers 1900 par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud, qui avait entrepris le lotissement du quartier. Elle est restée voie privée jusqu’en 2000.

Son nom lui a été donné dès sa création par le Comptoir Central de Crédit.

Ce nom fait référence à l’importante Ferme des Moulineaux voisine (14ème - 19ème siècles).

Un grand domaine agricole a effectivement été constitué aux Moulineaux au Moyen-Âge. Il appartenait à une communauté de Chartreux, qui le développa à partir du 14ème siècle.

L’exploitation comportait notamment 54 arpents entourés de murs et plantés d’arbres fruitiers (donnant jusqu’à 80 000 fruits par an), des prairies, des pâtures, des labours, des vignes, un moulin, etc.
Les bâtiments étaient regroupés au fond de l’enclos.
Ils comprenaient un ensemble important de constructions : basse-cour, écurie, grange, grandes caves, ainsi qu’un « manoir et hôtel seigneurial ».
L’exploitation était confiée à un fermier (d’où le nom de « la Ferme »). Les noms de ces fermiers sont connus : la lignée des Marie s’y perpétua par exemple de 1666 à 1762.
La Révolution eut pour effet de chasser les moines. Pendant quelque temps, la ferme connut plusieurs propriétaires, dont (de 1803 à 1808 et à nouveau après 1814) le Maréchal Alexandre Berthier, Ministre de Napoléon 1er. Un peu plus tard, en 1857, elle fut vendue, ainsi que les terrains environnants, au Comptoir Central de Crédit, qui se lançait alors dans de vastes opérations immobilières.
Des exploitations agricoles n’en subsistèrent pas moins dans le quartier : au tout début des années 1960, l’on y trouvait encore une laiterie avec des vaches.

Le nom a également été donné au Parc de la Ferme (d’une superficie de 3.000 m²) desservi par l’allée et situé entre la rue du Viaduc et la place du 19 Mars 1962.

Elle commence rue Marcel Miquel et se termine rue de Meudon. Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles. Elle mesure 58 mètres de long et 4 à 6 mètres de large.

Elle a été percée à la fin du 19ème siècle par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud dans le cadre de ses projets de lotissement du quartier.

Son nom lui a été donné vers 1890 par le Comptoir Central de Crédit.

Le nom fait sans doute référence à un ancien lieu-dit de Meudon voisin.

Par le passé, la localité de Fleury dépendait pour partie de Clamart et pour partie de Meudon. Elle a été rattachée à cette dernière commune à la Révolution, non sans avoir été l’objet d’un litige avec Issy.
La première mention en est faite dans un document du 13ème siècle, sous l’orthographe de «Flory». De beaux domaines y ont par la suite été aménagés dans les hauteurs. L’historiographie locale a retenu les noms de leurs propriétaires les plus connus, parmi lesquels figurent la duchesse de Montesquiou, le marquis de Mirabeau (père du célèbre orateur des débuts de la Révolution), Jean-Jacques Rousseau (pour quelques jours) et enfin, à une époque plus récente, Isadora Duncan.

Elle commence allée de la Ferme et se termine en impasse (parc de la Ferme). Elle est située dans le quartier : La Ferme / Les Iles. Elle mesure 33 mètres de long.

Elle a été percée pour desservir le secteur central de la ZAC de la Ferme.

Son nom lui a été attribué en 1994.

Ce nom a été choisi en référence à la thématique de la flore et de la végétation en général, mise en avant lors de l’aménagement du quartier.

Elle s’ouvre entre la rue Camille Desmoulins et la rue du Passeur de Boulogne, le long du boulevard Garibaldi. Elle est située dans le quartier : Val de Seine / Les Arches. Elle mesure 40 mètres de long.

Elle a été percée dans le cadre des opérations de la ZAC des Bords de Seine.

Son nom lui a été attribué par une délibération du Conseil municipal du 4 avril 2002.

Le nom fait référence à un type de bateau naviguant sur la Seine.

Le foncet (ou « besogne ») est un bateau traditionnel de la Basse Seine. Long d’une soixantaine de mètres, il est équipé d’un très grand gouvernail et possède une cabine, la « travure », située sous la barre de ce gouvernail.

