Mis à jour le 23 décembre 2020

Sobriété carbone : ça commence par moi

10 actions pour réduire son empreinte carbone

#1 Je calcule mon empreinte carbone

PenserGlobal : Voici venu le temps de l’urgence climatique

L’accord de Paris vise à limiter le réchauffement de la planète à un niveau nettement inférieur à 2 °C. Les parties se sont engagées à aller encore plus loin en poursuivant les efforts pour le limiter à 1,5 °C. Pour atteindre cet objectif, il faut qu’en moyenne chaque citoyen émette moins de 2 tonnes de CO2 par an. Alors qu’un aller-retour Paris-Pékin émet déjà 3,6 tonnes de CO2 par passager. Les efforts à fournir sont donc immenses, et concernent aussi bien les citoyens que les Etats et les entreprises. 

Pour apporter sa pierre à l’édifice, la Ville d’Issy se dote en 2021 d’un Budget Climat visant à plafonner nos émissions de gaz à effet de serre sur le territoire pour les années à venir. Ce Budget Climat constituera notre feuille de route pour réduire nos diverses émissions et créer des puits de carbone.  

 

AgirLocal : J’évalue mon impact sur le climat

Ce simulateur de l’ADEME me permet de réaliser mon bilan carbone personnel en fonction de différents champs : alimentation, transports, logement, consommation... Je peux ainsi déterminer les actions nécessaires que je dois mettre en œuvre en fonction de mes pratiques actuelles et de l’objectif que je me fixe !  

#2 Je réduis mes déchets, je trie ce qui est recyclable et je composte mes déchets alimentaires

PenserGlobal : Sur terre ou dans les océans, des déchets omniprésents

Chaque année un Français produit en moyenne 354 kg d’ordures ménagères. Notre poubelle se décline en différents types d’ordures.  

Parmi ces déchets, le plastique est un élément particulier : jeté dans la nature, il ne disparait jamais totalement, si bien qu’un continent de plastique, s’est formé au Nord du Pacifique. Pourtant, la réalité est plus proche d’une “soupe de plastique”, dont les éléments sont disséminés partout, ce qui rend difficile un nettoyage complet des océans. Pour lutter contre cette pollution maritime, une solution : réduire le poids de nos poubelles.  

Gardons également en tête qu’une partie de nos déchets constitue des ressources qu’il nous faut valoriser et réintégrer dans la production, dans une logique d’économie circulaire. C’est le cas des déchets organiques qui constituent près d’un tiers de nos poubelles et qui peuvent être compostés. Des solutions existent pour passer petit à petit au zéro déchet !  

 

AgirLocal : Le meilleur déchet est celui que je ne produis pas !

Je mets en pratique la règle des 5R développée par Béa Johnson, la reine du zero waste :  

*Refuser ce qui ne m’est pas utile (Je colle un sticker “Stop Pub” sur ma boîte aux lettres. Pour en recevoir, c’est ici !) 

*Réduire ce que je ne peux pas refuser  

*Réutiliser ce que je ne peux ni réduire, ni refuser 

*Recycler ce que je ne peux ni réutiliser, ni réduire, ni refuser 

*Composter («rot» en anglais) le reste 

Je mise sur le réutilisable, le lavable et j’évite le plastique : 

1. Dans la salle de bains j’utilise des disques démaquillants lavables, une brosse à dent à tête interchangeable, un oriculi plutôt que des cotons-tiges jetables, j’utilise des protections hygiéniques réutilisables : cups ou culottes menstruelles, pour bébé, j’opte pour des couches lavables lorsque c’est possible, je privilégie des savons, shampooings, déodorants et dentifrices solides 
2. En extérieur : je privilégie des couverts en inox pour pique-niquer, je fais les courses accompagné(e) de mon kit zéro déchet : tote bags, pochons, sachets en kraft, tupperwares, je ne sors jamais sans ma gourde en inox ou en verre  
3. Dans la cuisine : J’arrête d’acheter de l’eau en bouteille et je consomme l’eau du robinet qui est notée A par l’ADEME à Issy-les-Moulineaux, je cuisine pour éviter les plats suremballés  
4. Je m’essaie aux Do It Yourself grâce aux nombreux tutos en lignes : masque pour le visage, baume à lèvres maison... Quelques recettes ici
 

Je valorise mes biodéchets 

5. J’opte pour une solution de compostage de mes biodéchets : lombricomposteur en appartement, composteur dans ma copropriété ou mon jardin ou composteur de quartier avec une association : www.issy.com/compostage   
6. C’est facile avec le Guide du Compostage de GPSO 
7. Je vérifie mes acquis avec le Composte Challenge 

Je trie les déchets restants  

8. La poubelle grise est réservée aux ordures ménagères : déchets d’hygiène usagés (lingettes, couches), aux petits objets en plastique ou emballages souples (rasoirs, film plastique), papier sulfurisé  
9. La poubelle jaune est destinée aux emballages : TOUS les plastiques (y compris les pots de yaourt, sachets alimentaires, tubes de dentifrice, barquettes), les emballages en métal (conserves, couvercles, capsules de café) et les emballages en carton et papier (boîtes de céréales, journaux, prospectus...). Attention : seuls les emballages peuvent être jetés dans le bac jaune. Les petits objets en plastique (jouets, stylos…) sont à jeter dans les ordures ménagères. 
10. J’apporte mes déchets électriques et électroniques lors des collectes mensuelles à Issy 

Un doute sur un déchet ? Je consulte le guide de la Ville.  

