Un nouveau commissaire de Police à Issy-les-Moulineaux
Point d’Appui : Bonjour et bienvenue à Issyles-Moulineaux. Quel a été votre parcours avant d’arriver là ?
Julien Vaissié : Je suis né et j’ai grandi à l’Hay-les-Roses (Val-de-Marne) puis à Chilly-Mazarin (Essonne). J’ai débuté tard dans la Police Nationale car j’ai d’abord été enseignant, professeur d’EPS, diplômé de deux maîtrises STAPS à Orsay. Je suis d’une famille d’enseignants. Puis l’envie de servir et de participer à la vie publique, au fonctionnement de la cité et de la communauté, ce que je connaissais déjà en tant qu’enseignant, s’est intensifiée et j’ai décidé de m’orienter vers la Police nationale. J’ai fait l’école de police, débuté comme gardien de la Paix, j’ai passé les concours, pour finalement devenir officier de police judiciaire puis commissaire. Pour mon premier poste de commissaire, j’ai choisi d’aller exercer en province et j’ai passé les trois dernières années à Annecy.
P.d’A : Issy-les-Moulineaux, c’est un choix ?
J. V. : Oui, ce fut même mon seul choix parmi les opportunités proposées quand j’ai souhaité revenir en région parisienne. Issy s’est imposée à moi, parce que c’est une belle ville, dynamique, agréable à vivre et à travailler pour un policier. C’est aussi une ville de la petite couronne et je voulais vivre cette expérience avec la Préfecture de Police de Paris dont dépend ce périmètre. Il y a également ici beaucoup d’institutions et de grandes entreprises et nouer des partenariats avec elles sur des enjeux de sécurité importants me plaît particulièrement. Enfin, la Ville a tout récemment lancé sa Police municipale. Il y a donc un vrai lien à créer avec elle et c’est très intéressant à développer.
P.d’A : Avez-vous défini des priorités d’action ?
J. V. : Nous devons remplir nos missions partout où l’on nous attend : vols, cambriolages, sécurité routière, les violences de tout type, lutte contre les stupéfiants… C’est la sécurité du quotidien des Isséens qui aura ma priorité.
P.d’A : Comment comptez-vous vous coordonner avec la Police municipale ?
J. V. : Il y a un vrai travail complémentaire à mener et je ne suis pas d’avis de compartimenter les tâches. Forcément la Police nationale est dans un spectre de délinquance plus élevé, mais nous sommes amenés à travailler ensemble sur tous types d’infractions et d’interventions. Mon objectif est qu’on arrive à se connaître, qu’on développe des réflexes communs, qu’on communique de manière fluide, pour mener des actions coordonnées. J’ai déjà commencé à échanger avec le responsable de la Police municipale, Julien Labrousse.