Issy Energies Vertes : un nouveau réseau de chaleur au fonctionnement novateur
Ce nouveau réseau s'inscrit dans la démarche de transition écologique de la Ville, conformément aux objectifs du Budget Climat de réduction continue des émissions de gaz à effet de serre et de la consommation énergétique, en augmentant la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique du territoire isséen. Le raccordement d’immeubles existants et neufs à un réseau décarboné répond pleinement à ces objectifs fixés.
L'opportunité s'est présentée en 2021, au cours des premières études de requalification de la rue Aristide Briand, sous laquelle passe un collecteur d'eaux usées « ovoïde » dont la chaleur peut être récupérée. La SPL Seine Ouest Aménagement et la Ville ont retenu le projet de Veolia pour la réalisation et l'exploitation du réseau, pour une durée de 20 ans.
Concrètement, le réseau fonctionne en boucle fermée : l'eau du circuit est réchauffée ou refroidie au contact des eaux usées dans un échangeur spécifique, sans aucun transfert entre les deux réseaux. Ce circuit alimente une sous-station thermodynamique qui chauffe ou rafraîchit les bâtiments raccordés. Géothermie et chaudières à gaz viennent en appoint pour maintenir la température souhaitée. Ce système innovant est encore peu présent en France, mais a fait ses preuves ailleurs dans le monde, notamment à Vienne, en Autriche, où il est très répandu.
Alors qu’un premier bâtiment, la résidence Garibaldi de 180 logements sociaux propriétés de SOHP située au 2-4 place Léon Blum, vient d’être raccordée au réseau de chaleur, deux nouveaux immeubles (les opérations Beaujour et La Serre, respectivement au 51 et au 28-32 rue Aristide Briand) y seront reliés dès leur livraison dans les prochains mois.
D’ici 2028, 733 logements seront ainsi raccordés au réseau, pour leur chauffage. Une version élargie du réseau pourra ensuite se développer, notamment grâce à l’appui de la géothermie, pour atteindre 1 200 logements raccordés. Par rapport à des chaudières à gaz conventionnelles, ce réseau de chaleur permet de s’appuyer à 75% sur des énergies renouvelables et de réduire de 10 fois l’impact carbone du chauffage, avec 23g de CO₂/kWh émis, contre plus de 200g de CO₂/kWh pour des chaudières à gaz.