 

Retrouvez plus d'infos sur le zéro déchet : 

https://www.ademe.fr/dechets-chiffres-cles 
https://www.ecologie.gouv.fr/dechets-marins 
https://www.zerowastefrance.org/ 
https://zerowastehome.com/ 

#3 Je m’engage dans le numérique responsable

# PenserGlobal : La face cachée du numérique  

Si le numérique peut nous sembler immatériel, ses émissions de gaz à effet de serre sont pourtant bien réelles. En effet, si Internet était un pays, il serait le 3ème consommateur mondial d’électricité après la Chine et les Etats-Unis. Le numérique représente 4% des GES dans le monde ; c’est plus que l’aviation civile qui correspondent à 3% des émissions mondiales de GES. La consommation d’énergie du numérique est exponentielle : elle augmente de 8% par an.  Ainsi, si nous continuons sur la même trajectoire, le numérique sera responsable d’ici 2025 de 8% des émissions mondiales, soit autant que la flotte de camions dans le monde.  

Quelques chiffres :  

  • La fabrication d’un ordinateur de 2 kg nécessite 600 kg de matières premières

  • Le streaming vidéo représente 80 % des flux de données sur internet, en raison du poids des fichiers vidéo.  

  • 10h de vidéo en HD représentent davantage de données que l’intégralité des articles anglophones de Wikipédia 

  • 88% des Français changent de téléphone alors que l’ancien fonctionne toujours 

  • Un mail est aussi énergivore qu’une ampoule allumée pendant une heure 

Aussi, la provenance des métaux rares utilisés pour la fabrication des outils numériques est opaque et leur extraction se fait bien souvent aux dépends de la santé et de la vie des populations locales. 75% de l’impact environnemental du numérique est dû à l’étape de fabrication des équipements. Le reste relevant de son utilisation. Il est donc crucial de se poser la question de la pertinence de nouveaux achats ! Ai-je réellement besoin d’un nouveau téléphone ou d’un nouvel ordinateur ?  

Que faire alors que notre smartphone et notre ordinateur nous sont indispensables au quotidien ? Quelques réflexes faciles à mettre en place peuvent nous faire économiser beaucoup d’énergie !  

 

AgirLocal : 20 actions pour limiter son empreinte numérique 

La priorité : j’allonger la durée de vie de mes équipements informatiques 

1. Je privilégie le matériel reconditionné, d’occasion, le troc ou le don et je privilégie la réparation au remplacement en cas de défaut. 
2. J’utilise la garantie légale de conformité de 2 ans qui s'applique à tous les produits achetés en magasin ou sur Internet. 
3. Je ne multiplie pas les matériels : un appareil multifonction (imprimante+photocopieur+scanner) consomme moins que trois appareils indépendants. 
4. J’entretiens et je protège mes équipements contre les virus pour les garder plus longtemps (antivirus sur ordinateurs, coque et vitre de protection sur smartphone) 
5. Je choisis des appareils porteurs d’un indice de réparabilité élevés et/ou labellisés : Label Numérique responsable, EPEAT, Ecolabel nordique, l’Ange bleu ou TCO 

Aller vers la sobriété pour réduire ma facture d’électricité 

6. Je débranche mon chargeur quand je ne l’utilise plus et j’éteint mon ordinateur au-delà d’1 heure d’inactivité 
7. Je désactive les fonctions Bluetooth, Wifi et GPS quand je ne m’en sers pas  
8. Je règle mon appareil en mode “Economies d’énergie” et je diminue la luminosité 
9. Je branche mes équipements (ordinateur, imprimante, box internet…) sur une multiprise à interrupteur et je l’éteins ou j’utilise un programmateur pour les nuits. Sinon, même éteints, mes équipements continuent à consommer. En veille, un appareil consomme 40% de l’énergie utilisée en mode allumé. 
10. Je désinstalle les logiciels et applications inutiles et je ferme les onglets inactifs 
11. Je privilégie le wifi quand j'utilise mon smartphone plutôt que la 4G 

 

Mieux naviguer sur Internet consommer moins de données 

12. Je sauvegarde en favori les sites sur lesquels je me rends régulièrement 
13. J’évite les vidéos en streaming, je privilégie le téléchargement raisonné et je regarde les vidéos en qualité normale ou basse 
14. J’utilise un moteur de recherche écoresponsable. Ecosia permet de planter des arbres, Lilo reverse les revenus publicitaires à des projets à fort impact social et environnemental et Ecogine réalise des dons à des associations. 

 

Stocker ses données de manière raisonnée 

15. Je privilégie r le stockage de mes données en local et je trie régulièrement mes fichiers  

Alléger sa boîte mail  

16Je réduis le nombre de mails envoyés : toutes les personnes en copie ont-elles vraiment besoin de recevoir ce mail ?  
17. J'évite les pièces jointes volumineuses, je compresse la taille des pièces jointes 
18. Je privilégie le stockage sur le cloud (Onedrive, Teams, Google drive) et les services comme We Transfer ou Frama Drop, je privilégie les liens hypertexte pour transmettre un document  
19. Je trie mes mails régulièrement puis je les supprime de la corbeille  
20. Je me désinscris des listes de diffusion qui ne m’intéressent plus 

Pour aller plus loin