Mis à jour le 30 janvier 2026

Cyril Féraud : un Isséen élu personnalité télé préférée des Français !

« The Floor », « Tout le monde veut prendre sa place », « 100% logique » ou encore cérémonie des Victoires de la musique et Festival interceltique de Lorient… Allumer sa télé aujourd’hui c’est presque inévitablement faire connaissance avec Cyril Féraud. Isséen depuis 16 ans, Cyril Féraud a été élu, fin décembre, animateur télé préféré des Français. Rencontre.

Point d'Appui : Quelle est votre histoire avec Issy-les-Moulineaux ? 

Cyril Féraud : Cela fait 16 ans que je suis Isséen. Quand je suis arrivé à Paris à 17 ans, bac en poche, j’ai d’abord vécu dans une chambre de bonne dans le 16e arrondissement. Puis j’ai rapidement déménagé à Issy, sur les conseils de mon meilleur ami Laurent Luyat qui est également Isséen. J’adore cette ville, je l’ai vue se développer, c’est une ville dynamique, très agréable à vivre. 

P. d'A. : Vous y avez des habitudes ? 

C. F. : J’aime aller me balader au parc de l’île Saint-Germain, faire mes courses sur les marchés et flâner au nouveau Cœur de Ville. Et tous les Isséens que je rencontre sont bienveillants avec moi. J’en entends même me dire « vous êtes aussi gentil qu’à la télé » (rires). La célébrité fait partie du job, mais je ne cours pas après. Je suis quelqu’un de discret. On a tous besoin d’avoir son jardin secret. Je ne suis pas « people », pas mondanités. Je ne vais pas aux avant-premières, aux soirées. Je préfère largement une soirée entre amis et maintenant, bien sûr consacrer mon temps à mon fils. 

P. d’A. : Quelle fut votre réaction en apprenant que l’on vous avait élu personnalité télé préférée des Français ? 

C. F. : J’ai été sonné, mais positivement. Ça m’a fait chaud au cœur. Ce titre montre l‘attachement et le lien qui s’est créé avec le public. Au-delà des audiences ou des courriers qui montraient déjà que je touchais le cœur des téléspectateurs, c’est une reconnaissance supplémentaire non seulement du travail accompli, car animer des jeux c’est énormément de travail, mais aussi, je l’espère, de la sincérité et de la passion qui m’animent sans relâche depuis 20 ans que je fais ce métier. Me donner ce titre, c’est comme si les téléspectateurs me disaient : « je vous ai adopté, vous faites partie de la famille ». J’en suis fier et honoré. Maintenant j’ai la pression, il ne faut pas les décevoir. 

P. d'A. : Ce contact avec le public, c’est votre moteur ? 

C.F. : Oui, clairement. On aime ou on n’aime pas mon style, mais j’aime profondément les gens, je donne beaucoup au public pendant les émissions, je ne triche jamais, j’ai toujours la même énergie, fraicheur et envie qu’à mes débuts. Et les jeux m’offrent une chance folle de rencontrer énormément de gens très différents, et d’offrir des moments de partage, d’échange. La star de mes émissions, c’est le public, pas moi. 

P. d’A. : Comment en êtes-vous arrivé là ? 

C. F. : J’ai grandi dans les Alpes de HauteProvence, dans un foyer où l’on regardait pas mal la télé en famille. A l’âge de 5 ans, j’ai découvert le jeu « Fort Boyard ». Ça a été le déclencheur. Imaginez, un jeu d’aventure, dans un château au milieu de l’océan, avec un trésor, tout pour faire rêver un gamin de cet âge. Dès lors, je n’ai eu qu’une idée en tête : animer des jeux télé. Je poussais les meubles dans le salon, je coupais le son de la télé et je jouais au présentateur, je parlais aux candidats, j’expliquais les règles... Si bien que lorsque j’ai fait mon premier casting pour « Slam » en 2009, à 22 ans, j’avais déjà une sacrée expérience (rires). 

P. d’A. : Quelle a été la réaction de vos parents quand vous quittez à 17 ans le cocon familial pour tenter de réaliser votre rêve de devenir animateur télé à Paris ? 

C. F. : Ils m’ont soutenu, ils m’ont dit qu’ils croyaient en moi. La famille a toujours été un élément primordial dans ma vie, un pilier, ce qui nous construit, nous fait tenir, nous solidifie. Ça et les amis proches. C’est pourquoi aujourd’hui, maintenant que je suis jeune papa, je recentre ma vie sur mon fils Tim. J’ai tellement entendu d’artistes, de chanteurs ou d’acteurs dans des interviews dire qu’ils n’avaient pas eu le temps de voir grandir leurs enfants, que j’ai réorganisé mon activité de façon à ne pas perdre une miette du développement de mon fils. Il a fallu faire des choix, comme arrêter des émissions que j’adorais animer comme « Le Quiz des Champions » ou « La Carte aux Trésors » qui demandaient de partir en tournage plusieurs semaines loin de lui. 

P. d’A. : Le divertissement n’est pas toujours considéré comme un programme « noble » de la télé…

C. F. : Pourtant c’en est un. Et de plus en plus, dans une société toujours plus anxiogène, dans un monde incertain. Regardez l’actualité ces deniers temps : Crans-Montana, le Vénézuela, la guerre en Ukraine et j’en passe. Alors si je peux, durant le temps d’une émission permettre aux téléspectateurs de laisser tout ça de côté, de sourire, de passer un bon moment, d’apprendre des choses de façon ludique et de penser à autre chose, alors je considère que divertir les téléspectateurs est primordial. En plus, j’ai la chance d’animer des émissions et des jeux aux caractéristiques très différentes : « Tout le monde veut prendre sa place » chaque midi est un concentré de bonne humeur et de sourire, avec « 100% logique » des familles entières jouent, ensemble, le samedi soir devant la télé, à une époque où les réseaux sociaux ont plutôt tendance à nous isoler. Ce sont des fiertés ça aussi. 

P. d’A. : Quel est le rêve que vous n’avez pas encore accompli ? 

C. F. : J’ai une passion pour les comédies musicales ! Je vais de temps en temps à Broadway à New-York, ou à Londres pour aller en voir. Donc si un jour je me fais virer de la télé (rires), pourquoi pas aller chanter dans une comédie musicale. J’ai une admiration pour ces artistes qui sont à la fois capables de chanter et de danser pendant des heures sur une scène. C’est d’une intensité remarquable, une prouesse de sportif de haut niveau qui s’assimile un peu au métier d’animateur : quand j’enregistre des jeux télé 8 à 9h par jour, debout, sur une série de 10 jours. Il faut une sacrée hygiène de vie dans mon métier, on ne s’en rend pas toujours compte. Alors je ne sais pas si je sais chanter, j’ai pris des cours, mais j’adore ça !