Mis à jour le 2 mars 2026

Issy célèbre le printemps en poésie

A l’occasion du Printemps des Poètes, l’Espace Andrée Chedid, la Médiathèque centre-ville et l’école des Arcades vous proposent une programmation inédite.

Poètes et preneurs de soin !

Fidèle depuis 2014 au rendez-vous du Printemps des Poètes, l’Espace Andrée Chedid met à l’honneur Lorand Gaspar (1925- 2019) et, dans son sillage, des poètes d’aujourd’hui qui, avec foi en l’être humain, envisagent la poésie comme un antidote au fatalisme et à la résignation.

L’exposition Lorand Gaspar photographe nous révèlera, en écho à des citations poétiques, l’œuvre photographique originale d’un médecin peu ordinaire, poète majeur du XXe siècle, dont l’œuvre, éditée par les plus grands éditeurs français, a été couronnée par plusieurs prix littéraires. 

Afin de présenter les réflexions sur la médecine de celui qui fut chirurgien à Jérusalem puis à Tunis et d’en mesurer la portée poétique, deux conférences sur son ouvrage Feuilles d’hôpital (éd. Héros-Limite, 2024) seront proposées successivement par Danièle Leclair, coordinatrice de l’édition et commissaire de l’exposition et par Olivier Belin, Isséen et Professeur de littérature française des XX-XXI es (Sorbonne Université). 

La rencontre-lecture L’immunité merveilleuse rassemblera des poètes des éditions Sans Escale. Autour du livre éponyme de Jean-Pierre Otte, il y sera question notamment de la manière dont on devient artiste de sa vie. 

Une lecture musicale de ses textes « surgis en lui un matin bleu de douleur du monde » sera donnée par Marc Alexandre Oho Bambe, écrivain, poète et slameur, auteur de Prière à l’aube (Poésis, 2024) et de Carnet de vertiges, Anthologie à fleur d’encre (Points Poésie, 2025). Il sera accompagné au piano par Caroline Bentz. 

Du mercredi 4 au samedi 28 mars : Exposition Lorand Gaspar photographe 
Samedi 21 mars de 18h à 19h15 : Lecture musicale Prière à l’aube avec Marc Alexandre Oho Bambe 
Renseignements : 01 41 23 82 82 
Réservations : www.issy.com/reservation-espacechedid

La Médiathèque centre-ville et l’Ecole des Arcades célèbrent le Printemps des Poètes

Né en 1925 sous l’impulsion des surréalistes, le célèbre jeu du “cadavre exquis”. À l’occasion du Printemps des Poètes, la Médiathèque centre-ville invite petits et grands à s’approprier ce célèbre procédé et à jouer avec les mots. Une expérience poétique participative, enrichie par les créations des élèves de l’École d’Art des Arcades, à découvrir tout au long du mois de mars.

C’est en 1925 que le groupe des Surréalistes aurait inventé le jeu du “cadavre exquis”. André Breton, Jacques Prévert et Yves Tanguy ont imaginé ce processus créatif dans lequel chaque participant écrit une partie d’un poème, sans connaitre les éléments des autres intervenants. 

Un siècle plus tard, à l’occasion de sa participation au Printemps des Poètes, la Médiathèque centre-ville vous invite vous aussi à jouer avec les mots et les vers, en revisitant ce célèbre jeu littéraire. 

Pendant 15 jours, vous trouverez dans son hall plusieurs boîtes contenant différentes phrases et vers poétiques, répartis aléatoirement : à vous de piocher trois éléments pour créer votre propre poème surréaliste. Vous pourrez piocher autant de fois que nécessaire dans les boîtes, jusqu’à trouver les trois éléments qui, une fois assemblés, formeront le poème qui vous ressemble. En l’accrochant ensuite dans l’arbre à poèmes installé dans la médiathèque, vous contribuerez à la création d’une œuvre poétique collective et éphémère. 

Cet arbre à poèmes fait écho au travail réalisé par l’Ecole d’Art des Arcades autour du Printemps des Poètes avec les élèves des ateliers libres, qui viendront, dans le cadre des 20 ans de l’école, présenter leurs travaux à la suite des élèves de la classe préparatoire. L’atelier de céramique-poterie d’Hélène Boisramé a ainsi revisité le thème de l’arbre, avec la réalisation par les enfants d’une série d’arbres répondant à l’arbre à poèmes : installés tous ensemble au cœur de la médiathèque, ils constituent une forêt « d’arbres serre-livres » évocatrice et inspirante. 

De même, les enfants de l’atelier peinture-dessin-volume de Sophie Lammont travaillé sur l’imaginaire de la forêt et ont revisité les liens qu’ils entretiennent avec les mots. Inspiré de poèmes proposés par l’équipe de la médiathèque ou écrits par des élèves d’Ile-de-France, leurs créations s’exposent au cœur de la Médiathèque centre-ville durant tout le mois de mars. Maladresses orthographiques aboutissant à de jolis néologismes, revisite autour de l’empreinte d’une feuille de chou et expérimentation de la technique du monotype s’articulent et composent l’exposition qui vous est donnée à voir. Essentiellement guidées par la peinture et sa matérialité, aléatoires, les traces laissées par le contact des couleurs utilisées par les élèves jouent avec la volonté de signifier et nous emmènent en promenade avec les formes. 

Du mardi 10 mars au dimanche 29 mars, Médiathèque Centre-ville

La poésie faite par tous : la belle utopie d’Olivier Belin !

Point d'Appui : Vous enseignez la poésie contemporaine à la Sorbonne et vous vous intéressez notamment à l’idée d’une poésie porteuse de communion et de partage, capable de transformer le monde* ; souscrivez-vous à cette vision ? 

Olivier Belin : Cette vision est l’un des grands mythes des avant-gardes au XXe siècle. Je pense que la poésie d’aujourd’hui a des ambitions plus modestes, mais essentielles : elle cherche une parole apte à nous relier, tout en se défiant des discours stéréotypés. 

P.d’A. : À côté de René Char, Lorand Gaspar fait partie des poètes dont vous explorez l’œuvre. En quoi sa poésie vous paraît-elle singulière et peut-elle nous toucher ? 

O. B. : Poète, mais aussi chirurgien, Lorand Gaspar est rivé au vivant. Il interroge la vie sous toutes ses formes : un corps souffrant, un vol d’oiseaux, un bruit nocturne, des traces sur une pierre… Son écriture est une manière de prendre soin du monde.  

*La Poésie faite par tous : une utopie en questions (Les Impressions nouvelles, Bruxelles, 2022)

Olivier Belin
Olivier Belin

Rencontre croisée avec Samuel Gallet, Antoine Mouton et Mariette Navarro

A l'occasion du Printemps des Poètes, le poète et romancier Antoine Mouton (Nom d’un animal, 2025) et l’auteur de théâtre et metteur en scène Samuel Gallet (Le Pays innocent, 2024) vont s’associer à Mariette Navarro actuellement en résidence au Musée pour écrire un nouveau roman autour des figures d’oracles et des visions d’un futur désirable, en s’inspirant de l’imaginaire des tarots, de la divination et des principes ludiques de la narration non linéaire. Le temps d'une soirée, ils liront des extraits de leurs œuvres, partageront avec le public leurs recherches en cours autour de la fiction et des pouvoirs de l'imaginaire. Cet événement s’inscrit dans le dispositif des résidences d’écrivain de la région Île-de-France. 

Dimanche 29 mars de 16h à 17h30