Transition écologique : le budget climat 2026 précise les objectifs et les actions
L’objectif est clairement établi. Pour s’inscrire dans la Stratégie nationale bas carbone, qui vise à diviser par deux les émissions entre 1990 et 2030, les émissions du territoire devront être ramenées sous le seuil de 69 439 tonnes équivalent CO₂ à l’horizon 2030. En 2024, elles s’élevaient encore à 104 987 tonnes, ce qui implique une diminution moyenne d’au moins 5 925 tonnes par an jusqu’à la fin de la décennie.
Depuis l’adoption du premier budget climat en 2021, les émissions ont déjà reculé de 15,7 %. Cette baisse traduit des évolutions concrètes dans les modes de vie et de production. Les ménages représentent aujourd’hui 52 % des émissions locales, les entreprises 39 % et les activités relevant directement des collectivités 9 %. Cette répartition rappelle que la transition repose d’abord sur les usages quotidiens, notamment le chauffage, les déplacements et la consommation d’énergie dans les bâtiments.
La trajectoire reste toutefois sensible à des facteurs extérieurs. Les variations climatiques influencent les besoins de chauffage ou de climatisation, les prix de l’énergie pèsent sur les comportements et les dispositifs nationaux d’aide à la rénovation conditionnent le rythme des travaux. Dans ce contexte, l’action locale vise à accélérer les transformations structurelles.
Plusieurs opérations récentes illustrent cette stratégie. La rénovation de la résidence ILN Mairie et son raccordement au réseau géothermique, comme celui du Centre administratif municipal, réduisent durablement les consommations d’énergie fossile. L’extension de la collecte des déchets alimentaires à l’ensemble du territoire permet de détourner une part croissante des biodéchets de l’incinération. Le projet « Axes de Vie » encourage les mobilités actives et l’apaisement de l’espace public, tandis que la construction d’un réseau de chaleur dans la ZAC Léon Blum prépare l’alimentation de nouveaux bâtiments par des énergies moins carbonées.
Chaque année, le budget climat fait l’objet de deux étapes en Conseil municipal. En décembre, les élus examinent les résultats de l’année écoulée et débattent des orientations. En février, ils arrêtent les objectifs sectoriels pour l’année suivante, qu’il s’agisse des transports, des déchets, du tertiaire, de l’industrie ou du résidentiel. Ce suivi régulier permet d’ajuster les politiques publiques et de vérifier que la trajectoire reste compatible avec l’objectif de neutralité carbone.
La baisse déjà enregistrée montre que les évolutions engagées produisent des effets mesurables, mais le rythme à tenir demeure exigeant. Réduire de près de 6 000 tonnes de CO₂ chaque année suppose la poursuite des rénovations énergétiques, le développement de réseaux de chaleur, l’évolution des mobilités et la mobilisation durable des habitants, des entreprises et des acteurs publics. C’est à cette échelle collective que se joue désormais l’atteinte des objectifs fixés pour 2030.
Explorez le Budget Climat de la Ville : https://issy.news/budget-climat