Mis à jour le 4 juin 2026

L’homme politique : une carrière nationale 

Figure singulière de la vie politique française, André Santini aura traversé plusieurs décennies d’engagement public, jusqu’au plus haut de l’Etat.  

Né à Paris le 20 octobre 1940, André Santini s’inscrit très tôt dans la mouvance centriste, rejoignant les rangs de l’UDF, puis du Nouveau Centre et enfin de l’UDI. Sa carrière nationale débute véritablement en 1986. Le 20 mars précisément avec son entrée au gouvernement conduit par Jacques Chirac. Il y occupe le poste de Secrétaire d’Etat aux rapatriés. Le 29 septembre 1987, il est nommé ministre délégué chargé de la communication. Il y restera jusqu’à la fin du premier gouvernement de cohabitation, en mai 1988.   

S’ensuit son élection comme député de la 10e circonscription des Hauts-de-Seine en juin 1988, mandat qu’il exercera pendant de nombreuses années, jusqu’en 2017.   

À l’Assemblée nationale, où il ira jusqu’à occuper le poste de vice-président entre 1997 et 1998, il se distingue par sa liberté de parole et son style volontiers iconoclaste, qui tranche avec les codes plus classiques du débat parlementaire. Il intervient sur des sujets variés, avec une prédilection pour les questions institutionnelles et les enjeux territoriaux.  

En 2007, André Santini accède à nouveau au gouvernement comme secrétaire d’État chargé de la Fonction publique dans le gouvernement de François Fillon, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. À ce poste, il accompagne des réformes sensibles de la Fonction publique, dans un contexte de modernisation de l’État et de maîtrise des dépenses publiques. Ses différents passages au gouvernement marquent son inscription dans les sphères exécutives nationales.  

Autant de fonctions qui ont valu aux Isséens durant les différentes mandatures d’André Santini les visites de nombreuses personnalités politiques, de François Mitterrand à Emmanuel Macron, en passant par Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy ou encore Charles Pasqua, Edouard Balladur, Jean-Pierre Raffarin, Philippe Seguin et Gabriel Attal, présent aux vœux de la municipalité 2024 quelques jours seulement après avoir été investi comme Premier Ministre.   

Parallèlement, André Santini occupe de nombreuses responsabilités locales et intercommunales. En 2001, il devient premier vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine puis, en 2004, président de la communauté d’agglomération Arc-de-Seine, jusqu’en 2010. En janvier 2016, il devient vice-président de la Métropole du Grand Paris chargé de la stratégie économique ou encore vice-président de la communauté d’agglomération Grand Paris Seine Ouest.  Mais c’est à la tête du syndicat des eaux d’Île-de-France (SEDIF) qu’il brillera, élu président sans discontinuer depuis 1983, renforçant son expertise dans les questions de gestion des services publics essentiels.   

Cette double casquette, nationale et territoriale, illustre un parcours caractéristique des élus ancrés dans leur territoire tout en pesant sur les orientations nationales.