
A l'origine des cartes françaises
modernes, le "Portrait de Paris" semble remonter au début du
XVIe siècle. Une "feuille de têtes" et une empreinte
d'enveloppe possédées par le musée témoignent d'un
portrait typé dès cette époque, où les figures traditionnelles
sont représentées "en pied" et "nommées".
Ces planches dues à un artisan cartier du nom de Guyon Guymier, constituent
à ce jour, le plus ancien témoin connu du "Portrait de Paris",
ancêtre de nos cartes actuelles. Ainsi, l'une de ces feuilles exceptionnelles
imprimées à Paris vers 1510 et léguées par Louis
Chardonneret à la ville d'Issy-Les-Moulineaux, présente déjà
les rois, les dames et les valets que nous connaissons.
Au-delà de la Révolution, une prééminence de
plus en plus grande est accordée au "Portrait de Paris". Malgré
la tentative d'un portrait unique instauré par Napoléon, c'est
encore ce même "Portrait de Paris", revu au goût néoclassique,
qui s'impose définitivement en 1816. Nous utilisons encore ces cartes
ordinaires, dites au "Portrait Français", avec deux nuances
intervenues depuis, à savoir la décision de mise en double-tête
dès 1827 et l'apparition des index en coins dans les années
1920.





