
Les cartes à jouer
de Judith Farro ne sont pas les composantes d'un jeu, ce sont d'abord
des peintures. Les origines hébraïques de l'artiste expliquent
un attrait pour certaines figures telles Rachel ou David. Au-delà,
les acryliques sur papier acquises par le Musée témoignent d'un
ordonnancement subtil. Dans un libre jeu de couleurs,
sur fond de partition musicale, Judith Farro invite le visiteur à partager
une part d'intimité.
Simone Lacour, peintre et sculpteur, a choisi
de s'intéresser aux "enseignes" ou couleurs des cartes
à jouer. Ces quatre assemblages ont été réalisés
à partir de débris et restes issus de notre consommation quotidienne
(ampoule, poignée de porte, dé, cadenas, pince de crabe, os,
etc.). A raison de quatre "sculptures personnifiées"
(As, roi, dame, valet), par enseigne, l'artiste a associé matières,
formes et couleurs, afin de recomposer une autre réalité non
dénuée d'humour.