Elle commence allée des Coutures et se termine allée des Citeaux. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 88 mètres de long et 6 mètres de large.

Elle a été percée vers 1890 (en même temps que les allées des Citeaux et des Coutures adjacentes) par le Comptoir Central de Crédit d’Édouard Naud, dans le cadre de ses opérations d’investissement immobilier. Au début du 20ème siècle, les terres cultivées (des jardins maraîchers) prédominent encore sur le site.

Elle est restée voie privée - avec constitution d’une association syndicale dite « Allée de la fontaine » le 27 juillet 1926 - jusqu’en 2000.

Son nom lui a été donné par le Comptoir Central de Crédit lors de sa création.

Ce nom fait référence à un ancien lieu-dit voisin.

Sur les anciens plans et cartes de la commune, ce lieu-dit apparaît plus précisément sous le nom de « La Fontaine aux Juifs », terme qui est déjà cité dans des documents remontant à la fin du 14ème siècle.

Le nom a également été donné à une place située au carrefour des rues Minard et Général Leclerc, dans la partie Est de la commune.

La place occupe le carrefour formé par les rues Minard, du Général Leclerc, et de Vanves. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes.

Elle existe vraisemblablement depuis le Moyen-Âge au plus tard. Elle a été le centre de sociabilité du quartier jusqu’à la création de l’actuelle place Paul Vaillant-Couturier au cours des années 1850.

Son nom lui a été donné au 19ème siècle sous la forme initiale de « carrefour de la Fontaine ».

Le nom fait référence à l’une des rares fontaines de l’ancien bourg.

La fontaine fut construite à la fin du 18ème siècle. Sa construction a été décidée par l’Assemblée municipale, afin d'approvisionner en eau le bas du village privé de puits. Les travaux commencèrent le 22 mars 1788.

L’eau provenait du rû de Vanves, qui prend sa source à Clamart avant de traverser le domaine des Princes de Condé (actuel Lycée Michelet). Dans les années 1860, un incident survint d’ailleurs, quand le jardinier du Lycée détourna la canalisation allant vers Issy au profit des bassins du parc !

La fontaine était initialement placée en bordure de la place, à quelques mètres de l'endroit où elle se trouve aujourd'hui. L’emplacement actuel, au centre du carrefour, n'a en effet été retenu que lors de sa reconstruction, en 1914, sur les plans de l’architecte Émile Delaire.

Le nom a également été donné à une allée, située plus à l’ouest dans la plaine, entre les allées des Coutures et des Citeaux.

La rue commence rue G. Péri et se termine en impasse devant l’une des entrées du Fort d’Issy. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 290 m de long.

Elle était déjà ouverte au 17ème siècle et faisait alors partie d’un chemin, le chemin du Moulin, qui se prolongeait - par-delà le Fort - jusqu’à la limite de Clamart.

Elle prend, après la construction du Fort en 1842, le nom de route du Fort d’Issy, avec les actuelles rues Auguste Gervais et Gabriel Péri dont elle est la continuation. Cette appellation voit progressivement sa portée se réduire jusqu’à ne désigner finalement que la rue actuelle.

Son nom lui a été attribué en 1842, lors de la construction du fort d’Issy.

Ce nom se réfère au Fort d’Issy, construit sur le point culminant de la ville.

Construit en 1842, le Fort d’Issy faisait partie de la ceinture des bastions édifiés autour de Paris pour en assurer la défense en cas d’attaque ennemie. Cet édifice avait une importance particulière car il surveillait la partie la plus faible des fortifications de Paris. La Seine interrompait en effet les fortifications continues élevées autour de la capitale, précisément entre Auteuil et Issy, vers le secteur dit du « Point du Jour ».

En 1870 - 1871, pendant la guerre contre la Prusse, le fort subit un véritable déluge de feu, lorsque les Prussiens déclenchent le bombardement sur Paris. Les troupes françaises s’y maintiennent néanmoins et ne l’évacuent que le 29 janvier 1871 à la suite de la capitulation générale.
Le 3 avril de la même année, le Fort se retrouve occupé par les premiers régiments de la Commune de Paris, partis à l’assaut de Versailles où s’était réfugié le gouvernement. Il est alors le théâtre de batailles acharnées entre les communards et les Versaillais et tombe en mai 1871.
A la fin des combats, le fort d’Issy était réduit à l’état de ruines.

