Publié le 26 juin 2020

Aux Hespérides, "le jardin est devenu le lieu préféré des résidents"

La crise sanitaire a eu un impact brutal sur les résidences collectives destinées aux personnes âgées. Témoignage de Catherine Morin, directrice de l’établissement.

Qu’est-ce que les Hespérides ?

Construite en 1999, notre résidence est idéalement située au cœur de la ville, face au séminaire. Pratique pour nos résidents qui souhaitent faire leurs courses ou se rendre à Paris. Les Hespérides proposent différents services mutualisés, le coût est réparti sur l’ensemble des résidents : restauration, conciergerie jour et nuit, service d’entretien, animations. Chaque résident aménage son appartement comme bon lui semble, il est chez lui !

Il n’y a pas de personnel soignant, la résidence est conçue pour des séniors autonomes, attachés à leur indépendance et souhaitant profiter d’un environnement convivial et sécurisé.

Comment s’est déroulée la période de crise sanitaire ?

Le Coronavirus et toutes ses conséquences sanitaires nous ont d’abord inquiétés. Notre leitmotiv, c’est protéger nos résidents tout en conservant des prestations de qualité. N’étant pas prioritaire pour l’obtention de masques car non médicalisée, nous avons eu la chance de recevoir rapidement de la ville d’Issy une dotation pour protéger les salariés et les résidents. Toute l’équipe s’est impliquée en réorganisant la vie de la résidence : le service au restaurant a dû être suspendu et remplacé par le portage de plateaux en appartement. L’utilisation des passe-plats a permis de limiter les contacts !

 

Et pour les résidents ?

Le jardin est devenu le lieu préféré des résidents. Dans le respect des gestes-barrière, certains se retrouvaient chaque jour pour marcher, échanger un sourire, profiter du soleil et garder le contact avec la vie extérieure. Aucun cas de contamination n’a été signalé, c’est une grande satisfaction pour nous tous. Nos résidents nous en sont reconnaissants et leurs familles nous font part de leur gratitude. Vivre aux Hespérides pendant cette période de pandémie a été une vraie chance pour ces personnes « à risques ». Confinées mais bien entourées, elles ont pu supporter cette crise dans les meilleures conditions.