Le risque de submersion à Issy
Depuis plusieurs siècles, la commune d'Issy-les-moulineaux a subi la colère de la Seine. Ces crues, bien que rares mais certaines, sont particulièrement importantes, non par leur violence, mais plutôt par l'étendue des dégâts qu'elles occasionnent.
La crue historique de 1910
La crue de 1910 à Issy est caractéristique d'une crue de « redoux » (sol gelé et ruissellement). Elle a résulté de la conjonction de trois ondes (celle de la Haute Seine, de la Marne et de l’Yonne) correspondant à deux épisodes pluvieux à six jours d’intervalle : la première crue de la Marne et de la Haute Seine (crue lente) s’est superposé avec la deuxième crue de l’Yonne (crue rapide).
La crue de 1910 est la crue de référence en région parisienne, c'est à dire que sa ligne d’eau a été retenue comme niveau de référence appelé aussi niveau des plus hautes eaux connues (PHEC) et a été utilisée pour élaborer les plans de prévention des risques d'inondation - PPRI
La crue de 1910 est en effet la plus haute crue connue de la Seine enregistrée à l’échelle du pont d’Austerlitz : 8,62m, soit 34,54m NGF69.
Son débit maximum atteignit 2400m³/s, sa durée fut de 51 jours, dont 13 jours proche de l’amplitude maximale.
Sur Issy-les-Moulineaux, elle a entraîné la submersion de plus de 40% de la superficie de la commune. La totalité des rives de la Seine furent touchées et l’île St Germain totalement submergée. On relevait au pont d’Issy 31,91m NGF69 et au pont de Billancourt 31,68m NGF69.