Jardins partagés du Sente de Bretagne
Mis à jour le 24 juillet 2020

L’agriculture urbaine en plein essor à Issy

La Ville a lancé plusieurs initiatives pour favoriser le développement de l’agriculture urbaine. Il s’agit de produire des denrées alimentaires en ville, de créer des espaces de fraîcheur et des réservoirs de biodiversité végétale et animale.

Lutter contre le changement climatique et préserver la biodiversité … l’agriculture urbaine vise à développer un territoire plus vert et plus durable.

Cela permet en effet de réduire les coûts de transport, de récupération des déchets et les émissions de CO2 tout en privilégiant les circuits courts.

Elle peut être pratiquée dans des espaces variés, que ce soit sur les toits, dans les cours ou les jardins collectifs.

Les jardins partagés

Jardins partagés résidence Séverine
Jardins partagés de la résidence Séverine

La Ville encourage ainsi l’expansion des jardins partagés, espaces verts cultivés par les habitants eux-mêmes.

L’objectif est de créer des lieux de vie et de rencontres, permettant aux Isséens de se (ré)approprier leur territoire, tout en cultivant leurs propres fruits et légumes. Une manière de renouer avec la nature mais aussi de faciliter les échanges intergénérationnels.

Près de 200 parcelles, représentant plus de 1 000 m² sont dédiés à ces jardins collectifs, qui peuvent accueillir tout type de semis, dans le respect de la culture biologique : sans pesticides ni engrais chimiques.

Une cabane de jardin permet de ranger les outils partagés entre les jardiniers, et un composteur y est également disponible.

Le premier site municipal de jardins partagés avait été créé en 2011 dans l’enceinte du Jardin botanique, le chemin des Vignes.

Havre de biodiversité, cet espace est doté de nombreux arbres fruitiers, d’un jardin de senteurs, d’un petit bassin, et comprend également de ruches et de nichoirs. Il est composé de 40 parcelles individuelles attribuées de manière intergénérationnelle selon trois tranches d’âge : moins de 30 ans, de 30 à 50 ans, et plus de 50 ans.

Les jardins partagés ont de beaux jours devant eux : le site des Epinettes accueille depuis cet été 16 parcelles supplémentaires tandis que de nouveaux jardins collectifs ont été attribués en juin dernier à des habitants des résidences ILN Mairie et Séverine 1 de Seine-Ouest Habitat.

En complément des jardins partagés, les jardiniers amateurs (particuliers et associations) peuvent cultiver et entretenir une partie d’espace public (pieds d’arbres, façades d’habitations, jardinières, espaces verts), grâce au dispositif Jardiner ma ville de Grand Paris Seine Ouest.  

Jardinage solidaire

L’agriculture urbaine permet également de favoriser le lien social et de lutter contre l’isolement.

Le Jardin des Coteaux, géré par le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale), avec le soutien du Secours Catholique et de l’association Espaces, accueille ainsi des personnes rencontrant des difficultés sociales.

En plus d’offrir des fruits et légumes frais aux bénéficiaires, il propose une activité de jardinage collective et conviviale afin de limiter leur isolement. Un potager solidaire verra également le jour au sein du Jardin botanique afin de compléter l’offre du CCAS auprès de ses bénéficiaires.

Des fermes urbaines

Plusieurs entreprises du territoire jouent un rôle majeur dans le développement de l’agriculture urbaine, par la création de fermes urbaines expérimentales, installées sur les toits des sièges notamment de BNP Real Estate et Sodexo.

Afin d’alimenter en eau des jardinières installées en terrasses, le bâtiment de l’espace de coworking situé dans le quartier de Corentin Celton, Coworkair, a été aménagé avec une nappe phréatique artificielle sous des dalles sur plots.

Sensibiliser le public

Par la présence des animaux et l’organisation d’animations, les fermes en ville permettent également de sensibiliser le grand public à l’environnement. La ferme pédagogique Les Bergeries d’Issy, située dans le parc Henri Barbusse, invite petits et grands à rejoindre ses moutons, chèvres, poules, cochons, lapins, et à prendre part à des ateliers créatifs et pédagogiques.

Un lieu atypique pour fêter un anniversaire, découvrir la fabrication du beurre, du pain, de la laine ou les teintures naturelles.

De plus, un potager éducatif va prochainement ouvrir dans le jardin de la Maison de quartier des Hauts d’Issy : il permettra de cultiver 8 bacs potagers et d’offrir des activités pédagogiques et de sensibilisation à la protection de la nature aux enfants de l’Accueil de loisirs de l’Abbé Derry et aux élèves de l’école Jean de la Fontaine.

Eco-pâturage, apiculture et viticulture

La Ville encourage aussi le développement de l’éco-pâturage, une manière naturelle d’entretenir un espace vert sans recourir aux produits phytosanitaires.

Le Talus Garibaldi favorise depuis plusieurs années l’éco-pâturage grâce à des moutons d’Ouessant et des chèvres. Il héberge aussi un rucher, géré par René Vicogne, un apiculteur agréé qui fabrique le miel d’Issy, vendu chez Issy Tourisme.   

Ce miel a obtenu plusieurs distinctions dont la médaille de bronze au concours de miel 2019 de la Métropole du Grand Paris dans la catégorie « miel toutes fleurs cristallisé ».

Le vignoble d’Issy, enfin, cultivé en permaculture et actuellement composé de plus de 400 pieds de vignes implantées dans l’enceinte du restaurant « Issy Guinguette », va doubler de surface.

Un lieu bien connu des petits écoliers isséens puisque, chaque année, une classe de CM2 participe à la vendange du raisin et réalise les étiquettes des bouteilles. 

Tout ce qu'il faut savoir sur l'agriculture urbaine à Issy