Quand la magie du grand écran s’invite à l'école
Ces programmes, pilotés à l’échelle nationale par le CNC, l’Éducation nationale et des salles labellisées Art & Essai, reposent sur un modèle de coopération opérationnelle entre acteurs éducatifs et culturels. Ils sont alignés sur le Parcours d’Éducation Artistique et Culturelle (PEAC), référentiel officiel qui structure l’apprentissage des images animées : exposition à des œuvres sélectionnées pour leur valeur patrimoniale ou artistique, médiation pédagogique, et accompagnement des équipes enseignantes par des modules de formation dédiés.
Sur l’année scolaire 2025-2026, 12 classes de maternelle d’Issy participent au volet « Maternelle au cinéma » dans six établissements : Anatole France, Marie Marvingt, Les Varennes, La Fontaine, Jules Ferry et Les Épinettes. Les projections programmées incluent notamment Contes de la Mère Poule, Abracadabra et La Baleine et l’Escargot, œuvres d’animation adaptées aux très jeunes publics, souvent utilisées pour travailler la narration visuelle, les émotions à l’écran et l’enrichissement lexical.
En parallèle, 14 classes élémentaires sont engagées dans«École etcinéma», qui mobilise des films d’animation et de patrimoine comme Mon voisin Totoro ou Le Peuple loup, supports pédagogiques permettant d’aborder l’analyse filmique, les mythes fondateurs et la diversité culturelle.
Les projections se déploient par cycles. En novembre 2025, 204 enfants de maternelle ont assisté à Contes de la Mère Poule, 225 élèves de cycle 2 ont vu Mon voisin Totoro, et 84 élèves de cycle 3 ont découvert Le Peuple loup, film inspiré des légendes celtiques. Les séances se poursuivent selon le calendrier scolaire jusqu’au printemps 2026, chaque classe préparant en amont les visionnages via les ressources PEAC et les exploitant ensuite en ateliers de lecture d’images, débats guidés et productions écrites ou orales.
Le dispositif illustre un schéma éducatif désormais établi : faire du cinéma un outil d’apprentissage structurant, où se croisent compréhension narrative, acquisition d’un vocabulaire artistique précis, et développement progressif de la capacité d’analyse des œuvres, compétences mesurables par l’appropriation des codes visuels et l’expression argumentée des élèves.