« Montrer » : 6 histoires d'expositions et de diffusion de l'objet artistique
Artiste polymorphe, dessinateur et expert en céramique, acteur culturel engagé dans sa ville d’adoption du Centre Val-de-Loire, Sébastien Pons est également enseignant à l’Ecole Supérieure d’Art et de Design d’Orléans et cofondateur de la galerie d’art contemporain au titre évocateur, “Le Pays où le ciel est toujours bleu” (POCTB). L’action de ce collectif d'artistes a imaginé au début des années 2000 un objet itinérant sur toute la région Centre qui participe à la diffusion de l’art contemporain là où on ne l’y attend pas.
Point d'Appui : Que vous inspire le verbe « Montrer » en tant qu’artiste ?
Sébastien Pons : Montrer, c’est l’aboutissement. C’est une intention présente dès les premières étapes de la création et qui prend tout son sens à la fin du processus. C’est le moment où les pièces quittent l’atelier pour aller à la rencontre des autres, où elles s’activent par le regard du public. Comme tout moment important, cela demande une attention particulière.
P.d'A : Pouvez-vous décrire certains de vos médiums de prédilection et leurs enjeux esthétiques ?
S. P. : Je pratique la sculpture, le dessin et la photographie. Depuis quelques années, c’est la céramique que j’utilise le plus. C’est un médium qui ne se laisse pas vraiment dompter, et c’est précisément ce qui me séduit. Il engage un dialogue avec la matière, inscrit dans un temps long, et ouvre la voie à une multitude d’e manières.
P.d'A : Pouvez-vous nous parler de ce drôle d’objet nommé “La borne” ?
S. P. : “La borne” est une micro-architecture imaginée avec mes complices du POCTB pour installer de l’art directement dans l’espace public. Ce micro-espace s’approprie 8 m²au sol et les met à la disposition d’un artiste. Il permet ainsi de montrer tout type de création, sans les contraintes ni le polissage souvent imposé par l’installation d’une œuvre dans la rue. C’est une mise en contact directe de la parole de l’artiste avec le plus grand nombre, sans filtre ni intermédiaire : une présence.
Jeudi 26 mars à 19h30 aux Arcades