Mis à jour le 29 mars 2024

« Villes et villages fleuris » : un label porteur d’identité et de reconnaissance pour la ville

Le label « Villes et Villages Fleuris » traduit la volonté collective de mener à une réelle amélioration de la qualité du cadre de vie. Déjà détentrice d’une « 3e Fleur », la Ville, sur proposition du jury national, candidate aujourd’hui à une « 4e Fleur », le label le plus exigeant.

Présent depuis plus de 60 ans, le label « Villes et Villages Fleuris » rassemble 4 785 communes labellisées sur tout le territoire français en 2023, dont 278 « 4 Fleurs ». Détentrice d’une 3e Fleur, label confirmé fin 2023 par le jury régional, la Ville d’Issy s’est vue proposée par le Jury National un accessit pour l’obtention d’une 4e Fleur, la plus haute distinction. « Restant très mobilisée pour avancer sur le sujet de la biodiversité et de la nature en ville », la ville s’apprête à accueillir la visite du jury national. 

L’obtention de cette 4e Fleur viendrait s’ajouter à d’autres distinctions obtenues en termes de développement durable ces dernières années : label régional « Territoire engagé pour la Nature » en 2021, « Ville amie des animaux » (1 Patte en 2022), « Eco-jardin » en 2023 pour le Jardin botanique, le prix Territoria en 2022 pour le « Défi zéro carbone citoyen », ou encore le Prix Or de la « Meilleure Transformation durable » pour le budget climat. 

Le végétal, véritable outil de transition écologique 

Cette Fleur « Villes et villages Fleuris », « label de qualité de vie », comme il se présente, récompense l’engagement des communes en faveur de l’amélioration de la qualité de vie et la stratégie globale d’attractivité mise en place à travers le paysage, le végétal et le fleurissement. Ainsi, ses critères évaluent la démarche globale de valorisation communale, les actions d’animation et de promotion de cette démarche, la présentation du patrimoine végétal et du fleurissement, les modes de gestion pour entretenir ce patrimoine, en respectant les ressources et la biodiversité, la cohérence des aménagements paysagers ou encore les actions complémentaires pour favoriser la qualité de l’espace public. Le paysage et le végétal  ne sont plus de simples objets d’agrément, mais de  véritables outils de la transition écologique… Autant de critères pour lesquels la Ville peut se prévaloir de nombreux atouts. 

La ville d’Issy-les-Moulineaux est en effet engagée depuis plusieurs années dans une transition écologique. Une étape importante a même été franchie en janvier 2021 avec l’adoption à l’unanimité du Conseil municipal d’un Budget climat ayant pour but de mesurer chaque année les émissions de gaz à effet de serre sur le territoire de la ville et de les réduire. Les résultats présentés par secteur (tertiaire, transports, résidentiel, déchets, industrie) mais aussi par acteur (ville, pouvoirs publics, entreprises, ménages), sont accessibles via un tableau de bord climatique publié en ligne sur data.issy.com. 

Si le dernier bilan pour l’année 2022 indique une baisse des émissions de gaz à effet de serre de 12,6%, soit 3 fois plus que l’objectif fixé, l’obtention d’une quatrième fleur serait indubitablement un levier supplémentaire pour embarquer les ménages et les entreprises. Elle pointerait aussi le travail et l’implication de l’ensemble des agents concernés, agents de la Ville et de GPSO.

60 hectares d’espaces verts ouverts au public 

Le paysage urbain de la ville d’Issy s’est dessiné à partir du début des années 60, période qui marque le départ progressif des industries les plus polluantes. A l’époque, le seul parc public de la ville était celui d’Henri Barbusse (4,2 ha), inauguré en 1936. Depuis le vert a repris le dessus : la Ville compte aujourd’hui, notamment grâce à ses principaux parcs (encadré), plus de 60 hectares d’espaces verts ouverts au public. Sans oublier de nombreux jardins (jardin botanique labellisé «  Eco Jardin  » en 2023, jardin du Carrousel, jardin japonais d’Ichikawa, jardin de la Cour d’Honneur Roseraie, jardins partagés…) et espaces végétalisés et arborés nés avec les différents écoquartiers de la Ville. 

Cette superficie inclut aussi les parcs et squares de plus petite importance (parc des Varennes, parc de la Ferme, square Weiden, parc de Nahariya, square Bonaventure Leca, square de Macerata, square Blériot, square Dreyfus...) ainsi que les aires de jeux et de proximité. En y ajoutant les très nombreux jardins privés et les espaces communs ouverts aux copropriétaires ou résidents, on arrive, selon le cadastre vert d’Île-de-France, à 119 hectares pour une superficie communale de 425 hectares. 

Superficie des principaux parcs*

  • 21,5 ha : Parc départemental de l’Ile Saint-Germain 
  • 4,2 ha : Parc Henri Barbusse 
  • 2,3 ha : Parc Rodin 
  • 1,8 ha : Parc Saint Jean-Paul II 
  • 0,65 ha : Parc de la Résistance 
  • 0,57 ha : Parc de l’Abbé Derry 

*en hectare