La rue dessert l’école Justin Oudin (au n° 72).

La rue commence rue Jeanne d’Arc et se termine rue Ernest Renan. Elle est située dans le quartier : Centre Ville / Corentin Celton - Les Varennes. Elle mesure 343 mètres de long.

Elle portait initialement le nom de rue de Javel (du nom du village voisin où elle menait).

Son nom actuel lui a été attribué par délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

Ce nom a été choisi en hommage à Edmond Foucher-Lepelletier (1809 - 1899), industriel propriétaire de la Manufacture de Javel voisine.

Né le 17 juillet 1809 au Havre, Edmond François Édouard Foucher-Lepelletier se destine d’abord à l’architecture (sans doute par tradition familiale). Mais c’est à Paris et comme industriel qu’il se fait rapidement une situation, puisque dès la fin des années 1830, il seconde et peu à peu remplace son beau-père à la direction de la grande « Manufacture de Javel ». Créée dès 1777 - 1778 sous les auspices du Comte d’Artois (futur Charles X) elle était située dans le hameau de Javel, alors compris dans le territoire d’Issy. Cette fabrique de produits chimiques (acides et sulfates) est évidemment surtout restée célèbre pour sa «lessive de javel », vers laquelle elle a orienté son activité après la Révolution.
Edmond Foucher-Lepelletier est à l’époque une personnalité, non seulement sur le plan communal, mais aussi sur le plan national. A partir de 1852, il siège au Conseil municipal d'Issy-les-Moulineaux. De 1852 à 1863, il est également député au Corps législatif.
Sa réussite industrielle lui vaut d’être décoré de la Légion d’Honneur le 15 avril 1851. Celle-ci lui est remise dans les locaux mêmes de son usine par le Prince Président Louis Napoléon Bonaparte (futur Napoléon III), comme en témoigne un tableau conservé dans la Galerie d’Histoire de la Ville au Musée français de la Carte à Jouer.

La villa commence rue du Moulin de Pierre et se termine en impasse. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes - Le Fort. Elle mesure 61 mètres de long.

Elle a été ouverte au moment de la guerre de 1914 - 1918. Ce fut d’abord un passage particulier, puis un « chemin » lorsque les riverains l’eurent étoffé.

Son nom lui a été attribué par délibération du Conseil municipal du 3 février 1920 - qui a ratifié une décision des riverains.

Ce nom a été choisi en hommage à Francisco Ferrer (1859 - 1909), homme politique espagnol.

Francisco Ferrer y Guardia naît le 10 janvier 1859 à Alella, petit village situé à quelques kilomètres au nord de Barcelone. Il travaille chez un marchand de draps, qui l’initie aux idées nouvelles et l’aide dans ses études. Devenu libre penseur et franc-maçon, Ferrer prend part, en 1886, à la révolte organisée par le général Villacampa au cours de laquelle les républicains tentèrent de renverser la monarchie et de proclamer la république en Espagne. L'échec de cette insurrection oblige Ferrer à s'exiler à Paris. Ferrer s’est associé au mouvement animé par des démocrates espagnols qui veulent retirer à l’église espagnole son hégémonie en matière d’enseignement. C’est donc en ce sens que Ferrer crée en 1901 une école à Barcelone (l’Ecole Moderne), multiplie les publications pédagogiques. L’ambition de Ferrer était de faire de cette école une sorte de Maison du Peuple permettant de favoriser l’instruction de tous. Le 31 mai 1906, jour du mariage du roi Alphonse XIII, un ancien employé de la librairie de l'École moderne lance une bombe sur le cortège. Après 13 mois d'emprisonnement, Ferrer est jugé et, devant l’absence de preuves, il est acquitté. Ferrer est ensuite accusé d'être l'instigateur de l'insurrection de 1909 à Barcelone, la semaine tragique, intervenue à l’occasion de la grève générale contre l’intervention militaire au Maroc. Ferre est jugé le 9 octobre 1909 par un tribunal militaire qui le condamne à mort après une parodie de procès. Ferrer sera fusillé.