
Arrivé
après le jeu de cartes normales, dont il constitue une variante enrichie,
le tarot est né au début du XVe siècle dans l'Italie du
nord. Créé pour jouer, le tarot inaugure la notion d'atout. Les
couleurs retenues sont celles des jeux italiens, coupes, épées,
bâtons, deniers. Composé de 78 cartes, un jeu de tarot se divise
entre une section de quatre couleurs et une série de 21 cartes numérotées.
Une carte supplémentaire appelée fou ou excuse, faisant fonction
d'atout permanent, complète le tout.
D'abord réservé aux princes, le tarot s'est vite diffusé.
Avec les guerres d'Italie, le tarot s'installe en France où Rabelais
le cite dès 1534. Au XVIIIe siècle, le jeu achève de se
répandre dans toute l'Italie. Vers 1740, les Allemands adoptent le tarot
dans une forme nouvelle avec des enseignes françaises et des atouts profanes.
Au même moment, une tradition ésotérique aujourd'hui largement
diffusée prend naissance en France, avec la publication en 1781, du 8ème
volume du "Monde primitif" d'Antoine Court de Gébelin, qui
voit dans le tarot un livre égyptien, le "Livre de Thot". Relayé
par le cartomancien Etteilla, le tarot devient un instrument de divination.
A partir du XIXe siècle, ces théories génèrent un
courant d'interprétation occultiste représenté par Eliphas
Lévi, Paul Christian, Papus...





