
Les
cartes à jouer chinoises, aux racines probablement très anciennes,
sont très répandues en Asie du sud-est. On y distingue trois types
de jeux : les cartes dominos, qui simulent les dominos chinois, sans blancs;
les cartes monétaires, réparties en trois ou quatre séries,
dont le mah-jong est issu; et les cartes d'échecs, qui reproduisent les
pièces d'échecs chinois.
Au Japon, les cartes à jouer ont été introduites par les
Portugais au XVIe siècle. Les cartes "mekuri" et "kabu",
rares aujourd'hui, traduisent, dans l'esthétique japonaise, les couleurs
et les figures des jeux portugais. Le jeu des fleurs ou "hanafuda"
en est sans doute dérivé. Le "jeu des 100 poètes",
joué au Nouvel An s'inspire quant à lui des anciens jeux d'assemblage
sur coquillages.
En Inde, les cartes sont peintes à la main. Comme les jeux européens,
les jeux indiens ont des "couleurs" ou enseignes, des figures et dix
points dans chaque série. On distingue trois types principaux : le "Moghul
Ganjifa", introduit par les mongols vers 1500, le "Dàsavatara
Ganjifa", qui repose sur les avatars de Vishnu, le "Ramayana"
s'inspirant de l'épopée du Ramayana.




