Les jardins ouvriers sont apparus en Europe dans la seconde moitié du 19e siècle, en relation avec le développement industriel et l’exode rural. C’est en 1896 que l’Abbé Auguste Lemire, figure emblématique du mouvement, fonde la « Ligue du Coin de Terre et du Foyer ». Pour lui, le jardin doit servir à fournir un complément alimentaire aux plus nécessiteux, mais il répond aussi à une éthique : promouvoir les bienfaits du travail de la terre et participer à l’amélioration de l’hygiène de vie.
Avec le soutien de grandes entreprises, comme Renault à Billancourt, le projet connaît un succès considérable jusque dans les années 1950, notamment aux moments de crise et de pénurie (pendant les années 1930 et les deux Guerres mondiales). Mais dès les années 1960, ces lopins, délaissés par la population, voit leur nombre décroitre rapidement, avant de connaître un renouveau vingt ans plus tard.
Aujourd’hui les « jardiniers », où toutes les couches de la population sont représentées, sont moins motivés par des nécessités économiques que par un plaisir, celui du contact avec la nature.
Les jardins de la Pointe de l'Ile
Ils ont été créés pendant l’Entre-deux-guerres à l’intention des ouvriers de Renault délogés des terrains qui leur avaient été attribués sur l’Île Seguin. Aujourd’hui au nombre d’une douzaine, ils sont gérés par une association fondée en 1991 (Place Saint-Germain).
Le Jardin des Coteaux
Implanté sur les coteaux de l'ancienne voie du chemin de fer (actuelle ligne C du RER), ce jardin collectif s'étend sur une surface de 600 m². Il a été ouvert en février 2008 sur une parcelle de la Ville mise à disposition du Centre Communal d'Action Sociale qui en assure la coordination et la gestion.