Mis à jour le 27 avril 2026

Des Isséens à la découverte de notre ville jumelle Etchmiadzine

Du 15 au 25 avril dernier, 26 adhérents d’Issy Tourisme International se sont rendus en Arménie pour découvrir la diversité de la culture et du patrimoine arménien. À cette occasion, le groupe a été reçu par le Maire d’Etchmiadzine, Argishti Mehakyan.
Des Isséens ont été accueillis par Argishti Mehakyan, le Maire de notre ville jumelle arménienne Etchmiadzine.

Avoir une ville jumelle, c’est déjà une ouverture sur le monde. Mais pouvoir la découvrir sur place donne une tout autre dimension à ce lien. C’est dans cet esprit que notre groupe d’Isséens s’est rendu en Arménie, à Etchmiadzine plus précisément. Considérée comme la plus ancienne cathédrale chrétienne encore en activité, la cathédrale Saint-Etchmiadzine est aussi le cœur spirituel de l’Église apostolique arménienne. Elle abrite le Saint-Siège, le Catholicossat, où réside le patriarche suprême, le Catholicos Karekine II.

Au-delà de ce lieu emblématique, les visiteurs ont pu découvrir une ville profondément marquée par l’histoire et la foi. Les églises de Sainte Hripsimé et Sainte Gayané, remarquables par leur architecture et leur ancienneté, témoignent de la richesse du patrimoine religieux arménien. Avec la cathédrale et le site archéologique de Zvartnots, elles forment un ensemble classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2000, preuve de leur valeur universelle.

La ville elle-même porte les traces de son passé multiple, à commencer par ses deux noms. Fondée par le roi Vagharsh Ier au IIe siècle, elle fut d’abord appelée Vagharchapat. Capitale politique puis résidence royale, elle perdit ce statut au profit de Dvin au IVe siècle, devenant alors un centre religieux majeur sous le nom d’Etchmiadzine, signifiant « Descente du Fils Unique ». Selon la tradition, c’est ici que saint Grégoire l’Illuminateur aurait eu la vision fondatrice de la première cathédrale d’Arménie. Si les deux noms ont coexisté au fil des siècles, Etchmiadzine reste aujourd’hui le plus couramment utilisé, malgré le retour officiel de Vagharchapat en 2021.

Ce voyage prend tout son sens dans le cadre du jumelage entre Issy-les-Moulineaux et cette ville arménienne. Né à la suite du terrible séisme de 1988, ce lien s’est construit autour de la solidarité et de l’engagement. Issy est devenu un point central pour l’aide humanitaire, avant que le jumelage officiel, signé en 1989, ne vienne renforcer ces relations. Depuis, de nombreux projets ont vu le jour, allant des échanges de jeunes à la rénovation d’écoles, en passant par la promotion de la langue française.

Ce séjour n’était donc pas seulement touristique : il incarnait une histoire partagée, faite de mémoire, de culture et d’amitié durable entre deux villes.