L’auteur de BD Xavier Coste en résidence à l’école Voltaire
Point d’Appui : Comment êtes-vous arrivé sur ce projet de création de bandes dessinées avec des élèves ?
Xavier Coste : Lorsque Guillaume Barbot m’a parlé de ce projet de création d’histoires courtes en BD à partir de contes détournés, mené avec deux classes, j’ai tout de suite été partant.
P.d’A : Qu’est-ce qui vous a particulièrement marqué dans cette expérience ?
X.C : Travailler le dessin et l’écriture avec des enfants m'a rappelé à quel point leur imagination est libre et spontanée. Ils ont une manière de créer qui est directe, sans trop de filtres, qui fait du bien à voir. C’est quelque chose qu’on perd un peu en grandissant, ou qu’on met de côté sans trop s’en rendre compte.
P.d’A : Quel regard portez-vous sur l’implication des enseignants dans ce projet ?
X.C : J’ai senti que les enseignants avaient vraiment à cœur de proposer aux élèves un pas de côté, de les emmener ailleurs grâce à ce projet. Il y avait une vraie envie d’ouvrir des portes et de stimuler leur créativité.
Pd’A : Comment les élèves ont-ils réagi aux ateliers ?
X.C : Au début, certains étaient un peu hésitants et ne savaient pas trop comment se lancer. Mais pour la plupart, ça n’a heureusement pas duré longtemps. Très vite, ils se sont pris au jeu, ont commencé à proposer des idées et à s’amuser avec les histoires.
Pd’A : Qu’est-ce qui vous a le plus surpris dans leur travail ?
X.C : La diversité de leurs propositions. Avec la même contrainte, nous avons vu naître plein d’idées différentes, parfois surprenantes, parfois drôles. Et surtout, il y avait du plaisir : ça se voyait dans leur façon de travailler et dans leur regard.
Pd’A : Était-ce une première pour vous de travailler sur un projet au long cours avec des élèves ?
X.C : Oui, un atelier mené dans la durée, avec un vrai suivi et un objectif concret à la fin, était une première pour moi. Et j’ai vraiment pris goût à ça : accompagner les élèves petit à petit, les voir évoluer, trouver leurs idées et aller au bout d’un projet qui leur ressemble le plus possible.
Pd’A : Que cherchez-vous à transmettre à travers ce type d’atelier ?
X.C : Les amener à se libérer pour exprimer leur créativité et leur personnalité, tout simplement.
Pd’A : Aimeriez-vous renouveler ce type d’expérience ?
X.C : Clairement, oui. J’ai pris beaucoup de plaisir à transmettre et à partager ce moment avec eux. Un grand merci à l’école Voltaire, ainsi qu’à Guillaume Barbot et Elsa Chenevaux, pour leur accueil et leur engagement dans ce projet.