Mis à jour le 26 février 2024

La Maison de la Culture Arménienne, un centre névralgique

Fondée à Issy-les-Moulineaux, la Maison de la Culture Arménienne (MCA) est un centre d'enseignement, de diffusion et de développement de la culture en général et de la culture arménienne en particulier. Dikran Karaoglanian, responsable des animations, nous la présente.

Point d’Appui : qu’est-ce exactement que la Maison de la Culture Arménienne ? 

Dikran Karaoglanian : C’est un centre, d’abord créé sous forme de local dans les années 1930, né des besoins de la communauté arménienne immigrée à Issy suite au génocide de 1915-18, de maintenir sa langue, sa culture locale, son identité. Un premier local a ainsi ouvert rue de la Défense, centre géographique historique de la communauté arménienne dans laville.En 1971, le locala pris officiellement le nom de MCA et s’est structuré en association. La MCA a déménagé en 2012 rue Bourgain, entre les deux églises arméniennes. Aujourd’hui, nous sommes dans un bâtiment de 80m2 , sur deux étages. 

P.A : Quelles activités proposez-vous ? 

D.K : Très diverses, car le bâtiment abrite non seulement notre association, qui propose à tous divers rendez-vous chaque semaine (cours de langue, soutien scolaire, cours d’échecs…), mais il abrite aussi des associations « sœurs », qui elles aussi ont leurs propres activités au sein de la MCA : La Croix Bleue des Arméniens de France, Norseround, association pour les jeunes, une section de Hamaskaïne, association mondiale à but éducatif, et une section de l’association sportive Homenetmen, en attendant que cette dernière s’installe fin 2024 au complexe Alain Mimoun, actuellement en rénovation. L’ensemble constitue donc un foyer d’expression pour le maintien et la découverte de notre identité et de notre culture. Un centre ouvert à tous ! 

P.A : Quels sont vos projets pour l’année de l’Arménie en France ? 

D.K : Nous sommes actuellement en train de réfléchir, hors nos activités hebdomadaires, à l’organisation d’un ou deux événements à la hauteur de l’événement.Si la« panthéonisation » du résistant Missak Manouchian et de Mélinée, sa femme, le 21 février, constitue une date clé, d’autant plus dans le contexte géopolitique actuel, nous souhaiterions aussi, et surtout, souligner l’importance du centenaire de la naissance de Charles Aznavour qui représente pour notre communauté l’exemple absolu de ce que peut apporter un immigré à la culture française.